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  • il y a 6 semaines
Éric Ciotti, président du groupe “UDR” à l’Assemblée et maire de Nice, était l’invité du Face-à-Face de ce mercredi 1er avril sur BFMTV et RMC.

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Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Eric Ciotti.
00:03Bonjour.
00:04Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. C'est votre première interview en radio et télé depuis que
00:08vous avez été élu maire de Nice.
00:11Ça y est, vous l'êtes. Vous êtes maire de Nice, vous êtes toujours au moment où on se parle
00:14d'ailleurs député.
00:14Je vous interrogerai sur ce que vous allez faire de ce poste-là et vous êtes président du parti UDR.
00:20On va revenir évidemment sur un certain nombre de décisions, même de vos collègues.
00:25On a l'impression qu'ils sont tous candidats, donc je vous poserai aussi la question de savoir si vous
00:28l'êtes.
00:28Mais on va quand même d'abord parler de Nice. C'est quoi votre première mesure ? Votre première mesure
00:33là, qu'est-ce que vous avez décidé ?
00:34Première mesure, baisse de la fiscalité. Le 24 avril, le conseil municipal se réunira pour supprimer l'augmentation de 2024,
00:43qui était une augmentation de près de 25%. Donc c'est un gain de pouvoir d'achat pour les propriétaires
00:50qui disposent d'un appartement de 3 pièces en centre-avril autour de 200 euros.
00:55Donc c'est un engagement important.
00:56Vous remboursez ou juste vous ne l'appliquerez pas ?
00:58En septembre 2024, il y aura une baisse de la taxe foncière pour tous les propriétaires
01:04et également une baisse de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires.
01:10Donc quelqu'un qui a une résidence secondaire, il y aura encore plus de baisse.
01:13C'est une baisse très importante pour les résidences principales.
01:16Et ceux qui sont locataires ?
01:18Il y a une répercussion, puisque non, ils payent la taxe foncière dans leurs charges,
01:23notamment sur la taxe sur les ordures ménagères.
01:25Donc ils auront aussi une baisse, mais dans leurs charges locatives.
01:29Donc votre première mesure, c'est une question de pouvoir d'achat ?
01:31Absolument. Deuxième mesure, enfin parallèlement, on a engagé des recrutements de policiers municipaux.
01:36Ma première adjointe, la préfète François-Souliman, reçoit ce matin 12 candidats,
01:41dont 5 viennent de Saint-Denis, qui ont quitté leur poste après le désarmement par le nouveau maire de Saint
01:49-Denis.
01:50C'est-à-dire que vous nous dites ce matin, Éric Ciotti,
01:52que les policiers qui quittent Saint-Denis viennent frapper à la porte de votre mairie ?
02:00J'avais lancé un appel à eux, la semaine dernière, quand il y a eu cette décision ahurissante et extraordinairement
02:06dangereuse
02:07de désarmer les policiers municipaux, par les villes conquises par les maires LFistes.
02:14C'est mettre une cible dans le dos de ces policiers.
02:17J'ai lancé un appel à ces policiers qui ne se sentent plus en sécurité.
02:21Ils seront les bienvenus à Nice.
02:23On a déjà eu 5 candidatures et nous les recevons.
02:26Dans les heures qui viennent, nous allons doubler les effectifs de la police municipale sur le terrain à Nice.
02:32Vous avez déjà échangé avec ces policiers ?
02:34Non, mais ils seront reçus par un jury, présidé par ma première adjointe,
02:38mais je les verrai le plus rapidement possible.
02:41Mais pour vous, il y a une sorte de vase communiquant ?
02:42Absolument, oui, c'est automatique.
02:44Comment imaginer un policier municipal effectuer sa mission dans des zones
02:49qui sont souvent extraordinairement dangereuses,
02:51parce que ce sont des cités où le trafic de drogue a pris une part extraordinairement préoccupante, dangereuse.
02:59Donc ces policiers sans armes vont être des cibles.
03:02Leur vie est menacée.
03:03Donc ils quittent ces fonctions pour des villes qui vont les protéger.
03:08Ça veut dire que vous voulez en quelque sorte l'anti-modèle LFI ?
03:11Oui, ça si on peut le dire.
03:13Je crois que LFI, associer le mot modèle à LFI,
03:17non, LFI c'est un danger, c'est une menace, c'est un risque pour la République.
03:21Et bien entendu, nous sommes à l'inverse, un rempart contre cette menace,
03:26qui est une menace même contre la démocratie.
03:29On imagine M. Mélenchon à la présidence de la République,
03:33la France ne serait plus une démocratie.
03:35Vous l'avez entendu, le ministre de l'Intérieur qui a dit qu'il ferait tout
03:38pour aider aussi à lutter contre le racisme dont ont été victimes un certain nombre de ces maires.
03:45Est-ce que vous estimez là que c'est aussi le rôle de la République ?
03:48Oui, naturellement. Le racisme est insupportable, il doit être condamné.
03:53Le problème de LFI et des maires LFI, ce n'est pas un problème de racisme.
03:57Moi, je condamne toutes les formes, toutes les expressions, toutes les paroles racistes, bien sûr, bien sûr.
04:04Mais les maires LFI, ce sont des maires dangereux, parce que LFI est un danger pour la République.
04:11LFI est un parti qui combat la démocratie, qui installerait une forme de tyrannie si demain ils arrivaient au pouvoir.
04:19Éric Ciotti, est-ce que vous, vous laissez le drapeau ? Est-ce qu'il y a d'ailleurs le
04:23drapeau européen sur le fronton de votre mairie ?
04:25Il y a le drapeau européen sur la mairie de Nice et dans mon bureau.
04:29Vous avez compris, vous, que vos collègues nouvellement élus, à Carcassonne par exemple, maires RN,
04:36fassent de leur première décision, j'allais dire symbolique en tout cas, de décrocher le drapeau européen ?
04:45Chacun son choix, ce n'est pas le mien. La loi impose qu'une bannière, c'est celle de la
04:54République, c'est la bannière tricolore,
04:56à l'exception du 9 mai, donc chaque maire a dû faire campagne sur des sujets.
05:00Peut-être, je n'ai pas suivi particulièrement la campagne à Carcassonne.
05:04Moi, je respecte le choix des maires. Moi, ce choix à Nice n'est pas celui-là.
05:09Mais c'est quand même pas une petite question, la question de l'adhésion aux valeurs de l'Union européenne
05:16ou pas.
05:16Vous, vous pouvez être associé à un parti dont un certain nombre d'élus veulent manifester ostensiblement leur rejet de
05:26l'Union européenne ?
05:26D'abord, ce n'est pas l'expression du parti, ce n'est pas l'expression de Jordan Bardella.
05:33Je vous rappelle quand même que la Constitution européenne a été rejetée par une majorité très large de Français en
05:422005
05:42et où il y avait notamment la multiplication de ces emblèmes.
05:46Donc, c'est un vrai sujet dans le pays. Moi, je respecte les choix.
05:50Ce n'est pas un choix qui est au cœur de notre alliance, naturellement.
05:55Mais nous avons notre identité, notre spécificité.
05:57Moi, je suis partisan que nous sommes les héritiers d'une civilisation européenne.
06:03C'est ce que dit ce drapeau aux douze étoiles.
06:06Ces douze étoiles, c'est la couronne de Marie, d'ailleurs.
06:08Ça rappelle les racines chrétiennes de la civilisation européenne.
06:13Si on reprend la genèse de cet emblème.
06:18C'est juste, c'est juste. C'était une des inspirations revendiquées.
06:21À partir de là, chacun son expression.
06:24En tout cas, vous vous gardez.
06:25L'Europe, dans certaines dérives technocratiques, normatives, qui se mêlent de tout, a eu des effets négatifs.
06:35Rappelons-nous néanmoins que nous sommes les héritiers d'une civilisation européenne
06:39qui a bien des égards et menacés et doit être préservée et protégée.
06:43Éric Ciotti. Marine Le Pen a déclaré
06:45« Je ne crois pas à l'union des droites, même si Éric Ciotti y croit. »
06:50Moi, j'y crois. Et je l'ai faite.
06:52Lorsque j'étais président de LR, j'ai voulu cette union des droites.
06:56J'ai voulu, en tout cas, cette union avec le Rassemblement national.
07:00Beaucoup en parlent, certains plus ou moins sincèrement.
07:03J'ai été le premier à le faire.
07:05Ça m'a coûté.
07:06En insultes, en caricatures, en démagogie de toutes sortes.
07:11Je l'ai faite. Je le revendique. J'en suis fier.
07:15Je le dis aujourd'hui.
07:16On ne pourra pas porter l'alternance en mettant de côté le Rassemblement national.
07:22Il y a la nécessité, l'exigence de cette alliance.
07:27Il faut sortir du piège tendu par la gauche il y a des décennies
07:30parce que finalement, la gauche se maintient au pouvoir depuis 40 ans,
07:35à quelques exceptions, à quelques périodes près.
07:38Mais est-ce que c'est une alliance ou est-ce que c'est un soutien, quoi qu'il arrive
07:43?
07:44C'est-à-dire qu'une alliance, ça voudrait dire éventuellement, par exemple,
07:47une décision collégiale, ensemble, une primaire ouverte, par exemple,
07:51pour décider qui sera celui qui porte vos couleurs.
07:53Là, vous savez déjà, en gros, que c'est Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
07:56Vous serez derrière eux.
07:56C'est une fable, cette histoire de primaire.
07:59On voit bien que ceux qui la prônent sont animés par des sentiments totalement insincères.
08:05Insincères ?
08:05Oui, Laurent Wauquiez, quand il parle de primaire, c'est pour quoi ?
08:08C'est pour tuer Bruno Retailleau.
08:10Quand les autres en parlent, c'est pour éliminer Attal ou de la compétition avec Philippe.
08:17Donc tout ça, c'est de la tambouille politicienne.
08:19Aujourd'hui, il y a une force.
08:21Qu'on l'apprécie ou qu'on ne l'apprécie pas, c'est un constat.
08:24Il y a une force extraordinairement dominante, c'est le Rassemblement National.
08:30Dire qu'on peut porter l'alternance au socialisme et au macronisme,
08:34ce qui est à peu près la même chose,
08:35aujourd'hui, en mettant de côté le Rassemblement National, c'est mentir aux Français.
08:40Moi, je souhaite qu'il y ait l'alternance, parce que le pays sombre,
08:43le pays a un proie au chômage, à la dette, au déficit, à l'immigration, à la sécurité.
08:48On va continuer avec les mêmes.
08:50Ceux qui ont mis le pays dans cet État sont ceux qui veulent poursuivre
08:54avec la même, finalement, motivation.
08:58Sauf que vous dites ça, mais si Marine Le Pen ne veut pas ouvrir un droit,
09:01si Marine Le Pen dit « moi, je ne crois pas à cette union des droits ».
09:03Marine Le Pen, elle est candidate à l'élection présidentielle.
09:07En fait, vous dites à vos copains, je ne sais pas, à David Lysnard, par exemple,
09:12« viens, mais tu seras forcément derrière Marine Le Pen ».
09:15Elle veut rassembler tous les Français, c'est normal.
09:20Aucun candidat qui aspire à gagner, parce que ceux qui parlent, les autres,
09:23sincèrement, personne ne les voit gagnants.
09:25Ils sont là pour un peu de témoignage.
09:27C'est qui les autres ?
09:27Et pour faire la course aux petits chevaux.
09:30Vous parlez de qui, là ? Vous parlez de Bruno Retailleau ?
09:32Oui, bien sûr, tout ça, aujourd'hui, à LR, personne n'est en position de gagner.
09:38On le sait très bien, donc chacun avance ses pions pour négocier.
09:42Tout ça, c'est de la basse politique politicienne.
09:45Aujourd'hui, l'alternance, c'est quoi ?
09:47C'est entre cette alliance que nous avons formée,
09:50que j'ai voulu fonder en 2024, au lendemain de la dissolution,
09:54entre, en gros, la droite classique, on va dire, issue des partis gaullistes,
10:00et le Rassemblement national, qui a pris une partie de notre électorat ancien.
10:05Pourquoi il a pris cet électorat ?
10:06Parce que la droite s'est déconstruite.
10:09La droite n'a plus été elle-même.
10:11La droite s'est soumise au code de la gauche, en matière sociale, en matière sociétale.
10:16Et donc, elle a perdu ce qui faisait sa force, au profit du Rassemblement national.
10:21Désormais, il y a cette alliance.
10:23Moi, je la constate, je l'ai faite et je l'apprécie,
10:27parce qu'on travaille bien avec Jordana Gardella.
10:29Vous en êtes satisfait ?
10:30J'en suis particulièrement satisfait.
10:31On travaille bien à l'Assemblée nationale avec Marine Le Pen.
10:34Si on fait un sort de bilan...
10:35On a démontré à Nice que cette alliance, elle peut gagner.
10:39C'est un peu ma question, justement.
10:40Elle peut gagner, voilà.
10:41À Nice, malgré tout, oui, vous, vous avez réussi à Nice.
10:44Mais Laure Lavalette n'a pas du tout réussi...
10:47Un point.
10:47Ben oui, mais enfin, c'est comme ça, c'est la démocratie.
10:50Mais regardez Paris, il y a un Marseille.
10:50Et d'ailleurs, la vérité, c'est que ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella ne sont venus faire campagne
10:55chez vous.
10:56Paris...
10:56En fait, vous n'aviez pas vraiment besoin d'eux.
10:58J'ai fait une campagne...
11:00Et vous n'aviez peut-être même pas envie qu'il vienne.
11:02Mais l'alliance, elle est importante.
11:04Sans alliance, on ne peut pas gagner.
11:06On ne peut pas avoir une force...
11:07C'était une alliance, il n'y avait pas marqué RN sur vos affiches.
11:10Ils ne sont pas venus faire campagne à vos côtés.
11:12Chacun fait sa campagne spécifique.
11:13Moi, je sais la force que cette alliance m'a amenée.
11:17Ensuite, il faut élargir.
11:18Et ça sera le cas aussi à l'élection présidentielle.
11:21On peut avoir une force très importante au premier tour.
11:23Et on peut échouer au second à cause de ce ridicule Front Républicain
11:29qui plonge notre pays dans l'immobilisme.
11:32Ridicule Front Républicain.
11:33Bien sûr, depuis 40 ans.
11:34Parce que comment dire on donne un élan à notre pays ?
11:38Comment on le redresse ?
11:39En disant on fait barrage.
11:40Mais le barrage, ce n'est pas une politique.
11:43Les castors, ce ne sont pas les acteurs du redressement.
11:46Ceux qui font les barrages, ce sont des gens qui protègent leurs petits intérêts.
11:50J'essaie de réfléchir aux castors.
11:51Éric Ciutti, comment vous avez vécu le fait que Bruno Retailleau,
11:55d'ailleurs c'était à ce micro,
11:57finalement, sans vous apporter un accord ou un soutien manifeste,
12:03ne soutiennent plus votre opposant Christian Estrosi ?
12:07C'était une forme de courage.
12:09Et je l'en remercie.
12:12Vous vous étiez parlé ?
12:13Vous vous êtes parlé depuis ?
12:14Je lui ai parlé après.
12:15J'ai eu l'occasion de lui dire.
12:19Mais vous l'avez appelé pour le remercier ?
12:21C'est une forme, non, pas pour le remercier,
12:23mais avec Bruno Retailleau, on a toujours échangé.
12:27J'ai du respect pour lui.
12:28Je ne partage pas ses choix.
12:30Il est au milieu du guet.
12:31Il est au milieu du guet parce qu'on voit bien qu'il veut s'extraire du macronisme
12:36face à ceux qui veulent y rester.
12:37Il y a quand même six ministres LR dans un gouvernement macroniste.
12:42Il a un groupe qui ne commande pas l'Assemblée nationale,
12:45qui est dirigé par M. Wauquiez et Mme Tabarro,
12:47qui sont les apôtres aujourd'hui, surtout Mme Tabarro,
12:51qui défend son frère et la petite politique familiale.
12:57Je me souviens, vous avez envoyé Laurent Wauquiez,
12:58vous étiez le premier à le défendre.
13:00Oui, mais M. Wauquiez, il a dérivé.
13:01Moi, je n'ai pas changé.
13:02Moi, je suis un homme de droite.
13:03J'ai toujours combattu ce gouvernement qui abîme le pays.
13:07Je ne le combat pas pour des raisons personnelles.
13:09Je le combat parce qu'il abîme le pays.
13:11Qui peut dire que le bilan macroniste est positif comment, M. Wauquiez ?
13:15Mais Bruno Retailleau, pour vous, vous vous dites...
13:17Est-ce que vous pensez qu'un jour, il peut vous rejoindre ?
13:19Je l'espère.
13:20Et je lui lance cet appel.
13:22Mais je suis un peu désespéré de voir le poids
13:25de ces vieux chapeaux à plumes,
13:27de ces politiques de la Troisième République.
13:31M. Copé, qui a fait 0,29% à la primaire en 2011.
13:36Oui, mais qui a été réélu dès le premier tour à Maud.
13:39Mme Pécresse, qui a été le naufrage de la présidentielle.
13:43M. Bertrand, qui n'a jamais rien gagné dans sa vie,
13:45à part avec le vote de LFI et des communistes.
13:48Et qui viennent nous donner...
13:49Qui viennent donner des leçons à M. Retailleau et aux autres
13:53de morale, de politique.
13:55On n'a plus envie de voir ces gens
13:56qui s'y veulent aller chez M. Macron
13:59ou au Parti Socialiste.
14:01Qu'ils y aillent.
14:02Viens chez moi.
14:03Je lui dis, viens avec nous.
14:05David Listard, d'abord, c'est un ami.
14:08Il est venu.
14:09Alors, là encore, il n'y avait pas forcément de mots
14:11à pouvoir parler, mais il s'est laissé photographier
14:15à vos côtés une semaine avant les élections.
14:18C'est une forme de soutien, je l'en remercie.
14:20J'ai été un peu à l'origine du début de la carrière
14:23de David Listard.
14:24Il a été mon vice-président lorsque je présidais
14:27le département des Alpes-Maritimes.
14:28On a des liens d'amitié.
14:31Parce qu'il y en a un qui pourrait dire à peu près
14:33la même chose de vous, c'est Christian Estrosi.
14:34On ne peut pas dire que vous ayez toujours des liens d'amitié.
14:37Oui, mais on a eu des parcours qui se sont éloignés.
14:41Parce que Christian Estrosi, comme j'évoquais
14:43Mme Tabarro et M. Wauquiez, sont partis chez M. Macron.
14:47Moi, je suis resté fidèle à François Fillon,
14:49notamment en 2017.
14:50François Fillon qui est venu à Nice aussi.
14:52Et je l'en remercie.
14:53Ça veut dire quoi ?
14:54Ça veut dire qu'il y a des gens courageux
14:55qui bougent.
14:56Alors, peut-être pas encore suffisamment,
14:58mais on voit bien qu'aujourd'hui,
15:00cette alliance des droites,
15:02cette frontière artificielle,
15:04elle est en train de se fissurer.
15:06Et c'est une condition indispensable
15:09pour qu'on engage le redressement du pays
15:12avec tous les hommes et femmes de bonne volonté.
15:15Il faut balayer ceux qui ont mis le pays à genoux,
15:19ceux qui nous gouvernent aujourd'hui.
15:20Il y en a assez de ces gens.
15:22Et donc, il faut qu'ils partent.
15:24Est-ce que vous vous êtes serré la main ?
15:26Est-ce que vous vous êtes revu avec Christian Estrosi ?
15:29Non, je ne l'ai pas revu.
15:30Vous ne l'avez même pas passé un coup de fil ?
15:31Je ne l'ai pas revu.
15:33Il n'a pas souhaité siéger au conseil municipal.
15:36Mais naturellement, j'espère le voir
15:39et que nous puissions...
15:40Vous ne vous êtes même pas croisé ?
15:41Non, il n'y a pas eu de transition.
15:42Rien.
15:42Il a quitté la mairie.
15:43Vous êtes arrivé.
15:44Vous ne vous êtes même pas croisé dans le couloir.
15:46Ça se passe très bien avec ses équipes.
15:47Il y a eu une transition républicaine parfaite
15:50avec les fonctionnaires de la mairie que je remercie.
15:53C'est le signe d'une forme de continuité.
15:55Il y a un groupe qui a été élu avec lui.
15:58Ça se passe très bien, de façon très harmonieuse.
16:01Le président de ce groupe sera reçu ce matin.
16:04Je le verrai.
16:05On va bien travailler ensemble.
16:07Je suis d'ailleurs à peu près convaincu
16:08que la plupart de ces élus, à terme, vont me rejoindre
16:12parce que nous travaillons bien pour Nice.
16:15Nous voulons plus de sécurité, moins d'impôts.
16:18Et que je veux rassembler.
16:19Est-ce que les anciens proches de Christian Estrosi
16:21vont vous rejoindre ?
16:21Oui.
16:22C'est déjà le cas.
16:22Ils vous le laissent déjà entendre ?
16:23Quelques-uns, oui.
16:25Parce qu'il y avait ce positionnement très personnel
16:29de Christian Estrosi.
16:31Moi, je veux écrire une page nouvelle.
16:33Le passé est le passé.
16:34Je veux apaiser aujourd'hui.
16:36Il n'y a plus de conflit à Nice.
16:37Tout le monde est heureux.
16:38Il n'y a plus cette guerre.
16:41Les électeurs m'ont donné une large majorité.
16:43Je les en remercie.
16:44Et on va regarder devant.
16:46Éric Ciotti, le diesel, ce matin, record, est à 2,25 euros le litre.
16:52Et cette nuit, Sébastien Lecornu a laissé entendre que, je cite,
16:56je demande aux ministres de l'Action et des Comptes Publics et aux autres ministres
17:00de travailler à une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales
17:04liées à la hausse des prix du carburant pour financer des mesures prioritaires
17:06d'un plan d'électrification.
17:08Ça va dans le bon sens ?
17:09Vous avez compris ce que ça veut dire ?
17:10Pas moi.
17:12Ce qu'il faut, c'est une mesure claire.
17:15L'État ne peut pas s'enrichir sur l'augmentation du prix du carburant.
17:18Ça veut dire que, par exemple, pour les aides-soignantes qui font la tournée
17:21et qui, en ce moment, payent trop cher le carburant,
17:24si on leur permet d'avoir un accès à un leasing social pour avoir des voitures électriques...
17:27On va leur acheter une voiture électrique à 40 000 euros ou 30 000 euros,
17:30alors que là, il y a une urgence de payer chaque matin son plein.
17:34Mais dans quel monde...
17:35Mais est-ce que la politique, ce n'est pas aussi de prévoir, d'anticiper ?
17:37Dans quel monde vivent ces gens qui nous gouvernent ?
17:38Il y a une mesure simple, celle que nous prenons à l'Assemblée nationale.
17:42On l'a demandé encore hier avec le Rassemblement national, avec l'UDR.
17:45C'est de baisser la TVA sur le prix des carburants.
17:49Aujourd'hui, l'État fait les poches des automobilistes.
17:52Plus le prix du pétrole brut, du baril de pétrole qui a dépassé les 100 dollars,
17:59on doit être à 105 ou 107 dollars ce matin sur le baril, augmente.
18:04Plus l'État s'enrichit.
18:06Ça, ce n'est pas normal.
18:07Donc nous voulons une TVA réduite à 5,5 au lieu de, aujourd'hui, 20%.
18:13C'est un coût, bien entendu.
18:15Ça doit être gagé sur des économies.
18:17Ces économies, engageons-les, notamment sur le coût de l'immigration,
18:20sur plein de sujets, sur les dépenses indues de l'administration
18:24et rendons le pouvoir d'achat aux Français.
18:26La mesure, elle est simple, elle est limpide.
18:28On n'est pas dans les usines à gaz.
18:30Enfin, là, c'est peut-être une usine électrique, selon M. Lecornu.
18:33Mais enfin, ça revient au même.
18:35Éric Ciotti, donc maire de Nice, vous serez plus député dans quelques jours ?
18:38Dans quelques semaines, vraisemblablement.
18:40Vous allez démissionner de votre...
18:41Naturellement, puisque le choix, c'est Nice.
18:42Le choix, c'est Nice.
18:42Il n'y a même pas de questions qui se posent.
18:44Merci d'avoir répondu à mes questions sur RMC BFM TV.
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