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Élu ce vendredi 27 mars en conseil municipal, Éric Ciotti est l’invité de l’Interview à la Une. Pour ce premier grand entretien dans le costume de maire de Nice, Nice-Matin l’a rencontré durant plus de trente minutes dans son nouveau bureau de l’hôtel de ville. Grandes priorités, Jeux Olympiques, travail avec l’opposition… il fixe le cap pour les 7 ans à venir.

#EricCiotti #Nice #PolitiqueFrançaise #MaireDeNice

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Transcription
00:01...
00:13Bienvenue dans l'interview à la une, l'émission d'entretien vidéo du groupe Nice Matin.
00:19Une émission exceptionnelle, singulière, vous vous en doutez, puisque nous sommes hors de notre studio habituel,
00:25dans le bureau du maire de Nice, du nouveau maire de Nice, Éric Ciotti.
00:31Merci d'avoir accepté cette première grande interview depuis votre élection ce matin en conseil municipal.
00:38On va y revenir largement, mais laissez-moi vous présenter Frédéric Maurice,
00:43qui est également à mes côtés le chef de l'agence de Nice pour le groupe Nice Matin.
00:48Une émission, un entretien dans lequel on va faire un peu de prospective,
00:53savoir ce qui vous attend dans les prochains jours.
00:55Et puis, ma première question sera la suivante.
00:59Que ressentez-vous finalement, Éric Ciotti, là, dans ce bureau du maire de Nice,
01:04que vous êtes officiellement depuis ce matin, qu'est-ce que ça provoque en vous ?
01:07Un honneur et un bonheur.
01:10Voilà, d'abord merci d'organiser depuis ce bureau.
01:13Et là, je suis sur le bureau historique des maires de Nice,
01:17et notamment celui de Jean Médecin,
01:20qui est un monument classé.
01:23Le meuble est classé.
01:25Et c'est tout un symbole aussi de toute cette histoire qui m'a précédé,
01:30et dont aujourd'hui, je veux être un des éléments continuateurs.
01:34Donc, c'est une immense responsabilité.
01:37Je ne cache pas ma joie aujourd'hui.
01:40Elle est le fruit de l'immense confiance que nous ont témoigné dimanche dernier
01:45les Niçois et les Niçois.
01:46Mais j'ai le sentiment qu'elle s'est même amplifiée depuis.
01:50Je n'ai vu quasiment que des Niçois heureux.
01:54Ceux qui ont voté pour moi, naturellement,
01:56mais aussi certains qui avaient voté pour le maire sortant
02:01et qui me disent, voilà, c'est une nouvelle étape
02:04et on est heureux que vous soyez là.
02:06Et c'est un peu mon état d'esprit désormais d'unir et de rassembler.
02:10Alors, en parlant du maire sortant, il n'était pas là ce matin.
02:13Il n'a pas assisté à ce conseil municipal d'installation.
02:15Est-ce que vous le regrettez ?
02:17Non, je n'ai pas de commentaire à faire.
02:19Vous savez, notre histoire personnelle avec Christian Estrosi,
02:24elle est ancienne.
02:27je mesure sa déception.
02:29Donc, je respecte son choix.
02:34Je pense qu'on aura l'occasion de nous revoir dans un autre cas.
02:38Non, ce n'est pas vu.
02:39Et la transition s'est passée comment ?
02:40Il n'y a pas eu d'échange ?
02:42Il n'y a pas eu de...
02:42Elle s'est faite avec les équipes administratives de la mairie,
02:47avec le directeur général des services,
02:50qui a installé de façon totalement républicaine ce conseil municipal.
02:56Il n'y a rien à dire.
02:57Tout s'est bien passé.
02:58Sur le suspense du jour,
03:01c'était le choix du ou de la première adjointe.
03:05Ce sera une première adjointe.
03:07La préfète Souliman.
03:08Pourquoi ce choix ?
03:10Elle aura en charge aussi la sécurité.
03:11On parlait beaucoup de Bernard Schex, député UDR,
03:15qui est un fidèle parmi les fidèles.
03:17Il a souhaité rester député.
03:19On comprend aussi ce choix pour peser à l'Assemblée.
03:21C'est ça qui a guidé finalement le choix ?
03:23Deux éléments.
03:24D'abord, parce que je souhaitais qu'une femme soit première adjointe.
03:27Je crois que ce respect de la parité est important.
03:32Ça fait longtemps aussi qu'une femme n'a pas été première adjointe dans cette mairie.
03:40Et donc, c'était un beau symbole.
03:42Le deuxième, François Souliman, est préfète de la République.
03:45Je suis viscéralement attaché au service de l'État
03:50et j'ai un immense respect pour les serviteurs de l'État.
03:53C'est une préfète.
03:54Je l'ai connue lorsqu'elle était directrice de cabinet du préfet Pierre Breuil
03:58dans les Alpes-Maritimes il y a deux décennies.
04:01Et ensemble, moi dans mes fonctions et dans les siennes,
04:05à l'époque où je n'étais pas élu,
04:06on avait participé fortement à la construction du commissariat de Saint-Augustin.
04:11Elle a occupé beaucoup de postes préfectoraux avec beaucoup de responsabilités.
04:16C'est une spécialiste de la sécurité.
04:18Et elle saura faire le lien aussi avec l'appareil d'État.
04:21Et je lui ai confié la délégation à la sécurité.
04:24Ça sera une priorité pour nous.
04:27Elle connaît parfaitement le fonctionnement à la fois de la police nationale,
04:32des services de l'État.
04:33Elle aura des relations fluides avec les services du préfet,
04:37que ce soit du préfet du département ou du préfet de région.
04:40Donc c'est important.
04:42Et puis, troisième élément, Bernard Schech, c'est député de Nice.
04:45Moi, je vais quitter mon mandat à l'Assemblée nationale.
04:47C'est le professeur Patrick Baquet qui est mon suppléant,
04:51l'ancien doyen de la fac de médecine, qui va me remplacer.
04:54Donc je souhaitais aussi, et en accord, et c'était le choix de Bernard,
04:59que ceux qui ont été élus, Fristel Dintourny, Bernard Schech,
05:04continuent à être les représentants de Nice à l'Assemblée nationale.
05:08D'ailleurs, juste pour finir sur ce...
05:09Et il sera président du groupe.
05:10Ça veut dire qu'il aura un rôle très important.
05:13Bernard Schech, président du groupe.
05:14Absolument.
05:15C'est ce que j'ai annoncé à la fin du conseil municipal.
05:17Très bien.
05:17C'est une question qu'on avait prévue de vous poser également.
05:21Un dernier point sur le casting.
05:23Ça a été simple de l'établir.
05:26On a l'impression de l'extérieur que c'était relativement simple
05:29parce que chacun avait une mission précise aussi dans la campagne.
05:33Pierre Hippolito à l'économie,
05:36François Souliman sur la sécurité.
05:38Même sur les conseillers municipaux,
05:40il y a une forme de cohérence quand même,
05:42puisque ils sont issus de la société civile.
05:44Vous savez, l'exécutif municipal est à l'image de la liste
05:49que nous avons présentée au suffrage des Niçois et des Niçois.
05:53J'ai voulu rassembler,
05:55rassembler au-delà des appartenances politiques
05:57et réunir des hommes et des femmes pour leurs compétences.
06:01Voilà.
06:02Donc, pour beaucoup,
06:03j'avais déjà annoncé pendant la campagne
06:05les responsabilités qu'ils exerceraient.
06:07Donc, elles se concrétisent aujourd'hui.
06:10Et puis, pour d'autres,
06:11il y avait deux ou trois possibilités.
06:14J'ai arbitré.
06:15Ça s'est fait assez facilement.
06:17J'en conviens.
06:18On a une belle équipe.
06:20Elle est unie.
06:21Elle est soudée.
06:22Je l'ai dit dans mon discours.
06:25Elle représente tous les quartiers,
06:26toutes les professions,
06:27toutes les confessions.
06:29Et il y a vraiment beaucoup d'expertise
06:31et de compétences derrière.
06:32Alors, entrons justement dans le vif des sujets,
06:35la gouvernance.
06:36Quelle sera votre méthode
06:37pour être maire de tous les Niçois ?
06:39Ce matin, vous avez beaucoup insisté
06:41sur le mot apaisement.
06:43Oui, on a vécu...
06:44Bon, alors, c'est un peu normal.
06:45C'est la période électorale.
06:47Et puis, cette campagne électorale,
06:49elle a commencé, bon, à la fin de l'été,
06:52par ma déclaration de candidature.
06:53Mais bon, on ne va pas se cacher.
06:55Ça fait plusieurs années que je suis en campagne.
06:57Et ça fait plusieurs années.
06:59Christian Strosi, il avait même annoncé chez vous
07:00il y a deux ans, je crois.
07:02Il est en campagne.
07:03Donc, voilà, il y avait une campagne un peu non-dite
07:08qui a créé naturellement.
07:10Et après tout, c'est légitime.
07:12Il n'y a que dans les dictatures
07:14où il n'y a pas de tensions
07:15parce qu'il y a un pouvoir unique.
07:17Bon, on a eu ces débats.
07:20Il y a eu des dérapages.
07:23Voilà, mais bon, moi, ce qui m'importe maintenant,
07:26c'est de regarder l'avenir.
07:27Nous avons recueilli la confiance des Niçois et des Niçois.
07:30Il n'y a que ça qui m'importe.
07:32Oui, je veux apaiser.
07:34Bon, naturellement, la tension va retomber
07:37parce que là, on rentre dans une autre période.
07:39Je veux porter beaucoup de respect aux oppositions.
07:43Moi, je suis convaincu qu'avec beaucoup d'élus
07:45qui ont travaillé avec Christian Strosi,
07:48on a la capacité à se retrouver.
07:51Vous savez, Pierre-Paul Léoneli a été mon directeur de campagne
07:54en 2007.
07:56Bon, il y en a d'autres qui sont...
07:58Pradal.
07:59Pradal.
08:01C'est moi qui avais proposé à Christian Strosi en 2008
08:03qu'il soit sur la liste.
08:05Ce sont quand même des gens qui n'ont pas été tendres
08:06pendant la campagne
08:07et qu'on a du mal aujourd'hui à voir...
08:11Je ne m'en suis pas aperçu.
08:14Vous comprenez ?
08:15C'est-à-dire qu'évidemment, en politique,
08:17on sait comment ça se passe,
08:18mais on a du mal quand même à les voir,
08:20dans un avenir proche en tout cas...
08:22Nous verrons bien.
08:23Nous verrons bien.
08:24Là n'est pas l'essentiel,
08:25mais ma main est tendue.
08:27Vous savez,
08:28et elle l'est également pour Mme Chenel.
08:31Je lui ai dit,
08:32elle a parlé dans son discours,
08:34au-delà du débat politique, national,
08:38je l'ai dit,
08:39c'était pour moi une figure imposée,
08:42mais on a des sujets sur lesquels on doit travailler.
08:45Le logement,
08:46c'est une immense préoccupation.
08:48Voilà, on a un parc du logement social
08:51qui est dégradé.
08:52On manque de logements.
08:54Les écoles,
08:54on a des écoles en situation
08:56qui ne sont pas en bonne situation
08:58pour beaucoup,
08:58pas toutes,
08:59mais pour beaucoup.
09:00On n'a pas de climatisation
09:01à la veille de l'été.
09:02Moi, je vais engager le chantier
09:03pour qu'on essaye...
09:06Ça sera partie des priorités ?
09:07Ça fait partie des priorités.
09:09Et vous serez capable de dire oui
09:11à des propositions ?
09:12Mais bien sûr,
09:13c'est ce que j'espère.
09:15C'est que le postulat,
09:17c'est un débat apaisé.
09:19Vous savez,
09:19on est dans un temps long.
09:21Ce mandat,
09:22il doit durer sept ans.
09:23Voilà.
09:24Donc, aujourd'hui,
09:25moi, ma seule préoccupation,
09:27au-delà des aléas électoraux,
09:29c'est qu'on trace une ligne droite,
09:32qu'on mette en œuvre notre projet,
09:35qu'on unisse,
09:35qu'on rassemble,
09:36qu'on fédère,
09:37qu'on donne une grande ambition économique
09:39à la ville,
09:40tout en étant proche
09:42des préoccupations
09:43pour la qualité de vie
09:44des Niçoises et des Niçois
09:45et qu'on porte nos objectifs.
09:47Donc, on aura des priorités
09:48qu'on va mettre en œuvre
09:49dès ce mois-ci.
09:50On va y venir un peu plus.
09:51Simplement,
09:52sur l'apaisement,
09:52il s'est passé des choses
09:53cette semaine
09:53sur lesquelles vous n'avez pas entendu.
09:55Vous avez un peu exprimé ce matin
09:56en Conseil municipal,
09:56mais pour bien clarifier les choses,
09:58il y a eu ces attaques
09:59par des militants
10:00d'extrême droite,
10:01semble-t-il,
10:03là,
10:04d'histoire dans le Vieux-Nice.
10:05Il y a eu des autocollants
10:06qu'on a découverts
10:07à la gloire de Hitler.
10:09La gauche craint
10:09que des groupuscules néo-nazis
10:11se sentent pousser des ailes
10:12depuis votre élection.
10:13Qu'est-ce que vous avez envie
10:13de dire à ce sujet ?
10:14Sincèrement,
10:15je crois que tout ça,
10:16ce raccourci
10:17est à la fois offensant
10:19et ridicule.
10:20Voilà.
10:22Vous êtes des observateurs
10:23avisés de la vie politique.
10:24Il y a toujours eu
10:25des dérapages de cette nature
10:26que j'ai toujours condamnés.
10:28Je les condamne avec force.
10:30J'espère que la justice
10:31trouvera les auteurs
10:32de ces actes
10:34que je condamne
10:35avec la plus grande force.
10:36Après,
10:37moi,
10:37je me méfie toujours
10:39des interprétations politiques
10:42de faits divers.
10:43Voilà.
10:44Parce que je pense
10:45qu'il faut donner
10:45un peu du temps au temps.
10:46Je n'ai pas vu
10:47le parquet s'exprimer.
10:48Je ne sais pas
10:49qui était derrière.
10:51Quel qu'il soit
10:52d'extrême gauche,
10:54d'extrême droite,
10:55d'extrême centre,
10:56je condamne les violences.
10:58Voilà.
10:59Sur la question
11:00des marqueurs sociétaux,
11:02vous vous êtes exprimé
11:03aussi dans la campagne
11:04sur les mariages homosexuels,
11:05vous confirmez
11:06que vos élus
11:07les célébreront
11:08et que c'est une demande
11:09aussi de votre part
11:10de célébrer ces mariages ?
11:11Bien entendu.
11:12La totalité des élus.
11:14Et j'enlèverai
11:14les délégations
11:15à ceux qui refuseraient
11:16de le faire.
11:16Même quelqu'un comme
11:17Mme Pozzoli-Borgo,
11:18par exemple,
11:19qui vient de la liste
11:19de M. Vardon,
11:20qui votait systématiquement
11:21contre...
11:22Moi, on respecte
11:24la loi de la République.
11:25Voilà.
11:25On respecte
11:26les lois de la République
11:27et je l'ai dit clairement,
11:29je l'avais d'ailleurs
11:30écrit aux associations
11:31parce que,
11:33bon, la campagne
11:34est souvent source
11:35de beaucoup
11:35de contre-vérités,
11:37qu'on aurait des postures.
11:39Moi, je respecte
11:40tout le monde
11:41et nous respecterons
11:44au premier rang,
11:44bien sûr, la loi.
11:45Mais après,
11:47Nice est une ville
11:48de tolérance,
11:48une ville de liberté,
11:50une ville d'ouverture
11:51et elle restera
11:52avec moi.
11:53Voilà.
11:53Vous avez célébré
11:54votre premier mariage
11:55ce matin, je crois.
11:56J'ai célébré
11:56mon premier mariage.
11:58Absolument.
11:59C'était un symbole.
12:00C'est Auguste Vérola,
12:02l'homme aux milliers
12:03de mariages
12:03qui retrouve la délégation
12:05à l'État civil,
12:06après son père
12:06et son grand-père aussi,
12:08qui devaient le faire
12:09et puis je me suis dit
12:10c'est un beau symbole,
12:11le premier acte
12:12de procéder à un mariage.
12:14C'est une ouverture
12:14sur l'avenir.
12:15Voilà, Auguste Vérola
12:16qui aura aussi en charge
12:17la culture.
12:17Absolument.
12:18Dossier éminemment important.
12:20Vous êtes perçu
12:21comme un homme
12:21de conviction forte.
12:23Comment donc, du coup,
12:25rassembler, apaiser
12:27quand on a une pensée
12:29comme la vôtre
12:30qu'on connaît
12:31et qui est ferme
12:33sur les appuis ?
12:35J'ai des convictions
12:36et des valeurs fortes
12:37et qui n'ont jamais changé.
12:38Mais après,
12:38je crois être un homme
12:41dans la vie publique
12:42comme dans la vie privée
12:45tolérant, ouvert,
12:46qui refuse
12:47toute forme de sectarisme.
12:49J'ai présidé
12:51presque neuf ans
12:51le département
12:52des Alpes-Maritimes.
12:54Je ne crois pas
12:54que vous ayez entendu
12:55les oppositions
12:56me critiquer
12:57à outrance,
12:58fortement.
12:58En tout cas,
12:59oui,
13:00on a des divergences
13:01sur le fond,
13:02sur les impôts.
13:02La gauche souhaitait
13:03augmenter les impôts,
13:04moi souhaitais les baisser.
13:05mais le respect,
13:07il a toujours été là
13:08et vous pouvez demander
13:11au-delà des postures
13:13sur les plateaux télé,
13:14vous pouvez demander
13:15en privé
13:16ce que beaucoup pensent
13:16de moi.
13:17C'est une image
13:18assez différente
13:19de la caricature
13:20qui est faite.
13:20Jusqu'où purgeriez-vous
13:22l'encadrement municipal,
13:23M. le maire ?
13:26J'aime pas ce mot.
13:28Je vous doutais,
13:28mais c'était pour vous provoquer.
13:29Je le récuse.
13:31Moi, je fais confiance
13:34aux serviteurs de Nice.
13:36Quand on est agent
13:38de la métropole
13:39ou de la ville,
13:40c'est un mandat
13:42qui...
13:43C'est une fonction
13:43qui porte un devoir
13:44et des responsabilités.
13:46Voilà, moi,
13:47je m'appuierais
13:48sur les compétences.
13:50Ceux qui sont loyaux ?
13:51Il y avait des collaborateurs
13:53politiques.
13:55Naturellement,
13:56ceux-là,
13:56c'est même l'essence
13:58de leur contrat.
13:59Leur contrat s'arrête
14:01avec celui
14:02du maire précédent
14:03puisque c'était
14:04des collaborateurs politiques.
14:06Bon,
14:07j'ai quelques souvenirs
14:09de personnes
14:11qui ont un peu
14:11mordu sur la ligne blanche
14:14de l'administration
14:15pour faire de la politique.
14:17Bon,
14:18j'ai pas de rancune,
14:19mais j'ai un peu
14:19de mémoire aussi.
14:20Voilà,
14:20mais bon,
14:21personne n'a rien à craindre.
14:22Cela se reconnaîtront.
14:23Je pense que ceux-là
14:24se reconnaîtront.
14:26Mais voilà,
14:27on va continuer.
14:28Moi,
14:28je suis pour la continuité
14:31des institutions
14:32de la République.
14:33Voilà,
14:33on a la chance
14:34d'être dans un pays
14:36où on continue.
14:37Voilà.
14:38Après,
14:39on évaluera
14:41ceux qui sont performants,
14:42ceux qui sont compétents
14:43et moi,
14:44je veux toujours
14:45avoir les meilleurs.
14:46Voilà.
14:46On a une immense tâche,
14:48remettre de l'or
14:49dans les comptes,
14:50travailler sur les questions
14:51de sécurité,
14:52travailler sur la proximité,
14:54porter un grand message
14:55de développement économique.
14:57il faut qu'on ait les meilleurs
14:58pour faire ça.
14:58Bien sûr.
14:59Est-ce que vous souhaitez
15:00un mandat
15:01qu'on pourrait appeler
15:02un mandat de rupture ?
15:03Parce que la gauche
15:05dit que vous êtes le même
15:06que Christian Estrosi
15:06puisque vous avez été
15:08longtemps
15:09compagnon
15:10de galères
15:11et de moins galères aussi.
15:14est-ce que c'est comme ça
15:15qu'on pourrait définir
15:17ce que vous avez envie
15:18de laisser comme trace ?
15:20La continuité,
15:21c'était Christian Estrosi.
15:23Donc, forcément,
15:24ceux qui ont voté pour moi
15:26attendent un changement.
15:27J'ai beaucoup entendu ce mot
15:29et d'ailleurs,
15:29c'était mon slogan
15:31de second tour,
15:32le temps du changement.
15:33Beaucoup de niçoises
15:34et de niçoives
15:35m'ont dit
15:35on veut le changement.
15:37Quelquefois,
15:37en n'étant pas critique
15:38sur ce qui avait été fait,
15:39mais en disant
15:40maintenant le temps est venu
15:41après une longue période,
15:43de changer.
15:44Donc, j'incarne
15:45et je veux incarner
15:46ce changement, oui.
15:48Et il y aura aussi
15:49des ruptures, bien sûr,
15:50sur la gestion,
15:52sur les impôts.
15:53Ça va être notre première mesure
15:54de, comme je m'y étais engagé
15:56dès le mois d'avril,
15:58dès ce soir,
15:59on va travailler
16:00avec mes équipes
16:02et avec Olivier Brouillet
16:04sur un budget modificatif
16:06qui va ramener les taux
16:08de la taxe foncière
16:09au niveau de ceux
16:10qu'ils étaient en 2023
16:12avant que Christian Estrosi
16:13ne les augmente
16:15très fortement.
16:16Donc, cet engagement,
16:17il sera tenu.
16:18Donc, il y aura une rupture.
16:19On sortira sur la feuille
16:20d'imposition de fin d'année, là.
16:21Oui, en septembre.
16:22Les taxes foncières
16:23qui arrivent
16:24fin septembre,
16:25début octobre,
16:25il y aura le retour
16:27au taux de 2023.
16:28Donc, ça sera un gain
16:29de pouvoir d'achat
16:29non négligeable
16:31pour une partie
16:31des Niçois et des Niçois.
16:32Après, oui,
16:34il y aura une forme
16:35de rupture sur la sécurité.
16:37Mais, en même temps,
16:39je le dis,
16:39le service public,
16:40on continuera
16:42à assumer ces monctions.
16:43Mais, on aura
16:44des politiques différentes.
16:45On aura des politiques
16:46différentes sur le logement,
16:47sur le logement social.
16:49On aura une politique
16:49différente sur la sécurité,
16:51sur la fiscalité.
16:52Et puis, je veux,
16:53et ça, c'est important,
16:54on va faire,
16:55on va lancer des audits,
16:56des comptes.
16:57C'est déjà,
16:59dès cet après-midi,
17:01on lancera les procédures.
17:02Moi, je veux aller
17:04vers beaucoup d'économies
17:05et d'argent public.
17:06Je pense qu'il y a
17:08des marges de manœuvre.
17:09Vous pensez auxquelles ?
17:11Mais sur les dépenses
17:12du quotidien,
17:13sur les relations publiques,
17:17sur les engagements
17:19sur la communication,
17:22sur certains...
17:23C'est toujours des communications.
17:24Est-ce que c'est suffisant
17:25quand même pour gagner ça ?
17:26Non, ce n'est pas suffisant.
17:27Mais, vous savez,
17:29si on gère
17:30une commune
17:31comme on gère
17:32son foyer
17:33ou son entreprise,
17:35encore une fois,
17:36une commune
17:37n'est pas une entreprise
17:37parce qu'il y a
17:38une mission de service public.
17:39Et une mission
17:40de service public,
17:41elle n'a pas
17:42à être rentable.
17:43Mais,
17:43le fait de gérer
17:45une collectivité publique
17:46n'autorise pas tout.
17:48Et je sais,
17:49parce que je l'ai fait
17:49au département,
17:51qu'il y a
17:51dans les collectivités,
17:52contrairement à ce qu'on dit,
17:54et moi,
17:54il y a beaucoup
17:55de marge de manœuvre.
17:56Et je récuse
17:57cette idée de dire
17:58qu'il faut toujours
17:59plus d'argent
18:00pour les collectivités.
18:02Oui,
18:02il y a des missions
18:03à assumer,
18:03mais derrière ces missions,
18:06il y a de l'argent public.
18:07Et derrière de l'argent public,
18:08il y a des impôts,
18:09il y a des cotisations,
18:10il y a des charges
18:11pour les ménages,
18:12pour les entreprises.
18:13Et plus ces impôts
18:14sont lourds,
18:15plus ça pèse
18:16sur le pouvoir d'achat,
18:17plus ces taxes sont lourdes,
18:19plus ça pèse
18:19sur la compétitivité
18:21des entreprises.
18:22Et donc,
18:23c'est cela
18:23qu'on va faire.
18:24Donc,
18:24moi,
18:25je sais
18:25où on peut faire
18:26des économies
18:27dans les services,
18:28sur les locations,
18:29on va faire un audit
18:30des lieux,
18:31des bâtiments,
18:32sur les véhicules,
18:34sur le train de vie.
18:36Quand ça ne va pas
18:37dans un ménage,
18:38on dépense un peu moins
18:39sur ce qui est accessoire,
18:41ce qui n'est pas essentiel,
18:43ce qui est vital,
18:44ce sont les écoles,
18:45c'est la police municipale,
18:47c'est le CCAS
18:49pour nos personnes âgées,
18:51c'est la petite enfance,
18:53c'est la qualité de vie,
18:54c'est les missions,
18:55oui,
18:56vous avez raison,
18:57premières d'une collectivité.
18:58Donc là,
18:59non seulement on ne touchera pas,
19:00mais on mettra plus de moyens.
19:02Mais dans ce qui est superficiel,
19:04ce qui est accessoire
19:05et ce qui n'est pas indispensable,
19:07on ne fera plus.
19:08Chaque euro dépensé,
19:10on va l'expertiser,
19:14l'évaluer
19:15pour qu'il soit
19:15le plus efficace.
19:17Moi,
19:17je souhaite qu'au terme
19:18de ces sept ans,
19:19on ait accueilli
19:20beaucoup d'entreprises,
19:22beaucoup,
19:22beaucoup,
19:23et qu'on ait créé
19:24beaucoup d'emplois
19:25et un des déterminants
19:27pour qu'une entreprise
19:29nationale ou internationale
19:30vienne sur un territoire,
19:32il y a notamment la fiscalité,
19:33il y a plein d'autres choses,
19:34mais souvent,
19:36le déterminant
19:36d'implantation
19:37d'une entreprise,
19:38c'est la fiscalité.
19:40Ça,
19:40on va y travailler fortement
19:41avec Peripolito
19:42qui sera l'adjoint
19:44en charge
19:45de cette stratégie
19:46de développement économique.
19:47Sur la sécurité,
19:48Eric Ciotti,
19:48c'est l'un des thèmes
19:50importants
19:51de votre campagne
19:52aussi.
19:52Vous avez fait le buzz
19:53récemment
19:53avec cette proposition
19:54d'accueillir
19:56les policiers municipaux
19:56de Saint-Denis
19:57puisque le nouveau maire
19:59Balibagayoko
20:00souhaite désarmer
20:01en partie
20:02cette police municipale.
20:03Une question
20:04d'abord sur le fond,
20:06est-ce que vous avez
20:06déjà reçu
20:07des candidatures
20:08dont je vais vous laisser
20:09développer là-dessus ?
20:10Et est-ce que là,
20:12vous ne jouez pas
20:13le coup de communication
20:15comme Christian Estrosis
20:16ce que vous lui reprochiez ?
20:18D'abord,
20:19deux choses.
20:20Nous devons recruter
20:21des policiers municipaux.
20:23Et ce n'est pas facile ?
20:24C'est une priorité,
20:25ce n'est pas forcément simple
20:26parce qu'il y a un jeu
20:27de formation.
20:28Donc, on lance
20:29dès cette semaine
20:30les procédures
20:31de recrutement.
20:32Là,
20:33on est face
20:33à quelque chose
20:34d'une gravité
20:35extrême.
20:36Je l'ai dit
20:37encore ce matin,
20:39le maire LFiste
20:42extrême-gauche
20:43de Saint-Denis
20:44met une cible
20:46dans le dos
20:46des policiers municipaux
20:47dans une zone
20:49extraordinairement
20:50dangereuse.
20:52Il va exposer
20:53les policiers municipaux
20:55qui vont se trouver
20:56dans tous les sens
20:57du terme
20:57désarmés.
20:59Donc, moi,
20:59je leur dis
21:00qu'on a besoin
21:01de policiers municipaux
21:02et puis c'est aussi
21:04le moyen de dire
21:05que j'ai entendu
21:07quelques dizaines
21:08c'est assez ridicule
21:09mais des manifestants
21:12s'exprimaient ce matin.
21:13Les Niçois
21:14ont voté.
21:16Tout s'est bien passé.
21:18J'ai vu
21:18les images
21:19dans les communes
21:20qui avaient été
21:21gagnées
21:22par des maires
21:23issus de LFI.
21:25C'est terrifiant.
21:28C'est terrifiant.
21:29On a vu
21:29des maires sortants
21:32agonies d'injures
21:33qui sortaient
21:35sous des colibés
21:37menacés physiquement.
21:39On voit
21:40où est le danger
21:42pour la République.
21:44Et quand je vois
21:45que le Parti Socialiste
21:47qui donne des leçons
21:49de républicanisme
21:50a osé s'allier
21:53avec LFI
21:54à nouveau,
21:55on entend
21:56M. Fort
21:56qui nous dit
21:57jamais d'alliance
21:59avec LFI.
22:00Oui, la belle blague,
22:01jamais d'alliance
22:01avec LFI
22:02sauf pendant les élections.
22:04Voilà.
22:05la colonne vertébrale,
22:07oui,
22:08c'est réussi.
22:09Ça a l'air pas
22:09de réussir.
22:10Il n'y a plus
22:10plusieurs communes
22:10où ça a échoué.
22:11Ça a marché
22:12à Nantes,
22:13ça a marché
22:14à Marseille.
22:15Mais c'est quand même
22:17une abomination
22:18cette affaire.
22:19Et je veux dire
22:20mon soutien
22:20à tous les policiers
22:21municipaux
22:22qui seront les bienvenus
22:23à l'État.
22:24Donc vous avez reçu
22:24des candidatures ?
22:25On en a reçu deux
22:27depuis hier.
22:28Le message,
22:29il est...
22:29Alors il y a un dossier
22:30urgent qui vous attend
22:31M. le maire,
22:31c'est les modalités
22:32d'organisation
22:32des Jeux Olympiques
22:33de 2030 à Nice.
22:35On rappelle que vous êtes
22:36opposés à leur accueil
22:36dans la plaine du Var.
22:38Nice pourrait-elle
22:39renoncer à ces JO
22:40si vous ne trouvez pas
22:41un terrain d'entente
22:42avec le comité d'organisation
22:43dans le mois qui vient ?
22:45Non.
22:45D'abord,
22:47je redis,
22:48parce que là aussi
22:48il y a eu beaucoup
22:50de contre-vérités
22:51développées pendant
22:52la campagne de l'Otrat,
22:53j'ai toujours été favorable
22:54aux Jeux Olympiques.
22:55Absolument.
22:55J'ai voté la loi JO
22:57et quand la candidature
22:59a été déposée,
23:00j'ai exprimé
23:01ma satisfaction.
23:03Et je suis heureux,
23:04et c'est un élément
23:06positif
23:07du bilan
23:08de Christian Estrosi,
23:09que Nice
23:10fasse partie
23:12des sites
23:13qui pourraient
23:13accueillir
23:14les Jeux Olympiques.
23:15Maintenant,
23:16pendant la campagne,
23:17j'ai été un peu contrarié
23:18que certaines décisions
23:19soient prises
23:20deux,
23:21trois semaines
23:21avant
23:22le vote
23:23des niçoises
23:24et des niçois.
23:24Il y avait
23:25une liste qui était
23:26opposée aux Jeux Olympiques,
23:27c'était celle de
23:27Mme Chenel.
23:28Même deux.
23:29Il y avait celle de
23:30Mme Damiano aussi,
23:32je crois.
23:33Donc,
23:34voilà,
23:34un choix qui engage
23:35autant l'avenir,
23:36je pense qu'il peut se faire
23:37à une semaine près
23:39après,
23:40après le scrutin
23:41indécisif.
23:41Donc,
23:42aujourd'hui,
23:43les choses sont claires.
23:44Je souhaite,
23:45je soutiens
23:45les Jeux Olympiques,
23:46je souhaite
23:47que les épreuves
23:48des Jeux Olympiques
23:49telles qu'elles étaient
23:49prévues aient lieu
23:50à Nice.
23:51Je ferai tout
23:52pour qu'elles aient lieu
23:54à Nice.
23:55J'ai engagé,
23:56depuis mon élection,
23:58c'est ce matin,
23:59mais j'ai un peu anticipé.
24:02Donc,
24:03j'ai échangé cette semaine
24:05et avec l'aide
24:06de Guy Druth,
24:07notamment,
24:07qui est membre
24:08du Comité Internationale
24:09Olympique,
24:10j'ai échangé avec
24:11le préfet Michel Cadot,
24:12que je connais bien
24:13depuis longtemps,
24:14qui est un fonctionnaire
24:15que j'apprécie,
24:16que je respecte,
24:17qui est le nouveau
24:18directeur par intérim
24:19du COJO.
24:20J'ai échangé
24:21avec le préfet de région,
24:23j'ai échangé
24:24avec le directeur
24:25de cabinet
24:26du président de la République
24:27et j'ai échangé
24:29ce qui est nouveau
24:30avec Renaud Muselier.
24:31Voilà,
24:31Renaud Muselier,
24:32là encore,
24:33je ne vais pas vous dire
24:34que nous avions...
24:36Nous partions récemment
24:37en vacances ensemble,
24:39même si nous avons eu
24:40par un passé plus lointain,
24:42je dirais,
24:42les mêmes liens.
24:44On était tous les deux
24:45au RPR,
24:46on se connaît avec
24:46Renaud Muselier
24:47depuis très longtemps,
24:49c'est quelqu'un
24:50qui a du caractère,
24:51qui a du sang chaud,
24:52j'en ai aussi du caractère,
24:54du sang chaud au moins.
24:55Mais donc,
24:56on s'est parlé,
24:58Renaud m'a envoyé
24:59un message
24:59de félicitation dimanche soir,
25:01je l'ai appelé
25:01lundi matin,
25:02que je n'avais pas vu
25:03d'ailleurs dans le flot,
25:03mais je l'ai appelé
25:05lundi matin,
25:05j'ai dit,
25:06il faut qu'on trouve
25:06une solution.
25:07Voilà,
25:07donc on va travailler...
25:09Vous êtes prêts à renoncer
25:10à ce que vous vouliez exiger ?
25:11Moi, je persiste à penser
25:14que notre projet est meilleur.
25:16Voilà.
25:17Et il y a quelque chose
25:18qui reste,
25:19je dirais vraiment,
25:21un point qui,
25:22à mon avis,
25:23n'a pas du tout été pensé,
25:25réfléchi,
25:26c'est la couverture
25:27de l'Alliance
25:28et l'utilisation
25:30de notre stade de foot
25:31pour y installer
25:33les épreuves d'hockey.
25:34Et on me dit même,
25:36parce que j'ai des informations,
25:38jusqu'à maintenant,
25:39y compris le département
25:41qui était appelé
25:42à donner pourtant
25:4340 millions d'euros,
25:44n'avait aucun élément technique,
25:46n'a jamais été associé.
25:47Donc, bon,
25:48on a quelques éléments
25:50qui arrivent,
25:50on en aura plus,
25:51il y a une réunion mardi
25:52qui se tient
25:53avec les services,
25:54avec nos services,
25:55ceux de la région,
25:56ceux du Cojo,
25:58mais, vous voyez,
25:59sur le stade...
26:00Vous vous demandez
26:00qu'on vous prouve
26:01que c'est la meilleure des solutions.
26:02Vous n'avez pas l'air hostile.
26:03Je ne vais pas dire qui,
26:04mais un des hauts fonctionnaires
26:05qui suit ce dossier
26:06m'a dit,
26:06on a beaucoup de doutes
26:08pour savoir
26:08si techniquement
26:09on peut couvrir le stade
26:10au-delà de l'utilisation.
26:12Et on nous a annoncé
26:13un coût quand même
26:14pour une utilisation
26:16qui n'est que provisoire
26:18de 80 voire 90 millions d'euros.
26:21Donc, derrière,
26:22il y a de l'argent public.
26:23Donc, je pense qu'il faut
26:24qu'on trouve une autre solution.
26:26Je ferai tout
26:27pour qu'on accueille
26:29les épreuves de patinage
26:30au Palais des Expositions.
26:31Je pense qu'on peut avoir
26:32une jauge
26:33qui est au niveau bas
26:35de la jauge.
26:36on est entre
26:3710 000, 11 000,
26:40peut-être.
26:40Bon, ils souhaitent 15 000.
26:42Mais Milan,
26:42c'était 12 700.
26:45Ça serait la patinoire
26:46dans la plainte du Var.
26:48C'est 200 millions d'euros.
26:50Parce que derrière aussi,
26:52il y a une épreuve
26:53qu'on souhaite tous,
26:55mais on est comptable
26:56de l'argent public.
26:57Donc, si on peut faire
26:58la même chose
27:00à Nice,
27:01à moindre coût,
27:02c'est la solution
27:04que je défendrai.
27:05Après, je le dis...
27:07Vous faites confiance
27:08à Renaud Muselier
27:08là-dessus
27:08pour qu'il joue
27:09le jeu de Nice ?
27:11Moi, j'ai entendu
27:12que...
27:13D'ailleurs,
27:13il m'a dit lui-même
27:14que ce n'était pas son idée
27:15et qu'il était assez furieux.
27:17Mais j'ai entendu
27:18que le plan B,
27:19si ce n'était pas Nice,
27:20c'était Lyon.
27:21Bon, j'imagine mal
27:23le président de la région,
27:25Renaud Muselier,
27:26qui d'ailleurs
27:27sera confronté
27:28au suffrage
27:28des électeurs
27:30de la région
27:30dans peu de temps,
27:32dire,
27:33moi, mon bilan,
27:34c'est que c'est parti
27:36dans la région
27:37de M. Wauquiez.
27:38Bon, ce serait un peu étonnant.
27:39Donc, je n'y crois pas.
27:40Non, je pense que
27:41Renaud Muselier,
27:43sincèrement,
27:43et bon, voilà,
27:44on a eu des différences,
27:46mais après tout,
27:47voilà, on est en responsabilité.
27:48Il est président de la région.
27:50Je le respecte.
27:50Moi, je respecterai
27:52toutes nos collectivités.
27:54Dans toutes les manifestations,
27:55il y aura le drapeau
27:56de la région.
27:57Comme il y aura le drapeau
27:58du département
27:59qui avait été effacé.
28:00Voilà.
28:00On n'en a même plus
28:01à la mairie.
28:03J'ai demandé,
28:03il y a un drapeau
28:04du département,
28:04il n'y en a pas.
28:05Voilà.
28:06Donc, on va travailler
28:07tous ensemble
28:08et c'est le dossier
28:10qu'il faut régler
28:11dans les jours,
28:12voire au plus
28:14les semaines qui viennent.
28:14Absolument.
28:15Quand est-ce que vous démontez
28:16Océanis ?
28:17Alors, Océanis,
28:18moi, je lancerai
28:20un nouveau projet
28:22sur Océanis.
28:23Voilà.
28:23Je l'ai dit
28:23pendant la campagne.
28:25Bon.
28:25Le parking a été détruit.
28:29Ce bâtiment,
28:30il a une durée de vie
28:32de trois ans.
28:33C'est un permis
28:34de construire
28:35de mille provisoires.
28:36Donc, il a été réalisé,
28:38je crois que le permis
28:39de construire
28:40date de 2024.
28:41donc, il va s'éteindre
28:43en 2027.
28:45Donc, que je sois maire
28:48ou que Christian Estrosi
28:49soit maire,
28:50ce bâtiment avait vocation
28:51à être démoli.
28:52D'autant qu'il a été construit
28:56par rapport au permis
28:57de construire
28:58en illégalité.
29:00Et j'ai saisi le préfet
29:01de ce dossier,
29:03je vais lui en reparler.
29:04C'est vous qui vous retrouvez
29:05sanctionné, du coup.
29:06Bon.
29:06On verra.
29:07Mais moi, ce que je souhaite,
29:08c'est que sur ce lieu,
29:10qui est un lieu magnifique,
29:12on est un grand lieu
29:15qui soit un lieu de congrès,
29:17qui soit pérenne.
29:18Voilà.
29:19Le bâtiment en provisoire,
29:21il ne peut pas durer.
29:22Ce n'est pas possible.
29:24D'autant qu'il y a,
29:25et ça, ça a été quelque chose
29:27que je regrette,
29:29il y avait,
29:30avant de construire un bâtiment
29:31qui a quand même coûté
29:3223 millions d'euros,
29:34on aurait pu accueillir
29:35l'UNOC à Apropolis.
29:36On l'a démoli en urgence.
29:38Mais il faut,
29:41conforter la digue du port.
29:43Il y a des études
29:45qui estiment qu'il y a
29:46sans doute entre 30 et 40 millions d'euros
29:49de travaux nécessaires.
29:51Donc, ça, c'est l'héritage
29:52que nous subissons.
29:53C'est une grosse erreur
29:55d'avoir construit
29:56un bâtiment provisoire
29:57pour 23 millions d'euros
29:59qui, de toute façon,
30:00à un moment,
30:01devra être détruit
30:01parce qu'il est provisoire.
30:03Il est en infraction
30:04avec les prescriptions
30:06de l'architecte
30:06des bâtiments de France
30:07qui dit
30:07aucun bâtiment
30:08doit dominer la digue
30:10et qui, surtout,
30:11à un moment,
30:12on ne peut pas laisser
30:13pendant 10 ans
30:14la digue se dégrader
30:15parce qu'un jour,
30:15on aura un gros problème.
30:18En dépit de ces restrictions,
30:19il est possible
30:20de faire autre chose alors ?
30:21Oui, je pense qu'on va faire
30:22autre chose.
30:24Il faut qu'on prenne
30:25un projet global
30:26en coordination, bien sûr,
30:28avec les services
30:29de l'architecte
30:29des bâtiments de France.
30:31Mais je pense qu'on peut avoir
30:32sur le port
30:33une salle de prestige
30:35un peu à l'égal
30:36de la salle des étoiles
30:38à Monaco
30:39qui accueillera
30:41dans des conditions
30:42quand même nettement supérieures
30:44des congrès.
30:44On a perdu tous les congrès
30:46à Nice.
30:46Voilà, au-delà
30:47de la communication,
30:49Oceanis n'a pas accueilli
30:50grand-chose.
30:51Vous savez,
30:52on a accueilli
30:52un salon nautique.
30:53Je crois que ça a coûté
30:54300 000 euros
30:55à la ville
30:56cette semaine
30:57entre les deux tours
30:58des élections.
30:59Bon, passons sur le calendrier.
31:01Mais objectivement,
31:02il y avait qui à ce salon ?
31:04300 000 euros de la ville,
31:05vous parliez d'économie.
31:06Voilà, on va revisiter tout ça.
31:08Donc, je souhaite
31:09qu'il y ait un espace ici
31:11pour les congrès.
31:13Je souhaite
31:14qu'on utilise
31:15l'espace Sulzer.
31:16Je le dis,
31:17pour faire une salle
31:19parce que c'est
31:20ce qu'avait prévu
31:21initialement Jacques Pérat.
31:23Je souhaite
31:24qu'on utilise mieux
31:25le théâtre de Verdure
31:26qu'il soit.
31:28Qui se trouve
31:28en face de la mairie.
31:29Absolument.
31:30D'accord.
31:30Pour y construire
31:31quelque chose, alors ?
31:32Absolument.
31:32D'accord.
31:33Absolument.
31:33Il y a une dent creuse
31:34et voilà,
31:36c'est le dernier espace
31:37qui reste sur la mer.
31:38À la place du jardin.
31:39Qui reste sur la mer
31:40et je pense
31:41que nous avons besoin
31:43que cherchent
31:44les congressistes
31:44dans les choix
31:46de destination.
31:47Ils cherchent
31:48des lieux
31:49de prestige
31:50sur la mer.
31:51Voilà.
31:52Ils n'ont pas envie
31:53d'aller dans une zone
31:54un peu reculée
31:55telle que c'était prévu.
31:56Le PECS, vous ne croyez pas alors ?
31:57Je n'y crois pas.
31:58Voilà.
31:58En tout cas,
31:58je n'y crois pas
31:59en termes de congrès,
32:01peut-être en matière
32:01d'exposition,
32:02mais pas en termes
32:03de congrès.
32:04Donc, on aura,
32:05comme je l'ai dit,
32:06ce palais des congrès
32:08avec trois pôles.
32:09Trois-Pôles,
32:13là ou sur le port,
32:15Sulzer et le Théâtre de Verdure.
32:17Donc, on va tout de suite
32:19travailler là-dessus
32:21et c'est un peu
32:22ce qui nous guidera,
32:23mais il faut qu'on retrouve
32:25très vite
32:25une offre de congrès
32:27de tourisme d'affaires
32:28à Nice.
32:29Voilà.
32:29On va vous reprocher
32:30de travailler trop
32:30pour les touristes.
32:30C'est ce que vous dénonciez
32:32pendant la campagne ?
32:33Moi, je veux combattre
32:35le surtourisme.
32:37Voilà.
32:37Mais le tourisme d'affaires,
32:39c'est un tourisme,
32:39d'abord,
32:40qui en nombre
32:41n'est pas excessif
32:43et qui est un tourisme
32:44qui fait travailler,
32:46qui est le moteur
32:46de toute une économie.
32:48Voilà.
32:48On a la chance à Nice
32:49d'avoir un restaurant
32:50doublement étoilé.
32:52Des frères Flaveurs
32:54qui ont un talent
32:55extraordinaire.
32:56Ils visent
32:57la troisième étoile.
32:58On n'a pas
32:58de la troisième étoile
32:59à Nice.
33:00Je les ai rencontrés.
33:02Ils souhaitent
33:02d'ailleurs qu'on accueille
33:03la manifestation Michelin
33:05dans deux ans à Nice.
33:06Ils ont un talent
33:07extraordinaire.
33:08Mais ils me disent,
33:09malgré leur talent,
33:10que désormais,
33:11depuis qu'il n'y a plus
33:12Acropolis,
33:12l'intersaison est difficile.
33:15Alors,
33:15on a beaucoup de monde
33:17dans l'été,
33:19on a beaucoup de monde
33:21à Noël,
33:22bien sûr,
33:23peut-être même trop,
33:24mais il faut qu'on ait
33:25une saison plus équilibrée
33:27et je veux dire,
33:28et je verrai les hôteliers,
33:30il faut qu'on travaille
33:31là-dessus
33:32parce qu'il peut y avoir
33:33aussi des projets privés
33:34qui participent
33:35à une offre
33:36de congrès.
33:37Éric Ciotti,
33:38pour terminer,
33:38on avait encore
33:39beaucoup de questions
33:39à vous poser,
33:40mais le temps file.
33:42Et vous avez,
33:43juste après cette interview,
33:45un premier rendez-vous
33:45qui est à la fois
33:46symbolique
33:47et important
33:48avec les familles
33:50et les associations
33:51de victimes
33:51de l'attentat
33:52du 14 juillet.
33:54on va commémorer
33:56les 10 ans
33:56cette année,
33:58c'est une réunion
33:59importante.
34:00Qu'est-ce que vous avez
34:01envie de leur dire
34:02là,
34:03juste après cette interview ?
34:05Ce matin,
34:06j'ai choisi
34:07de me faire remettre
34:08mon écharpe de mer
34:09par Franck Therrier,
34:11qui est le héros magnifique
34:13du 14 juillet,
34:15qui était aussi
34:16le dernier de ma liste,
34:17symboliquement,
34:18qui est un homme extraordinaire
34:19de courage
34:21et j'ai souhaité voir,
34:23c'est notre première
34:25réunion de travail,
34:26toutes les associations
34:27qui représentent
34:29les victimes
34:29du 14 juillet.
34:30On a ce moment symbolique,
34:32on a cette commémoration,
34:34c'est 10 ans,
34:34déjà 10 ans.
34:35Et il faut
34:37que nous continuions
34:38à participer
34:39à ce travail
34:40de reconstruction,
34:42de soutien aux victimes.
34:43Donc,
34:43on va travailler
34:44à des cérémonies dignes,
34:46à une cérémonie
34:47qui rendent
34:50toujours reconnaissance
34:51et mémoire
34:52aux victimes.
34:53En présence d'Emmanuel Macron.
34:54Et le directeur
34:55de cabinet
34:56du président de la République
34:57m'a confirmé,
34:59je l'ai eu cette semaine,
35:00que le président
35:01de la République
35:02serait à Nice.
35:04Très bien.
35:04Voilà.
35:04Et je l'en remercie
35:06et je serai honoré
35:07de l'accueillir,
35:08bien sûr,
35:08à Nice.
35:10Et je crois que ça sera
35:10un signe de reconnaissance
35:13important.
35:14D'ailleurs,
35:14le président de la République
35:15l'avait annoncé
35:18aux victimes
35:20et notamment
35:21à Stéphane Herbst
35:21qui préside
35:23Promenade des Anges
35:23qui sera là tout à l'heure
35:24et auquel je confierai
35:26aussi une mission
35:27pour organiser
35:29ces cérémonies.
35:30Très bien.
35:30Merci beaucoup,
35:31Eric Ciotti,
35:32d'avoir accepté
35:33ce premier grand entretien
35:34depuis le bureau
35:36du maire de Nice.
35:36Merci Frédéric Maurice,
35:39chef de l'agence de Nice
35:40et merci à toute
35:41l'équipe vidéo
35:42de Nice Matin
35:43qui s'est mobilisée
35:44pour pouvoir
35:45réaliser cette interview.
35:46On se retrouve
35:47la semaine prochaine
35:48pour un nouvel entretien
35:50à la une,
35:50mais cette fois-ci
35:51en studio.
35:51Merci infiniment.
35:53Merci, bonsoir.
35:53Sous-titrage Société Radio-Canada
35:56Sous-titrage Société Radio-Canada
36:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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