00:00Ça va être deux minutes, le quartier est vulnérable.
00:02On en parle beaucoup en ce moment, parce que c'est là où était Nicolas Sarkozy.
00:05C'est ça, c'est celui-là à la santé.
00:07C'est le même.
00:08Ah, c'est fait comment le quartier est vulnérable ?
00:10Vous étiez combien ?
00:11Enfin, juste comme ça pour un peu s'arrêter.
00:13Il me semble qu'il y a 18 cellules.
00:14En fait, moi, je n'ai jamais dépassé la 14, qui était la mienne.
00:17Mais il me semble qu'il y a 18 cellules.
00:19Tout ce que je peux te dire, c'est qu'à l'époque où j'y étais, moi, il y
00:22avait...
00:23Alors, il y avait qui comme client ?
00:24Il y avait Patrick Balkany.
00:26Patrick Balkany.
00:28L'ex-maire de Levallois-Péret.
00:29Voilà.
00:31Il y a eu Pierre Botton.
00:32Oui.
00:33Je me permets de le dire, puisqu'il passe...
00:35Oui, lui, c'était le gendre de Michel Noir, l'ex-maire de Lyon,
00:39qui était tombé dans des histoires financières.
00:41Puis d'autres.
00:43Il y avait un Rwanda aussi.
00:44Lui, comme il était en fauteuil roulant, il était en bas dans une cellule PMR.
00:48Personne n'a la mobilité réduite.
00:50C'est ça.
00:51Et lui, je l'ai croisé quand j'étais au Respecto.
00:56C'est un bâtiment où tu as la clé de ta cellule.
00:59C'est un bâtiment de travailleurs.
00:59Où tu vas aller après.
01:00Mais cette cellule-là, elle était là.
01:03Et lui, c'était qui, alors ?
01:04C'était celui qui était responsable du génocide au Rwanda.
01:08Ça part.
01:09Et moi, avant qu'on me dise qui il était, plusieurs fois, je l'ai poussé dans son chariot jusqu
01:14'au
01:15parloir avocat.
01:16Puis jusqu'au jour où tu as su qui c'était.
01:17Et quand on m'a dit qui c'était, je ne sais plus gérer.
01:20Qui se démerre lui-même.
01:22J'étais déjà assez embêté par mon injustice, là, que personne ne voulait entendre.
01:27En fait, au vulnérable, on ne pouvait pas en parler puisqu'on m'avait dit de ne pas
01:31en parler.
01:32Oui, toi, tu ne disais pas qui t'étais, même dans ce truc un peu privilégié.
01:36Et j'ai tourné avec un policier de Pantin pendant neuf mois, qui est un ami de cœur
01:40maintenant.
01:41Et pendant neuf mois, je lui ai menti.
01:43J'en étais gêné.
01:44Même à lui, tu ne voulais pas dire qu'il était privé.
01:46Oui, et puis le jour où je lui ai dit, écoute, là, ce n'était plus possible.
01:49Comme les fenêtres des arrivants, elle donnait.
01:51Sur notre promenade, comme je l'ai dit avant, on m'appelait par mon prénom, par mon nom
01:56de famille, Bilka, Bilka.
01:57Je disais, mais c'est qui ce Bilka ?
01:59Il me disait, le flic de la goutte d'or.
02:00Je lui ai dit, ne parle pas de ces chiens, là.
02:02Moi, je n'aime pas la police.
02:03Je suis là à cause d'eux.
02:05Tu vois, j'essayais de bruit.
02:06Oui, tu faisais le voyou, quoi.
02:07Puis un jour, au bout de neuf mois, quand je lui avouais que c'était moi, je lui ai dit,
02:12écoute, je ne peux plus te mentir.
02:14On faisait du sport ensemble, on s'entendait bien.
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