00:00Il y a un discours Trump qui prétend qu'il y a une négociation qui n'existe pas
00:06et qui, en même temps, envoie plus de 50 000 marines, des fusillés marins dans la région.
00:11Donc on est au bord d'une décision soit d'escalader, soit de se retirer.
00:16Se retirer serait, à mes yeux, une catastrophe parce que ça laisserait l'Iran
00:20en position de dominer la totalité du Golfe, la totalité de ses voisins arabes.
00:25D'ailleurs, les Arabes ont dit à Trump, surtout, continuez, pas se retirer,
00:28parce que, dans ce cas-là, le Golfe et le détroit d'Hormuz appartiennent à l'Iran
00:33et, en fait, on leur aura donné une deuxième bombe atomique, cette fois-ci,
00:37en plus de la première, la deuxième bombe atomique, c'est de contrôler la jugulaire de l'économie mondiale.
00:43Donc le retrait dans ces conditions est franchement impossible, sauf si Trump le décide.
00:49Et c'est la crainte de beaucoup de pays arabes de la région.
00:52Maintenant, rester implique qu'il faut trouver le moyen de faire tomber le régime.
00:56Or, les bombardements sont insuffisants.
00:58D'où l'apport de soldats qui vont aller au sol, très probablement.
01:03Et là, on rentre dans une risque et dans une dynamique d'escalade et de risque encore plus grande.
01:08Ce que j'essaye de dire, c'est que la situation pour l'Europe,
01:11parce qu'on ne contrôle rien dans cette affaire,
01:13on est les témoins, on est les voyeurs de l'histoire qui se fait sans nous,
01:17on est les premiers concernés.
01:18Parce que les Américains, eux, ils ont du pétrole et du gaz.
01:21Ils sont même exportateurs nets.
01:22Nous, on est consommateurs d'hydrocarbures.
01:25Et depuis la guerre en Ukraine, on achète du gaz liquéfié américain et Qataris.
01:30Or, les gaz Qataris, c'est arrêté.
01:32Astaphan a été attaqué par les Iraniens.
01:35Il n'y a plus.
01:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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