00:00Oui, alors écoutez, Révolté, c'est un euphémiste.
00:02En effet, nous sommes extrêmement énervés.
00:05Hier, mes collègues m'ont fait l'objet d'un caillassage.
00:08Deux des mises en cause étaient effectivement mises en cause également
00:12sur la destruction, parce que vous avez parlé de dégradation,
00:14mais attention, c'est bien une destruction qui a eu lieu la semaine dernière
00:17à la mairie de Frennes.
00:18C'est absolument inadmissible.
00:20Hier, le caillassage a occasionné des dégradations sur le véhicule de police
00:24au sein duquel mes collègues se trouvaient.
00:26Mais imaginez si mes collègues avaient été blessés.
00:28Aujourd'hui, le constat, c'est un échec.
00:30C'est une catastrophe.
00:31Il y a un problème, il faut un choc d'autorité.
00:33Il faut absolument que l'autorité judiciaire reprenne les rênes
00:36et fasse en sorte de sanctionner ces jeunes qui ne sont pas des jeunes normaux,
00:41enfin normaux classiques, ce sont des délinquants.
00:44Ce sont des jeunes qui sont extrêmement violents.
00:46Aujourd'hui, ces jeunes s'en prennent aux policiers.
00:49Ils sont poursuivis et ont été placés hier en garde à vue
00:51pour des violences volontaires aggravées en réunion
00:54contre des personnes dépositaires de l'autorité publique.
00:56C'est extrêmement grave.
00:58Et l'arsenal judiciaire permettrait de poursuivre ces jeunes.
01:02Je rappelle que les quatre jeunes hier qui ont été interpellés ont 16 ans et 17 ans.
01:06Et aujourd'hui, on peut s'attaquer à ces jeunes et on peut les sanctionner.
01:10Nous ne sommes plus dans l'éducation.
01:12Ces jeunes ont besoin d'avoir des sanctions parce qu'autrement, ils réitèrent.
01:16Et donc là, nous avons un cas concret.
01:17Ils ont commis un acte extrêmement grave en dégradant la mairie la semaine dernière,
01:23ainsi qu'une auto-école et une banque.
01:25Et ils ont été interpellés trois jours après.
01:28La sûreté territoriale du Val-de-Marne a réussi à interpeller 13 mises en cause
01:32sur les dizaines d'individus qui avaient saccagé ces établissements.
01:36Ils sont déférés jeudi.
01:38Et hier soir, ils recommencent des faits qui sont d'une gravité extrême.
01:44Oui, mais sans surprise, Frédéric Lecointe, sans surprise.
01:46Vous n'êtes pas étonnés, je suppose.
01:50Alors, nous ne sommes pas étonnés parce qu'effectivement, tous les jours, nous réagissons.
01:54Et tous les jours, nous réagissons contre des auteurs de violences
01:57qui sont des violences d'une extrême inouïe.
02:00Et effectivement, dans ce profil de mise en cause, dans ce profil d'auteur,
02:04nous avons régulièrement des mineurs.
02:07Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, ces mineurs se sentent intouchables.
02:11Eux ont la sensation qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
02:13Lorsque vous interpellez, ils nous rionnaient.
02:15Lorsque vous les auditionnez, ils mentent systématiquement.
02:19Ils n'ont aucune crainte que ce soit envers l'autorité policière ou l'autorité judiciaire.
02:24Ils savent qu'à l'issue de leur garde à vue, très peu de sanctions seront prises à leur rencontre.
02:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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