00:01L'indissoluble mélange de la vie occidentale et de la vie arabe est l'un des charmes de l'Algérie.
00:06Il se rencontre à Alger plus peut-être qu'ailleurs dans le pays.
00:10Vu d'avion ou du large, Alger est comme le premier sourire de l'Algérie.
00:14La ville se déploie aux yeux du touriste ébloui.
00:16Elle a envahi les coteaux de Mustapha, velouté de paille et de cyprès,
00:20d'Olivier Centenaire bordant des chemins creux, où aiment à flâner les derniers romantiques.
00:31Voici la vieille rade aux reflets mouvants et l'amirauté si riche de merveilleux souvenirs.
00:35Mais Alger, cette splendide ville moderne des Paris, se hâte vers les hauts quartiers de la ville blanche.
00:41Mais Alger est maintenant autre chose que l'ancienne Casbah.
00:45Avec quelle vigueur la France a su ouvrir ses fenêtres ?
00:48La ville nouvelle a crevé les vieilles murailles de Keir et Dine,
00:51s'était lancée par paliers vers les hauteurs, élargissant ses artères,
00:55se musclant de somptueux monuments d'immeubles trop hauts peut-être et trop parisiens.
01:06Si le génie créateur de la France a marqué de son empreinte l'édification d'une telle ville,
01:11il apparaît aussi dans l'oeuvre colonisatrice dont l'opulente Mitija porte l'éclatant témoignage.
01:31Là où les premiers colons, laboureurs miliciens qui poussaient la charrue, le fusil à l'épaule,
01:36luttèrent héroïquement contre les marécages et les fièvres,
01:39voici une nouvelle et magnifique Beauce, moins nue que l'autre,
01:43aux cultures plus variées et plus riches, vignes opulentes, céréales, vergers, orangerets, oliviers.
01:50Sur cette mer agricole surgissent les îlots de blancheur que sont les fermes
01:53ou de vastes installations modernes où se pratiquent les méthodes scientifiques de vinification.
01:59Après cent ans d'efforts, de labeur opiniâtre, d'esprit de sacrifice,
02:03des hommes fraternellement unis dans la paix française ont concouru à faire de ces terres,
02:08jadis insalubres et infertiles, une véritable et prodigieuse corne d'abondance
02:13dont la fécondité est infinie.
02:33La Mitigia est séparée de la mer par une ligne de collines, le Sahel.
02:39Au sommet de l'une de ces collines s'aperçoit de partout
02:42l'émouvant tombeau de la chrétienne
02:44où auraient été inhumés Juba II et son épouse Cléopâtre Sélénée,
02:49vestige millénaire d'une époque glorieuse
02:51qui vit s'étendre sur le pays la grandeur de Rome et sa puissance.
03:01Un autre sujet d'orgueil de l'Algérie, d'ordre touristique celui-ci,
03:06est cette route en corniche de Djidjeli à Bougie
03:09dont maints voyageurs enthousiastes ont dit qu'elle est l'une des plus belles du monde,
03:13s'agrippant aux grandes falaises, remparts rougeâtres et lilas,
03:16aux cassures et au plissement si longs qu'on dirait
03:19quelque immense tenture, un gigantesque rideau de théâtre.
03:22Qu'elle filme pour ceux qui aiment à promener leur rêverie voyageuse
03:26dans un décor à la mesure de leur désir.
03:34Au bas de la falaise, la mer bâle roc
03:37où vient mourir sur des plages de sable saumon
03:40ou au fond de criques inaccessibles.
03:45Et voici bougies enfin dans le clair emporium de la Kabylie,
03:48creusées à point par la nature, maison maison si blanche,
03:51si coquettement groupées sous l'abri de son cap
03:53qu'on semble d'abord n'y voir qu'une douillette station d'hivernage.
04:02Avant de pousser plus loin,
04:04comment ne pas s'arrêter à ce bastion de la chaîne littorale
04:06qui s'appelle la Kabylie ?
04:08Autant de mamelons,
04:09autant de villages juchés sur leur sommet.
04:14Les villages d'ici, avec leur maison basse,
04:17tuilées à la romaine,
04:19accroupies et serrées, identiques,
04:21ont l'aspect amorphe de bancs de coquillages
04:23incrustés aux rochers.
04:30De même que les paysannes de chez nous,
04:32les femmes kabyles sont soumises à de rudes besognes.
04:35Plus industrieux même que le paysan de France,
04:38le kabyle occupe ses loisirs à fabriquer de menus objets
04:41qu'il porte au loin ou qu'il vend aux touristes.
04:49Ces femmes cuisant de l'eau
04:51ne composent-elles pas un tableau biblique ?
04:54Gigantesque fer à cheval,
04:55dessiné par le Djurdjura,
04:57le massif kabyle tend vers la mer
04:59un demi-circ hérissé intérieurement
05:00de contreforts et de chaînons mamelonnés
05:02d'une physionomie étrange.
05:14Constantine, malgré des vestiges romains,
05:17est restée surtout la cirtane humide,
05:20perchée sur son roc,
05:21ceinturée d'un fossé unique au monde,
05:23ses gorges du rumel dont les profondeurs d'abîmes
05:25et les escarpements de canyons
05:27évoquent les imaginations infernales d'un Gustave Doré,
05:30Constantine, même modernisée,
05:33malgré les ponts puissants ou filiformes
05:35qui franchissent cet aquéron algérien,
05:37garde encore sa physionomie de repères inaccessibles.
05:48dans ces vieilles rues persiste une vie indigène singulièrement animée.
05:52m'invite.
06:00Sous-titrage FR ?
06:30...
07:00...
07:30...
08:00...
08:30...
09:00...
09:02...
09:04...
09:06...
09:07...
09:09...
09:11...
09:13...
09:15...
09:18...
09:19...
09:21...
09:23...
09:25...
09:26...
09:28...
09:30...
09:31...
09:32...
09:35...
09:36...
09:37...
09:39...
09:41...
09:46...
09:48...
09:49...
09:51...
09:53...
10:00...
10:01...
10:03...
10:05...
10:07...
10:11...
10:13...
10:14...
10:16...
10:17...
10:19...
10:23...
10:26...
10:27...
10:29...
10:31...
10:33...
10:38...
10:39...
10:41...
10:43...
10:44...
10:51...
10:52...
10:54...
10:56...
10:58...
11:04...
11:06...
11:07...
11:10...
11:11...
11:16...
11:17...
11:19...
11:21...
11:22...
11:25...
11:31...
Comments