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  • il y a 2 heures
Retrouvez « La chronique de Merwane Benlazar » dans Zoom zoom zen sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/merwane-benlazar-moi-ce-que-j-en-dis

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😹
Amusant
Transcription
00:00Tout le monde le veut, le téléphone de la radio n'arrête pas de sonner, sur YouTube les meilleurs
00:04scores de la radio c'est lui. J'ai pas l'habitude de me jeter des fleurs mais qu'est
00:07-ce que j'ai eu
00:08raison de le recruter. Les commentaires sont dithyrambiques. Par exemple sur sa dernière
00:11chronique, c'est quoi cette voix de Teletubbies dans un corps de salafi... Pardon, il est temps de vous
00:17faire votre propre avis, c'est la chronique de Merwan Benlazar. Bonsoir tout le monde, bonsoir
00:21effectivement, j'aime bien l'ambiance, il y a une belle ambiance ce soir et moi j'ai passé une
00:26super semaine, j'ai regardé la commission d'enquête du rapporteur très nébuleux Charles
00:31à l'oncle, pas de blague sur le physique, c'était Nagui sur le grill et il a été immense,
00:36bravo
00:36le voisin d'en dessous là, Nagôte, Nagôte, pour moi un iPad Nagui. Et en fin de semaine,
00:42en fin de semaine pendant l'audition de Monsieur Pigasse, Charles à l'oncle, pas de blague
00:46sur le physique, ma cité d'ailleurs, non, l'extrême droite continue de faire de moi une super star,
00:52pas malin Charles à l'oncle, pas de blague sur le physique. Bref, c'est quoi le rapporteur
00:56avec le thème du jour, la pièce de théâtre potiche où joue Clémentine Sellerier, notre
01:02invité, ça va ? Vous m'entendez ? Oui, ça va, merci. Parce que justement, ils adoreraient
01:07les fachos que moi aussi je fasse le potiche et les minorités en général, mais c'est
01:11pas mon genre. Et en commission, le Grinch, à chaque fois qu'il parle de moi, il me met
01:15en danger. Si le Grinch, il lui ressemble de vous maintenant, vous allez voir que ça,
01:18bref, mais… En fait, à chaque fois qu'il parle de moi, il sait ce qu'il fait, qu'il
01:22parle de nous sur les réseaux, il nous met en danger. Pourquoi je vous dis ça les gars, la semaine
01:25dernière, donc on a beaucoup parlé de Mada Talion, qui se remplissait doucement, doucement,
01:28et qui a fini complète quand même. Et ben les gars, j'ai dû jouer sous protection
01:32policière. C'était incroyable la relation entre moi et les policiers. Il y avait des
01:37policiers, j'étais là, on a l'habitude de se croiser, mais là ils étaient là pour
01:40me protéger. C'était contre-intuitif pour les deux corps, je vous jure. On aurait dit
01:45genre deux ex qui se retrouvaient, je leur ai dit « si je suis allé les voir quand même,
01:48voilà, je viens pour vous dire merci, je sais pas si c'est à moi de venir en premier ».
01:54Ils m'ont
01:54dit « ben nous aussi on voulait te voir, mais on n'osait pas trop déranger, mais c'est
01:59super mature que tu fasses le premier pas ». On a tous fait des efforts, mais tu voyais
02:03dans les yeux de certains policiers qu'ils combattaient leurs instincts, tu voyais, il
02:08est avec nous, mais on le fouille pas, c'est sûr, parce que moi j'ai envie de savoir
02:11il y a quoi dans la peau-poche du monsieur, on demande quoi, il y a quoi dans la peau
02:15-poche
02:15de là, on le protège d'accord. Mais qui va le protéger de lui-même ? On peut pas le
02:21palper
02:21jouer un petit peu, il y en a, il a dit juste la sacoche, juste la sacoche, il a dit
02:24comme
02:24ça, non, non, non, pas toucher à la sacoche, vu comment ils réagissent quand ils trouvent
02:28du CBD dans le sac de Rima Hassan, comment ils vont réagir en ouvrant ma sacoche et qu'ils
02:33vont tomber sur de la cocaille et on revient sur le thème du soir, c'est vous Clémentine
02:38Sellerier, vous avez 68 ans, ça se dit pas normalement ça, mais non, non, ça c'est pour les vrais
02:44vieilles, vous regardez, vous êtes super cool, petit haut Adidas. Et puis je vais vous le dire,
02:48les 68, vous ne les faites pas du tout, pas du tout, jusqu'à ce qu'on lise vos interviews
02:54où vous avez dit heureuse, je redécouvre dans cette pièce le swing, et ça, plus aucun
03:00doute, elle a bel et bien 68 ans, je redécouvre le swing, il ne faut plus dire ça, on a
03:05envie
03:05de vous aider à vous lever comme ça, vous dire ça va, elle a été changée la couche,
03:09je ne sais jamais si, je redécouvre le swing à 68 ans, non, non, non, je dis juste qu'il
03:17faut faire attention, à 68 ans, c'est pas normal que quand on swing les hanches à face
03:21du beatbox, mais donc vous nous parlez de cette pièce de théâtre dans laquelle vous jouez,
03:25qui s'appelle Potiche, et Potiche, c'est ce qu'on attend de toi quand t'es une minorité
03:29de manière générale, ne joue pas le rôle principal ou alors adapte-toi. Et dans votre histoire,
03:35Clémentine, à la base, Clémentine, c'est votre nom de radio, quand vous arrivez, vous
03:39vous appelez Myriam, et on dit Myriam, je ne me corrige pas sur ma culture quand même,
03:45mais pardon madame, désolé, mais je veux dire, à votre arrivée à la radio, on vous dit
03:50voilà, appelle-toi Clémentine, et j'ai regardé ça et je me suis dit, si seulement
03:53vous m'avez coaché comme ça, c'est à vous, mais bref, j'allais dire que c'était
03:57une autre époque, mais en fait, pas du tout, parce que c'est des mécanismes qui écrivent
04:00encore, et qui existent encore, pardon, et moi, je suis jeune, mais si je peux laisser
04:04un truc derrière moi à la fin de ma carrière, un petit cadeau à la prochaine Myriam, c'est
04:08qu'on ne lui demande pas de se faire appeler Clémentine, ou d'enlever ce qu'elle a sur
04:11la tête pour passer à l'antenne, ce serait mon cadeau, mais vous connaissez le Grinch,
04:15il déteste quand on fait des cadeaux, et encore plus au Potiche.
04:18Merci Merwan Benlazab, c'était poétique et c'était revendicatif, ce qui est bien,
04:23c'est de souligner soi-même, souligner soi-même sa propre poésie, ça c'est unique.
04:27Merci Merwan.

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