00:00Nous sommes à Nebrak, dans la banlieue de Tel Aviv.
00:03Cette ville, c'est une ville religieuse, avec beaucoup d'orthodoxes.
00:08Elle est très souvent touchée par les missiles de la fragmentation, avec ses sous-munitions.
00:13Nous allons rencontrer Jonathan Rhin, le père d'une famille nombreuse, qui va nous expliquer leur quotidien.
00:22Pour Jonathan et sa femme, leur priorité est de préserver le plus possible leurs enfants.
00:28On essaye de garder au mieux les consignes de sécurité.
00:32Mais moi, personnellement, j'essaye de mettre en équilibre la santé des enfants.
00:39Ça veut dire, si vous, à 3h du matin, vous prenez vos enfants, vous les prennez dans les bras et
00:43vous courez à l'abri,
00:44je pense que les dégâts dans la tête sont immédiats.
00:48Donc on essaye de gérer au mieux.
00:52Au milieu de la nuit, on essaye d'aller dans une chambre qui est plus à l'abri.
00:55Depuis le début de la guerre contre l'Iran, l'école est fermée.
00:59Mais à Nebrak, ville religieuse, les garçons continuent d'étudier.
01:04On a un principe dans la Torah que l'étude de la Torah ne doit jamais s'arrêter.
01:08Donc pour cette raison, on trouve des solutions pour que les garçons continuent à étudier tout le temps.
01:12Par exemple, on organise les cours dans des familles qui ont un miklat, qui ont un abri.
01:17Pour éviter le côté anxiogène des alertes, les enfants ont installé un rituel.
01:24On n'a pas envie que les enfants soient anxieux et soient trop marqués par cette guerre.
01:30Donc ce qu'on fait, c'est qu'on essaie de trouver des solutions plus douces
01:35et surtout ne pas montrer aux enfants une angoisse.
01:37À Nebrak, 300 personnes ont dû être relogées dans des hôtels
01:41après des impacts directs sur leur logement par des missiles à fragmentation.
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