00:00Oui, j'aimerais vous raconter une petite anecdote. En 1961, le président Kennedy reçoit un certain nombre de prix Nobel,
00:06une quarantaine de prix Nobel, des sciences, de la musique, des arts, etc.
00:10Et il a cette phrase magnifique, il n'y a jamais eu autant de talent dans cette pièce depuis que
00:15Thomas Jefferson a dîné ici tout seul.
00:18Il y avait une quarantaine de prix Nobel. Alors pourquoi fait-il allusion à Jefferson ? C'est l'auteur
00:22de la Constitution américaine, comme vous le savez, c'était le troisième président américain.
00:25D'ailleurs, il a été ensuite ambassadeur ici en France. Et effectivement, à l'époque, il n'y avait pas
00:30toutes ces mesures de contrôle.
00:32Il n'y avait pas encore le Sénat, il était balbutiant, la Chambre des représentants. Ce qui veut dire que
00:36Jefferson et les pères fondateurs, d'une certaine manière, décidaient à peu près de tout, tout seul.
00:40Ça a été également le cas du général Washington. Et je pense que depuis, on ne va pas remonter trop
00:46longtemps en arrière, je crois que jamais les pouvoirs n'ont été concentrés autant dans les mains d'une personne,
00:50que ce soit concrètement et surtout symboliquement. Il n'y a plus, il n'y a pratiquement plus de... Enfin,
00:56la Chambre des représentants existe, le Sénat existe,
00:58mais aujourd'hui, le bureau ovale, qui autrefois était une sorte de sacro-saint, s'est transformé en salle de
01:04presse.
01:05Je crois que depuis les pères fondateurs, depuis les pères fondateurs des États-Unis, jamais autant n'a été concentré
01:12dans les mains d'une seule personne,
01:13qui, évidemment, elle rassume tout, le bon comme le moins bon. Et voilà, c'était juste cette petite anecdote historique
01:20sur l'évolution de la fonction présidentielle américaine.
Commentaires