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Regardez Le journal inattendu avec Martial You du 04 avril 2026.
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00:11Bonjour, bonjour à Achille, bonjour à tous, bienvenue dans ce journal inattendu dans l'actualité de ce samedi 4 avril.
00:21Un pilote est devenu depuis hier l'homme le plus recherché du monde et le plus traqué au monde.
00:27C'est peut-être une nouvelle étape dans la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran avec une course
00:32contre la montre entre les deux camps objectifs.
00:35Retrouver en premier un pilote américain dont l'avion a été abattu et qui s'est éjecté sur le sol
00:40iranien hier.
00:41Un sauvetage impératif pour Washington et une prise de guerre stratégique pour le régime de Téhéran.
00:47Est-ce que cette opération va obliger l'Amérique à envoyer des troupes au sol ?
00:50On posera la question à Émilie Beaujard du service international de RTL.
00:54Bali Bagayoko mobilise ses soutiens à Saint-Denis pour une manifestation contre le racisme.
00:59Le nouveau maire et les filles de la ville a subi plusieurs salves de remarques au Roland raciste.
01:04On l'a comparé à un singe, on a transformé ses propos sur la ville.
01:07Il espère réunir 5 à 10 000 personnes dans les rues à 14 heures.
01:11On ira retrouver Valentin Boisset sur place pour voir si les premiers manifestants sont déjà arrivés.
01:16Et puis bien sûr...
01:20Il est très probable que vous nous écoutiez en conduisant sur la route du week-end de Pâques.
01:25Et forcément, vous aurez l'œil arrivé sur les prix à la pompe et les tarifs de péage.
01:29On va beaucoup parler jusqu'à 13h30 de la crise économique que nous sommes en train de traverser
01:34avec notre prix Nobel d'économie, Philippe Aguillon,
01:37qui est le rédacteur en chef exceptionnel de ce journal.
01:39Un prix Nobel qui parle d'actualité.
01:41Ça n'est pas si fréquent que ça.
01:43Merci d'être avec nous, Philippe Aguillon.
01:44Bonjour.
01:45Bonjour.
01:45Et alors, que faire face à ces prix qui s'envolent à la pompe ?
01:49Quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ?
01:50Philippe Aguillon vous répondra dans son journal inattendu.
01:54Le péage est passé.
01:56Vitesse stabilisée à 130.
01:58Et tout de suite, je vois, la consommation grimpe.
02:005,6 au 100 km.
02:02On est à sec, on n'a pas le choix.
02:05Parce que là, clairement, j'avais une différence facilement de 15 euros.
02:20Reportage hier de notre spécialiste auto-Christophe Bourou avec vous sur la route,
02:24comme Gérald De Palmas, bien sûr.
02:25Et on va continuer d'ailleurs à faire la route ensemble.
02:28C'est une journée classée orange au niveau national, rouge en Ile-de-France,
02:31comme en Auvergne-Rhône-Alpes.
02:35Et la météo, c'est avec Valérie Quintin.
02:37Côté météo, Valérie, on circule plutôt dans de bonnes conditions là aujourd'hui.
02:41Oui, et un grand classique avec du soleil pour la moitié sud,
02:44même s'il peut rester quelques plaques de grisailles très localement,
02:47en Auvergne-Rhône-Alpes notamment.
02:49Et puis un ciel plus nuageux au nord.
02:51Les inverses faibles se limiteront au nord-est,
02:53alors qu'à l'inverse, progressivement, tout de même,
02:55des éclaircies vont revenir sur le nord-ouest dans un premier temps.
02:58Éclaircies qui gagneront au fil des heures le nord,
03:01l'Ile-de-France ou encore la région centre.
03:03Reste-t-elle les températures ?
03:0416 degrés au Guilvinec cet après-midi,
03:0619 à Paris, 21 à Antibes et un beau 25 à Bordeaux.
03:10Merci Valérie Quintin.
03:11Bon week-end avec nous sur RTL.
03:13Il est 12h33.
03:20On va évoquer dans un instant la situation en Iran,
03:23parce que le conflit vit peut-être, c'est vrai,
03:25un tournant décisif depuis quelques heures.
03:27Mais avant, on va prendre un grand bol d'air
03:30et on va faire ce que beaucoup d'entre vous vont faire demain matin,
03:33une chasse aux oeufs.
03:34Certains ont déjà pris un peu d'avance
03:36et ils ont déjà commencé, figurez-vous, à chercher les chocolats.
03:38C'est le cas à Orchis, dans les Hauts-de-France,
03:40où vous avez fouillé les buissons avec les familles de la commune, remarque Cahier.
03:45Oui, et je peux vous dire que j'ai eu un peu de mal à suivre les enfants,
03:48tout content forcément.
03:49À peine arrivé, ils courent partout dans ce parc en quête de ces fameuses oeufs.
03:53Je suis avec Emeline et toute sa famille.
03:55Chaque recoin est scruté.
03:57Moi, j'en ai cinq !
03:59Oui, tu le mets dans le panier ?
04:01C'est toute la famille qui est impliquée.
04:03Oui, en famille.
04:04Le bus est garé là-bas.
04:06Ma filleule, ma toute petite,
04:08mon avant-dernier, ma grande.
04:11D'accord.
04:12Et la petite ?
04:12Elle a onze mois.
04:14Ça y est, première chasse aux oeufs ?
04:15Ah oui, première chasse aux oeufs, première Pâques.
04:18Et on passe un bon moment.
04:19Ils étaient impatients, les enfants ?
04:20Ah oui, ils étaient impatients, ils étaient au taquet.
04:23Mais un petit peu de chocolat, petit à petit.
04:26Après, sinon, on a mal au ventre.
04:27Pas tout en même temps.
04:28Pas tout en même temps.
04:29Ça, c'est un chouette week-end qui s'annonce.
04:32Ne pas trop manger de chocolat, mais les enfants,
04:34c'est surtout pour ça qu'ils adorent les chasses aux oeufs.
04:36Alors, difficile de ne pas en douter un dès maintenant.
04:40C'est des oeufs et un grand lapin.
04:42C'est pour se régaler.
04:43Ouais.
04:45Voici ma grande.
04:46Merci.
04:46Joyeux fac.
04:47Et c'est pas que pour les enfants, c'est pour les parents aussi.
04:51Il est bon ou pas, je te l'entends ?
04:52Oh non, c'est bien mérité.
04:55Après l'effort, le réconfort.
04:57Autant qu'elle remettra ça demain chez ses parents.
05:00Voilà.
05:00Après l'effort, le réconfort.
05:02Bon appétit.
05:03Romarie Caillé à Orchie.
05:05Et bon appétit à vous tous.
05:05Il est 12h35.
05:07C'est une guerre de l'image qui a lieu depuis quelques heures en Iran.
05:11L'enjeu est majeur pour les Américains et pour les Iraniens.
05:14Pour les uns, les Américains, c'est un sauvetage en urgence.
05:17Pour les autres, les Iraniens, c'est une prise de guerre qui peut faire basculer les opinions publiques.
05:22Au centre de cette affaire, vous avez un pilote américain qui devient l'homme le plus recherché au monde.
05:28Bonjour Émilie Beaujard.
05:30Bonjour.
05:30Alors on va reprendre minute par minute un peu le film de cette séquence, Émilie,
05:34parce qu'il était 18h36 hier quand on a appris que l'Iran avait abattu un avion de combat de
05:42l'armée américaine.
05:42Qu'est-ce qu'on sait ? Que sait-on de ce qui s'est passé hier en fin d
05:45'après-midi ?
05:46Alors c'est un avion F-15 Bi-Place qui a été abattu par les Iraniens au-dessus de l
05:51'ouest de l'Iran.
05:52Cet avion de chasse appelé Strike Eagle, aigle de frappe, est beaucoup utilisé dans la guerre en Iran.
05:57Il permet de mener plusieurs opérations de combat et il peut transporter une grande capacité de munitions.
06:03Il peut aussi mener des opérations à basse altitude.
06:06C'est d'ailleurs peut-être lors d'une de ces opérations qu'il a été abattu.
06:09Ce qu'on sait, c'est que les deux militaires américains ont pu s'éjecter, le pilote et son navigateur
06:14qui gèrent l'armement.
06:16Un des deux a vite été récupéré par une équipe de recherche et de secours, mais le deuxième est donc
06:20aujourd'hui toujours porté disparu.
06:22Et donc cette opération de sauvetage, c'est maintenant une course contre la montre ?
06:27Oui, car les Iraniens recherchent aussi ce militaire américain dont on ne connaît pas la condition.
06:31A-t-il été blessé lors de l'éjection ou alors lors de son atterrissage en parachute en territoire ennemi
06:37?
06:37A-t-il pu envoyer sa position GPS à l'armée américaine ?
06:41Son sort est ce midi encore très incertain.
06:44Comme tout pilote de chasse, il a suivi un entraitement aux techniques de survie et qui suit un protocole strict.
06:51S'éjecter, se mettre à couvert, disparaître des radars, transmettre sa position et rester caché.
06:57Il doit donc échapper aux Iraniens qui sont à sa recherche.
07:00Les Iraniens qui ont bouclé une grande partie d'une province du sud-ouest du pays,
07:05ils promettent une forte récompense à quiconque aura des informations ou trouvera l'aviateur américain.
07:11Et puis alors, ce qu'il faut rappeler aussi, c'est que ce n'est pas le seul aéronef américain
07:15qui a été touché hier, Émilie ?
07:17Non, un autre avion américain d'attaque, un A-10, a aussi été touché par des tirs hier.
07:23Le pilote de l'avion a réussi, malgré les dégâts, à revenir dans l'espace aérien du Koweït,
07:27où il s'est alors éjecté et a été secouru.
07:31Les équipes de recherche et de reconnaissance ont aussi essuyé des tirs iraniens.
07:35Il faut dire que de telles opérations sont dangereuses.
07:38Les avions volent à basse altitude et sont donc très vulnérables aux tirs ennemis.
07:42Ce sont dans ces conditions que deux hélicoptères américains de combat ont été touchés hier
07:48et des militaires ont d'ailleurs été blessés.
07:50Mais les appareils ont pu revenir à leur base sans encombre.
07:52Donc si on comprend ce qui se passe, Émilie, en ce moment, on a envie de dire les Iraniens,
07:57ils montrent là, contrairement d'ailleurs à ce que peuvent dire les Américains,
08:00qu'ils ont encore les moyens de se défendre et même d'attaquer.
08:03Oui, les Américains qui disaient avoir la supériorité aérienne,
08:07les événements d'hier montrent que ce n'est pas encore 100% le cas.
08:11On ne sait pas comment les appareils ont été touchés.
08:14Est-ce avec des missiles de la défense solaire iranienne ou par des lances-missiles tirées à l'épaule ?
08:19En tout cas, les Iraniens montrent qu'ils ont encore de l'arsenal.
08:23D'ailleurs, c'est peut-être un signe, mais contrairement à ce qu'on voit d'habitude,
08:27ni Donald Trump, ni la Maison Blanche, ni le Pentagode n'ont vraiment réagi.
08:31Ils sont en tout cas restés très discrets.
08:33Oui, beaucoup de discrétion.
08:35Donald Trump s'est peu exprimé publiquement sur la situation, contrairement à ses habitudes.
08:39Dans une brève déclaration à NBC News,
08:41il assure juste que cet événement ne changera rien du tout.
08:45Ce sont ses mots à la tenue d'éventuelles négociations pour mettre fin au conflit.
08:49Pourtant, les événements en cours sont un risque politique potentiel pour Donald Trump,
08:54qui fait face à une forte opposition de la part des opposants à la guerre en Iran,
08:58y compris de la part de certains de ses électeurs.
09:01Merci beaucoup, Émilie Beaujard du service international.
09:04Philippe Aguillon, ce qui est intéressant dans ce qu'on est en train de vivre,
09:07intéressant, en tout cas troublant, c'est cette guerre de l'image.
09:10Vous, vous êtes un spécialiste de l'intelligence artificielle.
09:13On sait que l'Iran utilise beaucoup l'intelligence artificielle
09:15pour essayer aussi de faire de la propagande auprès des Etats-Unis
09:19en utilisant les codes des films américains et hollywoodiens.
09:23Il y a un enjeu d'image, de propagande qui est en train de se jouer.
09:27Oui, c'est très intéressant.
09:28C'est qu'en fait, maintenant, les Iraniens ont développé des images et vidéos
09:34générées par l'intelligence artificielle qui prétendent montrer des frappes iraniennes réussies
09:39ou des villes ennemies détruites, alors que les images sont synthétiques ou recyclées.
09:43Ils ont simulé des fausses explosions à Tel Aviv, des bases américaines faussement touchées,
09:49des fausses victoires militaires iraniennes.
09:52Plus de 100 deepfakes pro-iraniens auraient circulé en quelques semaines
09:55lors du conflit récent, c'est quand même très impressionnant.
09:57Il y a vraiment une éducation à faire.
09:59Au début, je me suis dit que c'est formidable d'intervenir, c'est génial, etc.
10:03Et finalement, je commence à me dire que ceux qui ont dit
10:06« faites attention, régime change, ça ne marche pas »,
10:09je crois qu'ils avaient raison, ça ne marche pas, régime change.
10:13On ne fait pas du régime change par des frappes aériennes, ça ne marche pas comme ça.
10:16On continue, Philippe Aguillon, ce journal inattendu avec vous.
10:20Et depuis ce matin, c'est vrai qu'en représailles à cet avion abattu,
10:22Américains et Israéliens ont accentué encore leurs offensives.
10:25Ils bombardent des sites pétrochimiques selon les autorités iraniennes.
10:28La télévision d'État évoque même le bombardement de la centrale nucléaire de Boucher.
10:32Information iranienne, je le redis.
10:34Tout ça risque évidemment de pousser encore plus les cours du pétrole vers les sommets.
10:39Le baril de Brent, là, il atteint ce midi à à peu près 110 dollars.
10:42Il est 12h40, Bali Bagayoko.
10:46Beaucoup ont découvert son nom et son visage au soir du premier tour des municipales
10:50quand il a été élu maire de la deuxième plus grosse ville d'Île-de-France, Saint-Denis.
10:54Depuis, il est aussi devenu le visage du racisme ordinaire
10:57avec une série de commentaires dans les médias et notamment sur la chaîne CNews.
11:00Cet après-midi, dans une heure et demie, un peu moins,
11:03le maire LFI organise donc une manifestation dans sa ville contre le racisme.
11:07Il espère réunir entre 5 et 10 000 personnes.
11:10Ce sera évidemment un message politique envoyé aussi par les élus de LFI
11:14qui prônent l'émergence d'une nouvelle France comme ils l'ont baptisé.
11:17Valentin Boisset, vous êtes à Saint-Denis pour RTL.
11:20Est-ce que les premiers manifestants sont déjà réunis sur place ?
11:23Oui, alors pour l'instant, il y a le conseil municipal
11:26qui est retransmis devant la mairie sur un écran géant.
11:29Il y a une estrade qui est installée pour ce rassemblement.
11:32Il y a effectivement un petit peu de monde, des habitants de Saint-Denis
11:35qui sont évidemment choqués par ce qui s'est passé ces derniers jours.
11:38Un maire traité de singe, entre autres.
11:41Christine sera présente tout à l'heure.
11:44Je vais venir voir, parce que je suis dionysienne,
11:47que j'en ai marre de cette effervescence et de ces propos qui sont tenus.
11:51Ça me choque, ça me surprend aussi qu'il n'y ait pas de réaction à un niveau plus élevé.
11:56Ça, c'est ce qui me choque le plus en tant que citoyenne.
11:59Je trouve qu'il faut que le maire retrouve un peu de calme
12:01et que la ville de Saint-Denis retrouve de calme.
12:04Mesdames, je vous vois acquiescer quand vous entendez ça.
12:06Il faut qu'il se mette au travail et qu'on voit ce qu'il a fait, qu'est-ce
12:10qu'il va faire.
12:10On verra bien.
12:11Voilà des dionysiens qui aimeraient aussi, pour certains,
12:14que cet emballement s'arrête un petit peu pour laisser leur tout nouveau maire travailler.
12:18Est-ce que vous sentez sur place, Valerta Boisset,
12:20qu'il y a aussi la volonté, évidemment, derrière cette manifestation,
12:23de faire un peu un meeting politique du côté des filles ?
12:27Forcément.
12:27C'est d'abord un rassemblement contre le racisme,
12:29mais il y aura des prises de parole.
12:30Je vous le disais, il y a une estrade qui est en train d'être installée
12:33et de nombreuses personnalités insoumises sont attendues.
12:36Mathilde Panot et Sophia Chikirou, par exemple, ont dit qu'elles viendraient.
12:39Il y aura donc une teneur politique.
12:41Le maire, lui, va prendre la parole dans quelques minutes à 13h30
12:44sur le perron de la mairie, juste avant donc ce rassemblement.
12:48Valentin Boisset en direct de Saint-Denis.
12:51Vous comprenez ce mouvement ?
12:52Je pense que ce qui a été les commentaires par Michel Onfray sur CNews
12:57c'est totalement scandaleux, évidemment, et que CNews n'est pas réagi.
13:02Donc je comprends la révolte.
13:06C'est des commentaires tout à fait déplacés qui avaient été faits à propos du maire de Saint-Denis.
13:10Mais ce qui est intéressant, c'est qu'Onfray et CNews rendent un grand service à LFI.
13:14Mais LFI est marche-pied de l'extrême droite.
13:17Et je crois que c'est très intéressant, c'est de comprendre.
13:19Moi, je l'ai compris lors d'une audition à l'Assemblée nationale.
13:23LFI, d'un côté, et l'extrême droite de l'autre, cèdent l'un à l'autre.
13:26Ils se servent de marche-pied l'un à l'autre.
13:28Et on voit vraiment à quel point c'est vrai dans ce cas-là.
13:31L'un est marche-pied de l'autre.
13:32Et ils cèdent mutuellement.
13:34On va s'intéresser à vos départs en vacances, maintenant, sur les routes.
13:37Vous êtes peut-être en train de faire la pause sandwich sur l'air d'autoroute.
13:40Et puis vous essayez de digérer aussi le prix à la pompe.
13:43Et puis il y a ceux qui ont choisi d'ailleurs de prendre le train.
13:46Parfois, c'est même un choix économique.
13:48C'est ce que vous avez constaté, Nicolas Ginestière,
13:51avec ceux qui partent en week-end de Pâques à la gare Montparnasse.
13:54Oui, le train plus rapide et moins cher.
13:57Sa fille sur le dos, son husky au pied.
14:01Jean-Baptiste part trois jours à Poitiers.
14:04Avec l'autoroute, à peu près 25 euros.
14:06Aller-retour, ça fait 50 euros.
14:07Plus le plein, je pense qu'une bonne centaine, voire un peu plus en ce moment.
14:10C'est plus rentable de prendre le train, qui m'a coûté à peine 100 euros.
14:13Aller-retour, au prix de l'autoroute et du gaz à l'heure actuelle,
14:17il faut mieux prendre le train.
14:19Laurence, elle a pris ses billets en dernière minute,
14:21alors le prix est bien plus élevé.
14:22Pour mon fils de 12 ans et moi, j'en ai pour un peu plus de 200 euros.
14:26Paris-Van, aller-retour.
14:27Hébergée par ses amis, elle économise donc sur le logement.
14:31Ils ont acheté une grande maison, donc il faut la remplir.
14:32C'est ce qu'ils m'ont dit.
14:33Déjà que le train, c'est pas donné donné,
14:35mais c'est sûr que s'il y a un budget hôtel ou Airbnb en plus,
14:38là on peut facilement dépasser les 500-600 euros.
14:40Et là vous êtes à combien en budget ?
14:42En budget, il va y avoir un petit resto.
14:44Ouais, on va être à 350, c'est correct, sur 3 jours.
14:47De quoi s'offrir quelques petits plaisirs.
14:49Le budget chocolat restera, lui, à la discrétion du lapin et des cloches.
14:54Et on fait les comptes, vous voyez, on fait les comptes bien évidemment.
14:56Côté mesures d'aide, on attend une nouvelle salve mardi.
14:59On sait maintenant que le surplus fiscal à la pompe en mars
15:02s'est élevé à 270 millions d'euros.
15:04Hier, Roland Lescure, le ministre de l'économie,
15:07a aussi annoncé le lancement d'un prêt flash carburant
15:10pour aider les entreprises qui ont du mal à faire le plein.
15:13Un prêt débloqué en 7 jours avec un taux de 3,8%.
15:17Les entreprises qui commencent, c'est vrai, à tirer la langue.
15:19Et il y a une région en France qui est particulièrement sensible
15:22à la flambée des cours du pétrole.
15:23C'est ce qu'on appelle la plastique vallée.
15:25Du côté d'Oyona, dans l'Ain, c'est le choix de la rédaction
15:29du journal inattendu pour vous.
15:30Philippe Aguillon, vous réagirez ensuite.
15:32Mais la plastique vallée, comme son nom l'indique,
15:34elle vit du plastique.
15:35Et le plastique, c'est du pétrole, évidemment, à la base.
15:37300 entreprises, 8000 salariés qui s'inquiètent.
15:40Reportage chez Francia.
15:4175 salariés qui fabriquent des pièces en plastique
15:44pour l'automobile, la santé, l'industrie ou l'alimentaire.
15:48Dans d'immenses sacs en plastique, des centaines de kilos,
15:50des tonnes de granules de toutes les couleurs,
15:53des billes de plastique à la base de toutes les fabrications de Francia,
15:56la société d'Yvan Audouard.
15:58Donc ça, c'est de la matière première, des petits granulés.
16:00Alors on a toutes les couleurs, des soupes, des plus dures,
16:03des plus résistantes à la chaleur et ainsi de suite.
16:05Donc ce plastique-là, il est fondu dans la machine
16:08avant d'être injecté dans un moule, comme un moule à gâteau.
16:11Et votre pièce ressort du moule à gâteau.
16:12Avec la flambée des cours du pétrole,
16:14ces petites billes de plastique ont vu leur prix exploser.
16:17Premier prix, aux alentours d'un euro à peu près le kilo,
16:201000 euros la tonne.
16:21Mais on a des matières qui valent 15, 50 euros le kilo.
16:24En moyenne, aujourd'hui, on a pris entre 200 et 300 euros la tonne sur nos matières.
16:2920 à 25% d'augmentation.
16:31Nous, on fait à peu près 800 tonnes par an.
16:33On est déjà à 200 000 euros à répercuter à nos clients,
16:36ou de pertes, si on n'arrive pas à les répercuter.
16:38À cela s'ajoute une pénurie de matières premières très impactantes
16:41pour la production de Francia.
16:42On a des machines à l'arrêt parce qu'on n'est pas livré.
16:4430% du parc à l'arrêt.
16:46Normalement, on tourne avec 90% du parc qui marche.
16:50Du coup, pour répercuter les surcoûts de production
16:53sur les quelques mille références de la société,
16:55il faut négocier pied à pied avec les clients.
16:58On a des gens qui traînent les pieds,
17:00on a des gens qui acceptent,
17:00on a des gens que ça met dans la difficulté aussi.
17:02Puisque pour une petite PME,
17:04quand on livre des produits,
17:05si on leur annonce 10, 15% de hausse sur le prix,
17:08eux, à nouveau, doivent le répercuter.
17:10Et au final, de répercussion en répercussion,
17:12ça finit chez le client final.
17:14La PME qui emploie 75 personnes solides
17:16peut tenir le choc à condition que la crise ne s'éternise pas.
17:22Une question à Philippe Aguillon.
17:24Comment on fait pour inverser le cercle dans lequel on est ?
17:27Aujourd'hui, on est déjà en crise depuis un moment.
17:30Donc ça veut dire qu'on produit moins.
17:32Il y a des gens et des entreprises qui sont obligés de licencier.
17:35Ça veut dire qu'il y a des gens qui perdent leur travail.
17:37Ces gens-là vont encore moins consommer.
17:39Donc les entreprises vont encore moins produire.
17:41Et du coup, comment on fait pour inverser la tendance ?
17:44Quel levier on peut avoir réellement aujourd'hui
17:46pour sortir de ce cercle infernal ?
17:49C'est vrai qu'on a des entreprises qui sont arrivées fatiguées,
17:51Philippe Aguillon, dans cette nouvelle crise.
17:53Tout à fait.
17:53Et je pense que c'est le rôle du gouvernement
17:57de faire fonctionner au maximum les stabilisateurs.
18:00Alors il y a certains stabilisateurs automatiques,
18:02mais il y a...
18:03Voilà, je crois que c'est important.
18:05Le stabilisateur, c'est quoi ?
18:06C'est le SMIC, inflation sur le SMIC, etc. ?
18:09Oui, voilà, c'est ça.
18:11Et sur les PME, vous savez, on module les aides aux PME,
18:17le long du cycle, enfin voilà, il y a des...
18:19Voilà, les différents stabilisateurs automatiques.
18:21C'est au gouvernement en tout cas.
18:22Mais je pense que c'est le rôle du gouvernement
18:24de dire, voilà, les ménages vulnérables
18:27et les entreprises en difficulté,
18:29il faut les aider.
18:29Donc, chèque énergie, transfert aux ménages modestes
18:32et aide temporaire aux secteurs exposés
18:34comme celui qu'on vient de voir.
18:35Je pense que c'est le rôle du gouvernement
18:36et je pense d'ailleurs qu'avec les gains de TVA,
18:39la TVA en partie doit être consacrée
18:41à aider ces secteurs en difficulté.
18:45Le temps que cette crise se termine,
18:49mais il faut s'attendre,
18:51on en parlera tout à l'heure.
18:52Les conséquences, inflation, chômage.
18:54Mais je pense que le rôle du gouvernement,
18:55c'est de protéger quand il y a des crises, oui.
18:57Et on attend des mesures, je vous le disais,
18:58mardi prochain évidemment.
19:00On va continuer à répondre aussi à vos questions
19:02avec Philippe Aguillon d'ici 13h30
19:04jusqu'à la fin de ce journal inattendu.
19:06Quelques mots en bref en sport
19:07puisqu'il y a les deux meilleurs publics de France,
19:11de football, qui s'affrontent aujourd'hui.
19:12Lille qui affronte Lens.
19:14Un peu plus tôt, il y aura Strasbourg-Nice.
19:16Et puis un autre derby, Brest-Rennes.
19:18Il est breton cette fois.
19:19Vous suivrez tout ça évidemment
19:20à partir de 19h,
19:22on refait le match autour de Florian Gazon
19:24puis RTL Foot avec Cédric Chasseur.
19:27Et dans cette actualité un peu lourde,
19:28je vous propose de finir
19:29avec un monument Philippe Aguillon.
19:31Je vous l'annonce déjà.
19:32Un phénomène culturel pour toute une génération.
19:4045 ans de carrière, la star des enfants des années 80-90.
19:44C'est Dorothée.
19:45Et c'est Dorothée qui chante Candy.
19:47Récréadeux, club Dorothée.
19:49Elle est aujourd'hui et demain au palais des congrès.
19:52C'est une chanteuse qui continue d'ailleurs
19:53à recevoir énormément de témoignages de ses fans.
19:56Absolument.
19:56Et des cinquantiers.
19:57C'est poignant parfois.
19:59Très souvent c'est...
20:00Je n'ai jamais osé vous écrire
20:01mais maintenant je prends la plume.
20:02Mon courage de demain pour vous parler.
20:04Et là, il se confie.
20:05Et il y a toute leur jeunesse,
20:07tout ce qu'ils ont vécu au travers de la télé.
20:10Et là, je peux vous assurer qu'on a des messages
20:12mais à pleurer.
20:14D'émotion bien sûr.
20:16Vous répondez ou pas ?
20:17Ah bah bien sûr.
20:18Ah bah oui.
20:22Dorothée au micro de Laurent Marsig.
20:24Dorothée, 72 ans, qui va partir en tournée ensuite.
20:27Je vous laisse fredonner dans la chanson.
20:29Philippe Aguillon, vous vous écoutez quoi comme musique ?
20:32Plutôt classique ?
20:33Moi j'aime beaucoup la musique classique.
20:34C'est vrai que j'écoute beaucoup les sonates pour piano.
20:37Enfin voilà, je suis un grand amateur de musique classique.
20:40J'aime bien Michel Legrand également, beaucoup.
20:43Et puis j'ai une nostalgie, j'en ferai évidemment.
20:45C'est ma jeunesse quand même.
20:46Bah oui, bah oui.
20:48Philippe Aguillon qui est notre invité dans le journal Inattendu.
20:52Ça se poursuit dans quelques minutes.
20:53Très bon, ça me vient notre écoute.
20:54Qu'est-ce que ça veut dire d'être ensemble si on n'est pas ensemble ?
20:59Bonne journée sur RTL.
21:01Est-ce que ça suffit de s'attendre ?
21:06Le journal Inattendu de Philippe Aguillon.
21:09Avec Martial You sur RTL.
21:12Il est 12h53 sur RTL, un prix Nobel d'économie avec nous.
21:16Et je vais vous parler maintenant d'une philosophe pour commencer.
21:18Parce qu'on va apprendre à connaître notre invité évidemment un peu plus.
21:22Alors n'ayez pas peur en nous écoutant, non parce que je ne vais pas vous faire repasser le bac
21:27ce midi entre la chasse aux oeufs et le gigot d'agneau.
21:29Mais je vais vous raconter une histoire assez incroyable.
21:32Est-ce que vous connaissez la philosophe Amanda Askel ?
21:35Sans doute pas et pourtant vous avez peut-être entendu parler d'elle parce qu'elle a recommandé à l
21:39'entreprise Anthropik et à son intelligence artificielle baptisée Claude
21:44de refuser de travailler avec le Pentagone.
21:46Et pour le coup Sacha du BC, c'est un coup de génie d'Amanda Askel puisque c'est un
21:51énorme coup de pub pour l'entreprise qui a gagné des abonnés grâce à ça.
21:55Vous nous faites son portrait.
21:56Oui, Amanda Askel se bat pour mettre plus de sécurité et d'éthique dans les intelligences artificielles.
22:02La jeune femme de 37 ans, d'origine écossaise, a rejoint Anthropik AI en 2021.
22:08Sa mission, concevoir une sorte de livre blanc, de garde-fous moraux pour l'intelligence artificielle Claude.
22:15Il y a par exemple des lignes rouges à ne pas dépasser comme concevoir un virus ou une bombe.
22:20Claude doit être aussi honnête, ne pas flatter son utilisateur.
22:24Et surtout, le contrôle humain est primordial.
22:26Pas question que la machine prenne la main ou que des décisions soient prises sans un contrôle en amont.
22:31C'est d'ailleurs pour cela qu'Anthropik AI a perdu un contrat de 200 millions de dollars avec le
22:37ministère de la Défense américain.
22:39Anthropik ne veut pas que Claude soit utilisé dans le cadre d'armes autonomes et dans la surveillance de masse
22:44des citoyens américains.
22:45Merci Sacha Dubécé.
22:46Voilà pourquoi je vous en parle.
22:47Parce qu'évidemment, Philippe Aguillon, vous êtes prix Nobel, notamment pour votre connaissance de cette économie qui se fragmente.
22:54La philosophie schumpeterienne, comme on dit, c'est-à-dire la création destructrice et notamment l'intelligence artificielle qui est
23:01l'illustration de ça.
23:03Elle met de la morale, cette philosophe, dans l'intelligence artificielle.
23:07C'est l'avenir, ça, de l'intelligence artificielle ?
23:09Absolument.
23:09Je pense que ça va être...
23:10Et je pense qu'il faut que...
23:11Et pour ça aussi, je pense que l'Europe a un grand avenir, et la France en particulier, dans le
23:16développement de l'intelligence artificielle.
23:17Parce que nous allons mettre de l'éthique et de la morale.
23:19On a plus de morale que les Américains ou les Chinois, c'est ça que vous dites.
23:22Je ne dis pas que « on », mais je pense qu'en Europe, oui, il y a le sens
23:25de le droit, oui, le « rule of law », le respect de l'individu, le respect de la liberté.
23:33Oui, ces valeurs-là, on les défend davantage maintenant en Europe qu'aux Etats-Unis, oui, tout à fait.
23:36Y compris, est-ce qu'on sera plus épargné que les autres par rapport à l'emploi ?
23:39Parce que c'est toujours la peur avec l'intelligence artificielle.
23:41On a vu des chiffres, la COFAS qui a dit que 16,3% des emplois français sont menacés.
23:47Il va y avoir 5 millions de postes en moins dans les 5 millions.
23:49Alors, je voudrais quand même me qualifier un petit peu, parce que je veux aller sur la COFAS, je ne
23:52veux pas du tout aller contre nous.
23:53Moi, j'ai travaillé un petit peu dans le cadre de la commission IA, que j'avais co-présidé avec
23:57Anne Bouvreau.
23:58J'ai beaucoup travaillé avec Simon Bunel, avec Alexandra Roulet, Antonin Bergeau, Xavier Jaramel.
24:03On est tout un groupe d'économistes, on travaille beaucoup sur ces choses-là.
24:06Et c'est vrai qu'un emploi, c'est un ensemble de tâches.
24:09Et les tâches sont plus ou moins substituables par l'IA.
24:13Donc, quand un emploi a beaucoup de tâches substituées par l'IA, on dit, ça y est, l'emploi est
24:15menacé.
24:16Mais ça dépend quel usage de l'IA.
24:18Il faut vraiment qu'une tâche soit très exposée à l'IA, qu'il y ait beaucoup de tâches substituées
24:24par l'IA.
24:24Et c'est l'IA pour certaines fonctions, par exemple administratives, mais pas d'autres fonctions.
24:29Et c'est dans ces cas-là que l'emploi est vraiment menacé.
24:32Donc, là, je crois qu'ils ont gardé surtout les emplois exposés.
24:35Mais en fait, les emplois vraiment menacés, c'est un très petit sous-ensemble des emplois exposés.
24:40Donc, c'est évident qu'il y aura des emplois qui vont disparaître, comme avec toute révolution technologique.
24:45Mais il va y avoir aussi des emplois créés.
24:47Les entreprises qui adoptent l'IA deviennent plus productives, donc plus compétitives.
24:51La demande mondiale pour leurs produits augmente.
24:53Elles embauchent à cause de ça.
24:54Et puis, l'IA, c'est beaucoup de nouvelles idées.
24:56Et ça va créer des emplois.
24:57Donc, il y aura des emplois détruits, des emplois créés.
24:59Je voulais juste, pour ne pas être trop long, il faut un bon système de flexi-sécurité.
25:04Il faut, et là aussi l'Europe a un avantage par rapport aux Etats-Unis.
25:07Il faut que chaque individu puisse faire une transition de l'ancien emploi vers le nouveau.
25:13Et que l'État aide cette transition.
25:16Voilà, je crois que...
25:17On en reparlera peut-être tout à l'heure.
25:18C'est le modèle nordique.
25:19Et c'est le modèle nordique.
25:20Et moi, je suis pour la flexi-sécurité.
25:21Vous êtes au chômage.
25:22Je suis totalement danois.
25:23Pour un nouveau.
25:24Totalement danois.
25:25Philippe Aguillon, danois.
25:26Et avec nous, jusqu'à 13h30, on va faire un crochet par l'intelligence artificielle,
25:32mais aussi par la station-service, parce qu'on va reparler évidemment crise économique
25:36et pompe à essence, juste après le rappel des titres de 13h.
25:42Bon week-end sur RTL.
25:51RTL. Votre radio.
25:55RTL.
25:58RTL, il est 13h01.
26:10Et dans l'actualité, la traque d'un homme, un aviateur de l'armée américaine en Iran.
26:14L'US Army le recherche pour le sauver.
26:16Les Iraniens veulent en faire une prise de guerre.
26:19Son avion a été abattu hier et on sait qu'il a pu s'éjecter.
26:22Depuis, ce pilote est l'homme le plus recherché de la planète.
26:25Ça renforce visiblement la tension sur place.
26:27Les autorités de Téhéran disent que de nouvelles frappes ont visé la centrale nucléaire de Bouchère
26:31et un site pétrochimique.
26:33Tout ça fait monter, bien sûr, les cours du pétrole aux alentours de 110 dollars ce midi.
26:38Mauvaise nouvelle pour les automobilistes, bien sûr.
26:40Et si vous êtes sur la route des vacances ou du week-end pascal en famille, vous allez y penser.
26:43La circulation est assez soutenue.
26:45La journée est classée orange.
26:47Et on attend aussi 2 millions de voyageurs dans les gares.
26:50Dans une heure à peu près, à 14h, Bali Bagayoko, le nouveau maire LFI de Saint-Denis
26:55donne rendez-vous à ses soutiens pour une marche contre le racisme
26:57dont il a été victime depuis son élection.
26:59Il espère 5 à 10 000 personnes.
27:01A Valence, dans la Drôme, un homme a été poignardé à mort.
27:04Près d'un point de deal hier en début de soirée, le suspect s'est rendu à la police.
27:08Et puis en football, le choc des derbys aujourd'hui.
27:11Puisque vous avez Lille-Lens ce soir pour la 28e journée de Ligue 1.
27:14Et puis Brest-Rennes, l'autre rencontre à 17h, c'est Strasbourg-Nice.
27:19La météo, avec un grand classique.
27:22Du soleil pour la moitié sud, même s'il peut rester quelques plaques de grisailles locales
27:26en Auvergne-Rhône-Alpes notamment.
27:28Et puis un ciel plus nuageux au nord.
27:29Les averses, elles sont faibles.
27:31Elles se limiteront au nord-est.
27:33Alors qu'à l'inverse, progressivement, des éclaircies vont revenir sur le nord-ouest
27:36dans un premier temps.
27:37Et puis éclaircies qui gagneront bien sûr au fil des heures le nord,
27:40l'île de France ou encore la région centre.
27:42Le reste des températures, c'est 16 degrés au Guilvinec cet après-midi.
27:4619 à Paris, 21 à Antibes.
27:4925 à Bordeaux.
27:52Le journal inattendu sur RTL.
27:55Avec Philippe Aguillon et Martial You.
27:59On est on the road again.
28:01C'est normal.
28:02On est comme vous.
28:03On est sur la route et on regarde le prix, évidemment, de la pompe à essence.
28:07Philippe Aguillon, prix Nobel d'économie, est encore avec nous pour une demi-heure.
28:11Et cette fois, on va répondre à vos questions,
28:13vous qui nous écoutez sur la situation économique.
28:15Et puis à toutes les idées qui circulent en ce moment, bonnes ou mauvaises, on va voir ça avec lui.
28:19Hier, le gazole, carburant routier le plus utilisé en France, se vendait à 2,28 euros le litre en moyenne.
28:26Et parfois plus cher encore dans un calcul AFP réalisé sur les prix rapportés dans 8500 stations.
28:33Alors, est-ce qu'on va revoir venir les cols roulés lors du prochain hiver ?
28:39On va parler de tout cela.
28:45Pourquoi je vous parle des cols roulés ?
28:47Ça vous paraît surprenant au début de l'été ou en plein printemps.
28:52Mais on a évidemment retrouvé une archive pour commencer cette demi-heure qui n'est pas de 2022-2023,
28:59quand on parlait du col roulé, mais qui est de 1973 lors du grand choc pétrolier de 1973.
29:06Bien sûr.
29:07Et vous allez entendre, Philippe, Madame Mesmer, femme du Premier ministre,
29:11à la fin de l'année de 1973, qui visiblement avait froid à Matignon.
29:17Pour les Français, Pierre Mesmer s'est montré rassurant puisqu'il a promis qu'il y aurait de l'essence
29:21pour les fêtes,
29:22ce qui n'empêche pas Madame Mesmer d'avoir froid à Matignon.
29:25C'est ce qu'elle a avoué à Jean-Michel Bézina.
29:27On pelle de froid à Matignon, c'est épouvantable.
29:30On nous ferme le chauffage tous les soirs à partir de 7h et on a baissé terriblement et moi, j
29:36'en suis malade.
29:37Est-ce que vous prenez toujours la déesse ?
29:39Oh, le plus rarement possible, parce qu'elle usent trop d'essence.
29:42Je prends ma toute petite fiat et je paye moi-même mon essence.
29:45Elle paye elle-même son essence, Madame Mesmer, de la petite fiat.
29:49On est face à une crise de même ampleur, si on regarde de façon globale ce qu'on vit en
29:54ce moment.
29:55Crise des années 70 ou réminiscence de 2022-2023 ?
30:00Oui, je ne sais pas si c'est de la même ampleur.
30:02C'est-à-dire que, quand même une grande différence, c'est que d'abord nous, par exemple la France,
30:05on a quand même un an construit des centrales nucléaires.
30:07Grâce à Monsieur Mesmer, entre autres.
30:09Et grâce à Marcel Boiteux.
30:10Vous savez que j'ai la chance, on m'a fait rentrer à l'Académie des sciences morales et politiques
30:14sur le fauteuil de Marcel Boiteux.
30:17Alors, c'est vrai que Mesmer l'a aidé, mais le grand homme, pour moi, c'est Marcel Boiteux.
30:23C'est à lui qu'on doit que la France ait un parc nucléaire
30:26et qui fait que la France est relativement protégée contre les conséquences
30:31des crises d'augmentation prévues.
30:33On va quand même subir une augmentation d'inflation et une petite baisse de croissance.
30:37Mais on est quand même, par rapport à 1973, bien mieux protégé grâce à Marcel Boiteux.
30:41Et il n'y a pas, évidemment...
30:43Qui a été directeur d'EDF.
30:44Voilà.
30:44Je sais que je veux quand même préciser.
30:45Il faut le retirer, bien sûr.
30:46Mais qui a été aussi un grand économiste mathématicien.
30:48C'est à la fois un grand scientifique et un grand directeur d'EDF.
30:52Et c'est à lui qu'on doit vraiment le parc nucléaire en France.
30:55Et un parc qui fonctionne, aujourd'hui, à la différence de 2022-2023,
30:59où on avait pas mal de centrales qui étaient à l'arrêt,
31:02en plus de la crise qu'on vivait avec l'Ukraine.
31:04Alors, on va explorer, Philippe Aiguion, les pistes qui ont été évoquées
31:07au cours des dernières semaines pour contrer cette montée des prix du carburant.
31:12Il y a des propositions qui peuvent paraître frappées au coin du bon sens,
31:15qui sont peut-être de fausses bonnes idées, vous allez nous le dire.
31:17Proposition, pour commencer, de Xavier Bertrand.
31:19C'est le président de la région Hauts-de-France, candidat à la présidentielle de 2027.
31:23Peut-être, lui, il propose de plafonner les marges.
31:25Déjà, il faut plafonner les prix, et pour ça, il faut plafonner les marges.
31:28Les marges de qui ? De ceux qui ont profité de la situation.
31:30Les pétroliers, très clairement, ils ont augmenté les prix de stock qu'ils avaient déjà.
31:36C'est pas du pétrole qu'on a fait venir, c'est tout simplement ce qu'ils avaient en stock,
31:40ils ont augmenté les prix.
31:41Ça s'appelle un effet d'aubaine, ça s'appelle des profiteurs.
31:44Des profiteurs, Philippe Aiguion, vraiment ceux qui ont...
31:47Parce qu'on est dans une économie ouverte en même temps,
31:50donc bloquer les prix, c'est compliqué peut-être.
31:51Attendez, il y a deux choses différentes.
31:52Plafonnement des marges et blocage des prix, c'est pas la même chose.
31:54Donc, plafonnement des marges, on limite les marges des distributeurs aux raffineurs.
31:57Donc, ça évite des profits exceptionnels perçus comme injustes,
32:00et ça réduit une partie de la hausse des prix.
32:03Donc, voilà.
32:04Vous êtes plutôt d'accord avec ça ?
32:05Xavier Bertrand est un homme de bon sens, pour qui j'ai beaucoup de sympathie,
32:09donc je pense que c'est une proposition intéressante.
32:11Il faut quand même garder en tête que la hausse vient surtout du prix du brut,
32:15et pas tant des marges.
32:17Voilà.
32:17Donc, l'effet, je pense que c'est une mesure qui fait sens,
32:20mais son effet sera modeste.
32:22Donc, je ne pense pas que ce sera...
32:23Ce n'est pas le seul levier, certainement, qu'il faut utiliser.
32:25Ce n'est pas la mesure la plus absurde,
32:27mais je ne pense pas qu'on peut uniquement se reposer là-dessus.
32:29En tout cas, il faudra faire d'autres choses.
32:30Donc, j'ai d'autres réponses que je privilégie.
32:33Voilà.
32:33On va peut-être en évoquer une,
32:34et puis vous en donnerez peut-être d'autres,
32:36parce qu'il y en a une autre qui a été proposée
32:38par l'association 40 millions d'automobilistes.
32:40On prend les archives d'RTL de ces dernières semaines.
32:43Proposition qui est de baisser les taxes,
32:45qui est une idée qui vient du RN aussi.
32:48Écoutez Pierre Chasseret,
32:49qui est donc le porte-parole de 40 millions d'automobilistes.
32:5240 millions d'automobilistes a été,
32:54dès le début, le premier jour de la crise,
32:56en alerte, en demandant la baisse de la fiscalité.
32:59Aujourd'hui, elle est inéluctable.
33:02Nos voisins européens le font.
33:03On n'a plus le choix, il le faut.
33:05On peut jouer sur les taxes ?
33:07Alors, écoutez, c'est vrai qu'avec la hausse du prix du métro,
33:12les revenus de la TVA augmentent.
33:13D'accord ?
33:14Donc, que faire avec ce montant ?
33:16Une chose qui peut être faite,
33:18c'est, on parlait tout à l'heure d'aide,
33:19j'en reviendrai, d'aide ciblée.
33:21Ça peut en partie financer des aides ciblées
33:23aux entreprises et aux ménages.
33:24L'autre, c'est peut-être,
33:26aussi comme le propose le Premier ministre,
33:27d'investir dans l'électrification.
33:28Donc, on peut avoir différentes utilisations
33:31de ce surplus de revenus de TVA.
33:33Voilà.
33:33Donc là, il y a un vrai débat.
33:34Est-ce que ça doit entièrement être ciblé
33:36ou est-ce que ça doit être également
33:38investissement de plus long terme
33:40vers l'électrification ?
33:41Parce qu'il y a le court terme et il y a le long terme.
33:42Mais il ne faut pas arroser tout le monde ?
33:44Voilà.
33:45Pas recommencer ça ?
33:45Non, certainement pas.
33:46S'il y a aide, elle doit être ciblée
33:48sur les ménages vulnérables,
33:49comme j'ai dit tout à l'heure,
33:50et sur les secteurs et entreprises en difficulté.
33:52Ça, certainement.
33:53Donc, il faut des aides ciblées.
33:54Et puis, il y a l'idée
33:55de ce qu'il ne faut pas utiliser en partie
33:56pour électrifier.
33:57Mais le blocage des prix, par exemple,
33:59qui était une autre solution proposée,
34:01c'est-à-dire qu'on empêche
34:02les prix de l'énergie d'augmenter.
34:03Alors, évidemment, à court terme,
34:05on protège le pouvoir d'achat
34:07et on évite une boucle inflationniste
34:09à court terme.
34:10Mais ça crée des pénuries
34:11et des coûts budgétaires
34:12parce qu'on doit compenser
34:13la différence avec des subventions.
34:15Donc, c'est une fausse bonne idée,
34:16le blocage,
34:17le pur blocage des prix.
34:19On n'a pas les moyens.
34:20Voilà.
34:20C'est une fausse bonne idée.
34:21Mais est-ce que vous avez trouvé
34:23que le gouvernement
34:24avait peut-être été
34:25en termes de communication
34:26un peu maladroit
34:27puisqu'on a reconnu cette semaine
34:29270 millions
34:30de surplus fiscal
34:32à la pompe
34:33après, pendant des semaines,
34:34avoir dit
34:35non, pas du tout,
34:35il n'y en a pas ?
34:37C'est au-delà de ma compétence.
34:39Je suis cherchant en économie
34:41et je ne vais pas vous dire
34:42comment le gouvernement
34:43doit communiquer
34:43ou pas communiquer.
34:45Mais c'est vrai que...
34:46Enfin, visiblement,
34:47c'est évident
34:48qu'on sait très bien
34:49qu'il y a eu le quoi qu'il en coûte
34:51pendant le Covid.
34:51On l'a beaucoup reproché
34:52de l'avoir maintenu trop longtemps.
34:54Donc, je ne crois pas
34:55qu'il faille s'inquiéter
34:55que ce gouvernement
34:57va rester sourd
34:58à la nécessité
34:59justement de fournir
35:00des aides
35:00aux ménages
35:01et entreprises
35:03en difficulté.
35:04Alors, l'inquiétude
35:05que l'on lit
35:06dans la presse
35:06qu'on entend
35:07depuis quelques heures,
35:08j'ai envie de dire,
35:09ce n'est pas beaucoup,
35:10pas depuis quelques jours
35:11maximum,
35:12deux, trois jours,
35:13c'est la peur
35:14peut-être un peu irrationnelle,
35:15vous nous direz,
35:15de la pénurie d'essence,
35:16voire de la pénurie
35:17de nourriture parfois.
35:19Et cette semaine,
35:21patron de la grande distribution,
35:22Dominique Schellcher,
35:23le patron de Systému,
35:25a évoqué cette piste-là
35:26en disant
35:26qu'il n'était pas
35:28très rassuré
35:28par rapport à l'évolution
35:29du conflit en Iran.
35:31Moi, ce qui me concerne
35:32directement,
35:33c'est le pétrole,
35:34le prix du baril
35:35et la disponibilité produit.
35:37Il n'y a pas de problème
35:37du tout de disponibilité
35:39aujourd'hui.
35:39Mais dans deux semaines,
35:40il pourrait y en avoir.
35:41Il y aura des impacts
35:42si la disponibilité
35:44et la circulation
35:45des pétroliers, etc.,
35:47ne s'améliorent pas.
35:48Ça, c'est sûr.
35:49Donc, non, les...
35:50Ça veut dire que vous avez peur
35:50concrètement de manquer
35:51d'essence dans vos stations ?
35:53À terme,
35:53si ça dure.
35:55Vous pensez,
35:56Philippe Ayon,
35:56qu'il y a ce risque-là
35:57si le conflit perdure,
36:00qu'on se retrouve
36:00à un moment donné
36:01alors que ce n'est pas
36:01le cas pour l'instant
36:02en situation de pénurie ?
36:03Écoutez,
36:04si ça dure trop longtemps,
36:05oui, il y aura sûrement
36:05des problèmes.
36:06On a d'ailleurs...
36:06Il y a quand même
36:07des réserves pétrolières
36:08et de gaz quand même.
36:10Vous savez qu'on a même
36:10du gaz de schiste.
36:11Alors, je sais que
36:11beaucoup de gens sont contre.
36:12Mais enfin,
36:13on a des réserves de gaz
36:14et des réserves pétrolières.
36:20Mais effectivement,
36:21il ne faut pas souhaiter
36:22que le conflit dure trop longtemps.
36:24Et moi,
36:25je pense qu'il ne va pas durer
36:26trop longtemps
36:26parce que je pense
36:27que M. Trump,
36:28là, il est quasiment
36:29face au mur.
36:30Oui, il n'a pas intérêt.
36:31Il a des élections en plus.
36:32Là, il est parti pour les perdre.
36:34Et tout à l'heure,
36:35on entendait
36:36Pierre Chasseret
36:37qui disait
36:37nos voisins,
36:38de toute façon,
36:39font déjà des gestes
36:40sur le prix à la pompe.
36:42On va devoir le faire aussi.
36:43Vous, vous êtes
36:44un Européen convaincu.
36:45Absolue.
36:46En disant que la solution
36:47vient de l'Europe
36:48pour plein de problématiques.
36:49là, il faut qu'on tire groupé
36:51sur cette situation
36:52où chacun risque
36:54de se partager.
36:54Je crois qu'il y a
36:55différents indices
36:56qui montent.
36:56On parlait du nucléaire.
36:57Je pense que l'Europe
36:58doit se prendre en main.
36:59C'est-à-dire
36:59sur son approvisionnement énergétique,
37:02ses chaînes de valeur.
37:04Voilà,
37:04l'Europe doit se prendre en main.
37:05Elle doit considérer
37:06qu'elle n'est plus
37:06sous le parapluie américain
37:09et qu'elle doit
37:10elle-même décider
37:10de son avenir.
37:12Mais elle a des atouts
37:13formidables pour le faire.
37:14On a parlé tout à l'heure
37:15de son système social.
37:17On en parlera tout à l'heure.
37:19On a des scientifiques
37:20formidables.
37:21Yann Lequin
37:22qui quitte Méta
37:23pour venir en France
37:24développer la prochaine
37:25révolution.
37:26Et puis on a d'autres
37:27licornes dans le domaine.
37:29On a des atouts
37:32multiples.
37:33On a cet attachement
37:34à la liberté,
37:35à la démocratie.
37:36On a ce souci du climat.
37:39On a un modèle social.
37:40On a beaucoup de choses.
37:41et donc il faut que
37:43les pays européens,
37:44en tout cas les pays clés,
37:46se mettent ensemble
37:49et planifient l'avenir.
37:50Ces crises vont peut-être
37:51relancer...
37:51D'où l'importance
37:52que nous ayons
37:52un gouvernement responsable
37:53dans un an.
37:54Faites attention.
37:55Parce que les Allemands
37:56ont très peur
37:56qu'il y ait des gens
37:58irresponsables
37:58à la tête du pays
37:59dans un an.
38:00Donc il faut s'assurer
38:00que ça n'arrivera pas.
38:02Message reçu,
38:03Philippe Aguillon.
38:03Il est 13h13.
38:04On marque une nouvelle pause
38:05et puis on continue.
38:06Alors cette fois,
38:07on va répondre
38:07à vos interrogations,
38:08à vos questions,
38:09celles que vous avez laissées
38:10sur l'application RTL
38:12depuis 24h.
38:17Merci d'écouter RTL.
38:36Il est 13h16 sur RTL
38:39et on change un peu les règles
38:40puisque là,
38:40c'est notre invité
38:41qui vous répond,
38:42qui répond à vos remarques,
38:44à vos questions.
38:45Philippe Aguillon,
38:45nos auditeurs ont laissé
38:46donc des interrogations,
38:48des questions,
38:48des témoignages.
38:49On va commencer
38:50avec Véronique
38:51qui habite Le Mans.
38:53Je suis femme de ménage.
38:55Je fais environ
38:5650 km par jour.
38:57Avant,
38:58pour ma semaine,
38:59j'avais une consommation
39:00entre 50 et 55 euros
39:03environ
39:03pour une voiture diesel.
39:05Je suis passée
39:05à plus de 80 euros
39:06par semaine.
39:07Alors j'aimerais bien savoir
39:08quelles solutions
39:09pouvez-vous nous apporter
39:11pour qu'on ait des aides
39:13ou des plans
39:14un plan moins cher,
39:15je ne sais pas,
39:15car je ne vais plus pouvoir
39:16me déplacer
39:17sur une telle distance.
39:18Je vais d'ailleurs
39:19recommencer à prévenir
39:20mes employeurs.
39:21Ça, c'est vraiment le risque.
39:22Véronique a dit
39:23que je vais devoir
39:24arrêter de travailler.
39:25Là, il y a des risques
39:26d'avoir une croissance
39:27qui s'arrête
39:27à cause de ce genre de choses.
39:29Oui, moi, je pense beaucoup
39:30à des solutions
39:30de type chèque énergie
39:32immédiatement.
39:32C'est-à-dire que cette personne
39:33immédiatement puisse
39:35ne pas avoir à payer
39:36ce surplus
39:37et que l'État
39:38prenne ça en charge.
39:39Vous avez l'oreille
39:39des membres.
39:41Non, je ne sais pas
39:42de qui j'ai l'oreille.
39:43Je ne sais pas du tout.
39:44J'ai l'oreille
39:44peut-être de sorte
39:45des auditeurs,
39:46mais je n'en ai pas.
39:47Mais moi, évidemment,
39:49cette femme a été admirable
39:50et évidemment,
39:52il faut la protéger
39:54contre les effets
39:55de cette crise.
39:56Absolument.
39:57Comme au moment du Covid.
39:59Voilà, que M. Lecornu
40:00nous entende.
40:00C'est vrai que c'était
40:01les premières lignes en plus
40:02avec les femmes de ménage.
40:03On a également Jean-Michel.
40:05Lui, il dirige
40:05une entreprise de livraison.
40:07Donc évidemment,
40:07il est concerné.
40:09Vous donnez vos ressentiments.
40:10Je pense que le gouvernement
40:11fait un très, très vrai calcul.
40:13Je fais du commerce avant tout
40:14et je livre le matériel.
40:16et ce matériel,
40:17il faut bien l'acheminer
40:19et ça me coûte environ,
40:21on va dire,
40:2225 000 euros par camion
40:23de plus
40:24que ce que ça me coûtait
40:26apparemment
40:26avant cette crise pétrolière.
40:29Donc moi,
40:3075 000 euros
40:30pour trois camions,
40:32c'est plus que ma marge nette.
40:34Donc je vais mettre
40:34la société en sommeil
40:35pour éviter
40:36le perte de l'argent
40:37et puis on verra plus d'un temps.
40:39Tout ça sera calmé.
40:41Voilà.
40:41Voilà, Jean-Michel.
40:42C'est pareil.
40:43Même réponse.
40:44Les secteurs très exposés,
40:45transport,
40:46agriculture,
40:47évidemment,
40:48il faut aider ces secteurs.
40:49Alors il y a déjà des messages
40:50qui ont été envoyés
40:51par le gouvernement,
40:51d'aide, effectivement.
40:52Il faut sans hésiter,
40:53dire voilà,
40:54on est là pour vous protéger
40:55et vous aider.
40:56Vous pensez qu'on a eu
40:5769 000 faillites
40:59ou défaillances
41:00l'année dernière.
41:01Ça risque d'être pire
41:02cette année ?
41:03Écoutez, voilà,
41:04il faut s'assurer.
41:05Vous savez,
41:06aujourd'hui,
41:06il y a des entreprises,
41:07il y a des faillites dues
41:08à ça,
41:08à des chocs
41:09et donc ça,
41:09il faut protéger
41:10et en même temps,
41:11il y a,
41:11d'une manière générale,
41:13des faillites.
41:13Il ne faut pas empêcher
41:13toute faillite.
41:14Il y a le processus
41:15de destruction créatrice.
41:16Il y a,
41:17même dans une économie
41:18sans choc pétrolier,
41:20il y a des entreprises
41:21qui disparaissent
41:22et des entreprises
41:22qui sont créées.
41:23Donc l'idée n'est pas de dire
41:24qu'il n'y aura plus jamais
41:25aucune faillite
41:25mais c'est qu'il faut certainement
41:28des entreprises comme celle-ci
41:29qui font face à des chocs,
41:34Il faut un gouvernement protecteur.
41:37Le gouvernement est là
41:37pour à la fois inciter
41:39à l'innovation
41:40et protéger.
41:40Vous voyez,
41:41moi je crois beaucoup
41:41dans combiner l'innovation
41:43et la protection
41:44et il y en a certains
41:44qui pensent que pour être
41:45plus innovant,
41:46il faut être moins protecteur.
41:47Je n'ai jamais cru que cela.
41:48C'est pour ça que je suis
41:49très scandinave.
41:50Encore une fois,
41:51Nicolas qui nous laisse
41:53une remarque également.
41:54Nicolas de la plus belle
41:55ville du monde,
41:56bien sûr,
41:56Angers et l'obsession
41:58des taxes.
41:59Je vous appelle
42:00par rapport au prix du carburant.
42:01Je dis stop.
42:02Stop à l'État
42:03qui nous vole.
42:0447,34% de taxes
42:07sur chaque litre d'essence.
42:08Quand le carburant
42:09était à 1,50€ le litre,
42:11il prenait à peu près
42:1175 centimes
42:12par litre de carburant.
42:14Maintenant que le carburant
42:15est à plus de 2€,
42:16il prend toujours
42:17pratiquement 50%,
42:18donc il prend 1€.
42:20A chaque fois qu'on fait
42:21un plein de 40 litres,
42:22c'est 10€ supplémentaires
42:24que l'on donne à l'État.
42:25L'État n'a qu'à garder
42:26ce qu'il gagnait auparavant.
42:28S'il gagnait 75 centimes
42:29comme auparavant,
42:31ça nous baisserait
42:31de 25 centimes
42:32chaque litre de carburant.
42:34Et ça nous coûterait
42:3510€ de moins
42:36par plein.
42:37Philippe Aiguillon,
42:39Nicolas,
42:39il est porte-parole
42:40de beaucoup de nos auditeurs.
42:42Ce genre de message,
42:43on l'a quasiment
42:43tous les jours.
42:44Alors, effectivement,
42:45on peut dire qu'on garde
42:47et l'État redonne,
42:49on réduit la TVA sur les carburants.
42:53L'autre chose,
42:54c'est de dire
42:55qu'on cible vers les ménages
42:59ou les entreprises
43:00plus vulnérables
43:01et puis le surplus
43:02de revenus de TVA
43:03est ciblé.
43:04Donc, on utilise
43:05une partie de ce surplus
43:06pour aider les plus vulnérables
43:08et pour investir
43:09dans l'électrification,
43:11par exemple.
43:11Ça, c'est le bon plan pour vous ?
43:12C'est de regarder l'avenir ?
43:13Moi, j'aurais regardé l'avenir.
43:17Mais en tout cas,
43:18c'est évident
43:19qu'il faut que l'État
43:20dise exactement
43:21l'usage qu'il va faire
43:22de ce surplus
43:23de revenus fiscaux.
43:24Si je résume
43:25ce qu'on se dit
43:25depuis tout à l'heure,
43:26est-ce que vous espérez,
43:28Philippe Aiguillon,
43:28que finalement,
43:28ces crises successives
43:30aident à faire
43:31une prise de conscience
43:32de la classe politique
43:33sur les grands enjeux
43:35d'avenir
43:36qu'il faut mettre en avant ?
43:37Je pense que ça fait
43:37prendre conscience
43:38qu'il faut vraiment
43:39devenir de moins en moins
43:40indépendant du pétrole.
43:41Je pense que
43:43quand il y a eu
43:43certains partis,
43:44je ne veux pas mentionner,
43:45qui ont dit
43:45qu'il fallait stopper le nucléaire,
43:47c'était totalement irresponsable.
43:49J'ai écrit récemment
43:50une tribune
43:51avec mon collègue
43:52Marc Fondcave,
43:53plus que jamais,
43:54ceux qui ont dit
43:55qu'ils ont fait
43:55le choix du nucléaire,
43:56c'était un très bon choix,
43:57et il faut le renouvelable également.
43:58Il faut le nucléaire
43:59et le renouvelable,
44:00et donc,
44:01il faut absolument
44:03poursuivre
44:04le défi
44:04de la transition énergétique,
44:06plus que jamais.
44:08Et la France
44:08est en meilleure posture
44:09que l'Allemagne
44:09et beaucoup d'autres voisins
44:10européens
44:11qui n'ont pas
44:13poussé la filière nucléaire.
44:14Mais nous,
44:14à un certain moment,
44:14on avait vacillé,
44:15vous vous souvenez,
44:16on avait hésité,
44:17on a pris du retard.
44:18Maintenant,
44:18on le paye très cher
44:19d'avoir pris du retard.
44:20Il fallait aller plein pot
44:22sur le nucléaire
44:23et le renouvelable.
44:24Et d'ailleurs,
44:24la présidente
44:24de la Commission européenne
44:25va dans votre sens,
44:26Philippe Aguillon,
44:27puisqu'elle a reconnu
44:27que ça avait été
44:27une erreur stratégique
44:28de laisser tomber
44:30le nucléaire.
44:31On marque une dernière pause
44:32et puis on prendra
44:34les quelques derniers mots
44:35avant de se quitter,
44:36Philippe Aguillon.
44:37Il est 13h22.
44:38Cette émission vous plaît ?
44:39Abonnez-vous au podcast
44:40sur l'appli RTL.
44:448 avril au cinéma
44:45avec RTL.
44:47Le journal inattendu
44:48de Philippe Aguillon
44:50avec Martial You
44:51sur RTL.
44:52Nous sommes obligés
44:53de l'acheter à d'autres.
44:55Cher.
44:56Trop cher.
44:57C'est notre richesse
44:58qui s'en va
44:59et notre façon de vivre
45:00qui est menacée.
45:01En France,
45:02on n'a pas de pétrole.
45:04Mais on a des idées.
45:08On essaie d'avoir des idées
45:09avec Philippe Aguillon
45:11ce midi dans le journal
45:12inattendu.
45:13On s'approche
45:13de la fin de ce rendez-vous,
45:15Philippe.
45:15Alors,
45:15ça va être très chic.
45:17Je vous propose
45:18un autre prix Nobel
45:19pour terminer avec nous.
45:20Un autre prix Nobel d'économie.
45:21Le pape du libre-échange
45:22et de la mondialisation.
45:24Milton Friedman,
45:25prix Nobel 1974.
45:27Je vous fais écouter
45:27comment il expliquait
45:28le monde économique
45:29en 1980
45:30à travers un simple crayon
45:31à papier.
45:32Puis on se demandera ensuite
45:33si les choses ont
45:33beaucoup changé depuis.
45:38Regardez ce crayon à papier.
45:39Il ne pourrait pas être fabriqué
45:41par une seule personne
45:42dans le monde.
45:42Le bois,
45:43il est fait
45:44vers un arbre
45:44abattu dans l'état
45:45de Washington.
45:47Pour le couper,
45:48il a fallu une scie
45:49pour faire la scie.
45:50Il a fallu de l'acier
45:51qui vient d'une mine
45:52à l'autre bout du monde.
45:55Des milliers de personnes
45:56ont collaboré
45:57pour fabriquer ce crayon.
45:59des gens qui ne parlent
46:00pas la même langue
46:01n'ont pas la même religion
46:02et se détesteraient peut-être
46:04s'ils se rencontraient.
46:05C'est pour cela
46:06que le libre-échange
46:07favorise finalement
46:08l'harmonie et la paix.
46:12C'est presque de la philosophie,
46:14Philippe Baguio,
46:14pour terminer.
46:15Mais est-ce qu'on a changé d'époque ?
46:17Je vais réagir.
46:18Effectivement,
46:19le commerce,
46:20ça fait qu'on paye
46:21les produits moins chers
46:22parce qu'il y a
46:23une chaîne de valeur.
46:24Il y a différents maillons.
46:25Et l'idée est de dire
46:26produisons chaque maillon
46:27là où c'est le moins cher
46:28à produire.
46:28Et donc,
46:29vous savez que
46:29pour notre pouvoir d'achat,
46:31c'est bon
46:31parce qu'on peut avoir
46:32des biens
46:34qui coûtent beaucoup moins cher
46:35parce que chaque composante
46:37a été produite
46:37là où c'est le moins cher.
46:39Mais en fait,
46:40ce qui se passe,
46:41c'est qu'on est maintenant
46:42dans un monde
46:43où la résilience
46:44devient le principe
46:47directeur des chaînes de valeur.
46:48Avant,
46:48c'était de dire
46:49je crée ma chaîne
46:50en voyant où c'est le moins cher
46:51de créer chaque maillon.
46:52Mais maintenant,
46:53il y a le problème
46:53qu'il y a des maillons
46:54qui ne sont pas fiables.
46:56Les Etats-Unis,
46:56la Chine,
46:57peut-être qu'on ne peut pas
46:58compter sur eux
46:58autant qu'avant.
46:59Et c'est Marc Carnet
47:00à Davos.
47:01C'est-à-dire que maintenant,
47:02on doit recomposer
47:03les chaînes de valeur
47:04pour être sûr
47:04qu'on est approvisionné.
47:06C'est-à-dire qu'il était
47:06le Premier ministre canadien.
47:08C'est-à-dire qu'il faut recomposer.
47:10Il faut que les pays
47:11se mettent différemment
47:12et surtout ceux
47:13qui ont confiance
47:14de pouvoir rester ensemble.
47:15Et qu'il y ait
47:16les pays
47:17qui ne sont pas
47:17les Etats-Unis
47:18et la Chine,
47:18certains pays
47:19comme le Canada,
47:20les pays européens,
47:21d'autres pays
47:22qui disent
47:22nous, entre nous,
47:27les perdants et les gagnants.
47:28Voyez le problème du commerce.
47:29Le libre commerce,
47:30ça nous a permis
47:32d'accéder à toute une série
47:33de biens de consommation
47:34beaucoup moins chers.
47:35Mais d'un autre côté,
47:37la libéralisation du commerce
47:38ça fait des gagnants
47:39et des perdants
47:39dans nos pays.
47:40Et si les perdants
47:42ne sont pas compensés,
47:43ça fait monter le populisme.
47:44Et qu'est-ce qui s'est passé ?
47:45Trump est venu de quoi ?
47:47Il est venu que
47:49l'ouverture au commerce
47:50pleinement
47:51et l'irruption de la Chine
47:52sur le marché mondial
47:53sans protection,
47:55ça fait qu'il y a eu
47:56beaucoup de perdants
47:56aux Etats-Unis,
47:58notamment des blancs,
47:59des...
48:00Les petits cols bleus,
48:02les ouvriers,
48:03voilà, blancs.
48:04C'est devenu
48:05l'électorat de Trump.
48:07Et le problème,
48:07c'est que
48:08s'il n'y a pas
48:09un bon système social,
48:10je reviens
48:10à ma flexi-sécurité.
48:11Parce qu'il y a ce risque-là ?
48:12Je reviens
48:12à ma flexi-sécurité.
48:13Vous voyez,
48:14la différence,
48:14c'est que dans les pays
48:15scandinaves ou réinants
48:16ou nous-mêmes
48:16avec notre bonne aile sociale,
48:17on peut avoir
48:19de l'ouverture au commerce
48:21en protégeant
48:21les perdants davantage.
48:23Et donc,
48:24on a moins de chance
48:26de générer
48:27des gouvernements populistes.
48:29On va voir ce qui se passe
48:30dans un an chez nous.
48:31Vous avez appelé
48:31à la prudence.
48:32La messe n'est pas encore dite.
48:33Mais on sait très clairement
48:35qu'aux Etats-Unis,
48:35Trump s'est venu
48:36du fait que les perdants
48:37n'ont pas été protégés
48:38aux Etats-Unis
48:39contre les conséquences
48:40de la libéralisation du commerce.
48:41Donc, il faudra y penser
48:42en votant l'année prochaine.
48:43Et puis, voilà.
48:44Et avoir un bon modèle social
48:46pour la libéralisation du commerce.
48:47Ça va de pair
48:48avec des bonnes institutions.
48:49Avec des bonnes institutions,
48:51je suis pour le libre-échange.
48:53Merci beaucoup,
48:54Philippe Aguillon,
48:55d'avoir passé cette heure
48:56en notre compagnie.
48:57On va souhaiter
48:57à ceux qui nous écoutent
48:58sur la route
48:58de la patience,
48:59de la prudence aussi
49:01et de très belles fêtes
49:02de Pâques, bien sûr,
49:03en famille.
49:03L'émission a été réalisée
49:04par Ilka Issaka.
49:05La préparation,
49:06Marie-Caroline Mandon.
49:07Les archives étaient sélectionnées
49:08par Virginie Millon.
49:10Bonne fin de journée
49:10sur RTL.
49:11et sur RTL.
49:12Et sur RTL.
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