00:00Bien sûr, c'est évidemment une mesure qui va dans le bon sens, on la salue.
00:04Il y a un réel travail aujourd'hui du gouvernement, et depuis le début,
00:08pour essayer de répondre à cette situation qui est dramatique pour nos entreprises,
00:13qui sont principalement des TPE, des PME, 80-90% des entreprises du transport routier,
00:20qui fait à peu près 800 000 emplois dans la branche toute entière,
00:24qui sont ces petites entreprises, et la brutalité, la rapidité de la hausse du carburant
00:30a généré des difficultés telles qu'il fallait apporter des réponses.
00:34Ce que nous disons aujourd'hui, c'est que les réponses apportées
00:37ne sont pas à la mesure de la gravité de la situation.
00:40Vous dites que ce sont des mesurettes ?
00:42On peut les appeler comme vous voulez, on pense qu'elles ne sont pas aujourd'hui à la mesure de...
00:47Qu'est-ce qu'il faudrait de plus ?
00:48Ce qu'il faudrait, c'est faire plus, faire mieux et plus simple.
00:51Mais c'est les taxes ?
00:53Les taxes, finalement, on n'a pas trop la main là-dessus,
00:57vu que vous avez aujourd'hui une situation complexe sur le plan budgétaire,
01:00que les chèques en blanc sont évidemment à proscrire, on le comprend bien,
01:04on est nous-mêmes patron de PME, on sait ce que sont les équilibres entre les plus et les moins,
01:08donc non, c'est pas la situation.
01:10La question aujourd'hui, c'est plutôt de trouver les bons arbitrages,
01:12de savoir ce que nous préférons faire.
01:14Quel est le coût de l'inaction aujourd'hui, si nous ne faisons pas les aides,
01:17qui sont à la hauteur des enjeux ?
01:19En 2022, on parlait d'une enveloppe de 400 millions d'euros
01:23pour aider les transporteurs routiers dans une situation comparable et similaire.
01:27Cet argent, aujourd'hui, on demande quelque chose d'équivalent,
01:31parce que réellement, la difficulté, il s'agit en fait de compenser des pertes sèches.
01:38Générées par 30% de hausse en deux semaines, sur des coûts de revient qui sont de l'ordre de
01:4330%
01:45dans une entreprise de transport routier, avec des marges qui sont de l'ordre de 1%,
01:50finalement, vous vous apercevez qu'assez rapidement, ces entreprises sont à sec.
01:54Elles n'arrivent pas à payer leurs factures, payer leurs salariés.
01:57Et donc, les bons licenciés ou mettent la clé sous la porte ?
01:59Mais bien sûr, en fait, la réalité, c'est bien celle-là.
02:01Si vous regardez sur deux ans en arrière, vous avez 5000 défaillances d'entreprises.
02:05Notre secteur est déjà sinistré.
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