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  • il y a 9 minutes
Ce jeudi dans Face à l'info, le général Philippe Sidos a réagi à la guerre au Moyen-Orient. «Israël voulait affaiblir au maximum l'Iran pour affaiblir au maximum le Hezbollah», a estimé l'ancien chef du bureau de liaison de la Finul.

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Transcription
00:00Une fois n'est pas coutume, je vais dire du bien d'un membre du gouvernement.
00:03Vous avez le droit.
00:05Notre ministre des Affaires étrangères a très bien employé, a très bien présenté la situation.
00:09À un moment, il dit un gouvernement contrarié. C'est un langage diplomatique.
00:12Il est tout à fait probable, et plein d'analystes le constatent,
00:15que les Israéliens ont fait une frappe massive, disproportionnée bien évidemment,
00:21et très mal ciblée sur Beyrouth pour montrer leur mécontentement du cessez-le-feu avec l'Iran.
00:28En fait, il y avait deux fronts. Il y a le front iranien et le front libanais, Hezbollah, disons.
00:33Et donc, les Israéliens, eux, ne le dissociaient pas.
00:36Pour eux, il fallait couper la tête le canal d'approvisionnement du Hezbollah qui vient d'Iran.
00:41Et donc, pour eux, c'était concomitant.
00:43Donc, affaiblir au maximum l'Iran pour affaiblir au maximum le Hezbollah.
00:49Et là, les bombardements, en fait, ils n'étaient pas finis pour eux.
00:52Avant de cesser le feu, le chef d'état-major des armées et le Premier ministre ont dit
00:57« On ne veut pas du cessez-le-feu. On va faire une bascule stratégique. »
01:01Et la bascule stratégique, elle était en Iran. Elle n'était pas au Liban.
01:04Donc, quelque part, ils ont été contrariés, le vocabulaire du notre ministre.
01:07Et c'est très juste.
01:08Alors, ça n'a pas du tout été apprécié, je le sais, par l'ambassadeur d'Israël.
01:11Mais bon, c'est comme ça.
01:12Et le problème, il est que cette frappe épouvantable, massive,
01:17choque quand même, choque tout le monde.
01:19Et là, j'ai envie de dire, oui, les Israéliens ont dépassé les bornes.
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