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  • il y a 11 heures
Dans son dernier épisode des "Grands entretiens", Anne Rosencher reçoit Hugo Micheron. Pour le professeur à Sciences Po Paris, il existe, avec l’IA, "un problème de désensibilisation devant l’acte de guerre".

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Transcription
00:00Le problème, c'est la désensibilisation
00:02à l'acte de guerre. Et ça, c'est
00:04quelque chose qui est noté aussi bien par les militaires
00:06que par les psychologues. Pour l'instant, il y a quand même la validation
00:08en bout de chaîne par l'humain. Et donc, la validation
00:10est très importante parce qu'un des éléments
00:12aussi de Maven, c'est que la validation est très courte.
00:14C'est une vingtaine de secondes.
00:15Donc, je ne sais pas en combien de temps vous mettez
00:17les uns et les autres qui nous écoutez
00:19à choisir une salade sur un marché.
00:21Moi, ça m'arrive de mettre plus de 20 secondes.
00:24Si je prends des tomates cerises,
00:25ça m'arrive de passer parfois presque une minute.
00:28Là, on parle
00:29de bombardements massifs
00:31sur des cibles, évidemment, qui sont
00:33des vies humaines, dans des zones de
00:35conflits qui ont des répercussions, évidemment, mondiales.
00:38Et donc,
00:40le problème, c'est
00:41la désensibilisation à l'acte de guerre.
00:44Et ça, c'est quelque chose qui est noté
00:45aussi bien par les militaires que par les psychologues.
00:47Cette réduction, non seulement
00:49de l'humain en nombre,
00:51mais aussi en responsabilité dans
00:53un temps extrêmement contraint,
00:55fait que soit on augmente considérablement le temps
00:57de prendre des mauvaises décisions, soit
00:59on augmente considérablement la responsabilité de la machine.
01:02Deuxième et de l'unique de la machine.
01:05Deuxième et de l'unique de la machine.
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