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  • il y a 12 heures
Lors de l'émission La Grande Interview du 13 avril, Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain auteur de «Voyage dans la France d'avant» et «La France est-elle un pays communiste», a déclaré : «La fiscalité est telle que les grosses entreprises partent. La France en est là à cause de sa lacheté».

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Transcription
00:00Moi, je viens d'un monde, le monde d'avant, le XXe siècle, où le monde était ouvert.
00:05Enfin, on avait l'impression que le monde nous appartenait et qu'on savait qu'on pensait qu'on gagnerait
00:09par le travail.
00:10Et je crois qu'il faut revenir à cette philosophie-là.
00:13Mais qui porte ces idées-là aujourd'hui ?
00:14Il y en a, parce qu'on a beaucoup de candidats.
00:17Il y a une très bonne formule de Guillaume Gasparian, je vois, qui n'est pas candidat, mais qui crée
00:22un parti,
00:22qui s'appelle le Parti de la Liberté, et qui a dit qu'on a beaucoup de candidats, mais on
00:26n'a pas beaucoup d'idées.
00:27Enfin, en tout cas, c'est vrai pour le Bloc central.
00:28Et je crois que, oui, ce qu'il faut, c'est, il y a des gens comme lui, David Lissnard
00:33aussi, Ontario,
00:35mais il faut travailler là-dessus, c'est-à-dire qu'il faut...
00:38Travailler son travail !
00:39Mais non, mais c'est-à-dire qu'il faut penser à créer de la richesse.
00:43Et pas seulement la fonctionner.
00:44Le gros problème, on les cherche toujours, d'accuser des gens ailleurs, ou des...
00:49Regardez, un truc très simple, c'est un chiffre qui parle tellement.
00:52C'est dans le bouquin de Jacques Delarosière, le déclin français est irréversible,
00:56donc c'est vraiment hyper sérieux.
00:59Jacques Delarosière, ancien patron du FMI, de la Banque de France, etc.
01:02Bon.
01:03C'est 60% des emplois industriels, des groupes industriels français,
01:12se sont délocalisés à l'étranger au cours des dernières décennies.
01:16Plus de 60%.
01:18Un peu plus de 60%.
01:21En Allemagne, vous franchissez là, 20% seulement.
01:24Donc comment faire venir ces entreprises ?
01:26Oui, c'est la fiscalité.
01:28C'est-à-dire, la fiscalité est telle sur les entreprises en France,
01:31notamment les impôts de production, la production, etc.
01:33Elles n'ont pas le choix, les entreprises n'ont pas le choix, elles partent.
01:37Et en Allemagne, elles ont pu rester.
01:39Bon, l'Allemagne aujourd'hui a des problèmes grâce à Merkel,
01:43qui a, à cause de Merkel plutôt, qui a notamment arrêté le nucléaire.
01:48Oui, c'était une mauvaise blague.
01:49Mais bon, qui a fait la politique, oui, que Macron a essayé de faire après,
01:53mais qui a mis vraiment l'Allemagne dans le mur.
01:57Mais l'Allemagne a tenu, et si vous voulez, ça explique une chose très simple,
02:00c'est que si on en est là, ce n'est pas la faute à l'Europe,
02:02ce n'est pas la faute à la mondialisation,
02:04c'est la faute à nous-mêmes, à notre lâcheté,
02:07en pensant qu'on a des dépenses sociales qui augmentent sans arrêt,
02:13exponentielles, on emprunte, on emprunte, on emprunte,
02:16on ne s'interroge pas sur comment on peut payer tout ça,
02:19et on continue à avancer, et on taxe de plus en plus des entreprises.
02:23Évidemment qu'on va dans le mur.
02:25Mais ça, je crois que les Français l'ont compris,
02:27d'où l'espèce de tristesse que vous sentez aujourd'hui dans le pays.
02:30Vous voyez bien qu'il n'y a pas seulement une angoisse.
02:33Merci, Franck-Olivier Giver.
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