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250 personnes ont manifesté dans les rues du Mans (Sarthe) pour protester contre les 42 fermetures de classes en Sarthe. Les enseignants craignent un manque accru de moyens.

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Transcription
00:00Et en fait, c'est plus facile si les gens ils marchent à l'accord.
00:04Là, j'ai l'air de passer par exemple.
00:06... démographique pour imposer une suppression d'emplois.
00:10Cet argument n'est pas entendable.
00:15... journée de direction par semaine cette année,
00:18et va en avoir plus que 12 journées l'an prochain.
00:24C'est autant de travail de direction, avec moins de temps pour le faire.
00:29C'est plus de temps en classe, donc plus de préparation, plus de correction.
00:33Et puis, moins de temps pour aider les collègues à gérer les problématiques dans leur classe.
00:40Les élèves qui débordent, qui sont en crise parce que ça arrive.
00:45Moins de temps pour tout le monde en fait.
00:47Même si on reconnaît qu'il y a une baisse démographique,
00:51il n'empêche qu'on ne veut pas de fermeture dans n'importe quelle école
00:55et qu'on souhaite avoir, même si on a moins d'élèves, mieux d'école.
01:00Ça veut dire potentiellement garder des enseignants, des adultes en plus dans les écoles,
01:06parce qu'il y en a besoin.
01:07On voit qu'il y a beaucoup d'élèves avec des problématiques difficiles,
01:14qu'on a partout des élèves qui éprouvent le cadre aussi,
01:17et qu'il faut évidemment gérer au quotidien.
01:20Donc, on a des collègues qui sont épuisés, en tout cas dans plein plein d'établissements.
01:26Et donc, le fait de supprimer des classes, c'est aussi...
01:32Déjà, ça en dit long sur le projet pour l'éducation,
01:37pour nos futurs citoyens et citoyennes,
01:39parce qu'on ne les met pas dans des bonnes conditions non plus d'apprentissage.
01:42Et puis, on fatigue les personnels, on a des conditions de travail qui sont dégradées.
01:48Et en fait, il y en a marre, parce que ça fait des années et des années que ça dure.
01:54Et c'est toujours le même projet.
01:56Donc, il est grand temps, en fait, que tous les collègues nous rejoignent aussi dans la rue,
02:02parce qu'il faut qu'on se bouge pour notre métier, pour nos élèves et pour les familles aussi,
02:07si on veut faire notre boulot correctement jusqu'au bout.
02:11On sait que la société va mal, donc l'école va mal,
02:14et qu'on persiste à supprimer des postes, à enlever des enseignants dans les classes,
02:19des enseignants spécialisés et des enseignantes.
02:23En fait, on ne règle rien du tout.
02:25Au contraire, on creuse encore plus les inégalités.
02:32Donc, voilà, la colère, en fait.
02:34Et puis, pour notre métier, qui n'est pas de moins en moins reconnu,
02:38et qui nous prenne pour des pions.
02:42Voilà.
02:43... de moyens.
02:44Et effectivement, je pense que les 4 000 postes supprimés dans l'éducation nationale,
02:50elle va être très prochaine.
02:51...
02:54Au collège, là, concrètement, la perte d'une division,
02:58ça entraîne la perte de plus de 40 heures postes.
03:02et ce qui va entraîner la suppression de deux postes,
03:06un en lettres et un en mathématiques.
03:09Le gel d'un poste de sciences physiques aussi.
03:12Donc, c'est trois postes qui vont disparaître.
03:14Mais concrètement, pour les élèves,
03:15c'est une moyenne de 28 élèves par classe.
03:19Alors, ça fait 29, un peu plus de 29 en 3e.
03:21On est à presque 28 en 6e.
03:26Et plus de 28 en 5e.
03:29Voilà.
03:295e et 4e.
03:30Donc, des effectifs extrêmement chargés.
03:32Et finalement, une dégradation très forte des conditions d'enseignement
03:36et d'apprentissage pour les élèves.
03:38La conséquence, c'est que des effectifs chargés
03:41et puis la disparition de la possibilité d'avoir des enseignements en groupe,
03:46comme ça se faisait en langue, par exemple,
03:48comme ça se fait en maths ou comme ça s'est fait en français.
03:52Jusqu'à présent, on n'a plus de moyens pour permettre aux élèves
03:56d'être mieux accompagnés, mieux aidés, mieux à l'écoute de leurs besoins.
04:00Pour les enseignants, c'est surtout un effectif plus chargé.
04:04Et quand on a 30 élèves dans une classe,
04:07c'est difficile de les aider individuellement.
04:09Alors que si on n'en a que 25,
04:11ou que même on bénéficie d'un groupe de 15,
04:14on peut travailler dans de bien meilleures conditions
04:17et puis on peut aller aider les élèves.
04:19Ce qu'on ne peut pas faire à 30.
04:20Le sentiment, c'est que le collège Berthelot,
04:23on ne l'écoute pas vraiment,
04:25qu'il y a un sentiment d'injustice
04:29parce qu'on a besoin de pouvoir travailler correctement
04:32et finalement, on n'est pas entendus.
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