00:00Il vient d'ouvrir une deuxième session pour son spectacle vendredi soir, le premier étant
00:04complet.
00:05Un homme dont on peut dire légitimement et sans exagérer qu'il est au firmament du
00:08succès.
00:09Plus ce serait indécent.
00:10J'ai d'ailleurs vu que vous rôdiez votre spectacle au Lausanne Palace, Merwan.
00:13Maintenant je joue que pour les nobles, c'est un nouveau cœur de chible.
00:18Lausanne Palace, un hôtel, certes 5 étoiles, je connais un peu, pour dépanner, mais personnellement
00:22je le trouve un peu cheap.
00:23Merci quand même de nous honorer de votre présence, Merwan Benlazard.
00:26Avec sa montre brillante là, bonsoir tout le monde ! J'aimerais faire un petit point
00:31avant qu'on commence, parce que d'habitude on a l'habitude, les humoristes qui viennent,
00:35souvent de démonter les sujets proposés à chaque fois, mais là, un grand merci à
00:38la rédaction.
00:39Quand c'est bien, il faut le dire, il y a deux semaines, le livre de Patrick Sébastien,
00:42tu te dis ok ça régale, cette semaine le sujet, bardez-la, pitié, on reste sur 7, lancez
00:48la team, on ne touche à rien, le mercredi sur ZoomZoom quand je viens, il faut que ce
00:51soit régalade.
00:52La semaine prochaine, si je peux faire une petite commande, le bouquin de De Villiers.
00:56Voilà, c'est tout ce que je demande, bonjour aussi, Blanche Léridon, je l'ai bien dit,
01:01vous êtes une spécialiste des questions démocratiques et éditoriales, mais vous n'avez que 12 000
01:06abonnés sur Instagram, et moi 137 000, normalement c'est à vous de faire une chronique sur moi,
01:11mais je sais aussi faire preuve d'humilité, jeune nobody.
01:15Et surtout, je suis humble parce que je ne fais rien face aux 2 millions de fachos
01:21abonnés à Jordan qui vont acheter son bouquin, c'est quoi le délire des hommes politiques
01:25avec les bouquins ? Ça c'est un vrai truc, anecdote de fou furieux.
01:27Dans mon World Tour qui est en cours, j'avais une date à Mulhouse, on commence petit, on
01:39élargit après.
01:40Et donc, je m'installe dans le TGV, et le gars en face de moi en train de faire quoi ? En
01:44train de lire le bouquin de De Villiers, justement.
01:46D'un gris, sans honte, comme ça, devant tout le monde, petit torchon sur le grand remplacement.
01:51Dans le livre, les gars, ça emploie le mot Sarrazin en full premier degré.
01:55Donc, il est en train de lire ça, imagine, mets-toi un peu à sa place, t'es en train
01:58de lire un livre, tu lèves la tête, il y a le méchant, en vrai de vrai, incroyable
02:00ou pas ? Frère, j'étais en face de lui, imagine, tu lis Harry Potter, t'es dans le
02:03métro, tu veux voir t'es à quelle station, là-bas, Voldemort qui tient le…
02:07Non, j'ai un meilleur exemple, imagine, t'es en train de lire Anne Franck, tu lèves la
02:11tête, Mathieu Noël, frère d'André, on présente vrai ou pas ? Non, j'ai commencé fort, là,
02:16je vais un peu loin, là, je vais un peu loin, mais ça parle… Je lui ai dit au mec, je
02:20lui ai dit, je te jure, il était en train de lire le truc et tout, et à un moment,
02:23jusqu'à un petit eyes contact et tout, je lui ai dit, je veux que je te le dédicace,
02:26et il lui ai dit, comment ça, ça parle quand même pas mal de moi, non ? Et il s'est rendu
02:31compte en fait sur le moment, et il a regardé la couverture, ce fou, en mode, ah, il voit,
02:34et il l'a rangée, et il l'a cachée, et en fait, on tient un truc, il a eu honte,
02:39et c'est ça qu'il faut, il l'a rangée parce qu'il a eu honte, il faut remettre la
02:43honte d'être raciste à la mode. En fait, si tu lui, tu le laisses faire ça, dans pas
02:47longtemps, il y a des gens dans le métro qui vont lire Mein Kampf, non, il faut qu'ils
02:50aient honte, les gens, parce qu'ils sont en train de se normaliser, les fachos, il faut
02:53qu'ils arrêtent de dire, il est comme nous, c'est un argument qu'on entend souvent,
02:57justement, quand on parle de Jordan Bardella, parce que dans notre imaginaire, tout blanc,
03:01tout noir, un raciste, c'est un vieux, boitant, avec, tu sais, un cache-œil, parce
03:06que dans nos textes, c'est ça, et comme nous, c'est soit tout blanc, soit tout noir, ils
03:09en jouent, parce qu'il y a des racistes à côté, les gars, c'est des mecs super, il
03:13y en a un à Paris, il fait des trompe-œil incroyables, mais ce que j'essaye de dire,
03:17c'est, vous, tu l'avez pas, la référence, c'est pas grave, ça arrive, mais, exemple
03:21concret, Marine Le Pen, les gars, elle adore les chatons. Moi et Marine, si on parle que
03:25de chatons tous les deux, eh ben, ça matche. Tu nous mets dans Love is Blind, on se voit pas,
03:30on parle que de chatons, je sais pas c'est qui, les gars, je vais jusqu'au rendez-vous, elle me
03:34parle de son filleul, elle me dit, vous avez le même âge, tu verras, il est très suivi,
03:39il a un lapin, frère, moi, si je sais pas tout le reste, on peut se plaire, et on va se plaire,
03:44enfin, je sais pas, mais c'est pas des avances, mais ça arrive. En tout cas, ce que je veux
03:47dire, c'est que Hitler aussi, il cultivait cette image, il allait voir les gens dans les
03:51campagnes, il avait même un chien, il s'appelait Blondie, et si je vais être taquin, Hitler,
03:55il a aussi écrit un livre. Ça en fait pas le meilleur choix politique pour autant, même si l'animateur
04:01l'émission vous dit le contraire.
04:06On vous retrouve la semaine prochaine dans ZoomZoom.