00:00Je partage à peu près ce qui a été dit juste avant.
00:02Effectivement, une défaite, un fiasco, on peut avoir des super-là.
00:06Pour les Etats-Unis ?
00:07Négatif. Pour les Etats-Unis, très clairement.
00:09Et il y a d'autres vainqueurs, par contre, qui, je trouve, n'ont pas beaucoup été évoqués dans le
00:13débat depuis ce matin, depuis cette nuit.
00:15Je pense à Oman, en particulier.
00:17Je pense également à l'Arabie Saoudite.
00:18Je prends deux exemples, notamment sur le volet énergétique et parapétrolier, pour dire ça.
00:23Là, l'enjeu pour Oman, c'était de s'assurer qu'il puisse continuer à être une voie d'import
00:30-export pour les hydrocarbures dans la région.
00:32Ça, ça va être maintenu.
00:34De l'autre côté, l'Arabie Saoudite a fait ce qu'il fallait pendant le plus fort de la guerre
00:38pour pouvoir augmenter les capacités du pipeline dit Est-Ouest,
00:42de manière à renforcer le terminal de sortie des hydrocarbures à Yambou,
00:46c'est-à-dire sur la mer Rouge, de l'autre côté de l'Arabie Saoudite.
00:48Et de fait, ce pipeline est monté de 1 million de barils jour de capacité, en tout cas d'usage
00:54au début de la guerre,
00:55à maintenant sa pleine capacité au-delà de 6 millions et demi de barils jour.
01:00Donc fondamentalement, on est aujourd'hui dans une situation où, d'un côté, il y a quelques gagnants à l
01:05'Apirus.
01:05De l'autre côté, il y a le Pakistan, effectivement, qui est un grand gagnant,
01:10parce que le Pakistan, ici, renforce bien sûr sa situation vis-à-vis de la Chine.
01:15On renforce sa position, pas juste dans la région, mais en tant que puissance nucléaire,
01:18qui peut faire partie, évidemment, de négociations de ce niveau-là.
01:21Mais aussi, le Pakistan se sort d'une situation extrêmement délétère d'un point de vue énergétique,
01:26puisque le Pakistan est dépendant à plus de 90% de ses importations.
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