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  • il y a 3 heures
Les prix à la pompe ne cessent de grimper, vous le voyez tous les jours dans vos stations-services. Les Français font face à une crise énergétique sans précédent pour ce qui est de l'essence. Tout le monde est impacté, mais plus encore, c'est ce que révèle un sondage de l'Institut Montaigne, si vous habitez dans les campagnes, loin des centres urbains. Illustration à Amblainville dans l'Oise, où s'est rendu Vincent Serrano pour RTL.
Regardez RTL Événement avec Vincent Serrano du 02 avril 2026.

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Transcription
00:02Nous ne sommes pas tous égaux face à la crise des carburants.
00:05Écoutez bien ce chiffre révélé par l'Institut Montaigne.
00:08Les deux tiers des ruraux sont très impactés par la hausse des prix
00:11quand à peine un citadin sur deux en souffre vraiment.
00:14Bonjour Vincent Serrano.
00:15Bonjour Thomas, bonjour à tous.
00:17Ce matin, Vincent, et c'est notre événement sur RTL,
00:19vous avez choisi d'aller sonder les campagnes qui tirent la langue à la pompe.
00:22Vous êtes donc rendu à Emblinville, c'est dans l'Oise,
00:25une commune, un territoire comme il en existe des milliers,
00:28loin de tout et où les choses sont simples, on ne peut pas vivre sans sa voiture.
00:32Oui, où l'on se tient surtout au courant tous les jours
00:35de l'évolution des prix dans les stations-services du coin.
00:37C'est Jean-Christophe qui s'y colle ce matin.
00:40Avant de partir au travail, il est écouté religieusement par ses amis sur la place du village.
00:45Le gasoil, oui, là, ça pique.
00:46Moi, je passe devant Carrefour où elle était à 2,35,
00:49au champ de 21, Total, 2,09.
00:53J'ai voulu prendre de l'essence ce matin chez Total, 999, 999.
00:58Il n'en a plus.
00:58Il en faut vraiment qu'il fasse quelque chose parce que là, on fait déjà de la route
01:01pour pouvoir prendre de l'essence.
01:02Où est-ce qu'on va aller chercher de l'essence ?
01:04Quand on n'en aura plus, on ne roule plus, c'est fini, on ne bouge plus.
01:06Vous êtes en Picardie, vous êtes à la campagne,
01:08puis selon l'endroit où vous travaillez.
01:10Après, il faut partir prendre le train dans le Val-d'Oise pour être sur Saint-Lazare, par exemple.
01:14C'est votre cas, vous travaillez à Paris combien de kilomètres jusqu'à la gare ?
01:17Donc 25, 50.
01:19Par jour, juste pour aller travailler à Paris ?
01:21Et pour prendre le train après.
01:22J'ai fait le plein du 3008, le plein, il me restait un quart, 100 balles.
01:25Il faut vraiment qu'il fasse quelque chose parce que là,
01:27tout le monde va être impacté avec les coûts de transport.
01:29Mais là, il n'y a pas de télétravail ici ?
01:31Non, non, ah ben non, ici, il n'y a même pas un guichet pour retirer de l'argent.
01:34Et puis pour faire les courses, ce n'est pas à côté.
01:36Ah non, il y a l'obligation de prendre un véhicule.
01:38On sent, pardon, je me rapproche, merci.
01:40Votre prénom ?
01:40Marcel.
01:41Marcel, ce que vient de dire Jean-Christophe, ça parle ?
01:43On ne peut pas être sans voiture.
01:44Pas dans les campagnes comme nous, ce n'est pas possible.
01:46On n'a pas de erreur, on n'a pas de car, on n'a rien du tout ici.
01:49S'il y avait vraiment des moyens de transport, on prendrait un peu moins la voiture,
01:52mais sinon, on n'a pas le choix.
01:53Qu'est-ce que vous voulez qu'on prenne ?
01:54Un métro ?
01:55Oui, on va chercher un métro en Blainville.
01:56Oui, tiens, c'est l'original.
01:57On arrive encore à en rire ici, un peu jaune quand même.
02:01Jean-Christophe a vu son budget essence passer de 250 à 340 euros par mois.
02:07En effet, il y a de quoi rire jaune.
02:08Et on entend, Vincent, cette impuissance chez ces automobilistes.
02:11C'est presque même de la résignation.
02:13Ce que finit par me dire, clairement, Angélique, avant de pouvoir se servir à la station essence,
02:17la moins chère du coin, prise d'assaut, même si ça passe à 3 euros le litre,
02:21on devra quand même faire le plein.
02:23On va faire crédit maintenant pour pouvoir aller bosser.
02:2540 kilomètres jusqu'à son boulot.
02:28Est-ce que ça vaut le coup d'aller travailler ?
02:29Parce qu'on va payer plus cher que ce qu'on va gagner, en fait.
02:33Je me sens un peu dépité au volant.
02:34Ça fait combien de temps que vous attendez de pouvoir vous servir ?
02:3640 minutes, c'est énorme.
02:38Les collèges, lycées, universités sont loin d'ici.
02:40Et pour les parents, comme Edeline, une voiture derrière,
02:43il est hors de question de pénaliser les enfants.
02:45Pour les plus petites de 5 et 6 ans, de déposer à l'école du village,
02:48on essaye du coup de faire les trajets à pied.
02:50Par contre, j'ai une grande en études sur Beauvais.
02:523, 4 allers-retours par semaine.
02:54Exactement. 35 minutes, on est à trentaine de kilomètres.
02:57C'est un budget, donc on essaye de faire autrement, de trouver.
02:59Des fois, je fais du covoiturage aussi avec ma voisine.
03:01On ne faisait jamais avant.
03:02Il y a à cette station-service une file d'attente d'une vingtaine de véhicules
03:06qui ne diminuent jamais.
03:07Benoît habite juste à côté.
03:09Ah non, ça c'est toute la journée.
03:10Parce que c'est une station totale avec les prix qui sont bloqués
03:13et que les autres stations autour sont plus chères.
03:14À minuit, il y avait la queue avec les gendarmes qui disaient la circulation.
03:17Les automobilistes stressés à l'idée de ne pas avoir assez d'essence dans le réservoir
03:21pour se rendre simplement au travail.
03:24Merci beaucoup Vincent Serrano.
03:26Et pour le remplir ce réservoir, chacun cherche les bonnes astuces.
03:29Ça consistait pour les frontaliers que la Belgique allait faire le plein
03:32de l'autre côté de la frontière.
03:33Sauf que la Voix du Nord nous apprend ce matin que faire son plein en Belgique,
03:36c'est la fin d'un bon plan puisque là-bas, les prix des carburants ont rattrapé.
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