- il y a 2 jours
Cette semaine, on s'enflamme pour Romane Lunel et Laëlys Alavez ! Le duo vient de remporter une très belle médaille de bronze lors de l'étape de Coupe du monde de natation artistique à Paris, en libre. La paire française signe son troisième podium en quatre épreuves cette saison, à quelques mois des championnats d'Europe qui auront lieu cet été à Paris.
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00:00:05Musique de générique
00:00:30Très bien, voilà, synchro même dans... Ouais, c'est partout, c'est parfait.
00:00:34La musique des jeux, ça, ça rappelle des souvenirs, on va en parler dans cette émission.
00:00:38Les filles, je vais vous présenter tout d'abord pour nos téléspectateurs, nos téléspectatrices.
00:00:42Romane, tu as 21 ans, la hélice 19, vous pratiquez la natation artistique.
00:00:46Et on va voir votre palmarès. Alors, on n'a pas tout mis, mais on a mis quelques belles médailles.
00:00:51Vous êtes médaillé de bronze aux Jeux Européens en 2023, dans l'épreuve technique par équipe.
00:00:55Vous avez terminé quatrième aux Jeux Olympiques par équipe également.
00:01:00Et vous venez de décrocher le bronze sur le duo libre à la Coupe du Monde de Paris en 2026.
00:01:04On va faire un petit truc pour démarrer cette émission bien comme il faut.
00:01:07Romane, tu vas me donner un défaut et une qualité de la hélice.
00:01:11Et la hélice, tu feras pareil par la suite.
00:01:14Je commence par la qualité.
00:01:17Je vais dire qu'elle est facile à vivre au quotidien.
00:01:19Ça se passe assez bien dans notre père, donc je vais dire ça.
00:01:23Et en défaut, je dirais qu'elle n'est pas assez concentrée.
00:01:26Elle est un peu tête en l'air, on va dire plutôt.
00:01:28D'accord. Dans la pratique ou dans la vie de tous les jours ?
00:01:30Dans la vie de tous les jours plus que dans la pratique.
00:01:32Dans la pratique, ça s'efface un peu, mais dans la vie de tous les jours, ça va être un
00:01:35peu différent.
00:01:36Et vas-y, on lui la balle.
00:01:38C'est dur.
00:01:41En qualité, je dirais que c'est quelqu'un sur qui je peux m'appuyer, qui va me guider, qui
00:01:47va…
00:01:49Vu que je suis un peu tête en l'air.
00:01:52Et en défaut…
00:01:55Ah, ça va, ça c'est bon signe.
00:01:57Tu vois, quand t'as rien fait en défaut, c'est super.
00:01:59Je pense un peu comme tout sportif, genre un peu perfectionniste.
00:02:03C'est une qualité et un défaut en même temps.
00:02:05Je pense que ça va.
00:02:06T'es gentille là, Elis.
00:02:06Oui, c'est vrai, t'es gentille.
00:02:08Bravo.
00:02:09Bon, les filles, avant de démarrer vraiment cette émission, on va poser les bases pour
00:02:12perdre personne.
00:02:13La natation artistique pour les nuls.
00:02:15Qui veut prendre…
00:02:17Alors, très grossièrement, c'est de la danse dans l'eau, mais on n'aime pas trop dire ça.
00:02:21Parce que c'est plus compliqué que juste danser dans l'eau.
00:02:25On a trois épreuves en équipe et deux épreuves en duo.
00:02:28En équipe, ça se passe avec une épreuve technique, une épreuve acrobatique et une épreuve libre.
00:02:32On est huit à nager tout ensemble.
00:02:36Et en duo, du coup, on est deux.
00:02:37Et il y a une épreuve technique et une épreuve libre en duo.
00:02:40Magnifique.
00:02:41Efficace.
00:02:41C'est clair.
00:02:42Rien à dire, la hélice, c'est parfait.
00:02:44Donc, j'ai dit, vous êtes très jeune.
00:02:45Romane, 21 ans.
00:02:46La hélice, 19.
00:02:47Alors, très jeune, mais pas aux yeux de tout le monde.
00:02:50Écoutez ça.
00:02:51Coucou les filles, ça, vous allez bien.
00:02:53Donc, avec Charlotte, mais aussi avec toutes les retraitées, on voulait vous faire plein
00:02:57de bisous, vous dire qu'on était fiers de vous, mais aussi qu'on était trop content
00:03:00d'avoir pu partager votre chemin en équipe de France, donc avec toutes les compétitions,
00:03:04les heures d'entraînement où ça forge énormément, mais aussi, par exemple, avec des moments
00:03:09qui sont les plus beaux de notre carrière, comme notre type de championne d'Europe,
00:03:13les médailles européennes, les Jeux olympiques de Paris, que ce soit pendant la compétition,
00:03:17après la compétition.
00:03:18Quand vous êtes arrivés, on était les boomers, mais maintenant, c'est vous.
00:03:23Elle a raison, en plus.
00:03:25Laura tremble.
00:03:27Et Charlotte aussi, vous êtes très proche d'elle.
00:03:29Je crois que c'était d'ailleurs vos marraines aux Étoiles du sport, c'est ça ?
00:03:33Donc, vous êtes les boomers, maintenant, alors.
00:03:36Lali, je pense que tu t'en sors bien encore.
00:03:37Moi, je commence, apparemment.
00:03:40On arrête à quel âge, en natation artistique, à peu près ?
00:03:44Il y en a qui vont jusqu'à 30 ans.
00:03:47En général, je dirais plus 25-27 ans, à peu près, ça tourne dans ces âges-là.
00:03:53D'accord, très très jeune.
00:03:55Après, vous commencez très très jeune aussi, on en parlera tout à l'heure.
00:03:59On va parler de l'actu aussi, parce que l'actu, elle est très bonne pour toutes les deux.
00:04:02Vous venez de décrocher une troisième place à la Coupe du Monde de Paris, sur le duo libre.
00:04:05Alors, un programme que vous avez déjà présenté l'année dernière, je crois, sur le thème de la pieuvre.
00:04:10Oui.
00:04:10Vous pouvez m'expliquer ce que ça signifie, le thème de la pieuvre, Laélis ?
00:04:15On a choisi ce thème-là parce que quand on monte la chorégraphie, il faut quelque chose qui nous inspire,
00:04:20qu'on voit les images directes, même dans les mouvements.
00:04:24C'est quelque chose d'assez fluide et c'est plutôt un thème qui nous correspond bien.
00:04:29D'accord.
00:04:29C'est pour ça qu'on l'a choisi.
00:04:30Oui.
00:04:31C'est vous vraiment qui choisissez les thèmes ou c'est votre coach qui vous dit « je vous vois
00:04:35bien là-dessus ? »
00:04:36C'est en accord avec les coachs en général.
00:04:38D'accord.
00:04:39Enfin, tout le temps même.
00:04:40Ok.
00:04:40Il faut que ça nous convienne, mais il faut aussi que ça convienne à la coach.
00:04:43D'accord.
00:04:44Et en général, ça se fait assez bien.
00:04:46Ok.
00:04:46Ça n'est jamais arrivé que la coach vous dise « je vous verrai bien là-dessus ? »
00:04:49Et nous, pas du tout.
00:04:51Non ?
00:04:51Pas encore en tout cas.
00:04:52Magnifique, le travail est bien fait alors qu'on voit les images.
00:04:55Une compétition qui a été diffusée sur Sport en France, commentée par Virginie de Dieu,
00:04:59que vous devez toutes les deux bien connaître.
00:05:02Bon, la compétition s'est très bien passée.
00:05:04Elle vient confirmer aussi un très bon début de saison de votre part.
00:05:06Un troisième podium en quatre épreuves sur les deux premières étapes de Coupe du Monde.
00:05:10Et puis là, c'est à Paris.
00:05:12Disputer une épreuve à la maison, c'est toujours magique, non ?
00:05:14C'est toujours des moments suspendus un peu dans le temps.
00:05:16Oui, carrément.
00:05:17En plus, on a le public qui nous encourage tout au long de la compétition.
00:05:21On voit même quand on a la chance de les croiser un peu dans les tribunes, surtout à la fin
00:05:24de la compétition.
00:05:25Le dimanche, on n'a pas nagé, donc on avait de la chance d'être un peu avec eux.
00:05:29On voit les étoiles dans les yeux des filles et c'est cool.
00:05:32C'est vraiment… ça fait du bien à chaque fois.
00:05:34Ça booste pour toute la saison qui suit derrière.
00:05:36Donc c'est cool.
00:05:37Le public, on arrive à l'entendre, à le capter, même quand on a la tête sous l'eau ?
00:05:41Ou c'est un peu plus difficile ?
00:05:43La tête sous l'eau, non.
00:05:47Sauf si on est vraiment à la surface.
00:05:48Mais sinon, hors de l'eau, oui.
00:05:50C'est assez porteur.
00:05:52Mais sinon, dès que vous commencez votre chorégraphie, votre programme,
00:05:56vous êtes dans une bulle, focus, ou vous arrivez justement à prendre ce que le public vous donne ?
00:06:01Je pense qu'on arrive à prendre, mais peut-être moins que ce qu'il donne réellement.
00:06:06On prend quand même beaucoup, surtout à Paris.
00:06:07À chaque fois, le public, il est en feu.
00:06:09Et pour le coup, on l'entend vraiment bien.
00:06:11Mais je pense que…
00:06:13Par exemple, nous, quand on regarde la compétition,
00:06:15on n'a pas nagé le programme libre en équipe.
00:06:19Et du coup, on a regardé.
00:06:20On entend beaucoup plus le public, je pense, que ce que les filles ont entendu dans l'eau.
00:06:23Parce que tu es quand même concentré sur ta chorégraphie,
00:06:25sur toutes tes corrections, ce que tu as à faire et tout.
00:06:27Bien sûr.
00:06:28Et la sensation, quand on est dans l'eau comme ça, c'est hyper exigeant.
00:06:32Mais est-ce qu'on se sent bien ?
00:06:33Est-ce qu'on se sent coupé du monde ?
00:06:35Un petit peu, la Hélice ?
00:06:37On essaye de vivre au maximum la Corée.
00:06:40Et donc, quand on est hors de l'eau, de se faire plaisir,
00:06:44de partager avec le jury.
00:06:46Le thème, par exemple, pour le poulpe,
00:06:48si on a plutôt une émotion joyeuse de partager ça avec le jury,
00:06:55plutôt… comment je peux dire ça ?
00:06:57Bon, quelle que soit l'émotion, on partage ça avec le maximum de personnes.
00:07:01C'est dans l'eau que tu te sens le plus toi-même, Romane, ou pas ?
00:07:06Ça dépend.
00:07:07Ça dépend de la chorégraphie, je pense.
00:07:09En général, oui, je me sens mieux dans l'eau que sur terre.
00:07:13Je le dis souvent.
00:07:15parce qu'en fait, on est plus à l'aise, finalement, dans cet élément-là que je pense.
00:07:22En tout cas, je parle pour moi, mais…
00:07:23Ah oui, oui.
00:07:24Pareil.
00:07:26Bon, on est bien, après, là, dans le cadavre.
00:07:28On est bien aussi.
00:07:29Pas dans l'eau, mais bon.
00:07:30En tout cas, oui, sensation agréable, mais effort maximal.
00:07:34On voit, il y a énormément de choses à gérer.
00:07:36Déjà, il faut être synchro, forcément.
00:07:38Il faut être précise, appliquée.
00:07:41Et puis, il y a de l'attitude aussi.
00:07:42Je suppose qu'il faut sourire, en fonction de l'émotion qu'on veut faire passer au jury.
00:07:47Mais comment vous réussissez à prendre tout ça en compte et à produire une performance comme telle ?
00:07:53On s'entraîne beaucoup.
00:07:55Oui, c'est mon sens.
00:07:55C'est vraiment beaucoup d'entraînement.
00:07:57On a des corrections de nos coachs pour améliorer au quotidien ce qu'on fait.
00:08:03Et donc, en fait, ces corrections-là, elles sont dans notre tête pendant qu'on fait notre chorégraphie.
00:08:07Il y a les comptes à respecter.
00:08:09Il y a des hauteurs à aller chercher.
00:08:11Parce que si on présente un programme pas haut, ça ne va pas sortir.
00:08:16Pareil, il faut interpréter.
00:08:17Il faut aller chercher le jury.
00:08:19Enfin, il y a beaucoup de trucs à penser.
00:08:21Je sais, mais c'est vrai que l'entraînement et la répétition, ça aide.
00:08:24Vous créez des automatismes.
00:08:26À la fin, vous êtes complètement carbone, à la fin ?
00:08:28Ah oui.
00:08:30Complètement.
00:08:31Oui, complètement.
00:08:32Oui, c'est vrai que l'effort, il est surhumain.
00:08:34Enfin, il n'est pas surhumain parce que vous le faites.
00:08:36Quand on regarde ça, après, les images sont magnifiques.
00:08:39Et ça fait plaisir de parler de natation artistique, je trouve.
00:08:42C'est clair.
00:08:43Vous devez des fois vous dire qu'on n'en parle pas assez, je suppose.
00:08:46Oui, non, ça fait plaisir.
00:08:47C'est vrai que ça fait du bien.
00:08:48Magnifique.
00:08:49On va continuer à en parler, alors.
00:08:51La question rituelle de l'émission, la dernière fois que vous vous êtes enflammée,
00:08:54pas forcément dans un bassin, ça peut être dans la vie de tous les jours ?
00:08:57C'était la semaine dernière à la compétition, je dirais.
00:09:00Oui, à la Coupe d'Ivo ?
00:09:01Pendant la médaille, c'était sympa.
00:09:03Sur le podium ?
00:09:04Sur le podium, oui, je pense.
00:09:06Vous avez fait quoi ?
00:09:07Ah bah tiens, c'est magnifique.
00:09:10Alors, les filles, on pense à quoi à ce moment-là ?
00:09:12On pense à qui ? Expliquez-moi.
00:09:15Je ne sais plus.
00:09:17Alors, je pensais que j'allais le soleil dans les yeux à ce moment-là.
00:09:21Mais non, en vrai, c'est satisfaisant.
00:09:23C'est un moment qui fait du bien, qui vient récompenser le travail aussi.
00:09:27Donc, on est contentes.
00:09:29On pense au travail qu'on a fait, qui est récompensé.
00:09:32Oui, ça récompense étape par étape.
00:09:34Et on se projette déjà sur la suite.
00:09:36La prochaine Coupe du Monde étape, c'est en mai, c'est ça ?
00:09:39Oui.
00:09:39C'est où ?
00:09:40En Espagne.
00:09:41En Espagne, ok.
00:09:42Ça vous permet de voyager aussi, ça c'est cool.
00:09:44Mais vous avez le temps, quand vous allez dans les différents pays,
00:09:47de profiter, d'aller bouffer dans un bon resto,
00:09:50de sortir un peu ou pas du tout ?
00:09:52Pas toujours.
00:09:53Il y a des moments, par exemple, si l'avion est le lendemain
00:09:55et qu'il est le soir, on a la matinée pour en général un petit peu visiter.
00:10:00Ça dépend.
00:10:01Ok.
00:10:01Bon, vous avez trouvé direct un moment où vous êtes enflammé.
00:10:04Moi, je ne me suis pas encore assez enflammé aujourd'hui.
00:10:05Je vous propose qu'on continue de le faire ensemble.
00:10:08Allez, c'est parti, on va allumer le feu.
00:10:15Romane, elle a été déçue tout à l'heure quand je lui ai dit
00:10:16qu'il y aura une rubrique qui s'appelle « Allumer le feu ».
00:10:18Elle a tout de suite pensé à Johnny.
00:10:19Je lui ai dit « Non, il n'y aura pas de Johnny dans l'émission, Romane. »
00:10:22Mais bon, c'est pas mal quand même.
00:10:24Moi, j'ai tendance à penser que la notation artistique,
00:10:25on n'y vient pas par hasard.
00:10:27Toi, la héliste, on est le parfait exemple
00:10:29parce que ta mère est entraîneur à Corbeil et Sonne, c'est ça ?
00:10:34Plus maintenant, mais après, auparavant, elle a été nageuse artistique.
00:10:41Oui, déjà, voilà.
00:10:42Ses soeurs aussi, donc mes tâtis.
00:10:44C'est de famille.
00:10:45Tu avais du monde et donc je suppose que c'est classique pour toi très très tôt.
00:10:50À quel âge dans les bassins ?
00:10:52Quatre ans.
00:10:53Quatre ans juste dans les bassins ou quatre ans tu démarres la natation artistique ?
00:10:56Quatre ans dans un petit groupe de synchro, oui.
00:10:58Ah oui, d'accord.
00:11:00Enfin, de natation artistique.
00:11:01Quatre ans, je ne sais pas, je faisais de la pâte à modeler.
00:11:04Je ne me posais pas trop de questions sur ce que j'allais faire après.
00:11:08Alors, je vais reprendre ce que j'ai dit parce que j'ai dit au départ
00:11:11que je pense que la natation artistique, on n'y vient pas par hasard.
00:11:14Toi, tu as un peu le contre-exemple parce que personne de ta famille est dans le milieu, je crois.
00:11:18Moi, c'est un peu du hasard aussi.
00:11:20J'avais beaucoup d'énergie à dépenser.
00:11:22Donc, mes parents voulaient m'inscrire dans un club de sport
00:11:24pour que je la dépense ailleurs que sur le canapé
00:11:25pendant qu'ils regardaient la télé le soir.
00:11:28Mais du coup, j'ai cherché un sport et il n'y a rien qui me convenait vraiment
00:11:32où je me suis dit c'est ça que je veux faire.
00:11:34Et c'est la nourrice de mon frère, sa fille en faisait.
00:11:38Donc, ils m'ont dit pourquoi pas essayer.
00:11:41J'ai fait les tests, ça m'a plu.
00:11:42Trop bien.
00:11:42Donc, ça a été parti.
00:11:44Et on démarre tout de suite par la natation artistique
00:11:46où au début, on fait de la natation classique
00:11:48et ensuite, on est mis dans un groupe.
00:11:50Alors moi, j'ai appris à nager d'abord parce que je ne savais pas nager.
00:11:52Oui, à cet âge-là.
00:11:54Mais oui, on apprend vraiment les bases des premières années.
00:11:57Ce n'est pas le plus sympa.
00:11:59Moi, en tout cas, je n'aimais pas trop au début.
00:12:00Ce qui m'a fait continuer, c'est les galas de fin d'année
00:12:02où tu as le maquillage, les paillettes
00:12:04et là, tu es en mode trop bien.
00:12:05Mais sinon, on est resté dans l'eau froide et tout.
00:12:08Les premières années, je me souviens que c'était un peu difficile
00:12:10parce que tu ne fais pas des trucs non plus extraordinaires
00:12:14comme tu vois sur les vidéos.
00:12:16Bien sûr.
00:12:16Puis, je suppose qu'on se fait des copines aussi très vite.
00:12:18C'est ça aussi qui est cool dans cette discipline.
00:12:21C'est un groupe soudé.
00:12:23C'est ça.
00:12:25C'est clair que débarrer aussi jeune,
00:12:28je me dis, quand on est jeune, on a envie, surtout à cet âge-là,
00:12:31de s'amuser.
00:12:32Tu l'as dit, la discipline au tout départ.
00:12:35C'est beaucoup de répétition.
00:12:36Donc, ça peut être lassant, non ?
00:12:42Jeune, c'est plus compliqué.
00:12:43Surtout que je suis un peu défend l'air.
00:12:46Donc, au bout d'un certain temps,
00:12:50on a envie de faire d'autres choses.
00:12:52Quand on apprend les bases, ça met du temps à être acquis.
00:12:57Et du coup, c'est là où tu as un petit peu envie de changer.
00:13:00Donc, tu fais d'autres choses, d'autres bases.
00:13:02Mais sinon, c'est assez divers.
00:13:05Il y a beaucoup de diversité quand même.
00:13:07Et alors, à partir de quand, dans une discipline
00:13:09comme la natation artistique, on se dit,
00:13:11j'aimerais bien en faire à haut niveau ?
00:13:13Ça vient quand, ça ?
00:13:13À quel âge ?
00:13:16Moi, ça m'est arrivé quand j'ai commencé.
00:13:18J'ai commencé assez jeune.
00:13:19Je ne saurais pas dire l'âge, les compétitions,
00:13:21les petites compètes, même de club et tout ça.
00:13:24Et j'ai toujours adoré la compétition.
00:13:27Même quand tu commences…
00:13:28Surtout, quand j'ai commencé, j'étais un petit peu seule.
00:13:30Donc, tu as la médaille, tu te dises, c'est trop bien.
00:13:34Et donc, c'est comme ça que…
00:13:36Ta maman faisait à haut niveau ou c'était…
00:13:38Niveau national.
00:13:40D'accord.
00:13:40Donc, quand même à un bon niveau, mais pas au top niveau.
00:13:44Et toi, Roumane, alors, c'est venu comment ?
00:13:46Avec une famille qui, du coup, ne connaissait rien ?
00:13:49Pareil, le haut niveau, ça n'a pas été une évidence tout de suite.
00:13:52Mon entraîneur de l'époque, dans mon petit club,
00:13:54entraîne aussi le club de Nantes, qui était un pôle espoir.
00:13:57Et elle m'a proposé d'intégrer le pôle espoir.
00:13:59Et moi, je ne voulais pas.
00:14:01Au début, je n'en ai pas parlé à mes parents.
00:14:03Et puis, à force d'y penser, mon entraîneur est revenu plusieurs fois vers moi.
00:14:07Je me suis dit, OK, pourquoi pas essayer ?
00:14:09Et je suis partie en pôle espoir à 11 ans, en sport-études d'abord.
00:14:13Et même là, encore, j'aimais bien, j'aimais plus faire de la compétition et tout,
00:14:18mais je n'étais pas non plus encore, je veux faire les Jeux olympiques.
00:14:21Et par contre, c'est vraiment à force d'être entourée des filles à côté de moi
00:14:27qui voyaient ça vraiment comme… enfin, qui étaient à fond.
00:14:31Les compétitions, ça m'a stimulée énormément.
00:14:33Mes premiers championnats de France et tout, c'était…
00:14:35Donc, en fait, je pense que c'est à force avec le temps.
00:14:37OK.
00:14:37Pour l'espoir, à 11 ans, l'INSEP, à quel âge ?
00:14:4117.
00:14:4217 et toi, la hélice…
00:14:4314.
00:14:44Oui, 14 ans.
00:14:45Donc, voilà, l'INSEP, la fabrique des champions,
00:14:48on entre dans cet endroit où il y a tous les plus grands sportifs en devenir.
00:14:53On quitte aussi un peu la famille, forcément.
00:14:55Ça, ça a été dur de quitter l'environnement familial aussi tôt.
00:14:59En plus, en pleine période d'adolescence, de puberté…
00:15:02Moi, je l'avais déjà un peu quitté, du coup.
00:15:04À 11 ans, je suis partie.
00:15:05Oui, bah oui, déjà.
00:15:05Mais ça a été plus difficile, du coup, de partir quand j'étais jeune
00:15:09que quand je suis arrivée à l'INSEP.
00:15:11L'INSEP, c'était plus facile aussi parce que je savais ce que je voulais à ce moment-là.
00:15:15Donc, ça se concrétisait aussi.
00:15:17J'étais vraiment heureuse d'intégrer l'INSEP.
00:15:19Et donc, en fait, à ce moment-là, c'était juste difficile parce que je rentrais un peu moins souvent
00:15:23vu que ce n'était pas autant proche de la maison que ce que j'étais à Nantes.
00:15:27Et toi, 14 ans ? Alors, 14 ans, on est en quoi ? On est en quatrième, à 14 ans,
00:15:30je crois ?
00:15:32Troisième.
00:15:33Oui.
00:15:35Mais en vrai, ça allait parce que je suis de région parisienne.
00:15:39Du coup, je rentrais tous les week-ends.
00:15:41OK.
00:15:41Et donc, je les voyais quand même.
00:15:42Je voyais quand même ma famille assez régulièrement.
00:15:45Oui.
00:15:45Mais ça fait un changement quand même de ne pas dormir tous les soirs dans son lit, à la maison.
00:15:50Est-ce que c'est intimidant aussi d'arriver à l'INSEP ?
00:15:52Alors, sûrement, dans votre discipline, vous avez dû croiser des nageuses très performantes.
00:15:57Mais aussi dans d'autres disciplines, tu croises un peu des stars du sport français.
00:16:00Est-ce que ça, ça peut intimider, mettre un peu de pression ou pas du tout, Romane ?
00:16:05Si, ça remet un petit peu, forcément.
00:16:07Même quand je suis arrivée, les filles, Charlotte et Laura, moi, je les ai regardées au jeu juste avant,
00:16:13l'été d'avant.
00:16:14Donc, j'étais vraiment un peu admirative de ces filles-là déjà.
00:16:17Donc, déjà, d'intégrer le groupe, c'était un peu intimidant.
00:16:19Et après, forcément, d'intégrer l'INSEP en général, en fait, c'est une fabrique à champions, on le dit
00:16:25bien.
00:16:26Donc, il n'y a que ça là-bas.
00:16:28Donc, c'est intimidant, mais inspirant beaucoup aussi.
00:16:30Oui.
00:16:31On se fait toute petite, la Hélice, quand on arrive dans un endroit comme ça,
00:16:34où justement, on montre qu'on a la dalle, qu'on a l'envie ?
00:16:39Moi, quand je suis rentrée, au début, j'étais un peu…
00:16:41Oui.
00:16:42J'arrive, l'équipe, c'est les grandes.
00:16:44Oui.
00:16:45Je voyais tout le monde et même les synchros, pour moi, c'était les grandes.
00:16:50Tu fais attention, tu es là, tu suis…
00:16:52Tu as un peu les petites étoiles dans les yeux.
00:16:55Mais après, ça suffit.
00:16:56C'est là où tu te fais ta place et tu prends plus en assurance.
00:17:00Oui, petit à petit, l'oiseau fait son nom.
00:17:04C'est ça.
00:17:05C'est l'expression de vieux, mais c'est comme ça.
00:17:07Non, c'est vrai.
00:17:08Donc, Romane, 21 ans, la Hélice, 19 ans.
00:17:09Alors bon, à ces âges-là, normalement, on fait des conneries, on fait un peu la fête,
00:17:15on fait des trucs pas toujours top.
00:17:17Ce n'est pas votre quotidien, pas du tout.
00:17:19C'est entraînement, entraînement, entraînement, on mange, on dort et on répète constamment.
00:17:25Est-ce que vous aimeriez bien, parfois, le temps d'une journée, le temps d'une semaine,
00:17:28être dans la peau d'une jeune fille de votre âge qui ne fait pas de sport de haut niveau
00:17:33?
00:17:34Est-ce que ça vous traverse l'esprit de temps en temps ?
00:17:38Je ne pense pas que ça me traverse l'esprit parce qu'on a quand même des moments où on
00:17:41peut se permettre…
00:17:42Quand on a une semaine de vacances, ok, on n'est pas comme des gens lambda,
00:17:46on ne va pas en cours et on rentre chez nous après,
00:17:48mais quand on est en vacances, on ne se prive pas pour autant.
00:17:52Ça dépend à chaque fois, mais en général, les vacances d'été, par exemple,
00:17:56les compétitions, on sait qu'elles arrivent dans longtemps.
00:17:59On a le temps de profiter de ces moments-là d'adolescence, un peu, on va dire.
00:18:05Donc non, je ne pense pas, moi, en tout cas, que ça me traverse souvent l'esprit.
00:18:08Après, il y a des moments plus difficiles que d'autres où je me dis,
00:18:10c'est quand même dur ce qu'on fait, je suis fatiguée, il est 7 heures,
00:18:13je n'ai pas envie d'aller dans l'eau, mais ça fait partie du truc aussi.
00:18:17Oui.
00:18:18On arrive à se dire ça, la liste est encore plus jeune que Robane, à 19 ans.
00:18:22On arrive à se dire, bon, certes, je n'ai pas une vie comme les autres jeunes filles de mon
00:18:26âge,
00:18:26mais c'est la vie que j'ai choisie et je suis épanouie dans cette vie-là.
00:18:30Oui, quand même, parce que je remets en compte le fait que ce que je vis,
00:18:37peu de personnes peuvent le vivre.
00:18:39Bien sûr.
00:18:39Donc c'est une chance de pouvoir vivre tout ça, même de faire les jeux, les compètes,
00:18:44même d'être juste à l'INSEP, c'est déjà quelque chose de grand
00:18:47et que même certaines personnes de mon âge ne connaissent même pas l'existence de l'INSEP.
00:18:55Donc elles n'auront pas tous vécu.
00:18:57Alors oui, peut-être elles sortiront faire la fête ou faire d'autres choses,
00:19:00mais même on peut toujours faire ça quand on a des grandes vacances d'été,
00:19:04faire une petite sortie.
00:19:06On arrive facilement à couper, quand on a des vacances d'été,
00:19:09on arrive facilement à se dire, bon, la natation artistique,
00:19:11je la fous dans un coin et je fais carrément autre chose
00:19:13ou parfois c'est un peu compliqué ?
00:19:16Ça dépend.
00:19:17Ça dépend de la durée du repos, mais moi ça m'arrive par exemple
00:19:20quand on a, en été, un plus, par exemple, un mois de vacances,
00:19:26je retourne dans l'eau.
00:19:27Je retourne dans l'eau, je fais des petits...
00:19:30Ok.
00:19:30Tu reprends un peu à connaissance de l'élément.
00:19:33Oui.
00:19:34Et toi, Robane ?
00:19:35Non.
00:19:35Ah non, il n'y a pas d'eau.
00:19:36Je ne parle même pas d'eau.
00:19:38Non, moi j'arrive bien à couper.
00:19:39Après, si je ne dis pas, je suis à la mer ou dans une piscine,
00:19:43forcément je vais faire un peu de synchro,
00:19:44mais plus de la synchro comme c'était avant, sous l'ancien règlement,
00:19:48des trucs que j'aime faire.
00:19:49Ok.
00:19:50Oui.
00:19:51Donc, oui.
00:19:52Et alors, il y a aussi un gros sujet quand on parle de natation artistique,
00:19:55c'est l'argent.
00:19:57Vous vivez de votre sport ou c'est impossible dans cette discipline-là ?
00:20:00Non, c'est impossible.
00:20:02Ah oui, vraiment ?
00:20:02Oui.
00:20:03D'accord.
00:20:04Et donc, c'est pour ça que vous faites quasiment toutes des études à côté aussi ?
00:20:07Tout le monde dans l'équipe suit des études ou encore au lycée,
00:20:10mais c'est pour préparer l'avenir aussi.
00:20:13Et c'est peut-être aussi pour ça que du coup,
00:20:15les carrières s'arrêtent un peu plus tôt que dans certains sports,
00:20:18parce qu'en fait, au bout d'un moment, on a besoin aussi d'avancer personnellement.
00:20:24Donc, comment ça fonctionne ?
00:20:25Il n'y a même pas de contrat fédéral ou de primes de résultats ?
00:20:32Si, on peut avoir des primes de résultats versées par l'organisation World Aquatic,
00:20:37donc internationale, ou alors par notre fédération,
00:20:41mais ça ne nous suffirait pas pour en faire notre métier.
00:20:44Ok.
00:20:45Donc, les études, tu fais quoi toi, Romain ?
00:20:46Moi, je suis en école de commerce.
00:20:47École de commerce, en quelle année ?
00:20:49Là, je viens de passer ma première année.
00:20:51Ok.
00:20:51Félicitations.
00:20:52Merci.
00:20:52Et toi, Laélis, c'est encore le lycée ?
00:20:54C'est ça.
00:20:55Oui.
00:20:55Je fais le bac en deux ans et je suis à ma première année.
00:20:58Ok.
00:20:58Ça va, ça se passe bien.
00:20:59Vous arrivez à trouver un équilibre entre tous les entraînements et la scolarité ?
00:21:04Oui, c'est assez bien d'organiser quand même.
00:21:06En fonction…
00:21:06Vous, le lycée, c'est…
00:21:09C'est…
00:21:10Du coup, maintenant, on fait de plus en plus en deux ans
00:21:13pour pouvoir vraiment avoir entraînement, un peu de cours,
00:21:18puis après, on va manger, un peu de cours, entraînement.
00:21:21C'est assez bien réparti.
00:21:23D'accord.
00:21:23C'est combien d'heures d'entraînement par jour, Robane, en moyenne ?
00:21:27Ça dépend.
00:21:28On est entre 6 et 8 heures, je pense, à peu près par jour.
00:21:316 et 8 heures.
00:21:31Ça dépend les journées.
00:21:32Moi, je vais arrêter de me plaindre.
00:21:33Quand je suis fatigué un peu à la rédac sur ma chaise,
00:21:36je vais arrêter de me plaindre.
00:21:376 et…
00:21:38Entre 6 et 8 heures, oui.
00:21:39Et donc, comment ça se répartit ?
00:21:40Vous travaillez beaucoup dans l'eau, beaucoup hors de l'eau aussi,
00:21:42beaucoup à sec ?
00:21:43On a beaucoup travaillé dans l'eau.
00:21:45Oui.
00:21:45Et à peu près 5 heures, je pense, par semaine à sec.
00:21:50C'est principalement du travail dans l'eau, répétition de chorégraphie,
00:21:53on travaille les notes techniques, les portées.
00:21:56L'endurance.
00:21:57L'endurance.
00:21:58Vous êtes 8 dans l'équipe.
00:22:01Alors, forcément, pour réussir à être synchro, il faut s'entendre.
00:22:05Je suppose que 8 filles, parfois, on ne s'entend pas toujours.
00:22:09On peut un peu se prendre la tête sur certains points.
00:22:11Est-ce que déjà, ça arrive ?
00:22:13Et quand ça arrive, comment on gère les conflits ?
00:22:16Oui, ça arrive.
00:22:17Mais c'est normal.
00:22:19Oui, oui, totalement.
00:22:20Obligé.
00:22:21Surtout quand on n'est qu'entre filles tout le temps.
00:22:24Ah oui.
00:22:25Mais on essaye de le dire au plus vite, de ne pas faire traîner le conflit, le problème,
00:22:31et de s'expliquer calmement.
00:22:33Oui.
00:22:33Et donc, après, ça se règle assez vite.
00:22:37Naturellement.
00:22:37Oui.
00:22:38Oui, c'est la communication la plus importante dans le groupe.
00:22:40On met un gros point d'honneur sur ça, parce qu'on sait que…
00:22:43Et que comme ça, ça peut marcher.
00:22:45Bon, des conflits, il y en a un petit peu.
00:22:47Mais surtout, dans un groupe comme ça, on crée aussi de vraies amitiés, de vraies affinités.
00:22:52D'ailleurs, il y a une de vos coéquipières qui a un petit message pour vous, les filles.
00:22:55Ça fait bientôt 5 ans qu'on mange ensemble.
00:22:58Je sais, c'est fou.
00:22:59Je n'arrivais pas trop à en trouver une, parce qu'en fait, on a tellement de beaux souvenirs.
00:23:02On a voyagé le monde entier ensemble.
00:23:05Et à chaque destination, quand je regarde mes photos, mes vidéos, on a eu tellement de belles expériences ensemble.
00:23:12Je repense au Japon, à Tokyo, quand on était les bébés de l'équipe et on était accompagnés avec Laura.
00:23:18Quand on était allé manger du ramen, on était allé dans un magasin, on a mis des chapeaux trop bizarres
00:23:23et tout.
00:23:24Je repense au Portugal à chaque année.
00:23:27Et même quand on a fait le tournage ensemble, les trois avec d'autres filles, à TF1, sur la Pénèche.
00:23:34Et on avait mis des chaussettes sur nos mains.
00:23:36Mais pour moi, ça fait tellement longtemps.
00:23:39Mais ça, c'est juste quelques beaux souvenirs.
00:23:41On en a tellement et j'espère qu'on va en faire d'autres ensemble.
00:23:46Et je remercie Claudia Gambier pour le message.
00:23:50Oui, c'est ça.
00:23:50On crée aussi un paquet de souvenirs.
00:23:51Là, elle n'a pas réussi à en donner un seul.
00:23:53C'est aussi la force de cette discipline.
00:23:55Oui.
00:23:56On est tout le temps ensemble, en fait.
00:23:58Chaque semaine, on a des nouvelles anecdotes sur ce qui s'est passé dans la semaine.
00:24:02Donc, en fait, en cinq ans, oui, il y en a énormément.
00:24:05Quand on s'entend bien hors de l'eau, ça se passe bien dans l'eau, forcément ?
00:24:10Pas forcément.
00:24:10Forcément.
00:24:11En général, oui, ça découle.
00:24:13Parce que ça veut dire qu'on peut se dire facilement les choses aussi.
00:24:16Et donc…
00:24:17Puis on a plus ou moins d'affinités avec certaines.
00:24:19On n'est pas pareil avec tout le monde.
00:24:22Mais ça se passe bien.
00:24:23Oui, généralement, ça se fait bien.
00:24:23Oui.
00:24:24Bon, la natation artistique, ça fait aussi partie de ces disciplines où il y a peu d'expositions médiatiques, malheureusement.
00:24:29Donc, il y a peu de fenêtres de tir pour qu'on en parle.
00:24:31Il y en a une grosse quand même, c'est les Jeux Olympiques.
00:24:33Vous y avez participé à Paris, toutes les deux.
00:24:36Comment vous avez appris déjà votre sélection ?
00:24:38Vous vous rappelez exactement du moment qui vous l'a annoncé ?
00:24:41Comment vous avez réagi ?
00:24:43La sélection officielle, c'était au bord du bassin.
00:24:46Mais du coup, il y avait tout le collectif qui était là.
00:24:49Après, nous, on a des sélections internes tout au long de l'année.
00:24:53Donc, en fait, il y avait des premières étapes décembre.
00:24:55Je crois que les premières étapes, elles avaient lieu.
00:24:57On avait été titularisés toutes les deux à cette époque-là.
00:25:00Et après, ce n'est pas une titularisation officielle dans le sens où si tu fais n'importe quoi sur
00:25:05les premières compétitions,
00:25:05on peut te bouger et tout.
00:25:08Donc, au fur et à mesure de l'année, on l'a un peu appris comme ça.
00:25:11Et il y a eu l'officialisation, bien sûr, au bord du bassin.
00:25:14Donc, au bord du bassin, vous êtes combien au bord du bassin ?
00:25:17Donc, il y en a huit qui sont prises pour le paréquipe.
00:25:19Mais il y en a combien au bord du bassin au moment de l'annonce officielle ?
00:25:22Il y a tout le collectif.
00:25:2412-13, je pense.
00:25:2512-13.
00:25:25Donc, comment on réagit, la hélice ?
00:25:27Alors, parce que ça doit être des émotions un peu contrastées.
00:25:30Parce qu'en même temps, on est super fiers de faire partie de l'aventure,
00:25:33d'avoir son précieux ticket pour participer au jeu.
00:25:35Mais il y a un autre côté où il faut faire preuve un peu d'empathie.
00:25:39Il y a même un peu de tristesse, peut-être, pour celles du collectif
00:25:41qui, elles, ne vont pas aller à Paris.
00:25:46Chacune réagit un peu à sa manière.
00:25:49Et on est contentes, on est forcément contentes quand on l'apprend.
00:25:52Alors, on ne va pas crier, ce coup de joie.
00:25:55Non.
00:25:56Mais on reste contente.
00:25:57Puis aussi, on peut être triste pour quand, oui,
00:25:59on sait que certaines n'ont pas été prises.
00:26:02On sait que c'est difficile.
00:26:04Chacune sait ce que ça fait.
00:26:06Ce n'est jamais évident, les annonces de sélection comme ça.
00:26:10Mais pour tout le monde, finalement.
00:26:14Il n'y a jamais personne qui crie, comme Laïs l'a dit.
00:26:17Mais ça doit être compliqué.
00:26:18Parce qu'en même temps, je me dis, tu dois avoir envie de le faire.
00:26:22Après, par respect par les autres, tu ne peux pas le faire.
00:26:24Mais c'est quand même un truc de dingue.
00:26:26Tu vas me sélectionner pour les jeux à la maison.
00:26:28Tu dois avoir tellement de fierté en toi que tu dois avoir envie de l'exploser.
00:26:32En général, on aura tout le temps de le faire après.
00:26:33Oui, c'est ça.
00:26:34Donc, en fait, c'est un moment où, oui, on a envie d'exploser de joie et de montrer notre
00:26:39joie.
00:26:39Mais d'un autre côté, on travaille avec ce groupe-là depuis quatre ans.
00:26:43Au moment des jeux, c'est trois ans, je pense.
00:26:49Et ça ne nous viendrait pas, en tout cas, comme ça, de crier.
00:26:52Comment vous avez appréhendé un tel événement ?
00:26:54Parce que les jeux, c'est la compétition interplanétaire,
00:26:57la plus grande compétition sportive de tous les temps.
00:27:00Vous êtes très jeune, je le répète encore une fois.
00:27:03Est-ce que vous êtes allé demander des conseils à des coéquipières qui avaient déjà fait les jeux,
00:27:07même peut-être à d'autres athlètes issus de d'autres disciplines,
00:27:10pour mieux gérer la pression de l'événement ?
00:27:13On a Charlotte Laura, par exemple, qui nous avait toutes expliqué un peu
00:27:18comment ça se passait, une année olympique, comment elles avaient vécu un peu les jeux.
00:27:24Donc, c'était vachement enrichissant.
00:27:26Et même, ça nous guidait pour certaines choses, des choses qu'on devait savoir,
00:27:28même sur le moment de la compétition, la pré-compétition.
00:27:32Et je sais que moi, par exemple, j'ai mis du temps à vraiment me rendre compte
00:27:36de l'ampleur de ce que c'était que, ah oui, tu fais les Jeux olympiques.
00:27:40Dans pas longtemps, j'ai eu un gros coup de stress.
00:27:43Mais assez bien géré, du fait des partages d'expérience avec celles qu'il y avait déjà fait.
00:27:49Et aussi accompagné autour avec des personnes qui m'aidaient à gérer aussi le stress.
00:27:56Alors, il y a peut-être un moment, vous allez me dire si je me trompe,
00:27:58mais où on se rend compte vraiment qu'on est au jeu.
00:28:00C'est la cérémonie d'ouverture.
00:28:02Donc, magique, selon moi, la plus belle de l'histoire.
00:28:05Oui, je suis chauvin.
00:28:05Je suis d'accord.
00:28:06Tant pis, voilà.
00:28:07On est tous d'accord, je pense, ici.
00:28:08Sur la scène, avec la pluie.
00:28:10Mais finalement, ça a donné un petit truc en plus à cette cérémonie.
00:28:13Vous l'avez vécu comment, cette cérémonie ?
00:28:15C'était fou.
00:28:17Les étonneries.
00:28:18Ouais, carrément.
00:28:19C'est vraiment, tu t'imagines pas vivre ça un jour, en fait.
00:28:22Même quand, moi, la semaine avant la cérémonie d'ouverture,
00:28:25déjà, j'avais du mal à m'endormir parce que j'imaginais les trucs.
00:28:29Mais en fait, même dans tout ce que j'imaginais,
00:28:30pas un seul moment, j'avais imaginé que ça allait être fou comme ça.
00:28:33Donc, en fait, c'était extraordinaire.
00:28:34C'était trop bien.
00:28:35Et vous avez quand même de la chance.
00:28:36Je me dis, en ce moment, il y en a, et même en régie,
00:28:38il y en a qui se battent pour avoir des places pour Céline Dion en concert à Paris.
00:28:42Moi aussi.
00:28:43Vous, vous l'avez eu gratos, elle a chanté en haut de la tour Eiffel.
00:28:47C'est quand même un kiff, ça.
00:28:48C'est clair.
00:28:49C'est le plus beau moment, ça, de la cérémonie ?
00:28:51Ou il y a eu d'autres choses qui vous ont encore plus émerveillées ?
00:28:53Je ne sais pas s'il y a un plus beau moment.
00:28:55En fait, c'était le moment le plus émouvant, je pense,
00:28:57parce que ça a clôturé aussi cette cérémonie.
00:29:00C'était beau à voir.
00:29:01C'était vraiment un beau spectacle de la voir en haut de cette tour Eiffel.
00:29:05Mais après, il y a eu tellement de beaux moments dans cette cérémonie.
00:29:07Il y a tout le bateau.
00:29:08Tout le long qu'elle avançait, tout le long que tu étais de plus en plus merveillée par l'événement.
00:29:15C'est cool que vous ayez pu la faire, cette cérémonie, déjà,
00:29:18parce qu'il y a des athlètes qui débarquent très tôt, donc ils ne peuvent pas y assister.
00:29:20Vous, c'était que la deuxième semaine, la natation artistique.
00:29:23La première semaine, vous n'étiez pas au village.
00:29:25Non.
00:29:25Vous êtes restée à l'INSEP.
00:29:26Oui.
00:29:27Pourquoi ? Est-ce que c'est un regret, finalement, avec le recul, ou pas du tout ?
00:29:31Ce n'est pas du tout un regret, parce que ça nous a permis de nous,
00:29:35comme c'était à proximité de l'INSEP,
00:29:41on n'avait pas besoin de se lever tôt, la piscine était directement sur place,
00:29:46et on avait la piscine pour nous.
00:29:48Donc on était en totale liberté de la musique, des micros pour compter,
00:29:52des livres avec le bassin.
00:29:55Oui, et puis à l'INSEP, évidemment, ils ont fait les choses bien quand même,
00:29:58un écran géant, des compétitions retransmises.
00:30:01Quand on commence à voir les premières médailles tombées, les échecs aussi de certains,
00:30:06là, on commence à se dire, bon, dans peu de temps, ça va être à nous,
00:30:09et la pression monte crescendo ?
00:30:11La pression monte, mais d'un autre côté, c'est une bonne pression.
00:30:14L'ambiance à l'INSEP était un peu hors...
00:30:17Enfin, je n'avais jamais vécu ça avant, du coup.
00:30:20Mais c'est vrai que l'ambiance à l'INSEP, elle était...
00:30:23Enfin, tout le monde regardait les jeux,
00:30:25tout le monde, le soir, se réunissait devant l'écran géant,
00:30:27pendant le repas, on mangeait devant les jeux.
00:30:29En fait, ça parlait jeu, ça vivait jeu.
00:30:31Et c'est vrai que l'ambiance, elle était hyper stimulante,
00:30:34et ça faisait monter la pression, oui, mais d'une bonne pression.
00:30:38Enfin, moi, j'avais super hâte d'y aller.
00:30:40Je me suis dit, c'est comme en tour, là.
00:30:41Je voyais les gens qui commençaient à faire des médailles,
00:30:43et je me suis dit, waouh, c'est beau.
00:30:45Et l'arrivée au village, alors, elle se fait à combien de temps avant la compétition ?
00:30:49Deux jours.
00:30:50Deux jours ?
00:30:51Ouais.
00:30:51On est arrivés le samedi, et notre première épouse, c'était le lundi.
00:30:55Ok.
00:30:55Donc, le village, on se balade un petit peu,
00:30:57on croise des stars, ou on reste plutôt dans sa chambre à se dire,
00:31:01allez, il faut que ça commence, il faut que ça commence ?
00:31:02Comment ça se passe ?
00:31:03On est arrivés le premier jour, on s'est un petit peu baladés,
00:31:09après, on n'avait pas trop le temps, et ensuite, on est partis s'entraîner.
00:31:13Ça, c'est le deuxième jour, assez tôt.
00:31:15Et en fait, après, on est rentrés à l'INSEP encore.
00:31:16Donc, on est arrivés, mais on est retournés à l'INSEP,
00:31:19parce que, comme ça, le matin de la compétition,
00:31:21on pouvait s'entraîner à l'INSEP dans des bonnes conditions,
00:31:23parce que les horaires d'entraînement avant les compétitions,
00:31:26c'est assez compliqué, en général, en synchro.
00:31:29Et donc, là, on était assez libres de ce qu'on avait besoin de faire.
00:31:33Donc, on était au village, mais on a quand même pas mal passé de temps à l'INSEP.
00:31:38Oui, là, Élise, tu n'as pas fait une petite liste
00:31:40avec des noms d'athlètes que tu voulais absolument rencontrer,
00:31:43prendre en photo, etc. ?
00:31:44Non.
00:31:45Non, ça va ? On est restés sages.
00:31:47Parce que le village, c'est toujours une sacrée expérience,
00:31:49quand on découvre en plus en plus, à Paris.
00:31:52C'est magnifique.
00:31:52On va parler de la compétition, quand même, qui commence.
00:31:55Donc, ça commence par le par équipe.
00:31:56Vous l'avez expliqué, en natation artistique,
00:31:58il y a trois programmes par équipe.
00:32:00Le technique, le libre et l'acrobatique.
00:32:02C'est le cumul des trois qui fait la note finale.
00:32:04Vous commencez par le technique.
00:32:06Vous êtes sixième après le technique.
00:32:10Je ne me trompe pas, les filles ?
00:32:11Oui, c'est ça.
00:32:12En fait, on a d'abord été quatrième.
00:32:14Et ensuite, le soir, on a appris qu'on était sixième.
00:32:17D'accord.
00:32:18Donc là, déjà, tu…
00:32:19Tu prends un petit coup, oui.
00:32:20Voilà.
00:32:21Un sacré coup.
00:32:22Comment ça se fait, ça ?
00:32:25Avec le nouveau règlement, on a des histoires de déclarations.
00:32:27Et des pays qui étaient derrière nous avaient pris une pénalité.
00:32:31D'accord.
00:32:47Bon.
00:32:48Donc déjà, ça commence moyennement, disons.
00:32:52Donc ça, c'était le 5 août.
00:32:53Le 6 août, place au programme libre sur la chanson « Mesdames de grands corps malades ».
00:32:59J'adore cette musique.
00:33:00On l'a prise.
00:33:02Voilà.
00:33:03Et moi, ce qui me fascine avec cette musique, c'est que tout à l'heure,
00:33:05on faisait les petits tests et tout, je vous donne un peu les off avant qu'on finit par l
00:33:09'émission.
00:33:09On passe cette musique et Romain, tout de suite, me dit « Oh là là, je vais pleurer ».
00:33:12Moi, je me suis dit « C'est marrant parce que vous avez tellement écouté cette musique que vous pourriez
00:33:17en avoir ras-le-bol. »
00:33:18Mais ce n'est pas le cas.
00:33:19Ouais.
00:33:21C'est une musique déjà qui est très forte émotionnellement, mais ça rappelle le ballet,
00:33:28tout le travail qu'on a fait dessus avec différentes danses, des chorégraphes et les jeux.
00:33:35Le moment des jeux et même quand on a, après le passage à la compétition,
00:33:41quand on a vu qu'on avait tout validé, c'était un moment assez, on était contentés.
00:33:46Ouais, et puis c'est important de le rappeler, la notation artistique.
00:33:48Alors oui, c'est puissant, c'est gracieux, c'est beau, mais il y a aussi des messages.
00:33:53On fait passer des messages.
00:33:55Cette chanson, elle est dédiée aux femmes.
00:33:57Donc c'était aussi important pour vous de faire une belle prestation sur ce programme libre.
00:34:03Ouais, ouais, carrément.
00:34:03C'était une ode aux femmes et c'est ce qu'on voulait transmettre par notre programme.
00:34:08En plus, c'était en France, donc la musique, tout le public allait l'entendre, tout le public allait la
00:34:13comprendre.
00:34:14Et c'était important.
00:34:15Enfin, toute l'année, en fait, c'est une musique qui nous a apporté énormément.
00:34:20Et à chaque fois qu'on a chez Sebali, il y avait un petit truc différent, je trouve, en tout
00:34:23cas.
00:34:24Parce qu'en fait, tu nages pour un message, c'est assez différent.
00:34:26On nage sur des thèmes, on a des thèmes.
00:34:30Mais quand on a un message derrière, c'était plus profond.
00:34:33Et c'est vraiment, là, c'est la musique des jeux pour moi, donc notre musique des jeux.
00:34:37C'est magnifique.
00:34:38Cette idée des masques derrière, vous passez de 8 à 16, c'est génial.
00:34:44Et je pense que dès le départ, cette image, elle est très puissante, elle est très forte.
00:34:47À ce moment-là, vous marquez déjà des points.
00:34:50Vous choquez positivement toutes les personnes, en fait.
00:34:54C'était l'objectif d'amener aussi de l'originalité avec ce programme.
00:34:58Une manière de nager dans l'eau qui n'avait pas été vue.
00:35:00On a travaillé avec beaucoup de danseurs différents.
00:35:03Et un chorégraphe, Mourad Merzouki, avec Marc Jory.
00:35:08Ils nous ont apporté une manière complètement différente d'aborder ce programme.
00:35:12Là où l'artistique était beaucoup diminuée parce que c'était le nouveau règlement,
00:35:16on a essayé de nager beaucoup plus en dansant, finalement.
00:35:23De par leur aspect, eux, ils chorégraphiaient des danses, pas du tout de la natation artistique.
00:35:28Et donc, en fait, de retransposer ça dans l'eau, c'était super intéressant.
00:35:30Et on a beaucoup appris cette année-là par rapport à ça, vraiment.
00:35:32Cette collaboration, sur le papier, elle est dingue.
00:35:35Mourad Merzouki, qui est issu du monde du hip-hop, un chorégraphe issu du monde du hip-hop.
00:35:40On se dit que c'est deux univers complètement éloignés, natation artistique et hip-hop.
00:35:44Et surtout que tu l'as dit, le hip-hop, c'est ancré au sol, la natation artistique, c'est
00:35:48dans l'eau.
00:35:48Il y a une distance entre le fond et vous.
00:35:52On voit le résultat final, c'est magnifique.
00:35:54Mais je suppose que ça a été un chemin semé d'embûches, la hélice, non ?
00:35:58Oui, puis c'était intéressant et enrichissant des deux côtés, que ce soit du côté des chorégraphes et de notre
00:36:04côté.
00:36:04Les deux côtés se sont apportés.
00:36:07Eux, ils ont découvert, on a d'abord fait un travail à sec, quand on a créé les danses, plusieurs
00:36:13types de danses,
00:36:14avec plusieurs gestuels, manières de bouger, qu'on a retranscrits dans l'eau.
00:36:20Et c'est là où même les chorégraphes se sont dit, vous ne pouvez pas faire ça dans l'eau
00:36:23?
00:36:23Non.
00:36:24Ou alors, vous ne pouvez pas rester une éternité hors de l'eau jusqu'ici ?
00:36:28Non, parce qu'il y a un temps limite, c'était assez marrant.
00:36:33Ça a été enrichissant pour les deux parties.
00:36:35Ça, c'est super.
00:36:35Moi, ça me fait vraiment penser, on a reçu Stéphane Paréz, je ne sais pas si ça vous parle, champion
00:36:39olympique de rugby à 7.
00:36:40Ils ont beaucoup travaillé avec une danseuse du Moulin Rouge.
00:36:43Donc pareil, un rugby à 7 danse, ça paraît hyper éloigné.
00:36:46Et ça a été hyper enrichissant pour les deux parties.
00:36:49Donc c'est cool d'avoir ces collaborations un petit peu inédites sur le papier.
00:36:53Bon, malheureusement, parce que ça a été magnifique, on a été émerveillé de prendre cette prestation,
00:36:59vous finissez septième de ce programme libre.
00:37:02Qu'est-ce qu'on ressent au moment où la note tombe, où on sait qu'on est septième ?
00:37:05Est-ce qu'il y a une forme d'incompréhension, d'injustice ?
00:37:09Comment ça se passe, Romain ?
00:37:11Au début, on n'a pas su tout de suite qu'on était septième.
00:37:13On a juste vu qu'on avait validé notre coach card, les difficultés qu'on avait déclarées.
00:37:17Donc on était d'abord satisfaites de notre performance.
00:37:20Même encore maintenant, on est satisfaites du programme qu'on a proposé ce jour-là.
00:37:26Après, c'est vrai que le soir, quand on voit le cumul, on est septième.
00:37:30Et on a gagné une place aussi sur le classement général, on est cinquième.
00:37:34Nous, ce qui est le plus important, c'est ça, c'est d'aller chercher la médaille au bout du
00:37:38compte.
00:37:38Donc on se refocus assez vite sur la suite.
00:37:42Oui, c'est frustrant parce que peut-être qu'on aurait pu avoir plus de points en artistique par rapport
00:37:48au programme qu'on avait proposé.
00:37:49Maintenant, est-ce que les juges ne sont pas rentrés dedans pour X raisons ?
00:37:53C'est très subjectifs, finalement.
00:37:55C'est ça.
00:37:55Et c'est vrai que c'était une musique française.
00:37:57Donc peut-être que ça a joué.
00:37:58C'était des juges entièrement internationaux.
00:38:00Donc peut-être que ça a joué aussi.
00:38:02Mais on a jeté tout à jouer après aussi, avec la dernière épreuve.
00:38:06Tout peut arriver encore.
00:38:07On a vite basculé sur la suite.
00:38:09Parce qu'en plus, l'équipe Accro, on avait une haute difficulté.
00:38:13La plus haute de la composition.
00:38:14Oui, c'est ça, la plus haute.
00:38:15Et donc, ça nous a remotivés.
00:38:18On s'est dit, ok, tout est possible.
00:38:19C'est déporté.
00:38:20Ça se loupe facilement, mais ça se réussit aussi très bien.
00:38:23Oui.
00:38:24Justement, on va en parler de ce dernier programme acrobatique avec cette musique, le French Cancan.
00:38:29Bon, un peu moins d'émotion que mesdames de Grand Corps Malade.
00:38:32Mais c'était quand même magnifique vous voir à l'œuvre sur cette musique.
00:38:36Les filles, vous avez même intégré un porté main-main.
00:38:39Vous avez travaillé le matin même.
00:38:41Oui.
00:38:42C'est dingue, ça.
00:38:43C'est la veille après l'équipe libre.
00:38:46Oui.
00:38:47Ils nous ont réunis vite fait en nous disant, est-ce que vous êtes ok pour faire ce porté-là
00:38:52?
00:38:53C'est un porté sur lequel notre voltigeuse s'était blessée, Ève.
00:38:57Elle s'était blessée plus tôt dans la saison.
00:39:00Donc, on avait arrêté de le travailler.
00:39:02Et Ève était partante.
00:39:04C'est elle qui est au-dessus.
00:39:04Et nous, sous l'eau, pas de questions se posent.
00:39:09On va tout donner pour y arriver.
00:39:12Mais oui, on l'a travaillé le matin même.
00:39:14C'est dingue.
00:39:15Vous finissez troisième du programme acrobatique.
00:39:18Super résultat.
00:39:20Ça ne suffit pas pour aller chercher la médaille.
00:39:22Au global, vous faites quatre.
00:39:24Vous égalez tout de même le meilleur résultat de l'histoire de l'équipe de France de notation artistique au
00:39:28jeu.
00:39:29Vous avez fait quatrième également à Sydney il y a 26 ans en 2000.
00:39:33Vous étiez, bon, désolé les filles, parce que je sais que c'est encore un petit peu sensible.
00:39:38Oui, oui, ben oui, j'anticipe un peu, mais je sais.
00:39:41Vous étiez, bon, à rien de marquer l'histoire de la discipline.
00:39:45Est-ce qu'on peut parler d'une cicatrice ?
00:39:48Ou est-ce que la plaie, là, aujourd'hui, elle est refermée ?
00:39:50Vous êtes déjà focus sur autre chose ?
00:39:53Comment ça se passe ?
00:39:55Ça reste difficile à digérer sur la quatrième place.
00:40:00Oui.
00:40:01Il y a une marge de plus.
00:40:04Mais pour moi, je pense que c'est aussi pareil pour Romane.
00:40:07Mais là, on se dit qu'il y a Los Angeles.
00:40:10Et du coup, on est plus focalisé sur la suite.
00:40:16Ça motive davantage, je trouve, d'aller chercher la médaille.
00:40:20Ça donne de la dalle, quoi.
00:40:21Oui.
00:40:21C'est ça ?
00:40:22Oui, mais pas une deuxième, quatrième place.
00:40:24Ah non, parce que la quatrième place, bon, certains l'appellent la médaille en chocolat.
00:40:28D'autres, la place du con.
00:40:30C'est bon, c'est toujours un peu difficile.
00:40:31Mais cette quatrième place, bon, elle est très belle quand même.
00:40:34Et vous avez fait un parcours remarquable.
00:40:35Après, ce qui doit être rageant, c'est qu'il faut préciser pour noter les spectateurs qu'aux Jeux Olympiques,
00:40:39c'est un cumul des trois programmes.
00:40:41Sur la Coupe du Monde ou les autres championnats, c'est des médailles indépendantes sur chaque programme.
00:40:46Donc là, si on avait respecté un peu ce format au jeu, vous auriez eu la médaille de bronze sur
00:40:51le programme acrobatique.
00:40:52Mais bon, avec des sillons, on refait le monde.
00:40:55On le savait aussi.
00:40:56Oui, bien sûr, bien sûr.
00:40:57Passons, puisque toi, Romane, t'as aussi fait le duo.
00:41:00Alors, au départ, tu ne devais pas être aligné sur le duo, mais t'as remplacé F-Planex,
00:41:05on t'en parlait, qui a été blessé un mois et demi avant les Jeux.
00:41:07T'es donc devenu coéquipière un peu de dernière minute de Anastasia Bayandina.
00:41:11Vous finissez quatorzième.
00:41:12Est-ce que finalement, tu te dis, bon, oui, quatorzième, OK, on est un peu en bas de classement.
00:41:16Mais au vu du peu de temps qu'on a eu ensemble pour répéter, pour être au niveau sur ces
00:41:21Jeux, on est satisfaites.
00:41:22Oui, moi, je n'ai pas de regrets sur le duo.
00:41:25De toute façon, déjà de le faire, c'était une expérience hyper enrichissante.
00:41:29J'ai appris trois semaines avant les Jeux que je le faisais.
00:41:32Donc, ça a juste été du plus.
00:41:34Je l'ai pris vraiment en plus.
00:41:36Je ne pense pas qu'on aurait pu aller chercher une médaille avec le peu de travail qu'on avait
00:41:40ensemble,
00:41:41le peu d'expérience, c'est même sûr.
00:41:43Donc, en fait, c'était juste délivrer la meilleure perfe possible.
00:41:47C'est ce qu'on a fait, je pense, avec la fatigue de la compète, bien sûr.
00:41:50Ce n'était pas facile, mais voilà.
00:41:53Aucun regret sur le duo.
00:41:54Enfin, même sur l'équipe, en vrai, aucun regret, on a délivré des belles performances sur tous nos programmes.
00:41:59Et c'est ça que je retiens maintenant.
00:42:01Parce que toi, tu as fait cinq épreuves en six jours.
00:42:03Oui, c'est ça.
00:42:03Tu as dormi combien d'heures après ? Combien de jours ? Combien de mois ?
00:42:07Beaucoup.
00:42:08Non, les trois jours après les Jeux, c'est vrai que...
00:42:10Une fois que la cérémonie de clôture était passée, on a beaucoup dormi.
00:42:13Oui, oui.
00:42:14C'est quoi, il y a une anecdote là-dessus ?
00:42:16Non, c'est juste qu'on a d'abord fait la fête.
00:42:17Ah, oui, voilà, la fête.
00:42:20Grosse fête, vraiment, pour la...
00:42:22Oui, quand même.
00:42:23Oui, quand même.
00:42:24C'est une belle soirée après les Jeux.
00:42:25On s'en rappelle quand même ?
00:42:26Oui.
00:42:27Tout va bien.
00:42:28En tout cas, les Jeux, c'est la foule en délire, c'est l'adrénaline, la vie de groupe, la
00:42:33médiatisation.
00:42:35L'après-jeu, c'est le vide, c'est le manque d'objectifs, c'est la nostalgie, c'est parfois
00:42:41un peu la tristesse.
00:42:42Beaucoup d'athlètes parlent de ça.
00:42:44Est-ce que vous, vous l'avez vécu comme ça aussi, les filles ?
00:42:47Oui, oui.
00:42:48Oui, ça a été le vide vraiment immense après les Jeux ?
00:42:51Moi, ça a été vraiment difficile.
00:42:53Ça a été difficile d'abord de me retrouver chez moi, la première étape.
00:42:57J'étais achetant, ok, je suis en vacances, j'ai attendu ces vacances quand même toute l'année malgré tout.
00:43:01D'abord, j'ai attendu les Jeux, mais les vacances quand même, c'était une année difficile.
00:43:05Mais en fait, je ne savais juste pas quoi faire chez moi, je m'ennuyais presque.
00:43:09Donc après, je suis partie en vacances, mon esprit était ailleurs, donc ça allait mieux.
00:43:13Et ça a été la reprise des entraînements qui a été plus compliquée,
00:43:16parce qu'en fait, il faut se recréer de nouveaux objectifs.
00:43:19Tout paraît fade un petit peu.
00:43:20C'est ça, tout paraît fade.
00:43:21Il y a une nouvelle équipe qui a été complètement renouvelée.
00:43:26Donc, il a tout fallu recommencer un peu à zéro.
00:43:29Et c'est vrai qu'il y a un peu des questionnements de se dire,
00:43:32ouais, c'est 4 ans encore, c'est long, c'est loin.
00:43:36Du coup, il faut fixer des objectifs avant, mais il ne stimule pas autant que…
00:43:41Enfin, sur le moment, sur l'instant T, moi, il ne me stimulait pas autant que les Jeux me stimulaient.
00:43:45Maintenant, j'arrive à avoir des beaux objectifs partout, mais c'est vrai que sur le moment, ça a été
00:43:51difficile.
00:43:51– Fallait le temps.
00:43:52– C'est ça.
00:43:53– Ouais, c'est ça.
00:43:54Et alors, c'est d'autant plus dur…
00:43:55Nous, on a reçu la semaine dernière Mélina Robert-Michon,
00:43:57votre porte-brapeau, d'ailleurs, pendant les Jeux.
00:43:59Elle, elle nous disait que les Jeux de Paris, ce n'est pas les vrais Jeux.
00:44:05Tout est plus beau à Paris.
00:44:06Elle, elle en a vécu plein des Jeux.
00:44:07Elle en a fait 7 en comptant Paris.
00:44:09C'est complètement différent de tout ce qu'elle a pu vivre avant.
00:44:11Donc, je pense que c'est d'autant plus dur de se remettre d'un événement comme ça
00:44:15que d'autres Jeux.
00:44:16Par exemple, si vous aviez fait Tokyo, je pense que vous avez dû en parler
00:44:19avec Laura et Charlotte Tremble.
00:44:21Ça a été beaucoup plus simple pour elle de se remettre de Tokyo que de Paris.
00:44:25Donc, c'est vrai que c'est dur.
00:44:26Combien de temps, du coup, vous avez fait combien de temps de coupure
00:44:29avant de reprendre vraiment et de retrouver plaisir aussi ?
00:44:32– On a eu 3 mois de coupure, là où vraiment, on n'avait juste pas d'entraînement.
00:44:39Même si on a fait un peu la Fashion Week avec Louboutin pendant ces 3 mois.
00:44:43C'était vraiment sympa.
00:44:44C'était cool.
00:44:45Et après, pour s'en remettre, moi, je pense que janvier 2025,
00:44:51ça allait déjà mieux, mais je n'étais pas non plus revenue au max,
00:44:55mais les compétitions approchaient.
00:44:56Donc, ça m'a permis de basculer complètement dans une autre saison.
00:44:59Et les premiers mois de reprise ont été difficiles.
00:45:02– Bon, Los Angeles, 2028, ça va arriver.
00:45:06Bon, ça sera moins bien que Paris.
00:45:07On continue à être chauvin, mais ça sera cool quand même.
00:45:10On va en parler dans Chaudement.
00:45:17– Alors, Laélis, en quoi la Romane de 2028 sera différente de celle de 2024 ?
00:45:22Et Romane, en quoi la Laélis de 2028 aura évolué par rapport à celle de 2024 ?
00:45:27Qui commence ? Allez, Laélis, vas-y.
00:45:30– OK.
00:45:32Non, ben, surtout en général.
00:45:35– Ouais, sur ce que tu veux.
00:45:37Ça peut être juste sur la natation artistique.
00:45:39– Ben, on aura déjà, je pense, bien évolué, même au niveau de notre père.
00:45:45Et en synchro, en niveau, en technique, même la manière de nager.
00:45:50On grandit aussi, on prend en maturité.
00:45:53Donc, on grimpe les marches au fur et à mesure.
00:45:58Donc, en 2028, on arriverait à notre meilleur niveau.
00:46:03– À notre prime.
00:46:04– Ouais, c'est l'objet.
00:46:06– Ouais, pareil ?
00:46:08– Ouais, je pense, je suis d'accord avec ce qu'elle dit.
00:46:10Et puis, l'expérience des premiers Jeux à la maison nous aidera forcément sur ce de 2028.
00:46:15On arrivera peut-être plus confiante, plus sereine et plus déterminée encore,
00:46:21même si je pense qu'on était très déterminée à Paris.
00:46:23– Là, on le voit, vous misez beaucoup sur votre duo, vous faites des résultats.
00:46:27L'objectif vraiment, clairement, affiché, c'est de participer aux Jeux de Los Angeles aussi en duo, toutes les deux
00:46:32?
00:46:32– En duo et en équipe, oui.
00:46:33– Oui, oui, en équipe.
00:46:34– Bien sûr.
00:46:35– Oui, oui.
00:46:35– OK.
00:46:36– Bien sûr.
00:46:37– En duo, ça…
00:46:38– Et Bidaï.
00:46:38– Oui, après, en duo, on va aller chercher le titre olympique.
00:46:42– Ah bon ?
00:46:43– C'est l'objectif.
00:46:44– Super.
00:46:45C'est bien de l'afficher, clairement.
00:46:47– Oui.
00:46:47– Dès maintenant, d'avoir un tas de l'ambition, d'avoir faim.
00:46:50Non, mais c'est clairement ça.
00:46:51– On a beaucoup travaillé sur nos objectifs cette année.
00:46:53– Oui.
00:46:53– Parce que c'est vrai qu'on se concentre beaucoup sur le duo.
00:46:56C'est une année, en tout cas, parce qu'après, on n'aura pas le choix que de basculer aussi
00:47:00avec l'équipe.
00:47:01Notre qualification va arriver et on devra se concentrer aussi sur l'équipe.
00:47:04Mais cette année, on a beaucoup avancé sur le duo et on a beaucoup travaillé sur
00:47:08nos objectifs aussi.
00:47:09Et donc, ça, c'est assez clair dans notre tête.
00:47:11– Oui.
00:47:12– Bon, en tout cas, Los Angeles 2028, les États-Unis, c'est un peu le berceau, je crois,
00:47:15de la natation artistique.
00:47:18C'est un peu ça ?
00:47:18– Oui, c'est vrai que ça…
00:47:20– Vous avez créé là-bas.
00:47:21– C'est ça, ça a commencé là-bas.
00:47:22– Ça, ça compte pour vous ou pas ?
00:47:24Pas forcément, c'est pas un truc…
00:47:25– Non, pas vraiment.
00:47:26– Non ?
00:47:27C'est un truc de journaliste, ça, je pense.
00:47:30Alors, je ne sais pas si vous le saviez, les filles, ça aussi, c'est un truc de journaliste.
00:47:32Petite info comme ça que je place.
00:47:34La natation artistique a intégré le programme olympique en 1984 aux Jeux de Los Angeles.
00:47:40Vous le saviez ça ?
00:47:40– Non, je ne crois pas.
00:47:41– Eh bien voilà, magnifique.
00:47:42Je vous apprends au moins un truc.
00:47:45Non, mais ça représente quoi pour une nageuse de concourir là-bas ?
00:47:48C'est un endroit comme un autre ou quand même ça compte un petit peu ?
00:47:53– Non, pour moi, c'est comme un autre.
00:47:55– Oui ?
00:47:55– Oui, après, on n'a jamais fait de compétition aux États-Unis, nous.
00:47:57– D'accord, première, vous êtes déjà allée aux États-Unis ?
00:48:00– Non.
00:48:00– D'accord, première aussi.
00:48:01– Moi, j'avais fait mes mondes jeunes, mais ça remonte un petit peu.
00:48:06– Un petit moment.
00:48:06– Mais c'est toujours intéressant de faire une compétition dans un pays
00:48:10que tu n'as pas déjà, une ville où tu n'as pas déjà été.
00:48:14Tu es un peu…
00:48:15– Les États-Unis, ce n'est pas une nation qui domine.
00:48:18Les deux nations vraiment qui dominent fortement, il y a eu la Russie,
00:48:21mais maintenant je crois que…
00:48:22– Si, encore.
00:48:23– Si, encore ?
00:48:23– Là, elles étaient vraiment là, la Coupe du Monde.
00:48:26– Ok, mais à Paris, par contre…
00:48:27– Elles n'étaient pas là, non.
00:48:28– Et la Chine ?
00:48:30– La Chine, c'est ça.
00:48:31– C'est vraiment les deux nations très dominantes.
00:48:32– Après, les Américaines étaient vice-championnes olympiques à Paris,
00:48:36mais c'est vrai que la Chine et la Russie, c'est vraiment deux nations.
00:48:41– C'est quoi la French Touch ? Désolée de mon accent,
00:48:44mais il y a une petite patte française, un truc qu'on a,
00:48:47que les autres nations n'ont pas, dans la technique, dans l'attitude ?
00:48:51– Je dirais que c'est dans nos chorégraphies, surtout.
00:48:53On a toujours des chorégraphies très originales,
00:48:55avec les maillots qui vont avec, le costume, en fait, en général, qui va avec.
00:49:00Et ça, toujours. Et depuis, toujours.
00:49:03– En tout cas, dans deux ans, oui, c'est déjà dans deux ans,
00:49:06les Jeux de Los Angeles, vous allez pouvoir compter sur une supportrice de choix
00:49:10qui sera au premier rang pour vous donner de la force. Écoutez-la.
00:49:14– Bonjour, les qui ?
00:49:15– Je vous enlève cette petite vidéo de ma carte postale questionnelle
00:49:19pour vous dire que je suis très fière de vous.
00:49:21Je ne suis plus votre capitaine, mais déjà, je suis votre fan numéro un.
00:49:23Est-ce que je ne serais pas encore mieux ?
00:49:25Moi, je pense que c'est cool.
00:49:26On va voir que là, je n'ai pas eu ensemble.
00:49:28– Maintenant, on est sous des comme ça jusqu'au bout, vous n'avez même plus le choix.
00:49:31En plus, sérieusement, maintenant, je souhaite vraiment de réaliser votre deuxième rêve.
00:49:34Moi, je compte bien de me voir dans deux ans, mais je n'en ai aucun doute,
00:49:37même après seulement quelques mois depuis mon départ.
00:49:39Dès que je vous vois, j'ai l'impression que vous allez faire encore des progrès énormes.
00:49:42Continuez comme vous faites, faites votre confiance, soutenez-vous,
00:49:45et la route sera encore plus belle.
00:49:47Voilà, un micro-bisous, je ne vous embrasse pas.
00:49:49– Ambréno, votre capitaine au Jeu de Paris.
00:49:55Voilà, petit message pour toutes les deux.
00:49:57Capitaine, ça ne vous plairait un jour d'être capitaine de l'équipe ou pas ?
00:50:01– Pourquoi pas ?
00:50:02Après, on est en duo, donc on n'est pas au quotidien avec l'équipe,
00:50:06donc c'est compliqué.
00:50:07C'est compliqué, mais oui, après, on a l'expérience qui va avec.
00:50:13On a des choses à apporter au collectif.
00:50:15Après, être capitaine, je ne sais pas, parce que c'est un rôle qui demande beaucoup,
00:50:19et il faut être là au quotidien avec l'équipe, donc ça serait peut-être compliqué.
00:50:24Dernière chose à aborder, des images de Los Angeles pour vous mettre un petit peu dans l'ambiance les filles.
00:50:29Moi, j'aimerais aborder une autre compétition aussi qui arrive beaucoup plus vite,
00:50:32c'est les championnats d'Europe de natation artistique
00:50:34qui auront lieu au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, du 31 juillet au 5 août 2026.
00:50:39On est impatiente de retourner sur les lieux, de reprendre un peu le goût,
00:50:44de se replonger dans ce bassin olympique ?
00:50:47– Oui, surtout qu'on sait qu'on aura encore un bon public,
00:50:52le public français qui sera là pour nous porter, nous soutenir,
00:50:55et ça va un peu, je ne dirais pas que ça ne peut pas être pareil qu'au jeu,
00:51:01ce ne sera pas pareil, mais c'est tout aussi incroyable, je veux dire.
00:51:07– Ça donne envie, et en plus avec de grands objectifs, j'imagine.
00:51:09– C'est ça, bien sûr, toujours.
00:51:12– Évidemment, elles ont la dalle, elles ont envie de médailles.
00:51:15Je sais que dès le départ, je l'ai vu, on a affiché le palmarès,
00:51:18elles ont vu quatrième, elles ont dit, non, non, non,
00:51:20on ne veut plus de quatrième place, on veut des médailles.
00:51:23On va discuter d'un petit sujet aussi qui m'intéresse vraiment,
00:51:26et maintenant, les filles, on va parler de ça au coin du feu.
00:51:37Allez, au coin du feu, c'est parti.
00:51:42Alors, bon, vous le savez mieux que moi, la natation artistique,
00:51:44c'est un sport où le corps est très exposé, très souvent.
00:51:49Vous, aujourd'hui, vous en traitez quel rapport avec votre corps ?
00:51:53Complexe, très sain, comment ça se passe ?
00:51:56– Je ne pense pas qu'on puisse avoir un rapport très sain avec notre corps,
00:52:01vu qu'il est exposé au quotidien, comme tu as dit.
00:52:06Après, moi, personnellement, ça va, je pense que je le gère plutôt bien,
00:52:12c'est un aspect que je le gère plutôt bien,
00:52:13mais il y a toujours ce moment qui peut être un peu difficile,
00:52:17au retour de vacances, par exemple, quand tu sais que tu es un peu moins dessiné
00:52:20et que tu as été en plein milieu de saison, ça peut être un peu plus difficile,
00:52:25mais c'est vrai que, sur ce sujet-là, moi, je pense que, personnellement, ça va.
00:52:31– Oui, parce qu'on est dans un sport, je suppose,
00:52:34où le poids impacte aussi la performance.
00:52:38Ça, tu le vis comment, toi, Laélis ?
00:52:42– Au début, surtout, plus à mon entrée à l'INSEP, quand je suis rentrée à 14 ans,
00:52:48c'est là où le corps aussi commence à changer, avec la puberté, etc.
00:52:53Du coup, c'était un peu tout d'un coup, entre guillemets,
00:52:57et le changement du corps, et le changement de vie, d'environnement.
00:53:02Donc, j'ai eu des moments un peu plus compliqués, où j'étais là,
00:53:05mais ça, le temps que je me rends compte que, oui, c'est normal, à accepter,
00:53:09ça a mis un petit peu de temps, mais sinon, au jour d'aujourd'hui,
00:53:13j'ai conscience de plein de choses.
00:53:15Donc, mon rapport avec mon corps est…
00:53:19– Plutôt sans.
00:53:20– Oui.
00:53:21– Et les coachs, vis-à-vis de ça, avec vous, le staff,
00:53:23ils sont plutôt cools, ils mettent les formes,
00:53:26ou parfois, ça peut être un peu cash ?
00:53:29– Non, ça va, on n'a pas trop de problèmes avec ça.
00:53:31Moi, en tout cas, je n'ai jamais eu de problèmes individuellement.
00:53:36On a un suivi diététique avec un diététicien,
00:53:39donc je pense que s'il y a besoin, c'est plus lui qui va nous aider,
00:53:43nous accompagner sur comment gérer notre nutrition,
00:53:47pour, je ne sais pas, si on a besoin de prendre du muscle ou quoi que ce soit.
00:53:52– Donc ça, vous l'avez depuis quel âge, ce suivi diététique ?
00:53:55– Depuis qu'on est rentré, ça fait 5 ans.
00:53:58– Oui, donc assez jeune quand même.
00:54:00On a reçu Pierre Roland dans l'émission, un ancien coureur, un ancien cycliste.
00:54:05Il me disait qu'il se pesait trois fois par jour, quand il était en carrière.
00:54:09Vous, vis-à-vis de ça, le poids, l'affiché sur la balance,
00:54:12est-ce que c'est un truc qui vous traite dans la tête ?
00:54:14Est-ce que vous vous pesez souvent ou pas ?
00:54:16– Vas-y.
00:54:18– Moi, non. Je me pèse quand il y a besoin avec le diététicien,
00:54:24mais sinon, je n'ai pas trop le réflexe de regarder ça,
00:54:27parce que c'est plutôt ce qui va m'importer, c'est comment je me sens dans l'eau.
00:54:32Je sais que forcément, en retour de grandes vacances,
00:54:35quand j'ai pris du poids et que je n'ai plus de muscles,
00:54:37c'est plus difficile pour moi dans l'eau,
00:54:38mais le plus important, c'est vraiment comment, si je me sens légère
00:54:42et que j'arrive à aller chercher des hauteurs, ma qualité d'énergie et tout,
00:54:48je vais vraiment faire attention à mon ressenti
00:54:49plus qu'aux chiffres qui vaient sur la balance.
00:54:53– C'est pareil pour toi, Alice ?
00:54:54– Oui.
00:54:55– Oui, ça reste…
00:54:57– C'est bien.
00:54:58Là, c'est votre regard, il y a aussi le regard extérieur,
00:55:01qui parfois est beaucoup plus débile, j'ai envie de dire,
00:55:05parce qu'en 2022, il y a une photo de l'équipe de France
00:55:07qui a suscité beaucoup de commentaires,
00:55:10beaucoup de commentaires sexistes,
00:55:11vous en avez sûrement entendu parler, les filles, de cette fameuse photo.
00:55:17Quatre ans plus tard, on est en 2026,
00:55:18est-ce que ça a évolué ?
00:55:20Est-ce qu'on est encore confronté à des commentaires sexistes ?
00:55:24Comment ça se passe ?
00:55:26– On ne les regarde pas, je pense.
00:55:28Je pense qu'il y en a, sur le compte de notre équipe,
00:55:32sur les réseaux sociaux.
00:55:34Je pense que cette photo-là, elle avait percé malheureusement
00:55:36et du coup, elle est tombée dans un mauvais…
00:55:38On sait comment ça fonctionne, les réseaux sociaux,
00:55:40elle est tombée du mauvais côté.
00:55:42Donc derrière, ça en est suivi tout un tas de commentaires.
00:55:46Mais là, je pense que non, il ne doit encore rien avoir.
00:55:50Parce qu'il y en aura toujours…
00:55:51– On est à faire complètement abstraction.
00:55:53Vous êtes une génération, vous êtes très présente sur les réseaux sociaux,
00:55:57vous regardez un peu tout ce qui se passe.
00:55:59Est-ce qu'on arrive quand même à se mettre une visière et à se dire ça, je ne regarde
00:56:03pas ?
00:56:03– Tout ensemble, je trouve que oui, quand même.
00:56:07On ne va pas forcément regarder s'il y a des commentaires négatifs,
00:56:10s'il y a des avis, des collages, des trucs.
00:56:13On n'y apporte pas trop d'importance.
00:56:15– En fait, des fois, c'est juste ridicule.
00:56:17Donc on en rigole presque parce que…
00:56:19– Ils n'ont que ça à faire, ils sont derrière leur écran.
00:56:22– Ils vont critiquer nos maillots de bain, mais tu veux qu'on s'entraîne comment ?
00:56:25Là, sur la photo, en l'occurrence, ils nous demandent de nous habiller,
00:56:28mais on est en maillot de bain au quotidien, on finit l'entraînement,
00:56:31on prend la photo telle qu'on est.
00:56:33Donc oui, si ça déplaît à certains, ça ne changera pas de toute façon
00:56:36parce que malheureusement non, notre sport se pratique en maillot de bain.
00:56:41Comme les nageurs de course, ils sont en maillot de bain et ça ne pose pas de problème.
00:56:45Donc ça ne devrait pas poser de problème pour nous.
00:56:47– Vous n'avez pas l'impression parfois que certaines personnes, je ne sais pas,
00:56:51vont plus s'attarder sur le physique, votre équipement,
00:56:55plus que la performance et de ce que vous produisez dans le bassin ?
00:56:59– Ça peut arriver, par exemple.
00:57:01Là, ce qui était dommage dans cette photo, c'est que c'était la première fois,
00:57:05je pense, qu'on parlait de nous médiatiquement et c'était pour ça
00:57:08et pas pour nos performances alors qu'on sortait d'un championnat d'Europe
00:57:11où on avait fait trois médailles de bronze en championnat d'Europe,
00:57:14un résultat qui n'était pas arrivé depuis longtemps.
00:57:15Donc c'est dommage qu'on parle plus de ça que de nos résultats.
00:57:19Mais après, je pense que la majorité des gens qui nous suivent sur les réseaux sociaux,
00:57:23ils nous suivent pour ce qu'on fait, pour nos résultats, plus que pour le reste.
00:57:26Donc c'est le plus important pour nous finalement.
00:57:28– Bien sûr, ils ont bien raison, c'est extraordinaire.
00:57:31Et bon, il y a encore beaucoup, beaucoup de travail.
00:57:34Mais j'espère que dans quelques années, très rapidement, il n'y aura plus tout ça.
00:57:38On l'espère tous.
00:57:39– Voilà, bon, on va finir sur une note un peu plus fun, cette émission.
00:57:42C'est le tout feu, tout flamme. C'est parti.
00:57:48– La fameuse tier list.
00:57:50Vous en avez l'habitude, cinq catégories.
00:57:51Flamme olympique, feu de camp, briquet, allumette, cendre.
00:57:54Flamme olympique, c'est le top du top.
00:57:55Plus on descend, moins c'est bien.
00:57:57Plusieurs éléments à classer.
00:57:59Tiens, c'est l'ailiste qui va prendre la tablette.
00:58:01Tu la montes bien comme il faut.
00:58:02Voilà, c'est parfait.
00:58:03Je vous laisse classer des éléments.
00:58:05Vous commentez vos choix rapidement.
00:58:07Et puis, c'est notre petite tier list.
00:58:09– On fait dans l'ordre ?
00:58:09– Oui, de là, la cantine de l'Insee.
00:58:11– La cantine de l'Insee.
00:58:14– Le top, c'est la flamme olympique.
00:58:18– Sandro allumette.
00:58:20– Ah oui, d'accord.
00:58:20– Non, en vrai, je pense allumette.
00:58:22– Allumette, oui.
00:58:22– Allumette, bon.
00:58:23Pas top, top, la cantine de l'Insee.
00:58:24– Le truc, c'est que quand ça fait cinq ans,
00:58:27ça commence à devenir un peu long,
00:58:29mais un peu tout le temps la même chose.
00:58:31Et des fois, ce n'est pas toujours très bon.
00:58:33Mais bon.
00:58:34– L'eau froide.
00:58:37Ah, ça.
00:58:39– Froide ?
00:58:40– En fait, des fois, en compétition,
00:58:43il vaut mieux que l'eau soit froide que chaude.
00:58:44mais l'eau très froide.
00:58:47C'est…
00:58:48– À l'année…
00:58:49– Ouais, c'est ça.
00:58:51– Donc, on s'en va.
00:58:52– Sandro, ouais, je pense.
00:58:54– Avec la gélatine.
00:58:56– Elle est à combien, nous, dans laquelle vous nagez, nous ?
00:58:58– 28 ?
00:58:59– Ouais, 28.
00:59:00– 28.
00:59:00– 27, 28.
00:59:01C'est bien.
00:59:02– C'est bien.
00:59:03– Là, c'est pas froid.
00:59:04– Enfin, c'est pas froid, bon, à 6h30 du mat,
00:59:06ça peut pas être froid.
00:59:07– Des fois, oui.
00:59:08– Donc, on n'est pas encore les choses.
00:59:09– Oui, voilà, une fois qu'on est dedans.
00:59:12– C'est mieux.
00:59:12– La gélatine.
00:59:17– Briquez ?
00:59:18– Ouais, en vrai, c'est beau.
00:59:19– Ouais, ça va.
00:59:19– C'est beau, quand même.
00:59:20– Ouais.
00:59:20– C'est mieux qu'un bonnet de bain.
00:59:21– Bon, c'est quand t'as coupé en coulant.
00:59:22– C'est juste pas agréable.
00:59:24– La gélatine, c'est ce que vous mettez dans les cheveux
00:59:27pour que ça tienne toute la représentation.
00:59:30– C'est ça.
00:59:31Le grand bain.
00:59:34En vrai, moi, j'ai bien aimé ce film-là.
00:59:36Il m'a fait beaucoup rire.
00:59:37– Le grand bain, ouais.
00:59:38– Je suis à la fin.
00:59:38– Il est sympa.
00:59:40– Ouais, puis ça montre aussi que la natation artistique,
00:59:43c'est aussi pour les hommes.
00:59:44C'est ça.
00:59:45Et puis, ça fait parler un peu de notre sport.
00:59:47Donc, on n'est jamais contre un film qui fait partie de notre sport.
00:59:50Ça fait mal un peu.
00:59:50Feu de camp ?
00:59:51– Feu de camp ?
00:59:51– Feu de camp.
00:59:54Le chlore.
00:59:55– Le chlore.
00:59:57– Bah…
00:59:58– Ouais, c'est sandrant.
01:00:00– Cendre, bah ouais.
01:00:01– Ouais, ça détruit nos cheveux, notre peau, nos yeux.
01:00:05– Bien sûr.
01:00:06Continue de classer.
01:00:07Je te pose une question, Romane, sur le chlore.
01:00:11Les entraînements, vous les faites avec les lunettes ?
01:00:13– Oui.
01:00:13– Les compétitions sans les lunettes ?
01:00:14– Oui.
01:00:15– Comment vous faites ?
01:00:15Moi, c'est la question que je me suis posée.
01:00:17Comment elles font ?
01:00:17Moi, je vais à la natation, j'oublie mes lunettes.
01:00:19Je ne vois plus pendant 15 jours.
01:00:20– Ouais.
01:00:21On s'entraîne la majorité du temps avec nos lunettes.
01:00:24À l'approche des compétitions, on va les enlever.
01:00:26Maintenant, il faut se forcer un peu au début pour ouvrir les yeux sous l'eau
01:00:29parce que ce n'est pas très agréable.
01:00:31Et quand ça fait longtemps aussi que tu as enlevé tes lunettes,
01:00:34ça commence à piquer un peu.
01:00:35mais généralement, je pense que c'est l'habitude qui parle.
01:00:39On ne voit rien, mais on voit flou.
01:00:41Mais ça va, c'est supportable.
01:00:43– Ok.
01:00:44Je peux le mettre là ?
01:00:45– Cendre, le match à flamme olympique, le muffin des Jeux, flamme olympique.
01:00:56On ne va pas être d'accord sur celui-là.
01:00:58– C'est quoi ?
01:00:58– La natation.
01:00:59– Ah oui, la natation, donc la course.
01:01:02– En fait, on en fait beaucoup en début d'année pour reprendre nos bases
01:01:06et on s'échauffe aussi tout le temps avec de la natation normale.
01:01:10Lely, ça l'aime bien.
01:01:11– Vous mettez entre deux.
01:01:14– Oui, moi, j'aime.
01:01:14– Briquets ?
01:01:15– Briquets, très bien.
01:01:17– Le shopping.
01:01:18– Ah, flamme olympique.
01:01:20– Sans hésiter.
01:01:22– Tomate bonne, flamme olympique.
01:01:26– Non.
01:01:28– Cendre, moi, je ne l'aime pas.
01:01:29– Vanessa ?
01:01:30– Oui.
01:01:30– Oui.
01:01:31Alors, je ne connais pas Gossip Girl,
01:01:33mais je me suis renseigné auprès de quelqu'un qui est grande fan de Gossip Girl
01:01:37et elle m'a dit « Vanessa, c'est sûr, elle ne va pas l'aimer. »
01:01:39– Oui, non, je n'aime pas.
01:01:40Mais bon, j'aime bien la série, donc ça.
01:01:43– La veille de compète.
01:01:45– Moi, j'aime bien.
01:01:47Feu de camp ?
01:01:48– Oui.
01:01:49– C'est bien, ça.
01:01:50– C'est bon ?
01:01:51– Oui.
01:01:51– Tiens, passe.
01:01:52La dernière petite question.
01:01:53Vous devez choisir, les filles, entre le muffin des jeux, le shopping ou les tomates burrata ?
01:02:00– Je sais.
01:02:02– C'est quoi, le muffin ?
01:02:04– Le muffin, pareil ?
01:02:05– Oui.
01:02:06– Il était vraiment bon.
01:02:07– J'aurais bien aimé le goûter, celui-ci.
01:02:08– Ah là là.
01:02:09– Le muffin des jeux.
01:02:10Bon, avant de se quitter, Romane et Laélis, on a un dernier petit message.
01:02:14Alors, plus pour Romane, mais vous allez répondre aux questions toutes les deux après.
01:02:17Regarde ça.
01:02:18– Coucou Romane, petit message pour te dire qu'on est très, très fiers de toi et qu'on
01:02:23t'aime très, très fort.
01:02:25Et petite question du jour, depuis 15 ans, où est-ce que tu trouves le courage et la motivation
01:02:31pour te lever le matin et aller nager dans l'eau froide à 7 ou 8 heures ?
01:02:37– Moi aussi, j'ai une petite question.
01:02:39Qu'est-ce que tu dirais à cette petite fille qui réalise son premier barracuda ?
01:02:43Quel conseil tu lui donnerais pour la suite de sa carrière ?
01:02:47– Oh là là !
01:02:48– Les parents, Romane.
01:02:50Bon, la question, elle était attribuée, mais vous pouvez y répondre toutes les deux.
01:02:53Comment on trouve la motivation et le message que vous feriez passer à la vous, petite ?
01:02:59– Comment on trouve la motivation ? C'est dans nos objectifs.
01:03:02En vrai, on sait pourquoi on le fait.
01:03:04Comme elle a dit la Élise tout à l'heure, on a quand même de la chance de faire ce
01:03:07qu'on fait.
01:03:08Et c'est notre choix.
01:03:10Donc en fait, oui, des fois, il y a des matins quand on est en plein hiver,
01:03:12qu'il pleut dehors, qu'il fait froid et qu'il faut en plus aller dans l'eau très tôt.
01:03:16C'est pas facile, mais il y a le groupe autour de nous qui aide.
01:03:21Il y a cette envie d'aller décrocher des médailles qui prend le dessus.
01:03:26– Et le message ? Le message à la toile petite, à la hélice, à la toile toute petite aussi,
01:03:32à 4 ans, à 40 dans le bassin ?
01:03:33– Je pense que je lui dirais juste qu'il faut croire en toi.
01:03:39C'est bien d'avoir cru en toi et d'avoir été jusqu'où t'en es maintenant.
01:03:44Et que, ouais, c'est…
01:03:48– C'est un plaisir, genre.
01:03:49– C'est ça.
01:03:51– Les filles, continuez à croire en vous, parce que vous êtes en train d'accomplir de grandes choses
01:03:54et c'est que le début.
01:03:56Donc merci, merci beaucoup à vous d'être passées dans l'émission.
01:03:58C'était un plaisir, un régal.
01:03:59– Merci à toi.
01:04:00– Et je vais continuer à suivre de très près la natation artistique.
01:04:02Pratiquez, je ne sais pas si j'ai les capacités.
01:04:04En tout cas, je vais vous suivre de très près.
01:04:06Merci Romain.
01:04:06– Merci à toi.
01:04:07– Et je vais remercier toute l'équipe en régie.
01:04:09François Codal à la réalisation, Julien Perronnet à l'édition à Le Bordeberg au son
01:04:13et Sandrine David au maquillage.
01:04:16Je vous dis bye bye et à la semaine prochaine pour un nouveau En Sans Flammes.
01:04:18Salut tout le monde.
01:04:19– Sous-titrage –illes
01:04:25sur Le Bordeberg. Générique
01:04:27– Abonnez
01:04:28-vous après tout le monde ! ... – Sous
01:04:36– Sous-titrage
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