00:00Certains parlent même peut-être d'un prix du gasoil à 3 euros dans quelques jours, dans quelques semaines.
00:04Face à cette crise, le gouvernement promet de nouvelles aides en ce début de semaine.
00:08Il y a déjà eu des aides ciblées, un paquet de 70 millions d'euros.
00:11L'ERN réclame la baisse des taxes, la France insoumise, le blocage des prix.
00:15C'est quoi la bonne solution pour vous ?
00:16Il n'y a qu'une seule solution, Guillaume Daré.
00:18C'est le fait que tout ce que l'État va gagner, entre guillemets,
00:21grâce à cette crise ou à cause de cette crise,
00:23et notamment parce qu'il va gagner un peu de TVA,
00:25soit restitué à l'euro près à ceux qui en ont le plus besoin.
00:28J'ai fait les calculs.
00:28Le gouvernement dit qu'on a gagné un peu plus de 230 millions,
00:31mais on en a perdu plus de 400 également.
00:32J'ai fait les calculs, le gouvernement a raison.
00:34Donc ces 230 millions, il faut les restituer.
00:37Ça crée une enveloppe.
00:38Pour qui ?
00:39Évidemment pour ceux qui en ont le plus besoin.
00:41Les agriculteurs, les marins-pêcheurs,
00:43bien sûr tous ceux qui ont besoin de leur voiture.
00:45On pense en particulier à ceux qui ont un besoin pour aller travailler.
00:48Les infirmières libérales, par exemple.
00:49Les infirmières libérales, ceux qui vont aider.
00:50Mais pas d'aide générale.
00:51L'aide générale, certainement pas.
00:53Mais vous savez pourquoi ?
00:54Parce qu'on n'a plus les moyens.
00:55Parce qu'on n'a juste plus les moyens.
00:56On est aujourd'hui le pays qui devient le pays le plus endetté en valeur,
01:01ça c'est certain, d'Europe.
01:02Et bientôt également en pourcentage.
01:03On est le seul pays des pays européens
01:06qui n'arrive pas à avoir un budget en dessous de 5% de déficit.
01:09C'est-à-dire créer 170 milliards de plus de dépenses tous les ans
01:13que ce qu'on gagne.
01:14C'est juste plus possible.
01:15On n'a pas les moyens.
01:16Mais ceux qui nous écoutent se disent ce matin,
01:18on n'a pas les moyens de peut-être remplir le plein d'essence tout à l'heure
01:22quand on va aller à la station service.
01:23C'est la raison pour laquelle il faut être sélectif.
01:25Nous sommes évidemment un peuple.
01:29Il faut être attentif à ceux qui en ont le plus besoin.
01:31Il y en a d'autres qui peuvent faire des efforts.
01:33Il faut être sélectif.
01:34J'ajoute...
01:34Rigoureux sur le plan économique en même temps, c'est ce que vous dites.
01:36Mais bien entendu.
01:37Mais pourquoi ?
01:38Avec une règle particulière sur le déficit.
01:40Mais c'est la raison pour laquelle je pousse moi-même.
01:42Parce qu'encore une fois, la France n'est plus capable
01:44depuis maintenant des années de tenir ses engagements,
01:46de tenir encore une fois sa parole.
01:48Donc je propose le fait que, pour la prochaine présidentielle,
01:53on soit tous d'accord, comme les Allemands l'ont fait en 2009,
01:55pour nous obliger, à l'horizon 2032, c'est pas demain,
01:58de limiter notre déficit à 1% de déficit,
02:01de façon à redonner la crédibilité dont la France a besoin
02:04pour pouvoir exister vis-à-vis de ses partenaires,
02:08mais aussi vis-à-vis des marchés financés.
02:10Songez aujourd'hui qu'on va avoir 100 milliards par an d'intérêts à payer,
02:15et on les paye aujourd'hui 80 points de base de plus que l'Allemagne,
02:18tout simplement parce qu'on est incapable,
02:19il y a une prime de risque sur la France,
02:21parce qu'elle est incapable de tenir ses budgets.
02:23Donc c'est la proposition que je fais.
02:24C'est une proposition qui n'est absolument pas une proposition très contraignante.
02:28Elle est très étalée dans le temps,
02:29mais elle nous redonnera la crédibilité
02:31pour que la France retrouve sa parole et maîtrise son destin.
02:33Est-ce que l'État est un profiteur de guerre,
02:35comme le dénonce Marine Le Pen ?
02:36Certainement pas, et je suis tout à fait contre ce type de mots excessifs.
02:39L'État n'est pas un profiteur de guerre.
02:41L'État a démontré qu'il était capable de le faire,
02:43il en a du reste un peu trop fait.
02:45Songez que la dernière crise, c'était 70 milliards qu'on a donné,
02:48vous vous souvenez, pour faire face au choc énergétique.
02:50Les Français n'en sont pas très reconnaissants,
02:52mais par contre le déficit et la dette, elle est là.
02:54Donc non, l'État n'est absolument pas un profiteur de guerre.
02:57Je crois qu'on a réussi maintenant,
02:59avec les instruments qui sont les nôtres,
03:01à expliquer que les surplus qui sont créés
03:03vont être redistribués à l'europrès
03:05à l'ensemble de celles et ceux qui en ont le plus besoin.
03:07J'ajoute que pour les compagnies pétrolières,
03:10il est hors de question évidemment
03:11qu'il y a aussi de l'enrichissement indu,
03:13donc il faudra aussi, je salue du reste
03:15les efforts qu'on fait total et tout le monde l'apprécie,
03:18donc faire en sorte que quand on a un peu de surplus,
03:20eh bien on l'utilise pour pouvoir faire en sorte
03:23là aussi d'aider celles et ceux qui en ont besoin.
03:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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