- il y a 14 heures
Moselle Info, le journal du lundi 30 mars 2026 - partie 1
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:10C'est l'heure de l'info, bienvenue sur Moselle TV.
00:14A la une, le secteur des transports routiers s'est mobilisé aujourd'hui face au prix de l'essence.
00:19Une situation intenable sur le long terme.
00:21Le gouvernement a annoncé soutenir les TPE et PME les plus en difficulté.
00:27Y a-t-il des pesticides dans l'air ?
00:29L'organisme de surveillance de la qualité de l'air, l'Atmo, vient de lancer une carte interactive mesurant leur
00:35quantité.
00:36On y reviendra avec Étienne Cossul, directeur d'Atmo Grand Est.
00:40Protéger leur culture, à tout prix, les arboriculteurs sont sur le pont depuis plusieurs jours pour sauver leur bourgeon du
00:47gel.
00:48Exemple à la cueillette de peltres.
00:50La victoire des basketteurs baissins, le revers de Sarbou Rantball dans les dernières secondes
00:54ou encore Auriana Lazra classe épinglée pour manquement à des contrôles antidopage.
00:59On fera le tour, comme chaque lundi, de l'actualité sportive.
01:02Mathéo Philippe me rejoindra d'ici quelques instants.
01:05La météo, enfin.
01:06Le ciel est nuageux, voire pluvieux demain.
01:08Il fera 11 degrés à Metz-Étionville, 12 à Saint-Avold.
01:14Et on ouvre cette édition avec ce terrible incendie à Kiel, en Allemagne, juste à côté de Strasbourg.
01:20Une discothèque a dû évacuer les 750 personnes présentes aux alentours de 4h du matin dans la nuit de samedi
01:26à dimanche.
01:27Plusieurs Mosellans y étaient.
01:29Heureusement, aucune victime n'est à déplorer.
01:31Les causes exactes de l'incendie restent à déterminer.
01:36Opération d'ampleur ce lundi matin sur le périphérique parisien.
01:40Les chauffeurs routiers et d'autocars ont roulé au ralenti pour protester contre le prix du carburant.
01:45Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour aider les secteurs les plus touchés,
01:49financés à hauteur de 70 millions d'euros.
01:52Mais tous ne sont pas concernés.
01:54Les précisions débat Faketi.
01:57Avec une hausse de 40% des prix du carburant en seulement 3 mois,
02:01ce transporteur routier situé à Fort-Bac doit désormais faire face à un surcoût de 50 000 euros chaque mois.
02:08On essaye effectivement de limiter les kilomètres à vide et les trajets d'approche vers les clients.
02:15Et on sensibilise nos conducteurs pour leur faire baisser un tout petit peu leur vitesse
02:20et leur demander d'avoir une conduite un peu plus économique.
02:24Mais ce qui n'est pas forcément toujours très simple.
02:27Alors face à cette hausse des prix,
02:29l'aide exceptionnelle de 50 millions d'euros débloquée par l'État pour le transport routier était vivement attendue.
02:35C'est quelque chose de favorable.
02:36On l'a demandé depuis le début de la crise.
02:39C'est-à-dire il y a trois semaines, un peu plus de trois semaines.
02:42Et effectivement, on est preneur de tout ce que l'État peut éventuellement faire pour nous.
02:46Mais aujourd'hui, c'est quand même relativement flou.
02:49On ne sait pas comment elle va s'appliquer.
02:51Ils parlent d'une application au cas par cas, au TPE et PME du secteur.
02:56En fonction de leurs difficultés.
02:58Je ne sais pas comment ils vont mesurer les difficultés et ce qui va être fait vraiment.
03:02Mais aujourd'hui, on nous parle de 50 millions d'euros,
03:04alors qu'au moment de la crise de l'Ukraine, on avait eu 400 000 pour la même chose.
03:09Ça veut dire que c'est huit fois moins que ce qui avait été alloué à l'époque.
03:13Dans cette auto-école Messina...
03:15Ils sont à 1,95.
03:16La hausse du prix du carburant est aussi au cœur des préoccupations.
03:20Même si 10 centimes d'écart, ce n'est pas forcément énorme sur un plein.
03:23Le problème, c'est qu'on a 13 voitures.
03:2513 voitures, un plein tous les trois jours, ça chiffre assez vite à l'année.
03:30Donc on essaie de faire attention à trouver le centre le moins cher.
03:33Chaque leçon coûte plus cher à l'auto-école.
03:3735 centimes par séance, soit près de 900 euros par mois.
03:41Et contrairement à d'autres secteurs, les auto-écoles ne bénéficient d'aucune aide de l'État.
03:46Vu qu'on a la main sur nos tarifs, nous, en soi, comme ils ont dit,
03:50on peut augmenter les prix pour compenser cette hausse de carburant.
03:53Donc d'un côté, ça se comprend qu'ils n'aident pas.
03:56Mais d'un côté, ça va encore diminuer le pouvoir d'achat des clients.
04:00Parce que du coup, ils vont payer plus cher ici.
04:02À cause justement de la hausse des prix des carburants.
04:05Pour l'instant, cette auto-école maintient ses prix.
04:07Mais si les tarifs à la pompe continuent d'augmenter dans les prochaines semaines,
04:11une hausse pourrait être envisagée.
04:14On change de registre.
04:15Tôt ce dimanche matin, le thermomètre est passé sous la barre de zéro degré.
04:19Une alerte au GEL qui a tenu certains agriculteurs et arboriculteurs réveillés toute la nuit
04:24en allumant des bougies pour protéger leur culture.
04:27C'était le cas notamment à la cueillette de Peltres, Emma Fachetti et Jonathan Rocher.
04:333 heures du matin, moins 0,6 degré.
04:36Vincent et son fils Marceau se lancent dans une véritable course contre la montre.
04:41Le meilleur, ce serait qu'en deux heures, normalement, tout est fait.
04:46Réveillés par l'alerte de leur station météo
04:48qui annoncent un risque de gel.
04:50Les deux hommes de la cueillette de Peltres allument plus d'une centaine de bougies
04:54au pied des arbres fruitiers.
04:56Alors c'est des bougies à base de paraffine.
04:58C'est du pétrole en bas solide, quoi.
05:01L'avantage de ça, c'est que c'est facile à mettre en place.
05:04Priorité aux poiriers, mirabelliers, pruniers
05:07et surtout à cette cinquantaine de cerisiers.
05:097 fleurs, ça peut donner 7 cerises.
05:13Alors, si on n'en a que 3, regardez, 3, 3, ça suffira largement.
05:19Les bougies continueront de réchauffer les vergers jusqu'au petit matin.
05:23L'objectif, gagner 2 ou 3 degrés et protéger les cultures.
05:27C'est une assurance.
05:28Si on ne protège pas nos fleurs, elles vont geler,
05:30puis on n'aura pas de fruits.
05:31Et puis on n'aura pas de fruits à vendre.
05:34On aura nos personnels qui seront là et qui ne vendront pas de fruits.
05:37Donc, nos emprunts sont là, nos charges sont là.
05:41La taille, tout l'hiver, a été faite.
05:43On a déjà fait une bonne partie du travail pour l'année.
05:46En 2 jours, plus de 200 bougies ont déjà été consommées.
05:50Il en reste encore 800 en stock,
05:52avec l'espoir que le gel ne s'installe pas durablement en ce mois d'avril.
05:58Ce sacré coup de filet, désormais, dans le nord du département.
06:02Jeudi dernier, une vaste opération de police a été menée
06:05contre un réseau de stupéfiants.
06:067 personnes ont été interpellées à Hucange, Thionville,
06:10Florent, Jagondange, Amnéville et Gandrange.
06:136 armes de poing, 119 000 euros en espèces
06:15et près de 80 kg de drogue ont été saisies.
06:18Il faut remonter à mai 2025
06:19pour observer une perquisition d'une ampleur comparable.
06:24Cette question, maintenant,
06:25l'air que nous respirons contient-elle des pesticides ?
06:28AtmoFrance a lancé aujourd'hui une première carte
06:31pour mesurer leur concentration.
06:33Bonsoir, Étienne Cossule.
06:35Bonsoir.
06:35Vous êtes le directeur d'Atmo Grand Est.
06:39Vous avez tenu une conférence de presse ce matin
06:41à Nancy sur le bilan de la qualité de l'air 2025.
06:45On y reviendra dans un instant.
06:46Mais aussi sur ce nouvel outil concernant les pesticides.
06:50Concrètement, comment cela fonctionne ?
06:54Au niveau national, l'ensemble des associations agréées
06:58de surveillance de la qualité de l'air,
06:59dont Atmo Grand Est fait partie,
07:01réalisent tous les ans des mesures de pesticides dans l'air.
07:05On a mis cela dans une base de données commune.
07:07Cela fait une grosse masse de données
07:09sur laquelle on peut réaliser des traitements statistiques solides.
07:13et cela permet de sortir pour une quinzaine de substances
07:16de produits phytosanitaires des valeurs de référence,
07:18des valeurs repères dans l'environnement
07:20en analysant justement toutes ces données nationales.
07:23C'est quelque chose d'assez nouveau
07:25parce que cela n'existe pas encore en fait.
07:27Il n'y a pas de valeurs réglementaires,
07:30ni de valeurs sanitaires, ni de valeurs dans l'environnement.
07:32Alors là, l'initiative vise vraiment les valeurs dans l'environnement.
07:35C'est en comparant l'ensemble des mesures dans l'environnement
07:37qu'on peut sortir ça.
07:39Sous quelle forme ça se concrétise ?
07:41En cartes, en graphiques ?
07:43Alors, vous avez une carte avec l'ensemble des points de mesure
07:47et pour chaque point de mesure ou pour chaque substance,
07:49on peut avoir les deux entrées,
07:51vous avez une sorte de jauge,
07:52c'est-à-dire que vous avez le minimum national,
07:55le maximum national,
07:56la moyenne qu'on trouve sur l'ensemble des sites
07:58et puis pour chaque site,
08:00vous avez une flèche qui va vous dire
08:02où vous vous situez dans cet intervalle-là.
08:04C'est quelque chose de très visuel et très facile d'accès.
08:07Quel type de pesticides retrouve-t-on le plus dans l'atmosphère ?
08:12Alors, en fait, on retrouve tout type de pesticides.
08:16Il va y avoir des usages différents.
08:19Vous avez des fongicides et des herbicides, notamment.
08:23C'est sans doute les deux catégories qu'on va retrouver le plus
08:26avec des saisonnalités un peu différentes
08:29puisque les fongicides sont utilisés en certaines saisons
08:31quand il y a les attaques de champignons
08:32et les herbicides pour les travaux dédiés dans les champs.
08:36Donc, quelles sont les principales sources d'émissions
08:38de ces pesticides dans l'air ?
08:40C'est l'agriculture, finalement ?
08:41Oui, très majoritairement, c'est l'agriculture.
08:44Après, il faut quand même toujours dire
08:46qu'en tant que citoyen dans son jardin,
08:49si on est amené à utiliser des produits phytosanitaires,
08:51il faut aussi faire attention aux concentrations qu'on emploie.
08:54Idem dans les collectivités, même si beaucoup aujourd'hui
08:56sont en transition sur des process sans pesticides,
08:59mais globalement, c'est quand même effectivement
09:01l'agriculture qui est la plus émettrice
09:03et plus utilisatrice de ces produits,
09:07avec des facteurs qui vont être assez déterminants
09:12en fonction de la météo, des conditions météo.
09:14Est-ce qu'il y a du vent ? Est-ce que c'est humide ?
09:16Comment est-ce qu'on applique les produits ?
09:18Ça va changer de manière assez significative
09:22la re-volatilisation de ces produits-là.
09:25Maintenant qu'on a fait ce constat,
09:27quels sont les niveaux de concentration mesurés
09:29et surtout sont-ils préoccupants pour notre santé ?
09:33Alors, c'est une très bonne question.
09:38Cet outil-là qui a été mesuré, je le disais tout à l'heure,
09:42n'est pas un outil qui va mesurer un impact sanitaire.
09:47Aujourd'hui, on manque de mesures, justement, d'impact sanitaire.
09:52Donc, ce qu'on peut arriver à faire à ce stade-là,
09:55et c'est quand même déjà une grande avancée,
09:57c'est d'établir des valeurs de repère dans l'environnement.
09:59C'est-à-dire que quand on fait une mesure,
10:01on va pouvoir se comparer sur un échantillon national
10:04et se dire est-ce qu'on est très bas
10:07ou au contraire, est-ce qu'on est élevé
10:08ou est-ce qu'on est dans la moyenne ?
10:09Mais ensuite, on va dire, aller beaucoup plus loin
10:13dans la réflexion en se disant
10:14quel est le niveau de dangerosité,
10:16c'est une analyse qui reste à réaliser
10:21et des valeurs qui restent à définir.
10:25Évoquons maintenant ce bilan global
10:27de la qualité de l'air dans le Grand Est en 2025.
10:30Alors, que faut-il retenir en priorité
10:32de ce bilan 2025 sur la qualité de l'air
10:34dans le Grand Est ?
10:36Alors, ce qu'il faut retenir en priorité,
10:38ce n'est pas forcément une excellente nouvelle,
10:40mais c'est qu'en 2025, on a des niveaux de pollution
10:43qui sont globalement remontés par rapport à l'année 2024.
10:48On a une situation sur les grands polluants,
10:50en particulier les dioxydes d'azote,
10:51qui est moins bonne en 2025 qu'elle ne l'était en 2024.
10:56Pour ce qui concerne la Moselle spécifiquement,
10:58est-ce que ça se dégrade également ?
11:00Alors, en fait, c'est partout.
11:02C'est vraiment une situation qu'on observe
11:05de manière généralisée sur le Grand Est
11:06et même au-delà.
11:07On l'observe aussi quand on regarde
11:09les stations de nos collègues
11:10en Bourgogne-Franche-Comté
11:12ou dans les Hauts-de-France.
11:12Donc, ce qui fait dire que ce n'est pas
11:14un phénomène local, en fait.
11:16C'est vraiment un phénomène général
11:18à une échelle macro
11:19et vraiment qui est lié, en fait,
11:22à des conditions météorologiques,
11:23notamment hivernales.
11:25Alors, quand je dis hivernales,
11:26c'est janvier, février, mars
11:27et puis octobre, novembre, décembre,
11:28c'est au-debout de l'année,
11:29qui ont été plus favorables
11:31à l'accumulation des polluants dans l'atmosphère.
11:34C'est-à-dire qu'on a eu des hivers
11:35où il a moins plu.
11:36La pluie, elle aide à lessiver
11:37et à nettoyer l'atmosphère de ces polluants.
11:39Là, il a beaucoup moins plu.
11:40Et donc, on s'est retrouvé avec des accumulations
11:42de polluants dans l'atmosphère plus importantes.
11:45Ceci associé à des conditions
11:46d'épisodes de froid et de brouillard
11:49qu'on a pas mal connues en fin d'année dernière.
11:51Si les gens s'en souviennent,
11:52ce n'était pas un très bon souvenir.
11:53Mais voilà, le brouillard,
11:55quand il y a du brouillard,
11:56c'est des atmosphères très stables
11:57et les polluants s'accumulent
11:58dans cette atmosphère-là.
12:00Donc, on paye ça pour l'hiver.
12:02Et en été, des épisodes également
12:05de chaleur assez intense,
12:07des épisodes caniculaires assez courts,
12:09pas très longs, mais assez courts,
12:11qui font qu'on a eu des épisodes d'ozone
12:12assez fréquents
12:13et qui ont aussi dégradé
12:15la qualité de l'air estivale.
12:17Toutes ces données, bien sûr,
12:18le grand public peut les retrouver
12:20sur une application aujourd'hui dédiée.
12:23Oui, vous pouvez les retrouver
12:24alors a posteriori,
12:25le bilan de l'année,
12:26mais vous pouvez aussi les retrouver
12:27en continu au jour le jour
12:29sur l'application Air2Go
12:31ou donc pour appareils mobiles
12:33ou sur le site d'Atmo Grand Est.
12:36Bien voilà, merci beaucoup,
12:38Étienne Cossule,
12:38d'avoir été avec nous
12:39sur Moselle Info.
12:41À bientôt, au revoir, merci.
12:42Merci beaucoup, au revoir.
12:43Et on a parlé de la qualité de l'air.
12:45On regarde justement la météo
12:47et on se retrouve juste après.
12:50Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires