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Marc Menant revient sur la conférence de presse où a triomphé Donald Trump : «Chacun essaie ce poker menteur». 

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00:00– On a compris.
00:01– Qui était là, en vénération devant le président Trump,
00:06en disant merci, monsieur le président, grâce à vous,
00:10le monde n'a plus à trembler, merci, merci, merci.
00:13Et alors Trump, qui allait comme toujours dans des contradictions,
00:19mais là c'était plus d'un jour à l'autre, c'était d'une phrase à l'autre.
00:23Alors vous l'avez dit, l'opération est extrêmement en avance,
00:26on a un petit détour qui ne sera pas long.
00:28Mais dans le même temps, il dit, voilà, l'Iran a admis sa défaite.
00:33En trois semaines, nous les avons anéantis.
00:36Alors, ils sont anéantis, mais on fait un petit détour,
00:41mais ça ne sera pas long à se plonger, vous voyez, mais on va continuer comme ça.
00:45Des forces militaires très fortes, emportées en quelques jours.
00:50Nous avons détruit leur capacité de lanceurs à 95%,
00:55de missiles à 90%.
00:58Nous avons complètement détruit leurs marines.
01:02Alors là, on a même, c'est monsieur Rubio qui dit,
01:05150 bateaux qui ont été emportés.
01:09Mais il reste des sous-marins, il reste encore des frigates, ça,
01:12on n'en parle pas.
01:12Et puis, on l'a évoqué, je l'ai évoqué la semaine dernière,
01:15tous ces petits bateaux qui permettent aux gardes de la Révolution
01:21d'aller éventuellement constituer des menaces sur les navires
01:25qui se trouvent dans les détroits d'Orsmus.
01:28Après, on a détruit toutes les installations.
01:31Nos capacités ne font qu'on monter en puissance,
01:35mais les leurs ne cessent de baisser.
01:37Elles ne peuvent plus baisser, puisqu'on a tout anéanti.
01:40Et on est constamment comme ça.
01:43Il nous supplie de faire un accord.
01:47Nous avions, alors il dit aussi,
01:50l'arme nucléaire, elle a été détruite
01:52lors de l'opération marteau de minuit,
01:55c'était au mois de juillet.
01:56Mais il faut éviter, aujourd'hui, encore,
02:00il faut éviter que l'Iran ait l'arme nucléaire.
02:03Alors, ça a été détruit au mois de juillet,
02:05on est néanmoins reparti dans une opération
02:08pour détruire ce qui avait été détruit au début du mois.
02:12Et maintenant, on a tout détruit,
02:15mais il n'est pas question de faire en sorte
02:19qu'ils puissent à nouveau agir
02:21avec les 450 kg d'uranium qui leur restent.
02:24Et avec ces 450 kg d'uranium,
02:27ils pourraient constituer, fabriquer,
02:3011 bombes atomiques.
02:32Vous voyez, mais tout ça est hallucinant.
02:34C'est-à-dire qu'on a la dévotion de son équipe
02:38autour de lui, et là, on comprend quoi ?
02:41Bien qu'effectivement, il est dans une opération
02:43où il est débordé, il dit, il nous supplie d'arrêter,
02:47mais là, c'est lui qui demande aux Iraniens
02:50ce qui se passe.
02:51Alors, on essaie de rassurer,
02:54il ne faut pas oublier qu'on a les élections
02:55au mois d'octobre, à demi-mandat,
02:58et par rapport à sa base, dans ce qui se passe,
03:01il faut bien justifier cet engagement.
03:04C'est vrai que le jeu diplomatique
03:07est un jeu de poker menteur.
03:08Il n'empêche que Donald Trump disait
03:10qu'il était, depuis 48 heures,
03:12qu'il avait proposé un plan,
03:14qu'il était en discussion,
03:16l'Iran démentait,
03:17et finalement, l'Iran a dit qu'effectivement,
03:19ils étaient en train de discuter.
03:21Parce qu'on se moquait de Donald Trump au début,
03:23en disant qu'il mentait.
03:24Et finalement, l'Iran...
03:25Alors, sauf que, apparemment,
03:28si j'ai bien suivi l'ensemble,
03:30il y avait un dialogue,
03:32mais par intermédiaire,
03:33puisque c'est par le Pakistan
03:35que la proposition des 15 points a été faite.
03:38Donc, on n'est pas en négociation directe.
03:40– Bien sûr.
03:41– Non, mais c'est important.
03:42Donc, mais tout le monde...
03:44Oui, on est dans ce jeu de poker menteur.
03:46On a atteint toutes les cibles.
03:48Et puis après, on dit,
03:48mais on n'a pas tout à fait atteint.
03:49Et on est prêt à mener une opération.
03:52Il l'a dit,
03:53prendre le contrôle du pétrole iranien
03:56reste une option.
03:57Donc, on a tout détruit,
03:59même les bâtiments.
04:01On continue néanmoins le bombardement
04:03sans viser des cibles civiles.
04:07Alors, ça signifie qu'en l'occurrence,
04:09si on envisage une action dans l'île de Kang,
04:12qui est le plus grand terminal
04:14d'exportation pétrolière,
04:16ça n'a rien de militaire, là.
04:17C'est le stockage de 90%
04:19de la production iranienne de pétrole.
04:23Donc là, on vise bien quelque chose de civil.
04:26Et dans le même temps,
04:27les Iraniens, eux, disent,
04:29eh bien, nous frapperons.
04:30Depuis quelques jours,
04:32ils ont montré qu'ils étaient encore capables
04:34de cette nuisance,
04:36en ciblant des points.
04:37Et surtout, la fameuse menace,
04:39il y a les usines de désalinisation.
04:45Eh bien, il suffira de les frapper.
04:47Que feront les pays du Golfe ?
04:49En sachant que par rapport à ces pays du Golfe,
04:52il y a quand même une sorte de fraternité,
04:54je dirais, culturelle,
04:56et qu'ils sont dans la difficulté
04:58d'imposer à ces pays,
05:00demain, une sorte de disparition
05:02disparition qui serait une disparition
05:04liée à une action sur des points,
05:06là aussi, civils.
05:08Vous voyez qu'on est dans une situation
05:10inextricable,
05:11où chacun essaie ce poker menteur,
05:14mais ça ne nous dit pas
05:16où nous allons.
05:17Toujours est-il qu'il y a un risque
05:18qui empêche beaucoup de gens
05:20de bien dormir.
05:21Et puis, on verra effectivement
05:22s'il y a un débarquement imminent.
05:25Avec le risque de ce qui pourrait se passer
05:27avec les soldats,
05:29et ça serait étonnant
05:30que les gardes de la Révolution
05:33laissent envahir
05:34sans qu'il y ait des morts américains.
05:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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