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  • il y a 14 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bonsoir Olivier Truchot.
00:02Bonsoir là, bonsoir à tous.
00:0327e jour de guerre, ça va se terminer bientôt, c'est ce que dit Donald Trump.
00:08L'Iran admet sa défaite et maintenant il ne peut faire qu'une chose, discuter.
00:12Ainsi parlait le président des Etats-Unis, il y a quelques minutes, on va l'écouter.
00:16Ensuite on retrouvera tout au long de notre émission, bien sûr,
00:18l'ensemble de nos correspondants et envoyés spéciaux sur le terrain du conflit.
00:22Donald Trump.
00:25Il supplie, il nous supplie de faire un accord.
00:28contrairement à ce que disent les journaux.
00:30Il nous supplie et tout le monde peut comprendre pourquoi ils veulent absolument faire un accord.
00:36Mais ils disent qu'ils ne nous parlent pas, mais tout le monde peut comprendre à quel jeu ils jouent.
00:41Et ils ne sont pas idiots, ils sont vraiment intelligents d'ailleurs.
00:45Et ce sont des grands négociateurs.
00:49Ils savent s'y prendre.
00:51Ils nous supplient.
00:53Ils nous supplient de faire un accord.
00:56Je ne sais pas si nous y arriverons.
00:57Je ne sais pas si nous avons vraiment envie.
00:59Nous aurions dû le faire il y a quatre semaines.
01:01Ils auraient dû le faire il y a deux ans.
01:04Axel Monnier est à Washington pour BFM TV.
01:06Donc on a Donald Trump qui menace et en même temps qui presse,
01:11qui presse pour la négociation parce qu'il voudrait que le conflit se termine.
01:13– Exactement, c'est un double jeu que Donald Trump a d'ailleurs reproché ce matin aux Iraniens,
01:21mais qu'il mène aussi, lui, effectivement, et on l'a bien vu dans cette prise de parole.
01:26D'un côté, Donald Trump continue d'utiliser les mêmes éléments de langage
01:29en expliquant que les États-Unis étaient en train de dominer outrageusement militairement ce conflit
01:36et qu'il détruisait toutes les capacités militaires de l'Iran
01:39et en expliquant que c'est bien l'Iran qui était en train de supplier pour un accord et non
01:45pas lui.
01:46Mais en même temps, ce qu'il fallait écouter peut-être, c'était surtout Steve Whitcoff.
01:50C'est l'émissaire de Donald Trump sur les questions internationales.
01:53Et lui a pour la première fois confirmé l'existence d'un plan américain en 15 points
01:58qui a bien été transmis, selon lui, à l'Iran par le truchement du gouvernement pakistanais.
02:05Et donc ça, c'est la première fois qu'un membre de l'administration confirme cette information précise.
02:09Et puis, il a aussi expliqué que les discussions étaient à la fois fortes et positives, dit-il, ce sont
02:15ses mots.
02:16La possibilité d'un accord de paix est réelle et fortement possible, dit-il.
02:22Donc c'est vrai que ça contredit un petit peu ce que Donald Trump fait,
02:25mais Donald Trump est là pour à la fois montrer que les États-Unis sont bien en position de force
02:30et que c'est lui et lui seul qui dicte le rythme et le tempo dans ce conflit,
02:36que c'est lui seul qui veut montrer les muscles
02:39et que c'est les États-Unis qui imposeront leur accord comme ils le souhaitent et pas l'Iran.
02:44C'est exactement, en tout cas, le message qu'a voulu faire passer Donald Trump lors de ce Conseil des
02:48ministres.
02:49Merci, Axel Monnier, aux États-Unis.
02:50Thierry Arnaud, l'émissaire américain qu'on vient de citer, Whitcoff,
02:54dit qu'il y a des signaux forts, que l'Iran veut trouver un accord.
02:58Alors Donald Trump va plus loin dans l'expression,
03:01puis il dit carrément que l'Iran supplie les Américains de faire un accord.
03:05Alors rappelons ce qu'il y a fondamentalement dans ce plan.
03:0815 points dont désormais la reconnaissance officielle est venue de la Maison-Blanche
03:13dans la bouche de Steve Whitcoff.
03:151. Renoncer à toute forme de capacité nucléaire,
03:18également en restituant le stock d'uranium enrichi, bien sûr.
03:222. Se débarrasser de tout programme militaire, de ces missiles en particulier,
03:25qui sont eux aussi susceptibles de porter des armes nucléaires.
03:293. Arrêter le financement et le soutien,
03:33sous quelque forme que ce soit de ce que l'on appelle les proxys dans la région,
03:36à les mandataires.
03:37On pense en particulier dans les circonstances présentes au Hezbollah du Liban,
03:40mais il y a aussi les Houthis du Yémen et ce qui reste du Hamas à Gaza, bien sûr.
03:47Et puis le quatrième et dernier point, qui est évidemment central aujourd'hui aussi,
03:51le rétablissement de la circulation complète dans le détroit d'Hormuz.
03:54C'est ça, l'ossature, les quatre grands axes du plan américain
03:58qui ont été soumis aux Iraniens
04:00et qui doivent constituer pour Washington la base des discussions.
04:04Ulrich Bounat, vous êtes analyste géopolitique.
04:06Est-ce que les gardiens de la Révolution peuvent accepter ces conditions ?
04:10On a l'impression que s'ils acceptent, c'est une capitulation.
04:13Oui, c'est pour ça qu'ils ne les acceptent pas.
04:15D'ailleurs, Donald Trump est un peu contradictoire.
04:16Il dit que d'un côté, il supplie, mais que d'un autre côté,
04:19ce sont d'excellents négociateurs.
04:20D'excellents négociateurs ne supplient pas pour obtenir un accord.
04:22Et c'est ce que l'on constate ces derniers jours.
04:24Au-delà de la rhétorique officielle en Iran,
04:26qui consiste à dire qu'ils refusent cette proposition américaine
04:29et qu'eux-mêmes soumettent leur plan en cinq points
04:32où ils demandent des dommages et intérêts, etc.
04:33On voit bien que c'est de la posture, mais qu'effectivement,
04:37on va rentrer dans le dur des négociations
04:39et qu'effectivement, les Iraniens vendront chèrement l'impôt
04:42comme ils l'ont toujours vendu.
04:44L'accord de 2015 a mis des mois à sortir des fonds baptismaux.
04:47Il est probable que si l'objectif, c'est d'arriver sur un accord de paix
04:51qui réglerait le problème sur le fond et dans la durée,
04:54ce que veulent les Iraniens, il va falloir du temps pour négocier.
04:56Et ce n'est probablement pas le temps dont bénéficient Donald Trump.
04:58Le Pakistan sert d'intermédiaire ?
05:01Oui, pas que. Alors, il y a effectivement le Pakistan
05:03qui semblerait être désormais pivot.
05:07Le général président du Pakistan est très proche de Donald Trump.
05:12Donc, je pense que ça sert bien les négociations.
05:14Les Pakistanis ont des relations plutôt amicales aussi avec les Iraniens.
05:17On sait aussi que les Turcs ont servi d'intermédiaire indirecte
05:20entre les deux parties.
05:20Donc, il y a un certain nombre de pays dans la région comme ça
05:22qui peuvent servir effectivement de relais entre les deux
05:25avec, a priori, le Pakistan qui serait le lieu de la première rencontre
05:29véritablement directe entre les deux parties.
05:30Ce que dit Donald Trump et ce que disent des médias aussi là-bas,
05:33c'est, bon, maintenant, il faut signer un accord.
05:35Il me supplie, il faut y aller parce que sinon, là, je cogne.
05:37Alors, l'expression que l'on entend, c'est
05:39« le coup fatal sera porté à l'Iran ».
05:41Ça veut dire quoi ?
05:41C'est le média américain qui aura porté cette expression.
05:43C'est le média Axios, notamment.
05:44Qu'est-ce que ça pourrait dire, général ?
05:46Là où c'est compliqué parce que depuis quatre semaines,
05:50Donald Trump n'arrête pas de dire que chaque jour, ça va être encore plus dur.
05:55Donc, qu'est-ce qu'il peut encore frapper ?
05:58Est-ce que ça veut dire « le coup fatal » des hommes au sol ?
06:03Les hommes au sol, compte tenu des effectifs disponibles,
06:06ça ne peut être que localement, sur un site particulier,
06:13pour une opération qui serait de courte durée.
06:16Donc, on n'est pas, par exemple, dans la capacité d'envoyer des forces
06:20à Téhéran ou ailleurs.
06:24Et certainement pas sur la partie continentale de l'Iran,
06:27peut-être sur une île.
06:28Donc, c'est là où c'est vraiment très compliqué
06:31à comprendre qu'est-ce qu'il appelle un...
06:34On va écouter Donald Trump qui revient sur la guerre en cours.
06:42Ils ont été bombardés, cela les a surpris.
06:46Ils ne pensaient pas que ça allait leur arriver.
06:49Il y avait comme 1 400 missiles qui les ont touchés.
06:56Et nous, nous avons des patriotes
06:59qui nous permettent en plus de nous attaquer.
07:05Ils ont essayé de nous tirer dessus
07:07sur des choses qui étaient parfois très précieuses,
07:09mais ils n'ont presque jamais réussi à nous attendre.
07:14Sur leurs centaines de missiles,
07:15ils presque tous, en fait, ont été déviés ou détruits
07:20grâce à notre technologie.
07:29Et je crois que nous sommes vraiment
07:31en très bonne forme, dans une très bonne situation.
07:35Nous sommes au-delà, dans le ciel, nous dominons.
07:40Et il n'y a rien qu'ils puissent faire contre nous.
07:45Et ce serait bien si le New York Times
07:47et toutes les autres fake news
07:48et le Wall Street Journal aussi reconnaissaient nos mérites.
07:53Et qu'ils arrêtent de dire que je suis désespéré
07:56de conclure un accord.
07:57Ce n'est pas vrai.
07:58Si j'étais si désespéré,
08:00ça se verrait.
08:01Mais je suis le contraire, en fait,
08:03de désespéré.
08:03Au contraire, moi, je n'en ai rien à faire.
08:05Car j'ai le temps.
08:06Et il y a encore d'autres objectifs
08:08que nous pouvons atteindre au quotidien.
08:11Nous avons une liste d'objectifs.
08:13Bon, je ne peux pas vous donner les détails.
08:15Bien sûr.
08:19C'est comme la question que vous venez de me poser.
08:21Je ne peux pas y répondre.
08:22Il y a des choses qui doivent rester secrètes.
08:24Donc, je ne vais pas vous dire exactement
08:28ce que nous allons faire.
08:29Car si je le faisais,
08:31je donnerais des informations.
08:34Et je crois que cela se rend plus
08:36contre les amendements de notre Constitution.
08:49Alors, je ne peux pas vous parler de ça non plus.
08:52Je vais vous poser une question
08:53sur les bombes à l'uranium.
08:55Mais je ne sais pas.
08:57Je ne peux pas non plus vous répondre sur ce point.
09:02Est-ce que vous pensez que la coalition
09:05peut envoyer pour vous des bateaux pour vous aider ?
09:09Ils auraient dû venir déjà il y a longtemps
09:10pour nous aider.
09:12Mais ce qui est extraordinaire,
09:13c'est qu'en fait,
09:14nous n'avons pas besoin du détroit,
09:16d'Hormuz, pas du tout.
09:17Nous avons tellement de pétrole nous-mêmes.
09:20Notre pays n'est pas atteint
09:22par ce problème.
09:23Nous avons deux fois plus de pétrole
09:26que l'Arabie Saoudite ou la Russie.
09:30Oui, c'est vrai que notre production
09:36de pétrole est plus importante
09:38que celle de l'Arabie Saoudite
09:39et de la Russie ensemble.
09:41Nous sommes vraiment
09:41le plus grand producteur.
09:46Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose ?
09:51Il en va de même pour le gaz.
09:55Nous sommes le plus grand exportateur
09:57de gaz naturel dans le monde aujourd'hui.
10:01Avant, nous étions le plus grand importateur.
10:03Aujourd'hui, nous sommes de loin
10:03le plus grand exportateur.
10:05Et nous continuons d'exploiter
10:06nos gisements rapidement
10:07pour augmenter encore la production.
10:14Et vous voyez, en fait,
10:16celui qui vient de se trimer,
10:17c'est un environnement d'un licencié.
10:18Il fait exploiter les ressources
10:20de notre environnement.
10:23Pour revenir au Venezuela,
10:28on revient maintenant
10:30commenter les propos de Donald Trump
10:32qui estime que prendre le contrôle
10:33du pétrole iranien
10:35peut même être une option
10:36à sa disposition aussi, Thierry Arnaud,
10:39et que en ce qui concerne le pétrole,
10:40ça va.
10:40Ils sont assis sur des gisements infinis
10:43qui sont les premiers au monde
10:44et qui sont tranquilles.
10:45Vous l'avez entendu à la fin
10:46dire un mot du Venezuela
10:47qui était une sorte de modèle pour lui.
10:48En fait, il fallait tenter de répéter
10:50en Iran ce qu'il avait opéré
10:51début janvier au Venezuela.
10:53Alors, il y a quand même
10:54une toute petite différence.
10:55C'est que l'ordre de succession,
10:57au moment où le raid américain
10:58se produit sur Caracas le 3 janvier,
11:00est préorganisé.
11:02Ils ont prévu, les Américains,
11:03d'exfiltrer, si j'ose dire,
11:05le couple Maduro
11:05et de mettre à sa place
11:07Delsi Rodriguez,
11:08qui est la vice-présidente.
11:10Là, on n'est pas du tout,
11:11évidemment, dans le même scénario
11:12puisque la suite n'a pas été
11:14préparée à l'avance.
11:15Mais évidemment,
11:15la question pétrolière est centrale.
11:17Et si vous additionnez le Venezuela
11:19à l'Iran,
11:20vous avez deux des trois pays
11:22dont les réserves mondiales de pétrole
11:24sont les plus importantes aujourd'hui.
11:26Donc ça, c'est forcément présent
11:27à l'esprit de Donald Trump.
11:29Juste un mot, simplement,
11:31dans une de ses déclarations,
11:33il dit qu'ils ne nous ont absolument
11:35pas fait mal.
11:35Ils n'ont causé aucun dégât
11:37sur les installations américaines
11:39alors que nous,
11:40on les a complètement anéanties.
11:41Il y a eu une enquête
11:42qui a été publiée ce matin
11:43par le New York Times
11:44qui explique que les bases américaines
11:45ont été assez sévèrement touchées,
11:48qu'on a été obligés
11:49de déplacer une partie des troupes,
11:51que certains travaillent
11:51depuis des hôtels
11:52ou des locaux un petit peu
11:54de fortune
11:54qui ont été aménagés
11:57pour leur permettre
11:57de continuer leurs opérations,
11:59donc les installations américaines,
12:01dans des proportions d'ailleurs
12:02qu'il est difficile
12:03de vous décrire
12:04de manière très précise
12:04parce que les Américains
12:05se gardent bien
12:06d'être transparents sur ce sujet.
12:08Mais enfin,
12:08il apparaît quand même clairement
12:09que les Iraniens
12:10sont parvenus
12:11à causer des dégâts
12:12sur les forces armées américaines
12:14et les bases en particulier
12:15du Golfe.
12:15On parlait du pétrole
12:17dans cette même intervention.
12:18Donald Trump dit
12:19que l'Iran a autorisé
12:20le passage de 10 pétroliers
12:21en guise de cadeau
12:22par le détroit d'Hormuz.
12:24Alors à qui on autorise
12:25le passage ?
12:27Je vous rappelle
12:27qu'il y en a 3 000
12:29qui sont bloqués
12:29à priori selon les estimations.
12:31Donc 10 sur 3 000,
12:32ça vous donne une idée
12:32de l'échelle
12:33de la concession accordée.
12:34Nous sommes avec
12:35Loïc Herbrand
12:35qui est député
12:36Horizon du Cher
12:36et vice-président
12:37de la commission de défense
12:38et des armées
12:39à l'Assemblée nationale.
12:40Comment observez-vous cela ?
12:42On parle de négociations.
12:43Donald Trump pense
12:44que ça peut aller vite
12:46avec son plan en 15 points.
12:48Les Iraniens, eux,
12:49sont plus circonspects.
12:50Il nie le fait qu'il y ait...
12:52On va écouter Donald Trump
12:53qui parle encore
12:54de la guerre en Iran.
13:00Alors si jamais il y a
13:02une grande guerre,
13:03je ne crois pas
13:04que ce sera en fait le cas.
13:06Et nous devons nous en rappeler
13:07aussi comme pays.
13:08nous avons dépensé
13:10des trilliards de dollars
13:11pour protéger l'Europe,
13:12pour protéger
13:13les pays européens.
13:15Et là,
13:15ils ne sont pas là pour nous.
13:20Alors,
13:21pour revenir au Venezuela,
13:23c'est quelque chose d'important,
13:24mais ce n'était pas si important.
13:25Et donc,
13:26ils n'étaient pas là.
13:27Mais par contre,
13:28c'est surprenant
13:28qu'ils ne soient pas là aujourd'hui
13:29pour la mission en Iran.
13:36Et le Premier ministre
13:38du Royaume-Uni
13:40voulait envoyer des navires,
13:40mais c'était déjà trop tard.
13:41Nous n'en avions plus besoin.
13:49Et pour ce qui concerne
13:50l'Iran,
13:50finalement,
13:51nous allons toujours
13:55être là,
13:58pour être honnêtes.
14:01Et nous avons toujours été là,
14:02en fait,
14:02quand nos alliés
14:03avaient besoin de nous,
14:04avaient besoin de notre aide.
14:05car nous sommes ici
14:08pour protéger l'Europe
14:09de la Russie.
14:11Même si cela ne nous touche pas,
14:13puisqu'il y a un grand océan
14:14entre nous.
14:16Mais nous sommes quand même là
14:17pour les protéger
14:19de la Russie.
14:21Mais eux,
14:22ils ne sont pas là
14:22pour nous protéger.
14:23Par contre,
14:24cela n'a aucun sens.
14:27Et oui,
14:27avant,
14:28il y avait beaucoup de gens
14:28qui soutenaient l'OTAN.
14:34Mais depuis que
14:35je leur ai demandé
14:35de payer les 5 %,
14:36ce qu'ils n'ont d'ailleurs
14:37toujours pas fait,
14:37ils sont peut-être
14:38un peu moins en faveur.
14:39Il faut qu'ils passent
14:40de 2 % à 5 %.
14:43Déjà,
14:44je leur avais demandé
14:44de payer même jusqu'à 2 %,
14:46et ce qu'ils ne faisaient pas.
14:47Et maintenant,
14:48ils doivent passer à 5 %
14:49et ils ne le font toujours pas.
14:54Et maintenant,
14:55si vous regardez vraiment
14:55les chiffres,
14:56ils en sont toujours loin.
14:58En tout cas,
14:58nous avons été là pour eux,
15:00mais ils ne sont pas là
15:01pour nous.
15:03Mais est-ce qu'on en a besoin
15:04non ?
15:05D'ailleurs,
15:05je ne pensais pas
15:06qu'on en avait besoin finalement.
15:07C'était plutôt un test
15:08ce que je faisais.
15:10Je leur ai dit,
15:11j'aimerais vraiment
15:11que vous veniez,
15:12que vous rénussiez,
15:13que vous nous aidiez
15:16pour libérer
15:17le détroit d'Hormuz
15:19et protéger aussi
15:20les personnes
15:20qui se font tirer dessus.
15:21Mais ils ne l'ont pas fait.
15:23Mais vous voyez
15:24ce que je veux dire,
15:24ils ne sont pas là pour nous.
15:30Donald Trump
15:31qui fait la leçon
15:31à l'Europe,
15:33qui reproche à l'Europe,
15:34dont à la France,
15:34de ne pas l'aider,
15:35même s'il n'en a pas besoin
15:36de cette aide.
15:36Qu'est-ce que vous en pensez,
15:38vous qui êtes le vice-président
15:39de la commission de défense
15:40à l'Assemblée nationale ?
15:41Si vous voulez,
15:42il y a plusieurs choses
15:43qui me frappent
15:43dans ce discours.
15:44La première chose,
15:45c'est que je le trouve
15:45quand même très défensif.
15:46On est assez tôt dans la guerre
15:48et il est beaucoup
15:49dans la justification
15:50des opérations.
15:51Et en réalité,
15:52je crois que ça montre
15:52qu'il n'a pas tant de temps
15:53que ça.
15:54La pression,
15:55elle n'est pas que du côté iranien,
15:57elle est beaucoup
15:57du côté des États-Unis.
15:59Pourquoi ?
15:59Parce qu'il a une base MAGA
16:00qui est plutôt très défavorable
16:02à la guerre.
16:02Lui, il a été élu plutôt
16:03sur la question de la paix.
16:05Je vais amener la paix
16:05en Ukraine, etc.
16:06Son impopularité aux États-Unis
16:08n'a jamais été aussi forte
16:09que depuis qu'il est entré
16:10à la maison blanche,
16:11selon les derniers sondages.
16:12Oui, mais il y a beaucoup,
16:14on voit dans l'espace public
16:15et le discours américain,
16:16qu'il a toute une partie
16:17de sa propre base
16:18qui conteste vraiment beaucoup ça.
16:20Et puis ensuite,
16:20il y a la désorganisation
16:21de l'économie mondiale
16:22qui pèse beaucoup
16:23et qui fait là aussi
16:24qu'il n'a pas tant de temps
16:25que ça.
16:26Donc, il est sur la défensive,
16:27selon vous ?
16:28Il est sur la défensive
16:29et il est vraiment
16:30dans la justification.
16:31Général.
16:32Il y a un point
16:33qui est important,
16:33notamment son ingratitude
16:35envers l'OTAN.
16:37D'abord, le fait
16:38que beaucoup de pays
16:39de l'OTAN
16:39mettent à disposition
16:40les bases en Europe
16:42pour permettre
16:43l'effort de guerre américain.
16:45Je rappelle aussi,
16:46par exemple,
16:46que la France participe
16:47directement à la défense
16:49des Émirats arabes unis
16:50et du Qatar
16:51que nos pilotes
16:52sont sur une ligne de front
16:54en position défensive.
16:56Et ça,
16:57c'est autant de moins
16:58que doit assumer
16:59l'UAS Air Force.
17:01Donc, ça aussi,
17:02c'est quelque chose
17:03qui aura des conséquences
17:05par la suite
17:05parce que cette forme
17:06à la fois d'ingratitude,
17:08désinvolture
17:09ne traduit pas
17:10la réalité des faits.
17:11nous avons environ
17:125 000 militaires
17:15déployés
17:15dans la région.
17:16Alors, certes,
17:17en position défensive,
17:18mais qui participent
17:19à la protection
17:20de l'ensemble
17:21des pays du Golfe.
17:22C'est un point important
17:23qu'il faut rappeler.
17:24Alors, on va aller
17:26en Israël,
17:27à Tel Aviv,
17:27retrouver Hugo Smag
17:28en direct pour BFM TV
17:29parce que
17:30Donald Trump
17:31a beau dire
17:32et répéter
17:32que les États-Unis
17:34sont en train
17:34d'écraser
17:35les missiles iraniens,
17:36leurs drones,
17:36leur aviation,
17:37les frappes continuent
17:38quand même
17:40sur Israël
17:40et elles viennent
17:41des alliés de l'Iran,
17:42c'est-à-dire du Hezbollah.
17:46Eh bien,
17:46elles viennent à la fois
17:47effectivement du Hezbollah
17:48comme vous l'avez dit
17:49et de l'Iran.
17:49Alors, concernant le Hezbollah,
17:50effectivement,
17:51c'est le nord d'Israël
17:53qui a été particulièrement
17:55visé aujourd'hui.
17:56Encore, il y a
17:57une heure,
17:57une heure et demie,
17:58il y a une localité
17:59dans le nord d'Israël
18:00qui a été touchée
18:01avec un homme
18:01qui a été blessé justement
18:03et puis l'Iran
18:04qui n'a pas cessé aussi
18:05aujourd'hui
18:06de tenter
18:07de viser
18:08l'État hébreu,
18:09notamment le centre
18:10particulièrement visé.
18:11Au total,
18:12on parle de dix tentatives
18:14d'envoi de missiles
18:16sur le centre d'Israël
18:17et notamment
18:18à Kfar Kassem
18:19qui est une des localités
18:20du centre du pays
18:22qui a été touchée
18:23par, vous savez,
18:23ces missiles
18:24que l'on appelle
18:25missiles à fragmentation.
18:26Ce sont des missiles
18:27qui explosent
18:28en plein vol
18:29et qui larguent
18:29plusieurs sous-missiles,
18:31plusieurs petits missiles
18:32et qui sont très,
18:32très difficiles
18:33à intercepter
18:34pour le dôme de fer.
18:35À Kfar Kassem,
18:35il y a eu six victimes,
18:38six blessés légers
18:39dans cette frappe
18:41qui a eu lieu
18:42environ à la mi-journée.
18:44Hugo Smag,
18:45à Télévue,
18:46pour vous,
18:46FM TV,
18:46Benjamin Petrovert.
18:47Oui,
18:47c'est l'un des événements
18:48marquants de cette journée,
18:50c'est ce double front
18:50sur le ciel israélien,
18:52à la fois des tirs massifs
18:53venus de Téhéran,
18:54roquettes massivement tirées
18:55depuis le Hezbollah
18:56qui a fait un mort
18:57sur la ville de Naharia,
18:58c'est le bord de mer israélien,
18:59c'est la première grande ville
19:01au nord d'Israël.
19:02Et il est clair
19:03que depuis Israël,
19:04on a dû suivre aussi
19:05avec attention
19:06le discours de cet après-midi
19:07de Donald Trump
19:07parce qu'il est clair
19:08que les intentions
19:09des Israéliens,
19:10des Américains
19:10ne sont pas non plus
19:12les mêmes.
19:13Alors option 1,
19:14Donald Trump en effet
19:14veut faire vite.
19:16Option 2,
19:17et ça c'est ce que m'a dit
19:18tout à l'heure
19:18une personne de la diaspora iranienne
19:20à Paris
19:20que j'ai interrogée
19:21avant de venir en plateau,
19:23elle estime au contraire
19:24que Donald Trump
19:25a proposé un plan
19:26inacceptable
19:27pour les Iraniens
19:28de sorte de gagner du temps
19:30et pouvoir ensuite
19:31frapper encore plus fort.
19:32C'est une possibilité
19:33à mettre sur la table.
19:34Voilà,
19:35le fameux coup fatal
19:35et qu'en fait
19:36tout est calculé,
19:37Donald Trump ne veut pas
19:38aller vite,
19:38au contraire,
19:39il veut gagner du temps,
19:40on attend l'avis des spécialistes.
19:41Qu'est-ce que vous en pensez ?
19:43Je suis un petit peu
19:44dubitatif sur cette idée
19:45de coup fatal.
19:46Je pense que Donald Trump
19:47considérait l'assassinat
19:49de Ali Khamenei
19:50comme le coup fatal.
19:51Ultime d'entrée de jeu,
19:52on voit bien
19:53que ce n'est pas le cas
19:53et ça me fait un peu
19:54penser aux search
19:55qui ont eu lieu
19:56en Afghanistan
19:57où on envoyait un peu
19:58plus de soldats
20:00finalement 20 ans plus tard
20:01les Américains ont dû
20:02se retirer quand même
20:03un petit peu la queue
20:03entre les jambes
20:04de l'Afghanistan
20:05malheureusement pour les Afghans.
20:07Et donc je crois pas,
20:08j'ai un peu l'impression
20:08que c'est une espèce
20:10de la pensée magique
20:10cette idée de coup fatal.
20:11On voit bien
20:11que le régime iranien
20:12arrive malheureusement
20:13pour les Israéliens
20:14à répliquer
20:15et pour les pays du Golfe
20:16à répliquer
20:17alors effectivement
20:17à des rythmes
20:18beaucoup moins importants
20:19mais à répliquer quand même
20:19sur les pays du Golfe,
20:21sur Israël
20:22avec des missiles,
20:23avec des drones.
20:24Les frappes sont désormais
20:24complètement synchronisées
20:25avec le Hezbollah
20:26ce qui dit aussi quelque chose
20:27d'une capacité militaire
20:28à s'organiser
20:29et j'ai même envie
20:30de revenir sur le détroit d'Hormuz
20:31le fait que Donald Trump
20:32considère comme un cadeau
20:33le passage de 10 pétroliers
20:35enfin ça veut quand même
20:36dire en cru
20:36que c'est Téhéran
20:37qui décide qui passe
20:38et qui ne passe pas
20:39ce qui montre le contrôle
20:40de facto de Téhéran
20:41sur le détroit d'Hormuz.
20:42Oui c'est toute la contradiction
20:42de discord de Donald Trump
20:43à la fois on a anéanti
20:45l'Iran qui supplie
20:47de négocier
20:47mais quand même
20:48l'Iran est toujours là
20:49pour frapper Israël
20:52et pour continuer à financer
20:53j'imagine le Hezbollah
20:54parce que le Hezbollah
20:55a la capacité
20:56toujours militaire
20:57de frapper
20:58de riposter.
20:58On va compter
20:59de regarder bien sûr
21:00le théâtre militaire
21:01le développement
21:02de cette guerre
21:03dans un instant
21:04on sera du côté
21:05de l'Iran
21:06et puis on va regarder aussi
21:07on sera à Téhéran
21:08ce nouveau front
21:09que l'Iran menace
21:10d'ouvrir
21:11c'est sur un autre détroit
21:13que le détroit d'Hormuz
21:14le détroit de Bab el-Mandeb
21:17qui est aussi
21:17un point stratégique
21:18commercial
21:19donc il y a aussi
21:20un risque
21:20restez avec nous.
21:22Au 27ème jour de guerre
21:23on a écouté attentivement
21:24les déclarations
21:25de Donald Trump
21:26tout à l'heure
21:26à la Maison Blanche
21:27ça va se terminer bientôt
21:28c'est ce que dit
21:29le président des Etats-Unis
21:30l'Iran admet sa défaite
21:31ils veulent discuter
21:33ils me supplient même
21:34de discuter
21:35et si jamais ça dure
21:36et bien les Etats-Unis
21:37c'est ce que disent
21:38les médias
21:39porteront le coup fatal
21:40alors qu'est-ce que c'est
21:40que le coup fatal
21:41on ne sait pas encore précisément
21:43est-ce que les Américains
21:44ont dans l'idée
21:45d'envoyer des troupes au sol
21:46on sait qu'ils acheminent
21:47des parachutistes
21:48qu'ils acheminent
21:49les Marines
21:49et ils ont aussi en objectif
21:52la fameuse île de Car
21:54qui est le point névralgique
21:56d'approvisionnement en pétrole
21:57de l'Iran
21:58mais justement
21:59l'Iran continue
22:00d'envoyer des missiles
22:01sur Israël
22:02l'Iran continue de répliquer
22:04et l'Iran menace même
22:05d'ouvrir un nouveau front
22:06un nouveau front
22:07sur un autre détroit
22:08c'est ce qu'on va voir avec vous
22:09Julien Migomuller
22:10et ce détroit
22:12alors que le détroit d'Hormuz
22:13est toujours bloqué
22:14il s'appelle
22:14le détroit de Bab al-Mandeb
22:16exactement
22:16alors on parle beaucoup
22:17depuis plus de 3 semaines
22:18du fameux détroit d'Hormuz
22:20mais le détroit
22:21regardez
22:21de Bab al-Mandeb
22:22est tout aussi stratégique
22:23pourquoi ?
22:24parce qu'il se trouve ici
22:25il fait 30 km de large
22:28il est situé entre le Yémen
22:29au nord-est
22:30et Djibouti
22:31l'Erythrée
22:31au sud-ouest
22:32il relie
22:33regardez
22:33la mer rouge
22:34avec le golfe d'Aden
22:35puis l'océan indien
22:37c'est donc
22:37un passage obligé
22:39entre l'Europe
22:40et l'Asie
22:40via le canal de Suez
22:42qui se trouve
22:42juste ici
22:43et aujourd'hui
22:44le régime iranien
22:45menace de bloquer
22:46le trafic maritime
22:48entre Djibouti
22:48et le Yémen
22:49mais comment
22:50grâce à ses alliés
22:52les fameux proxys
22:53les outils
22:54qui se trouvent
22:54justement au Yémen
22:56et comment
22:56pourraient-ils s'y prendre ?
22:58alors clairement
22:58ils ne peuvent pas
22:59fermer complètement
23:00le détroit
23:00comme un robinet d'eau
23:02mais ils peuvent le rendre
23:02beaucoup plus dangereux
23:03pour naviguer
23:04comment ça est bien
23:05avec des missiles
23:05notamment
23:06des drones
23:06ou encore
23:07des attaques de navires
23:08il faut bien préciser
23:09que c'est un détroit
23:10qui est commercialement stratégique
23:11oui il y a environ
23:1210 à 15%
23:13du commerce mondial
23:14qui y passe
23:15il y a une grande partie
23:16du pétrole
23:17du golfe
23:18vers l'Europe
23:19qui transite
23:20par ici
23:21et regardez
23:22si Babel Manteb
23:23est bloqué
23:24Suez
23:24qui se trouve
23:25juste ici
23:25je vous le rappelle
23:26est complètement bloqué
23:27il devient inutile
23:28et il faudrait
23:29que tous les bateaux
23:29contournent l'Afrique
23:30par le sud de l'Afrique
23:32c'est beaucoup plus long
23:32et donc beaucoup plus cher
23:34oui et là
23:34c'est toujours
23:35un point stratégique
23:36dont les marchés
23:37et les pays pétroliers
23:38et l'Asie
23:39Gaëtan Mélin
23:39se passeraient bien
23:41de voir ce nouveau fonds
23:42s'ouvrir
23:42de toutes les manières
23:43oui tout à fait
23:43je regardais tout à l'heure
23:45la réaction des marchés financiers
23:46justement au discours
23:47de Donald Trump
23:48traditionnellement
23:49ils sont plutôt rassurés
23:50par ce que dit
23:50le président américain
23:52et on a plutôt
23:53un infléchissement
23:54notamment
23:54des prix du baril de pétrole
23:56et bien là
23:56ce n'a pas du tout
23:57été le cas
23:58et d'ailleurs
23:59souvenez-vous
24:00hier on était
24:01au-dessous des 100 dollars
24:03le baril
24:03et bien actuellement
24:04on est à 108 dollars
24:05le baril
24:06et même chose
24:06pour le gaz naturel
24:08liquéfié
24:08et bien là aussi
24:09on est en hausse
24:10de plus de 10 euros
24:11le mégawatt heure
24:12donc ça veut dire quoi ?
24:14ça veut dire que
24:14le marché
24:15est en train d'entrevoir
24:17un enlisement
24:18de la situation
24:19et c'est véritablement
24:21aujourd'hui
24:21l'une des menaces
24:23véritablement
24:24puisque
24:24encore une fois
24:25ces hydrocarbures
24:27elles sont
24:28essentielles
24:29pour beaucoup
24:30de secteurs
24:31d'activité
24:32au niveau mondial
24:33on a vu aujourd'hui
24:34l'Asie
24:35qui prend des restrictions
24:36très très fortes
24:37parce que eux
24:37ils sont particulièrement
24:38dépendants
24:39de ce pétrole
24:40du Moyen-Orient
24:43en France
24:44et bien effectivement
24:44même si on n'a pas encore
24:45de problème
24:46d'approvisionnement
24:46on le rappelle
24:47pour rassurer
24:48nos téléspectateurs
24:49mais on a un problème
24:51de prix
24:51et effectivement
24:52si les prix
24:53continuent à progresser
24:54et bien jusqu'où
24:55pourront-ils progresser
24:56avant que le gouvernement
24:57c'est un paradoxe
24:57c'est-à-dire qu'on n'est
24:59pas dépendant
24:59du Moyen-Orient
25:00mais on est dépendant
25:01des prix du marché
25:01et bien oui
25:02tout simplement
25:03parce qu'effectivement
25:03mais c'est exactement
25:04la même chose
25:05pour les marchés américains
25:06Donald Trump
25:06a beau se targuer
25:08d'avoir une production
25:09très très importante
25:10de pétrole
25:11et de gaz naturel
25:12liquéfié
25:12aux Etats-Unis
25:13et bien ça n'empêche pas
25:15effectivement
25:15les prix de grimper
25:16là aussi
25:17et d'être victime
25:20de cette augmentation
25:21des prix du carburant
25:22et bien
25:22les Américains
25:23et aussi
25:24les consommateurs
25:24ceux qui ont voté
25:25pour Donald Trump
25:26C'est une mauvaise nouvelle
25:27pour les automobiles français
25:28pour les entreprises
25:28pour ceux qui
25:29tous les jours
25:30prennent leur voiture
25:31pour aller travailler
25:31Loïc Carvran
25:32pour l'instant
25:32le gouvernement
25:33gagne du temps
25:34on n'a plus d'argent
25:35dans les caisses
25:36alors on annonce
25:36peut-être des mesures
25:38prochaines
25:39pour les gros rouleurs
25:40il faudra définir
25:41ce qu'est un gros rouleur
25:42quels seront les critères
25:43comment on va aider
25:44a priori
25:45ça ne sera pas d'échec
25:47vous comprenez
25:48ce que dit le gouvernement
25:49plus d'argent
25:50le quoi qu'il en coûte
25:50c'est fini ?
25:51Clairement
25:52on paye
25:53tout le débat budgétaire
25:55et les renoncements
25:55du débat budgétaire
25:57le renoncement
25:57à la réforme des retraites
25:58tout ça fait qu'aujourd'hui
26:00on n'a plus de marge
26:00pour gérer
26:01le type de crise
26:02dans lequel on est
26:03ça je l'ai regretté
26:04pendant le débat budgétaire
26:05je l'ai dit sur votre plateau
26:06et je le regrette maintenant
26:07après on a un double
26:08problème de prix
26:09on a un problème de prix
26:10sur le carburant
26:10mais maintenant
26:11c'est toutes les matières premières
26:12vous voyez par exemple
26:13si on prend les travaux publics
26:14et le bâtiment
26:16moi les artisans
26:16ils me disent
26:17déjà pour remplir mon camion
26:19tous les jours
26:19ça me coûte
26:21beaucoup plus cher
26:21mais en plus
26:22j'ai plus 9%
26:23sur les tuiles
26:24plus 15%
26:25sur les plaques de zinc
26:26plus X%
26:28sur le bois
26:29etc etc
26:29alors que j'ai déjà
26:31signé
26:31mes réponses
26:32à l'appel d'offres
26:33et là
26:34on a des secteurs entiers
26:35qui vont très vite
26:36être en très très grande difficulté
26:38et la réalité
26:39c'est que effectivement
26:40pour le moment
26:40il n'y a pas de réponse
26:41du gouvernement
26:42à ce sujet là
26:44alors on va aller à Téhéran
26:45tout de suite retrouver
26:46Siavoche Ghazi
26:46en direct pour BFM TV
26:48que dit-on
26:49Siavoche
26:49à Téhéran
26:50est-ce qu'on réagit
26:51aux déclarations américaines
26:53et à ces fameuses négociations ?
26:56Alors en Iran
26:57il n'est pas question
26:59de négocier
26:59avec les américains
27:01les américains
27:02qui sont en Téhéran
27:03ont donc trahi
27:05la dicton
27:06la table des négociations
27:08tous les soirs
27:09qu'on peut le voir ici
27:10derrière moi
27:12où il y a des rassemblements
27:13sur les principales places
27:15de la capitale iranienne
27:16pour demander
27:18que l'Iran
27:19le pouvoir iranien
27:20résiste
27:21jusqu'au bout
27:22il y a de plus en plus
27:23de mobilisation
27:25de la part
27:26d'une partie
27:28de la population
27:29en tout cas
27:29pour demander
27:30qu'on ne sève pas
27:32donc pas question
27:33de négocier
27:34avec les Etats-Unis
27:35d'autant plus
27:35que les conditions
27:37demandées
27:37par le président Trump
27:39sont exactement
27:40les mêmes conditions
27:41qu'avec
27:43été avancées
27:43il y a un an
27:44il y a
27:45donc il y a un mois
27:47avant la guerre
27:48qui a été lancée
27:49contre l'Iran
27:50donc pas question
27:51pour les personnes
27:53qui se rassemblent
27:54tous les soins
27:54dans la capitale iranienne
27:56sous les grandes places
27:57mais aussi dans les villes
27:57de province
27:58que l'Iran
27:59cède
27:59aux pressions américaines
28:01donc les habitants
28:03les manifestants
28:04qui viennent
28:05tous les soirs
28:06manifestés
28:07demandent
28:08que l'Iran
28:08résiste
28:09et impose
28:10ses conditions
28:10pour qu'il n'y ait pas
28:11de nouveau
28:12une guerre
28:13des prêtes
28:14contre l'Iran
28:15Monsieur Avogh Gazi
28:16en direct de Téhéran
28:17pour BFM TV
28:18Il faut toujours être prudent
28:20avec ces manifestations
28:21pro-régime
28:22dans un pays autoritaire
28:24la spontanéité
28:25de ces manifestations
28:27peut être mis en cause
28:28On voit d'ailleurs
28:29jour après jour
28:29le décalage dans le langage
28:31et dans cette communication
28:32au début c'était
28:32il n'y a aucune négociation
28:33et discussion avec les américains
28:34ça n'existe pas
28:35vous montez
28:36puis finalement c'était
28:37oui il y a bien
28:38un canal de discussion
28:38puis finalement
28:39oui il y a le canal
28:40et on ne veut pas
28:40des conditions
28:41qu'on nous a posées
28:42donc c'est dire
28:43si en fait cette guerre
28:44tout le monde s'y prépare
28:45un petit mot sur l'exposé
28:46de Julien Mégomé
28:47juste avant
28:47parce que c'est très intéressant
28:49de voir combien en fait
28:50ce régime se prépare
28:51depuis près d'un demi-siècle
28:53à cette guerre
28:53c'est-à-dire qu'avoir installé
28:55les outils
28:56au niveau du Yémen
28:57il y a encore une semaine
28:5915 jours
28:59on pouvait se demander
29:00mais pourquoi
29:00maintenant que nous sommes
29:01en plein dans cette guerre
29:02on peut voir
29:03qu'en fait ça fait plus de 40 ans
29:04qu'en fait l'Iran
29:05se préparait
29:06à bloquer
29:07tous les différents détroits
29:08stratégiques du Moyen-Orient
29:10via ces différents proxys
29:11ou le sol iranien
29:12ou les outils installés
29:14Pardon Benjamin
29:14là aussi je ne comprends pas
29:16parce qu'on entend ça
29:17depuis plusieurs jours
29:18finalement
29:18les Américains et Israéliens
29:20auraient sous-estimé
29:21la capacité iranienne
29:22à répliquer
29:23la préparation du régime
29:24mais en même temps
29:25on nous explique
29:26qu'Israël est très infiltré
29:28dans le régime
29:30des Mola
29:32donc c'est une information
29:33qu'ils devaient avoir
29:34en fait
29:34ils ne peuvent pas découvrir
29:35que tout d'un coup
29:36l'Iran s'était organisé
29:38c'est là où je trouve
29:40qu'il y a deux infos
29:40contradictoires
29:41Mais sur la question
29:42des outils pour le coup
29:43souvenez-vous
29:43il y a eu régulièrement
29:44il y a eu déjà
29:45des frappes américaines
29:46il y a quelques mois
29:46il y a eu des tentatives
29:47israéliennes aussi
29:48il y a quelques mois
29:49parce que les outils
29:50régulièrement
29:51tiraient de temps en temps
29:51des missiles
29:52alors pour le coup
29:52comme ça venait du sud
29:53ça arrivait dans la région
29:54des Latte
29:55c'est-à-dire la pointe sud
29:56d'Israël
29:57quand on dit que c'est sous-estimé
29:59je pense qu'on parle plutôt
30:00des fameux missiles
30:02qui larguent des bombes
30:03à sous-munitions
30:04où là pour le coup
30:05oui
30:05la surprise est immense
30:06je peux vous dire
30:07y compris pour la population
30:08israélienne
30:08c'est-à-dire
30:09quand le système ARO
30:10a été mis en place
30:10pour barrer la route
30:11à ces missiles
30:12quand on se retrouve
30:13avec ces missiles
30:14à sous-munitions
30:14et bien forcément
30:15il y a des éclats
30:16qui font des dégâts
30:17et quand on dit des dégâts
30:18c'est pas un petit trou
30:19ce sont des trous
30:20de 12 mètres de large
30:21sur 3 mètres de profondeur
30:22Ulrich Bounat
30:22si je peux juste
30:23rajouter quelque chose
30:24là-dessus
30:24en fait il faut bien
30:25comprendre quelque chose
30:25on peut avoir
30:26un excellent renseignement
30:27sur le terrain
30:27capable de faire du ciblage
30:29capable d'identifier des gens
30:30où se trouvent les gens
30:30à quel instant
30:31où se trouvent les bases
30:31etc
30:32ça c'est du ciblage
30:33qui va être utilisé
30:33par les militaires
30:35et qui va
30:35et qui serve
30:36il y a eu plus de 10 000 frappes
30:37donc effectivement
30:38ce renseignement
30:38il tourne à plein régime
30:39et il fonctionne plutôt pas mal
30:40on a quand même tué
30:41enfin les américains
30:42ont tué les israéliens
30:43l'ayatollah Khamenei
30:44en revanche
30:45en fait les décisions politiques
30:47qui sont prises derrière
30:48c'est tout à fait autre chose
30:49j'ai envie de faire le parallèle
30:50un petit peu avec Bachar el-Assad
30:51au début d'une manifestation
30:53contre Bachar el-Assad
30:53à peu près tous les renseignements
30:55qui étaient sur le terrain
30:55l'ancien dictateur syrien
30:57avait dit
30:58Bachar el-Assad
30:59ne tombera pas comme ça
31:00il a une base de soutien
31:01etc
31:01ça va être très compliqué
31:02ça n'a pas empêché
31:03un certain nombre de gouvernements
31:04d'estimer que politiquement
31:05il était mort
31:06et que donc on pouvait
31:07tout à fait estimer
31:07qu'on pouvait tourner la page
31:08donc il est possible en fait
31:10et c'est très probable
31:11que le pentagone
31:11ait remonté
31:12qu'effectivement
31:13ce serait très compliqué
31:13avec les iraniens
31:18les pays de la région
31:19ils bloqueraient le détroit d'Hormuz
31:20potentiellement Babel Vandeb
31:22mais qu'au niveau politique
31:23à la Maison-Blanche
31:24c'est été écarté
31:25d'un revers de main
31:25en disant
31:26ça ne se produira pas
31:27rangez vos scénarios
31:28nous nous sommes persuadés
31:29qu'on gagnera la guerre
31:30entre 4 jours
31:31Alors on va aller au Liban
31:33retrouver Nicolas Kouadou
31:34en direct pour BFM TV
31:35parce que le Liban
31:36continue de vivre
31:38les frappes
31:39bien sûr israéliennes
31:40qui visent les positions
31:41du Hezbollah
31:45Oui absolument
31:46principalement
31:46cette région du sud
31:48de Liban
31:48toute la région
31:49qui est au sud
31:50du zone litanique
31:51qui est une région
31:52sous cloche
31:52vu que la plupart
31:53des ponts
31:53qui permettent
31:54de s'y rendre
31:54ont été bombardés
31:56par Israël
31:56et les combats au sol
31:57ils sont toujours
31:58particulièrement
31:58intenses
31:59Sahal dit
32:00qu'il a tué
32:00700 combattants
32:02du Hezbollah
32:03dans cette zone là
32:03et la milice chiite
32:05également revendique
32:06plusieurs frappes
32:07contre des chars
32:08Merkeva
32:08ils ont notamment
32:09publié une vidéo
32:10cet après-midi
32:10avec un montage
32:12un petit peu guerrier
32:13presque jeu vidéo
32:14de chars Merkeva
32:16israélien qui était
32:17frappé dans certaines zones
32:19les combats qui se déroulent
32:20principalement
32:21à Nakura
32:21et un petit peu plus
32:23à l'est à Riyam
32:24mais globalement
32:25ce sont principalement
32:26les dizaines de milliers
32:27d'habitants libanais
32:28de cette zone là
32:29qui subissent
32:29effectivement
32:30ces bombardements
32:31certains quartiers
32:32sont presque
32:33totalement rasés
32:35ça rappelle très tristement
32:37des images
32:37qu'on a pu voir à Gaza
32:38je vous propose
32:39de regarder certaines images
32:40qu'on a tournées
32:40avec Théo Touché
32:41il y a quelques heures
32:42c'était dans la ville de Tyr
32:45ce quartier
32:45de la ville de Tyr
32:46a été totalement détruit
32:47par une frappe israélienne
32:48qui est intervenue hier
32:50vous le voyez
32:50les dégâts sont énormes
32:52on se trouve actuellement
32:53sur ce qu'il reste
32:54d'un immeuble
32:55qui s'est totalement
32:55effondré sur lui-même
32:57et tout autour
32:58tous les appartements
32:59sont désormais invivables
33:01détruits
33:02à plus de 50%
33:04alors heureusement
33:05il n'y a pas eu de victimes
33:06pas de morts
33:06pas de blessés
33:07puisque l'armée israélienne
33:08avait émis
33:08un avis d'évacuation
33:10quelques minutes
33:11avant la frappe
33:12mais aujourd'hui
33:12les nombreux habitants
33:13de ce quartier
33:14reviennent
33:14et voient les dégâts
33:15tentent de dégager
33:17comme ils le peuvent
33:18les appartements
33:19vous pouvez le voir
33:20il y a cette volonté
33:22de malgré tout
33:24malgré l'offensive israélienne
33:26malgré la menace
33:27d'annexion
33:27de toute cette région
33:28du sud Liban
33:29cette volonté
33:30de rester ici
33:31c'est exactement
33:31ce que nous confient
33:32les habitants
33:33avec qui on discute
33:34ils n'ont pas peur
33:35que l'armée israélienne
33:36arrive jusqu'à tir
33:37puisque selon eux
33:39les combats sont toujours
33:40très intenses
33:40à la frontière
33:41ils ont confiance
33:42et veulent rester là
33:44coûte que coûte
33:45je rappelle que
33:45cette zone du sud Liban
33:47est presque totalement
33:48coupée
33:49du reste du pays
33:50et fait face
33:51à des bombardements
33:52incessants
33:53bombardements
33:54les combats au sol
33:55qui continuent
33:55et puis
33:56même si Israël dit
33:57on a éliminé
33:58700 terroristes
33:59du Hezbollah
34:00le chef du Hezbollah
34:01lui est toujours vivant
34:02d'ailleurs tous les jours
34:02quasiment
34:03il publie
34:04il s'en prend
34:05à Israël
34:06donc ça c'est un objectif
34:07aussi pour le gouvernement
34:08Benyamin Netanyo
34:09éliminer la tête du Hezbollah
34:10c'est très certainement
34:11d'objectif
34:11puisque c'est ce qui a été fait
34:12à chaque fois
34:13avec les différents ennemis
34:14ce qui est intéressant
34:15et pour rebondir aussi
34:16sur ce que vous disiez
34:17Olivier tout à l'heure
34:18de manière très pertinente
34:19vous disiez
34:19il y a le fameux financement
34:20du Hezbollah
34:20on est également
34:22dans cette opération là
34:23c'est qu'en effet
34:23on voit les combats
34:24extrêmement violents au sol
34:25il faut bien comprendre
34:26on l'a dit depuis plusieurs jours
34:27éliminer les caches d'armes
34:29les lance-missiles
34:29etc.
34:30mais là depuis 48 heures
34:32ce qu'on explique
34:32également côté israélien
34:33c'est qu'en fait
34:34ils visent des stations essence
34:37parce qu'ils ont découvert
34:40de ravitaillement
34:41pour les véhicules du Hezbollah
34:43qui emmenaient les armes
34:43vers le sud
34:44que ces stations d'essence
34:46étaient elles-mêmes
34:46des abris
34:47pour des arbres
34:49mais qu'elles étaient également
34:50des centres opérationnels
34:51où on distribuait l'argent
34:52et en fait
34:53depuis 48 heures
34:53ce sont les stations d'essence
34:55du sud du Liban
34:56qui sont également
34:56prises pour ci
34:57c'est intéressant de voir
34:58et de comprendre justement
34:59parce qu'on voit des images
35:00absolument tragiques
35:01de destruction
35:02d'immeubles
35:04complètement détruits
35:05de populations
35:06qui sont livrées à elles-mêmes
35:07il faut aussi comprendre
35:08que derrière
35:08malgré le drame humain
35:10il faut le rappeler chaque jour
35:11et bien il y a aussi
35:12une stratégie militaire
35:13qui elle pour le coup
35:14a un sens
35:14Louis Caron
35:16oui
35:18la première chose
35:19il y a deux fronts distincts
35:20on le voit bien
35:20dans cette guerre
35:21il y a le front iranien
35:22et le front avec les américains
35:23qui sont pour l'instant
35:23très liés
35:24le front libanais
35:25mais moi je pense
35:26qu'un scénario probable
35:27est l'arrêt du front iranien
35:29avant le front libanais
35:30parce que malheureusement
35:31ce qu'on voit
35:31les bombardements des ponts
35:33sur le litanie etc
35:35laisse présager
35:36d'une invasion terrestre
35:38au sol israélien
35:39qui va durer
35:40sans doute plus longtemps
35:41que ce qui se passe en Iran
35:42et juste un mot là-dessus
35:43parce qu'en fait
35:43on était dans un moment
35:45où le Hezbollah
35:46n'avait jamais été aussi faible
35:47il avait perdu son relais syrien
35:50il avait perdu
35:51il est en train de perdre
35:51son parrain iranien
35:53son appui
35:54dans la population
35:55libanaise
35:56avait été
35:58considérablement
35:58diminué
35:59et la seule chose
36:00qui peut lui redonner vie
36:01et c'est assez paradoxal
36:03c'est une invasion terrestre au Liban
36:04et c'est ça
36:05à mon avis
36:06ça constituerait une vraie erreur
36:08pour Israël
36:09de rentrer massivement
36:10et profondément
36:11au Liban
36:12en ce moment
36:13alors même que le Hezbollah
36:14n'a jamais été aussi faible
36:15c'est le moment
36:16de donner le coup fatal
36:17pour reprendre l'expression
36:19aujourd'hui
36:20pour le Hezbollah
36:21mais l'histoire
36:23des opérations
36:25israéliennes au Liban
36:26montre
36:26qu'ils n'ont jamais réussi
36:28à donner le coup fatal
36:29et en réalité
36:29c'est même l'invasion
36:30israélienne
36:31des années 80
36:32en première ligne
36:33parce que ça va ressouder
36:35la population libanaise
36:37et une grande partie
36:39de la population libanaise
36:40derrière le Hezbollah
36:41parce que là
36:41on va avoir une atteinte
36:42vraiment massive
36:43à l'intégrité du pays
36:45l'invasion du pays
36:46et ça va à mon sens
36:47provoquer
36:48et je le regrette
36:50un regain
36:51de vitalité du Hezbollah
36:52Quand vous dites
36:53la population libanaise
36:54il faut rappeler
36:55que c'est un pays
36:55à la population
36:57extrêmement diverse
36:58et variée
36:58oui sûrement
36:59les chiites
37:00vont être revigorés
37:02par cette guerre de survie
37:04mais pour ce qui est
37:04des chrétiens libanais
37:05et les contacts
37:06que j'ai sur place
37:07au contraire
37:07eux soutiennent
37:08l'offensive israélienne
37:09Mais qui a sauvé
37:11le Hezbollah
37:12en 2006
37:13quand il était aussi
37:13très affaibli
37:14c'est une partie
37:15des chrétiens libanais
37:16qui ont signé
37:17un accord
37:18les haonistes
37:19et qui ont redonné
37:20un nouveau souffle
37:20donc c'est un peu plus
37:21partagé que ça
37:22Mais en tout cas
37:23il y a un grand changement
37:24parce que vous avez raison
37:25de rappeler
37:25les échecs
37:27des différentes tentatives
37:28passées
37:28cette fois-ci
37:29il y a une très grande différence
37:30c'est que c'est désormais
37:31le couloir
37:31d'arrivée des armes
37:33du Hezbollah
37:33a été rompu
37:34les armes venaient de Téhéran
37:35en passant par la Syrie
37:36et désormais
37:37c'est terminé
37:38donc il y a peut-être
37:39une opportunité unique
37:40et c'est peut-être ça
37:41la stratégie israélienne
37:42d'isoler le sud-Liban
37:44pour empêcher
37:45toute arrivée d'armes
37:45et enfin
37:46mettre à bas
37:47ceux qui restent du Hezbollah
37:48en tout cas armés
37:48Peut-être juste pour rajouter un mot
37:50en fait je pense que
37:50ce que vous voulez dire par là
37:51c'est que le Hezbollah
37:53justifie sa présence militaire
37:54sur le fait
37:55qu'il va protéger le pays
37:56ce que ne peut pas faire
37:57l'armée libanaise
37:58de l'invasion israélienne
37:59donc c'est en ça
38:00qu'effectivement
38:01ça justifie en quelque sorte
38:02à postériori
38:02une posture militaire
38:04du Hezbollah au Liban
38:05qui effectivement
38:05était de plus en plus
38:06contesté dans la population
38:07et le gouvernement libanais
38:09essayait de faire
38:09ce qu'il pouvait
38:10il a quand même expulsé
38:12environ 140 membres
38:14de la force Al-Khod
38:15au tout début de la guerre
38:16donc en fait
38:17il y avait une volonté
38:18du gouvernement libanais
38:18de faire quelque chose
38:19mais un million de déplacés
38:21ça va affaiblir aussi
38:22le gouvernement libanais
38:23ça va être très compliqué
38:24pour le gouvernement libanais
38:25de faire quelque chose
38:26et qui, quel est le groupe
38:27qui peut éventuellement
38:28se substituer
38:28les États libanais
38:29pour faire du social
38:30c'est le Hezbollah
38:31et donc ça peut renforcer
38:32le Hezbollah aussi
38:32le Hezbollah
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