Passer au playerPasser au contenu principal
[#Reportage] Code de la nationalité : que faut-il attendre d’un Parlement de ‘’béni-oui-oui ?’’

́
📲 066441717 📞 011775663

📬 contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦
⏱️̀ ’ ’.
̀ ̂ ́.

#GMT
#Gabon

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Simulacre, perte de temps, rien à espérer.
00:03Ce sont des réactions qui animent la toile et qui traduisent le scepticisme des populations
00:08après l'annonce de l'examen parlementaire de l'ordonnance numéro 0004-PR-2026 portant code de la nationalité.
00:18Derrière ces formules lapidaires se lit une défiance croissante à l'égard des institutions
00:21perçues comme déconnectées des préoccupations des administrés.
00:25La controverse entourant ce texte ne tient pas seulement à son contenu, mais aussi aux conditions de son élaboration.
00:32Beaucoup critiquent le mécanisme UGT qui favorise une adoption rapide sans débat public ni inclusion des voix critiques.
00:38Dans ce contexte, l'intervention annoncée du Parlement apparaît moins comme une garantie démocratique
00:43que comme une formalité institutionnelle, toute chose qui renforce l'idée d'un processus déjà verrouillé.
00:49A l'instar de nombreuses décisions prises sous la transition, cette réforme a surpris par sa précipitation
00:54et l'absence de concertation.
00:56Mais au-delà de la méthode, c'est la capacité même du Parlement à jouer son rôle qui est en
01:00question.
01:01Dominé par le parti présidentiel tend à l'Assemblée nationale qu'au Sénat, il peine à incarner un véritable contrepoids.
01:09Les rares voix dissidentes disposent d'un espace d'expression limité insuffisant pour impulser des amendements de fond.
01:15Dans ces conditions, l'examen du texte suscite peu d'espoir.
01:19Comment attendre d'une institution structurellement alignée sur l'exécutif qu'elle s'en émancipe soudainement ?
01:25Cette dépendance alimente l'idée d'un Parlement réduit à enteriner des décisions déjà prises.
01:30Les dispositions les plus controversées du texte illustrent pourtant l'urgence d'un débat sans filtre ni complaisance.
01:36L'article 58, en excluant les naturalisés de première génération de certaines fonctions,
01:41introduit une rupture d'égalité difficilement justifiable dans un État moderne.
01:46L'article 64, quant à lui, ouvre la voie à des interprétations extensives pouvant transformer la nationalité en instrument de
01:52pression politique.
01:53La possibilité pour l'exécutif de déchoir un citoyen de sa nationalité par décret soulève des inquiétudes quant au respect
01:59des libertés fondamentales.
02:01Face à ces enjeux, le silence ou la passivité parlementaire apparaîtraient comme une défaillance
02:06et non un renoncement à défendre les principes de l'État de droit.
02:09Il revient ainsi au Parlement de démontrer qu'il peut s'affranchir de la tutelle de l'exécutif
02:14et exercer pleinement sa mission de contrôle et de libération.
02:17Sans sursaut, il risque de confirmer son image de simple chambre d'enregistrement,
02:22incapable de porter les attentes des citoyens qui l'ont élu.
02:25Une prise de position courageuse fondée sur l'intérêt général et le respect des principes démocratiques
02:30pourrait amorcer une reconquête de la confiance citoyenne.
02:33Loin de concerner ce seul texte, l'enjeu touche à la vitalité même de la démocratie gabonaise.
Commentaires

Recommandations