- il y a 2 jours
Cette semaine dans I-Média retrouvez Floriane Jeannin et Jean-Yves Le Gallou
Au programme :
📌Introduction
L’image de la semaine :
Des maires sortants vilipendés par la “nouvelle France” d’extrême gauche !
À Creil, Vaulx-en-Velin, Mantes-la-Jolie ou encore Le Blanc-Mesnil, des maires battus ont été hués, insultés, parfois exfiltrés sous escorte policière. Des scènes d’humiliation massivement relayées sur les réseaux sociaux… mais largement minorées par les médias mainstream.
Le dossier du jour :
Les fuites de données, un phénomène relativisé ?
243 000 agents de l’Education nationale, 800 000 étudiants du Crous, 1,2 million de comptes bancaires à Bercy, 16,4 millions de dossiers policiers… les piratages massifs se multiplient et des fichiers entiers avec noms, prénoms, adresse, numéro de téléphone, mail, codes, se baladent sur internet. Pourtant, aucun média ne fait le lien entre toutes ces failles alors que l’Etat promeut toujours plus l’identité numérique. Un aveuglement collectif qui met en danger la sécurité des Français et leur vie privée.
Les pastilles de l’info :
- Frontex : Le directeur poursuivi pour "complicité de crimes contre l’humanité" pour… avoir fait son métier
- Montargis : Un maire RN conspué par France Info dans le champ lexical de la peur
- Le Canard enchaîné s’inquiète de l’arrivée du RN et de l'arrêt des subventions aux associations…
- Nelson Monfort, Alain Bauer : les "toutologues"
- Affaire Quentin : Les suites d’un feuilleton médiatique révélateur des dérives de l’info
- Bolloré auditionné à l’Assemblée : Ses répliques cinglantes sur France Télévisions
- Duel Duhamel-Panot sur France Inter
🔴 Conclusion
Portrait piquant : Edwy Plenel et le journalisme militant
🏷️ Lien utile :
XIIIe colloque de l’Institut Iliade :
https://institut-iliade.com/iliade/evenements/colloque-2026-libertes-pensee-parole-action/
Le grand bal de l’Institut Iliade :
https://www.helloasso.com/associations/iliade-institut-pour-la-longue-memoire-europeenne/evenements/bal-de-l-iliade
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📌Introduction
L’image de la semaine :
Des maires sortants vilipendés par la “nouvelle France” d’extrême gauche !
À Creil, Vaulx-en-Velin, Mantes-la-Jolie ou encore Le Blanc-Mesnil, des maires battus ont été hués, insultés, parfois exfiltrés sous escorte policière. Des scènes d’humiliation massivement relayées sur les réseaux sociaux… mais largement minorées par les médias mainstream.
Le dossier du jour :
Les fuites de données, un phénomène relativisé ?
243 000 agents de l’Education nationale, 800 000 étudiants du Crous, 1,2 million de comptes bancaires à Bercy, 16,4 millions de dossiers policiers… les piratages massifs se multiplient et des fichiers entiers avec noms, prénoms, adresse, numéro de téléphone, mail, codes, se baladent sur internet. Pourtant, aucun média ne fait le lien entre toutes ces failles alors que l’Etat promeut toujours plus l’identité numérique. Un aveuglement collectif qui met en danger la sécurité des Français et leur vie privée.
Les pastilles de l’info :
- Frontex : Le directeur poursuivi pour "complicité de crimes contre l’humanité" pour… avoir fait son métier
- Montargis : Un maire RN conspué par France Info dans le champ lexical de la peur
- Le Canard enchaîné s’inquiète de l’arrivée du RN et de l'arrêt des subventions aux associations…
- Nelson Monfort, Alain Bauer : les "toutologues"
- Affaire Quentin : Les suites d’un feuilleton médiatique révélateur des dérives de l’info
- Bolloré auditionné à l’Assemblée : Ses répliques cinglantes sur France Télévisions
- Duel Duhamel-Panot sur France Inter
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Portrait piquant : Edwy Plenel et le journalisme militant
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NewsTranscription
00:12Générique
00:23Madame, Monsieur, je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro d'Immédiat en compagnie de Jean-Yves
00:29Le Gallou.
00:29Bonjour Jean-Yves. Bonjour Florian.
00:31Alors Jean-Yves, notre programme va être un peu renversant, et ça a été le cas des municipales d'ailleurs,
00:37pour certains maires sortants qui ont été battus.
00:40Qui ont été renversés.
00:41Et renversés, exactement.
00:43Et notre dossier de jour sera consacré aux fuites de données, ou plutôt au piratage de vos noms, prénoms, adresses.
00:53Et ce, dans divers fichiers, vous verrez, une menace qui est franchement sous-estimée par la presse.
01:01On en reparle juste après.
01:03Mais d'abord, je vous le demande, cliquez sur le pouce en l'air pour assurer le succès de cette
01:07émission.
01:08Vous pouvez également laisser un commentaire.
01:09Ça se passe juste en dessous, je vous lis.
01:11Et puis bien sûr, n'hésitez pas à partager cette vidéo, à vérifier que vous êtes bien abonné à TVL.
01:16Maintenant, si tout cela est fait, on peut y aller.
01:21Au soir du second tour des municipales, c'était le 22 mars, le dimanche,
01:27plusieurs scènes ont débordé du cadre républicain habituel des soirées électorales.
01:34Dans des villes majoritairement conquises par la France insoumise, ou du moins l'extrême gauche,
01:41des maires sortants ont été filmés, hués.
01:45Certains ont dû être accompagnés par la police pour sortir de leur ancienne mairie.
01:51Donc, je vous propose de regarder un condensé assez exhaustif de ces vidéos qu'on a pu retrouver sur les
01:57réseaux sociaux
01:57et qui ont fait des millions et des millions de vues.
02:00On regarde ça tout de suite.
02:02Au revoir Jean-Claude, au revoir Jean-Claude, au revoir Jean-Claude, au revoir Jean-Claude, au revoir.
02:13Rappelez-vous tout le mal que vous avez fait Jean-Claude, au revoir, au revoir.
02:18Au revoir Jean-Claude.
02:21Non, on vous a fait une eau d'honneur, je vous assure vous allez sortir tout tranquille.
02:25Au revoir, vous êtes un personnage public encore madame.
02:28Au revoir.
02:29Hé, à Creil, c'est chaud.
02:31Voilà, c'est chaud, ils veulent taper l'ancienne mairie.
02:40Non, ne reviens pas, prends tes affaires à chez toi.
02:47Non, ne reviens pas, prends tes affaires à chez toi.
02:50Allez, sors de là, arrache ta mère.
02:54Tu nous as trop fait la misère.
02:56Allez, déteste de là.
03:0350, 51%.
03:04Ouais !
03:15Un certain manque de régularité mâcheur.
03:22Qui tenait au lieu un recours.
03:27Merci à tous.
03:30Allez, allez, allez !
03:34Morts, morts, morts !
03:38Vive, vive, vive, vive, vive, vive !
03:45Alors, sur ces images, Jean-Yves, on a pu voir l'ancien maire de Creil,
03:51qui était du Parti Socialiste, Jean-Claude Villemin,
03:55qui laisse sa place à un candidat LFI vainqueur, Omar Jacob.
04:02On voit également au Blanc-Ménil, Thierry Ménien, qui était candidat LR, lui, qui est donc escorté par la police.
04:12Et il sort face à Demba Traoré, qui est de divers gauches.
04:18On voit également une mère sortante femme, Hélène Geoffroy, qui a été battue par un insoumis, Abdelkader Lamar.
04:28Et puis, on voit à Mante-la-Jolie, alors Hélène Geoffroy, c'était à Vaud-en-Velin.
04:35Et donc, à Mante-la-Jolie, c'est Raphaël Cognat, qui était, lui, Horizon,
04:41et qui est sortant face à Adama Gueye, qui était, lui, candidat LFI.
04:48Est-ce que vous avez un premier commentaire, déjà, à faire sur toutes ces joyeuses scènes ?
04:53– À part Mme Geoffroy, Vaud-en-Velin, ce sont des mâles blancs, des vieux mâles blancs, qui sont éliminés.
05:01Mais alors, c'est très décevant pour vous, mesdames, parce que ce ne sont pas des femmes qui les remplacent.
05:08Non, ce sont des gens venus d'ailleurs.
05:12D'ailleurs, on voit l'espèce de masse…
05:15– Il y a un côté, le camp des saints, il y a un côté raspaïen.
05:20– Il y a un petit côté des camps des saints, effectivement, dans cette scène.
05:22En tout cas, c'est significatif.
05:24Ce sont des hommes blancs, des vieux hommes blancs qui partent, chassés sous les buées,
05:30et qui sont remplacés par des Africains ou des musulmans, les deux n'étant pas incompatibles.
05:37– Alors, on a…
05:39– C'est le grand remplacement.
05:40– On a un député LFI qui s'est exprimé et qui a dit que, notamment,
05:47le maire de Mante-la-Jolie avait fait quelque chose de scandaleux,
05:50c'est-à-dire allait répandre le poison de la haine raciste…
05:54– L'ancien maire, l'ancien maire.
05:55– L'ancien maire, exactement, sur CNews, qu'il allait commenter sa défaite
05:59et la liesse qui s'en était suivie.
06:01Voilà comment sont vues ces scènes par l'extrême-gauche,
06:05avec le blabla du racisme, etc., qui est scandaleux,
06:09même s'il condamne quand même toute volonté d'humilier un candidat défait.
06:14Je vous propose d'écouter, justement, cet élu qui a été sorti de sa mairie,
06:20Raphaël Cognat, et qui, effectivement, était sur CNews et qui pose des mots forts.
06:25– Ce qui s'est passé, c'est que, quand je suis descendu à annoncer les résultats,
06:28comme le veut la courtoisie républicaine élémentaire,
06:31dès que je suis descendu avec mon équipe et que je suis entré dans le hall de l'hôtel de
06:33ville,
06:33j'ai été insulté par, je ne sais pas combien, 300, 400 personnes,
06:37qui étaient en plus certains montés dans les étages de l'hôtel de ville,
06:41qui étaient au balcon, etc.
06:43J'ai dû me frayer un chemin jusqu'au micro,
06:45parce que j'avais des choses à dire, et notamment pour annoncer les résultats.
06:48Le projet de mon discours, c'était de féliciter mon adversaire pour sa victoire
06:51et de lui dire que je me tenais à sa disposition,
06:53vous ne l'entendez pas là, mais c'est dans une autre vidéo,
06:55pour préparer la transition.
06:56Et en fait, je n'ai rien pu dire,
06:57parce que j'avais des gens à 10 centimètres de moi
06:59qui m'insultaient par de tous les moyens possibles.
07:02Au bout d'un moment, ma première adjointe m'a dit, il faut qu'on reparte.
07:04Donc on est reparti, ça a été exactement la même chose dans l'autre sens.
07:07Je suis remonté dans mon bureau où j'avais ma femme et mes quatre enfants
07:12qui étaient là, ils n'étaient pas descendus en bas.
07:14J'ai appris qu'ils avaient été, eux aussi,
07:15notamment ma petite-fille de 14 ans, insultés, etc.
07:19Et donc je suis remonté, j'ai fermé la porte de mon bureau
07:21et la police municipale m'a dit, monsieur le maire, maintenant il faut partir.
07:23Et donc j'ai été escorté par ma propre police municipale
07:26à l'intérieur de mon état de ville.
07:28Je suis maire de Montelajoli depuis décembre 2017.
07:30J'ai été réélu au premier tour en 2020,
07:32au premier tour en 2022, parce qu'il y avait eu une élection partielle.
07:35Je n'ai jamais connu ça.
07:37Et c'est évidemment terrible pour l'image de Montelajoli, déjà,
07:40parce que tous les gens qui voient ces vidéos vont se dire
07:42Montelajoli, c'est ça, alors que ce n'est pas ça.
07:45Et j'ai passé vraiment une très, très, très mauvaise soirée.
07:47Et j'avoue que c'est un souvenir qui va rester très longtemps gravé dans ma mémoire.
07:51Il y en a mis qu'il a passé une mauvaise soirée.
07:53Il a passé une mauvaise soirée, ça c'est sûr, oui.
07:56Alors ce n'est pas très républicain, effectivement,
07:58ce qu'il nous explique, ce n'est pas très couvertin.
08:01Montelajoli, de toute façon,
08:02ils sont dans la négociation avec l'équipe Bédié,
08:06avec les minorités ethniques.
08:08Et bien voilà, il y a un moment où les minorités ethniques
08:11en ont eu assez d'être représentées par des gens issus du monde blanc.
08:16Et ils les ont remplacés, voilà, c'est comme ça.
08:20Alors c'est un petit peu ce que dit le maire sortant
08:22Les Républicains du Blanc-Ménil,
08:24qui veut déposer un recours, lui,
08:26pour des irrégularités, pardon, lors de l'élection.
08:31Il a déclaré ceci au Figaro.
08:33La ville va être divisée entre les racailles et ceux qui ont peur.
08:38Le vote communautaire et le clientélisme qui est à l'œuvre en Seine-Saint-Denis
08:41sont la preuve qu'on ne peut pas gentrifier le 93.
08:45Le département est foutu.
08:48Et une fois qu'on a fait le point sur ces réactions des élus qui ont été chahutés,
08:53eh bien on a le 20h de France 2 qui s'est quand même emparé un peu du sujet,
08:57qui s'est ému de ces scènes qu'on a pu voir.
09:00Et je vous propose de regarder comment est-ce qu'ils ont traité cette affaire.
09:03Au soir du second tour, des mères vaincues, moquées,
09:07suivies dans la rue et huées par des opposants.
09:11Ces vidéos ont été postées en ligne et repérées par des comptes d'extrême droite.
09:14Alors que s'est-il vraiment passé ? L'œil du 20h à vérifier.
09:20Dimanche soir, à Mantes-la-Jolie,
09:21la mairie est pleine à craquer.
09:24Le maire sortant d'hiver droite vient d'être battu.
09:26Il vient à la tribune pour annoncer les résultats.
09:30Silence, s'il vous plaît !
09:31Mais l'assistance n'est pas très respectueuse.
09:34Excusez-moi, j'ai besoin de deux minutes d'attention, s'il vous plaît.
09:38En six minutes, il ne prononce que trois phrases
09:40pour reconnaître sa défaite et féliciter les futurs élus.
09:44Il est ensuite invectivé.
09:46Raphaël Cognet quitte la salle, hué, vilipendé.
09:50Laissez passer le cercueil à Cognet, s'il vous plaît !
09:52– Bon, c'est un traitement pour le moins léger
09:56et qui commence encore, comme on en a l'habitude avec le service public,
10:00c'est des vidéos qui ont été repérées par la méchante extrême droite.
10:03– Qui a fait un travail d'information.
10:05Voilà, l'extrême droite a fait un travail, la méchante extrême droite
10:09a fait un travail d'information. Merci.
10:11– Toujours est-il que donc, à contretemps un peu de ces vidéos
10:15qu'on fait des millions de vues, je le rappelle,
10:17la presse a dû s'emparer de cette affaire,
10:20à l'instar de l'œil du 20h sur France 2.
10:22France Info a titré avec cette citation,
10:25c'est de la haine brute.
10:27On a des images insupportables pour le Parisien,
10:31qui titre lui aussi avec des citations.
10:34Le Point, après le second tour des municipales,
10:39plusieurs maires sortants ont été filmés,
10:40quittant leur mairie sous les huées et les insultes.
10:42Certains ont même dû être escortés par la police.
10:45Quand la défaite ne suffit plus,
10:47ces candidats battus, humiliés par leurs concitoyens.
10:51Et on a Nicolas Bouzou, dans Point de vue,
10:54sur le Figaro TV, qui dit que ces gens proches
10:57de la France insoumise, qui conspuent et eus les maires sortants,
11:00sont des fascistes.
11:02Quand on bat quelqu'un aux élections,
11:04on doit avoir un comportement démocratique et républicain.
11:07Encore cette fameuse formule.
11:09– Pardon, mais ce propos est absolument imbécile.
11:13Ce ne sont pas des fascistes.
11:15Ce sont des gens d'extrême-gauche,
11:17souvent de formation trotskiste,
11:20d'inspiration communiste.
11:22Ce ne sont pas des fascistes.
11:23C'est une déclaration imbécile de ce monsieur.
11:28Je dois dire d'ailleurs que ces scènes, en vérité,
11:32ne sont pas complètement nouvelles.
11:34Ce qui est complètement nouveau,
11:36c'est que c'est plutôt des masses,
11:39entre guillemets, de racisées,
11:41donc africaines ou maghrabines,
11:43qui sont dans l'agitation.
11:45Mais quand des mairies de droite sont tombées à gauche,
11:51il y a 30 ans, ou il y a 50 ans, 60 ans,
11:56même à l'époque du général de Gaulle,
11:58il y avait ce type de phénomène.
12:02Il y a eu ça dans des villes comme Colombes,
12:05quand en 1965,
12:07ce n'est pas d'hier,
12:09la maire gaulliste a perdu la mairie.
12:14Elle a été évacuée par la police.
12:16Ce n'était pas municipale à l'époque
12:17et par l'arrière-cours de la mairie.
12:20Donc ce n'est pas tout à fait nouveau.
12:22Ce sont les méthodes classiques
12:24de la gauche et de l'extrême-gauche.
12:26Ça n'a rien de fasciste.
12:27Ce sont des méthodes de gauche et d'extrême-gauche.
12:30Et là, ils utilisent en fait,
12:31comme mars de manœuvre,
12:32ce qu'ils appellent les racisées,
12:34c'est-à-dire les gens venus d'ailleurs.
12:36– Alors vous faites bien d'invoquer
12:37le général de Gaulle, Jean-Yves,
12:40parce que Cécile Duflo a dit que
12:42cette hausse du nombre de maires
12:44issus de l'immigration en France
12:46ne représentait pas une nouvelle France,
12:48mais bien la France éternelle
12:50du général de Gaulle.
12:51– Ce n'était pas exactement l'idée
12:53que se faisait le général de Gaulle
12:55de la France éternelle,
12:57où il estimait qu'il pouvait y avoir
12:59effectivement des Français noirs,
13:01des Français gris.
13:03– Je le cite, je le cite,
13:05mais à condition qu'ils soient en petit nombre,
13:08sinon la France ne serait plus la France.
13:11Voilà, ça c'est le général de Gaulle,
13:13ce n'est pas les sottises qu'on raconte aujourd'hui
13:16de Mme Duflo.
13:17– Pour notre dossier du jour,
13:21revenons sur les fuites de données,
13:24un phénomène très franchement relativisé
13:26par la presse, récemment,
13:28ce sont 243 000 agents de l'éducation nationale
13:34qui ont été concernés par ce piratage de données.
13:38Quelles sont les données qui sont piratées ?
13:40Parce que c'est assez flou,
13:41de façon très pragmatique,
13:43on a les noms, les prénoms, les adresses,
13:46on a également les numéros de téléphone,
13:49et aussi les périodes d'absence, par exemple.
13:52Alors l'intrusion, là,
13:54elle a eu lieu le 15 mars dernier,
13:57elle a été détectée quelques jours plus tard,
14:00donc ce n'était pas très rapide,
14:01le 19 mars,
14:02et les révélations dans la presse
14:04sont tombées le 23 mars.
14:07Donc bien sûr, il va y avoir des plaintes
14:09et des commissions nationales
14:11de l'informatique et des libertés
14:13qui vont être ouvertes,
14:14mais cet article ne parle que de cet aspect-là
14:17et ne mentionne pas la gravité des faits,
14:21parce que quand on songe à l'affaire Samuel Paty,
14:23on imagine bien que les adresses postales
14:27des professeurs,
14:28c'est un sujet extrêmement sensible.
14:31Il y a également 800 000 étudiants
14:34et anciens étudiants
14:35qui ont été victimes d'un piratage
14:36de leurs données personnelles.
14:38Cette fois-ci, c'était les données du CNUS
14:40qui ont été exfiltrées.
14:43On a également 1,2 million de comptes bancaires
14:47qui avaient été consultés de manière illégitime
14:50depuis le mois de janvier, selon Bercy.
14:53Ça, on l'a découvert en février dernier.
14:56Le Monde revient également sur les données
14:59de 1,6 million de jeunes suivis par France Travail
15:03qui étaient susceptibles d'être divulgués
15:05à la suite d'un piratage informatique, là encore,
15:08et une attaque très grave du ministère de l'Intérieur.
15:12Lui-même, qui avait été victime d'un piratage informatique
15:15début décembre.
15:17Évidemment, chacun de ces articles
15:19ne fait absolument pas le lien
15:22entre toutes ces affaires.
15:23Donc, on ne parle que des données
15:26qui ont été piratées.
15:27Oui, j'allais oublier le fichier aussi
15:29des chasseurs qui a été piraté.
15:32Et alors là, évidemment,
15:33chers téléspectateurs,
15:34il faut allumer un énorme warning dans vos esprits.
15:36C'est bien sûr que ce sont des gens
15:37qui ont des armes.
15:38Et donc, ce sont évidemment des données sensibles.
15:42Il y a eu aussi des données médicales.
15:44Il y a eu des données médicales.
15:45Donc, il y a une fragilité totale
15:48de l'appareil d'État dans la protection des données.
15:51Il demande toujours plus de données.
15:53Il veut toujours plus censurer l'État.
15:55Et il est incapable de protéger les données
15:58qui lui sont confiées.
16:00C'est un vrai problème.
16:02Et je vous invite donc à évidemment
16:04à être prudent et à vérifier régulièrement
16:07la presse pour savoir si vos données
16:09ont fluité ou pas.
16:11Parce que ce peut être évidemment très embêtant
16:14selon les données qui sont piratées.
16:18Et on commence nos pastilles de l'information
16:20avec le directeur de Frontex
16:23qui est poursuivi pour crime contre l'humanité.
16:26Je vous propose de regarder une petite vidéo
16:27BFM TV, Jean-Yves et chers téléspectateurs
16:30avant de vous faire réagir.
16:32L'ancien patron de Frontex
16:33est eurodéputé RN
16:35visé par une enquête pour complicité
16:37de crimes contre l'humanité.
16:38Entre janvier 2015 et avril 2022,
16:41Fabrice Légeri dirigeait Frontex,
16:43l'agence chargée du contrôle des frontières
16:45de l'Union européenne.
16:46En 2024, alors qu'il rejoint
16:48le Rassemblement National
16:49pour les élections européennes,
16:50la Ligue des Droits de l'Homme
16:51et l'association Utopia 56
16:53déposent une plainte contre lui
16:55pour complicité de crimes contre l'humanité
16:57et torturent.
16:58Les associations lui reprochent
16:59d'avoir fait le choix d'une politique
17:00visant à faire obstacle,
17:02quel qu'en soit le prix,
17:03en vie humaine notamment,
17:05à l'entrée des personnes migrantes
17:06au sein de l'UE.
17:07Marine Le Pen lui a apporté son soutien,
17:09tout comme Jordan Bardella,
17:10qui a déclaré que défendre
17:12les frontières de l'Europe
17:13face à l'immigration de masse
17:14n'est pas un crime.
17:15Selon l'Organisation Internationale
17:17des Migrations,
17:1834 000 migrants sont morts
17:19ou portés disparus en Méditerranée
17:21depuis 2014,
17:22ce qui en fait la route migratoire
17:24la plus meurtrière au monde.
17:25Alors si je comprends bien,
17:26Jean-Yves,
17:27on a le patron de la police aux frontières
17:28qui est accusé d'avoir fait
17:30la police aux frontières.
17:32C'est scandaleux.
17:33C'est scandaleux.
17:34Et en fait,
17:35les 34 000 morts dont il parle,
17:37ce sont des gens
17:38qui ont tenté de franchir
17:40illégalement les frontières.
17:41Si les frontières étaient mieux protégées,
17:43ils n'auraient pas cherché
17:45à traverser la Méditerranée
17:47dans des conditions précaires,
17:48ils ne seraient pas morts.
17:49Donc c'est exactement l'inverse.
17:51Alors ce qu'il faut savoir quand même,
17:53chers téléspectateurs,
17:54c'est que le procès là,
17:57l'instruction qui est ouverte,
17:59elle est ouverte à la demande
18:01d'Utopia 56,
18:03qui est une association subventionnée,
18:05et de la Ligue des droits de l'homme,
18:06qui est une association subventionnée
18:08à hauteur de près d'un million par an.
18:11C'est vous qui payez.
18:12C'est vous qui payez ce procès,
18:14comme vous payez les juges
18:16qui vont faire cette instruction,
18:18qui est une confusion totale,
18:22une invasion du droit,
18:24là où il n'a rien à faire,
18:26autour de principes extrêmement généraux.
18:29M. Légeri a fait son travail
18:33et son devoir,
18:34et la justice
18:36et les associations subventionnées,
18:39des années après,
18:41veulent lui faire un procès.
18:42C'est absolument incroyable.
18:44Avec la bénédiction des médias, d'ailleurs.
18:46Vous avez eu le reportage
18:49qu'on a vu,
18:50extrêmement complaisant.
18:52Oui, on lui attribue
18:53tous les morts assez généreusement.
18:54Et alors, évidemment,
18:56il faut voir que tout ça
18:57est parfaitement concerté,
18:59puisqu'il y a un sondage
19:02qui sort favorable
19:04à M. Édouard Philippe,
19:06il y a l'annonce de sa campagne
19:09au JT de France 2,
19:11et il y a en même temps
19:13une campagne
19:14contre une des principales personnalités
19:17du Rassemblement national.
19:20Tout ça est parfaitement concerté.
19:23Un point sur la ville de Montargis,
19:26avec un maire
19:27qui a été traité
19:28d'une drôle de façon.
19:29Vous allez le voir par France Info.
19:32France Info a titré ainsi
19:34sur un article
19:35sur le nouveau maire de Montargis,
19:39qui est pour la première fois
19:40un maire du Rassemblement national.
19:44Reportage.
19:44Ça ne peut qu'instaurer
19:46un climat de haine.
19:47À Montargis,
19:48l'élection du premier maire
19:49et reine du Loiret
19:50divise les habitants.
19:52Alors, ça ne peut qu'instaurer
19:53un climat de haine.
19:54Vous savez,
19:54ce sont les fameuses citations
19:56entre guillemets.
19:57Donc, c'est pas France Info,
19:59mais c'est quand même
20:00la première phrase
20:00du titre de leur article.
20:02Bref, toujours est-il
20:04qu'on a dû leur dire
20:05que c'était quand même
20:06un petit peu fort de café
20:07et qu'il a fallu changer
20:09discrètement le titre
20:12vers 13h.
20:14C'est inquiétant,
20:15mais il faut voir
20:16ce qu'il va faire.
20:17Voilà.
20:18On reste quand même
20:19sur le champ lexical
20:20de la peur.
20:21Oui, et on explique
20:22que l'élection du maire
20:23divise les habitants.
20:25Alors, en général,
20:26effectivement,
20:26quand il y a deux listes
20:27à une élection,
20:28ça divise les habitants.
20:30Et il y en a un qui gagne,
20:31il y en a un qui perd.
20:32Mais là, c'est le méchant
20:33qui a gagné.
20:34Donc, effectivement,
20:35c'est très inquiétant.
20:36Il faut se placer
20:37à la place de France Info,
20:39c'est le méchant.
20:40C'est France Info,
20:41c'est beau.
20:44Un article du Canard Enchaîné
20:45pour continuer ses pastilles.
20:48Face au RN,
20:49les associations
20:49ont la trouille
20:51en conditionnant
20:52l'octroi de subventions
20:53à leur neutralité politique.
20:55L'extrême droite
20:56menace la survie
20:58des structures
20:58aux ressources fragiles.
21:00Certains maires et reines
21:00ont déjà sorti
21:01la tronçonneuse.
21:03Donc là aussi,
21:04on a un champ lexical
21:04du massacre à la tronçonneuse,
21:06clairement.
21:07Jean-Yves,
21:08un commentaire
21:08avec cette illustration
21:09quand même
21:09du Canard Enchaîné.
21:11Arc-en-ciel sans frontières.
21:13Le maire vous a coupé
21:15vos subventions.
21:16– Oui, mais c'est très bien.
21:17C'est très bien
21:18parce qu'il est assez anormal.
21:21il y a des règles
21:21de financement politique.
21:23C'est-à-dire qu'un parti politique,
21:26une campagne électorale
21:26doit être financée
21:28dans des conditions particulières
21:29et sans aide publique,
21:33en dehors du remboursement officiel.
21:36Or, vous avez tout un tas d'associations
21:38qui bénéficient d'argent public,
21:40qui interviennent dans les campagnes politiques,
21:43qui interviennent dans les campagnes électorales
21:44et qui sont donc en violation de la loi,
21:48qui fraudent la loi.
21:49Et donc, effectivement,
21:50si les maires leur coupent les crédits,
21:53c'est une opération
21:55de santé financière,
21:56de santé publique,
21:57de santé politique.
21:59– Et puis les associations
22:00n'ont pas vocation
22:01à être financées par les politiques.
22:03– Elles ont vocation
22:04à être financées par les dons.
22:06– Exactement.
22:07– Comment on fait ?
22:07– Comment on fait à TV Liberté ?
22:08– Comment on fait à TV Liberté ?
22:09– On vit grâce à vos dons généreux
22:12et on vous en remercie
22:13et on vous le rappelle.
22:14– Un point sur les toutologues.
22:19Le cas particulier de Nelson Montfort
22:23et de Alain Bauer.
22:25Alors, l'un est journaliste,
22:28l'autre est criminologue,
22:30vous allez voir.
22:31Alors, ce sont deux propos
22:33qui viennent du Parisien.
22:34Il y a un journaliste du Parisien
22:37qui a fait ce tweet
22:38« Reconversion professionnelle stupéfiante
22:41pour Nelson Montfort
22:42après une carrière à couvrir le sport
22:45sur le service public
22:46puis danse avec les stars.
22:47Il devient à 73 ans
22:49expert du Moyen-Orient sur CNews. »
22:52On comprend assez bien
22:53ce qui gêne ce journaliste du Parisien.
22:55Mais le Parisien a également fait cet article
22:58sur Alain Bauer.
23:01Personne ne comprend,
23:02mais il est toujours là,
23:04raillé sur les réseaux sociaux
23:05pour son omniprésence à l'antenne.
23:07Le criminologue Alain Bauer
23:08est l'un des invités privilégiés
23:10des chaînes d'infos
23:10pour réagir sur toutes sortes de sujets.
23:13Pourquoi Alain Bauer
23:15dispose-t-il de son rond de serviette
23:16à la télévision ?
23:17Oui, parce qu'il passe dans le privé
23:19et dans le public partout.
23:20BFM, France 2,
23:22il est vraiment beaucoup invité,
23:23c'est vrai.
23:24Alors, Jean-Yves,
23:26j'ai cette question à vous poser.
23:28Est-ce qu'on peut tout faire
23:29quand on est journaliste ou spécialiste ?
23:32J'ai l'impression que c'est un peu
23:33de la jalousie là aussi.
23:34C'est-à-dire ?
23:35Alors, je pense que les toutologues,
23:37évidemment, il y a un côté,
23:38on intervient sur tous les sujets.
23:39Bon, ceci étant,
23:41Bauer est assez pédagogue,
23:43on va dire.
23:43Bon, je pense qu'en l'occurrence,
23:46ils ont une valeur,
23:48entre guillemets,
23:49commerciale.
23:50D'abord parce qu'ils sont connus,
23:51et donc,
23:52ils s'attirent du public.
23:54Et s'agissant d'Oboer,
23:58on peut être d'accord ou pas avec lui,
24:00c'est vrai qu'il intervient un peu
24:01sur tous les sujets,
24:02mais il est assez clair,
24:03il est assez pédagogue.
24:04Et puis, il doit être très disponible.
24:06Parce que je pense que le critère
24:08pour être là,
24:10c'est vous êtes appelé,
24:12vous arrivez, quoi.
24:12Voilà.
24:13Donc, ça correspond à des qualités.
24:16Bon, alors après,
24:17le côté toutologue est un peu critiquable,
24:20c'est vrai.
24:21Mais bon.
24:21Bon.
24:23C'est une sorte de joker.
24:27Un point sur l'affaire Quentin,
24:30maintenant,
24:31alors que des militants identitaires
24:34ont été auditionnés
24:36et perquisitionnés.
24:38Il y a,
24:40alors on a Jean Bexon
24:41qui mène un travail de fond
24:43sur cette affaire,
24:44qui est d'ailleurs lui interrogé aussi
24:45dans les médias
24:47pour parler de tout cela.
24:49Alors, il nous mentionne
24:50quatre militants identitaires
24:52qui étaient présents
24:53dans le groupe de Quentin
24:54qui ont été interrogés,
24:56qui ont vu leur téléphone
24:57confisqué par la police judiciaire,
25:01dont l'un d'entre eux
25:03qui a été accueilli par la police
25:04sur son lieu de travail,
25:05ce qui fait toujours
25:06le meilleur des effets.
25:08On peut bien se le dire.
25:10– La police politique.
25:11– Oui, voilà.
25:12– La police politique.
25:13– La police politique.
25:14– Il faut appeler les choses
25:15par leur nom.
25:15– C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
25:17– C'est une précision.
25:17– Et il y a quatre militantes
25:18également de Némésis
25:20qui ont vu leur téléphone
25:22être saisies par la police politique,
25:25donc, Jean-Yves.
25:26– C'est assez incroyable,
25:30finalement, de se dire
25:32que, bon, là, actuellement,
25:35les nervis d'extrême-gauche
25:37ont été identifiés par la police.
25:38Certains d'entre eux
25:39sont en train de croupir
25:40en détention provisoire.
25:42Mais saisir des téléphones,
25:44qu'est-ce que ça dit,
25:45finalement, de notre État ?
25:46– C'est-à-dire, l'objectif,
25:48en fait, d'abord,
25:49on s'intéresse aux victimes.
25:51On persécute les victimes
25:53dans cette affaire.
25:54C'est une première remarque.
25:55Bon, l'intérêt de prendre des téléphones,
25:57c'est que, quand on prend un téléphone,
25:58on trouve toujours
25:59des contenus intéressants à exploiter
26:02et que tout ça finira
26:03dans Mediapart,
26:05qui est une officine
26:06qui est en liaison étroite
26:08avec la police politique.
26:09– Les renseignements généraux, etc.
26:10Alors, d'ailleurs,
26:11Jean Bexon nous mentionne
26:12effectivement ceci,
26:13c'est que les questions
26:14lors des auditions
26:15portaient, en effet,
26:17sur l'identification
26:18de d'autres militants identitaires
26:19et de d'autres militants
26:21de Némésis.
26:23Donc, effectivement,
26:23oui, tout ça part
26:24dans les renseignements généraux
26:25puis partira
26:27pour l'extrême-gauche.
26:30– Absolument.
26:30Il y a une connexion,
26:31il faut bien comprendre
26:32qu'il y a une connexion
26:33entre les médias
26:34d'extrême-gauche
26:36et un certain nombre
26:37d'officines de police politique.
26:39– À noter, d'ailleurs,
26:40enfin, juste,
26:41je me permets,
26:42certains spectateurs,
26:43ça peut être intéressant
26:43à savoir,
26:44ce mensonge policier
26:46qui a dit
26:47à un militant nationaliste
26:48que s'il ne donnait pas
26:49son code PIN
26:50on ne pouvait pas
26:52lui restituer
26:53son téléphone.
26:54C'est évidemment faux.
27:01Vincent Bolloré
27:02a pu se payer
27:02un peu
27:03le service public
27:04puisqu'il était interrogé
27:05par la commission
27:06d'enquête parlementaire.
27:08Si vous voulez retrouver
27:09les citations intégrales,
27:10vous pouvez les retrouver
27:11sur Twitter,
27:12mais aussi son audition
27:14sur l'AFP,
27:15par exemple.
27:15Je vous propose
27:16d'écouter
27:16un tout petit extrait
27:17ici sur Immédiat.
27:19Le sujet,
27:20ce n'est pas
27:20le service public
27:20lui-même,
27:22c'est le coût.
27:23Mais pardon,
27:23je ne suis pas
27:24un spécialiste,
27:25si ce n'est que
27:26j'ai monté
27:26quand même des télés,
27:27je sais à peu près
27:29comment ça marche.
27:29Le problème,
27:30c'est les 4 milliards
27:31de pertes,
27:33les 4 milliards
27:33de coûts.
27:34Et à mon avis,
27:35les coûts
27:37viennent pour l'essentiel
27:38de dépenses
27:40qui ne sont pas
27:41ni maîtrisées
27:42ni contrôlées.
27:42La preuve,
27:43c'est que la 1
27:44et la 6
27:44gagnent de l'argent,
27:45elles font la même chose.
27:46Dans les moments
27:46où on serre la ceinture,
27:47il faut savoir
27:48ce qu'on veut faire
27:49de l'argent.
27:50Puisque vous m'interrogez,
27:51je vous dis,
27:51on parle du France Libre
27:53ou de la France Libre,
27:54je ne sais pas,
27:54le nouveau porte-avions
27:55qui va coûter 10 milliards,
27:57qui sera prêt
27:58dans 10 ans peut-être.
27:59En 10 ans,
28:00vous arrêtez
28:01de perdre de l'argent
28:02dans le service public
28:03et vous vous retrouvez
28:04avec 4 porte-avions
28:05au lieu d'en avoir un.
28:07C'est des comparaisons
28:09toujours...
28:10Oui.
28:10C'est des comparaisons
28:12pédagogiques.
28:13C'est des comparaisons
28:14pédagogiques,
28:14voilà.
28:15Il s'est aussi vengé
28:16du service public
28:17qui a repris
28:18les contrats
28:18de la diffusion
28:19des cérémonies
28:21de remise de prix
28:21pour les films français
28:22en disant que,
28:23oui,
28:24tout le monde avait envie
28:24d'aller à Cannes
28:25et de vivre
28:26la belle vie à Cannes
28:28et que,
28:29donc,
28:29le service public
28:30a proposé plus cher
28:31que Canal Plus.
28:32C'est pas faux.
28:33Madame Ernotte
28:34a passé
28:35de belles journées
28:37à Cannes
28:38dans de beaux hôtels.
28:39Oui, oui, oui, oui.
28:39Et c'est journaliste aussi.
28:41Oui.
28:43Et un rapide
28:45petit point
28:46sur Benjamin Duhamel
28:48face à Mathilde Panot.
28:49Le mieux,
28:50c'est encore
28:50que vous l'écoutiez.
28:52On va arrêter un instant
28:52sur cette expression
28:53Nouvelle France
28:53parce que,
28:54parfois,
28:54on a un peu de mal
28:54à en comprendre le sens.
28:56Dans un meeting
28:56d'entre deux tours,
28:57Jean-Luc Mélenchon
28:58se félicitait
28:58de la victoire
28:59de la France insoumise
28:59à Saint-Denis
29:00au premier tour.
29:00Il a eu cette phrase
29:02après un long dégagement
29:03sur les cathédrales
29:04et la porte des musulmans
29:05dans leur construction.
29:06Voilà ce qu'a dit
29:06Jean-Luc Mélenchon
29:06ouvrez les guillemets.
29:07Il a bien fallu un jour
29:08qu'il y en ait un ou une
29:09qui se mette debout
29:10sur ses pattes
29:11à l'autre bout
29:11du continent africain
29:12pour qu'à la fin
29:12vous soyez ici
29:13en train de faire
29:14les malins
29:14tout blanc,
29:15tout moche que vous êtes.
29:16Est-ce que vous pouvez
29:17nous expliquer
29:18ce que voulait dire
29:19Jean-Luc Mélenchon
29:20en disant cela ?
29:20Eh bien,
29:21il parle de l'histoire
29:22de l'espace humain.
29:23Vous vous rendez compte
29:24que dans ce pays,
29:25oui,
29:26vous savez que
29:27l'espace humain
29:28a probablement commencé...
29:30Tout blanc,
29:30tout moche que vous êtes,
29:31ça veut dire quoi ?
29:32Eh bien,
29:32c'est une petite provocation
29:33probablement
29:34qui a été mise dedans.
29:35Mais il parle
29:35de l'histoire humaine
29:36parce que
29:36vous savez quand même
29:37que dans ce pays,
29:38nous avons réussi
29:39une percée électorale historique.
29:41Mais je ne comprends
29:42toujours pas
29:42de qui veut parler
29:43Jean-Luc Mélenchon
29:44quand il dit
29:44tout blanc,
29:45tout moche que vous êtes.
29:46Mais de personne.
29:46Il dit juste que
29:47l'espace humain est né
29:49et ensuite a s'aimé
29:50depuis l'Afrique.
29:51Mais c'est quoi tout blanc ?
29:52Est-ce qu'il n'y a pas
29:52quelque chose de singulier
29:53quand on est à gauche
29:54à invoquer
29:56la couleur de peau ?
29:57Non, justement.
29:58Ce n'est pas exactement
29:59contraire au discours de gauche ?
30:01Mais justement,
30:01nous, nous sommes
30:02de ceux qui disent
30:02que nous ne ferons
30:03jamais de différence
30:04selon les couleurs de peau,
30:05selon les religions,
30:06les orientations sexuelles
30:07ou le genre.
30:08Donc, je vais vous dire
30:09ce que dit
30:10Jean-Luc Mélenchon
30:11est une manière
30:11de se moquer des racistes
30:13dans ce pays.
30:14Si Jean-Dame Bardella
30:15avait dit
30:15tout noir, tout moche que vous êtes,
30:16est-ce que vous ne seriez pas
30:17ce matin dans ce studio
30:17à considérer que c'est un scandale ?
30:19Arrêtez, vous comprenez bien
30:19que ça n'a rien à voir.
30:21Et je vais vous dire
30:22vraiment sur cette question-là,
30:24sur les grands aspects
30:25que nous avons,
30:26que ça soit sur la question
30:27de l'histoire de l'espèce humaine,
30:29de la civilisation humaine
30:30en tant que telle,
30:31ou encore de la question
30:32du dérèglement climatique
30:33qui devrait toutes et tous
30:34nous occuper.
30:35Alors, elle est forte,
30:36parce qu'elle revient
30:36sur sa percée électorale
30:39dans le cadre des Léfi,
30:40sur non,
30:41nous ne faisons pas de différence,
30:43on se moque des racistes,
30:44justement,
30:45et le dérèglement climatique,
30:46tout ça dans un joyeux
30:48bazar un peu gêné, quand même.
30:50Alors, ce qui est très intéressant,
30:51quand même,
30:51d'abord,
30:52Benjamin Diomel
30:53fait le boulot.
30:54Voilà, il faut reconnaître
30:55les choses,
30:56il l'interroge,
30:57il la relance.
30:58Et elle,
30:59elle est imperturbable,
31:01ces gens-là ne plient jamais,
31:03c'est une qualité,
31:04il faut le reconnaître,
31:05et donc,
31:05elle assume le tout blanc,
31:07tout moche,
31:08il est évident
31:08que si Bardella
31:10disait tout noir,
31:11tout moche,
31:12il serait poursuivi,
31:14condamné,
31:15déchoué de ses mandats,
31:17et j'en passe,
31:18voilà.
31:19Mais,
31:20Mélenchon,
31:20il peut tout se permettre.
31:21Enfin, la séquence est...
31:22Le racisme en qui blanc
31:23est tout à fait recommandé,
31:26recommandable,
31:26on le voit.
31:29Et voilà,
31:30on est arrivé à la fin
31:31de cette émission.
31:32Merci à tous
31:33de nous avoir suivis.
31:35Je vous le rappelle,
31:36si ce n'est pas déjà fait,
31:37n'oubliez pas de cliquer
31:38sur le pouce en l'air,
31:39de nous laisser un commentaire,
31:40et on vous laisse
31:42avec le portrait piquant
31:44consacré à Edoui Plenel.
31:46C'est intéressant,
31:47vous savez,
31:47le journaliste de Mediapart,
31:50en lien avec les affaires judiciaires,
31:51etc.
31:53On se dit à très vite
31:54sur TV Liberté,
31:55et d'ici là,
31:56portez-vous bien.
31:58Journaliste emblématique
31:59des années Mitterrand,
32:01Edoui Plenel est resté
32:02pendant 10 ans
32:02le maître du journal Le Monde.
32:05Affaibli par les révélations
32:06de Pierre Péan
32:07et de Philippe Cohen,
32:08il a poursuivi sa carrière
32:09de redresseur de tort
32:11autoproclamé
32:11et de journaliste
32:13d'investigation
32:14aux méthodes contestées.
32:16Le seul diplôme
32:17d'Hervé Edoui Plenel,
32:18son vrai nom,
32:19né en 1952,
32:20est son baccalauréat,
32:22ayant refusé
32:23de se présenter
32:24aux examens d'entrée
32:25à Sciences Po Paris.
32:26Il est impossible
32:27de dissocier
32:28le parcours professionnel
32:30d'Edoui Plenel
32:31de son parcours politique.
32:32Son engagement politique
32:33à la Ligue Communiste Révolutionnaire
32:36et sa profession
32:37de journaliste
32:38sont intimement liés.
32:40Il commence à écrire
32:41dès 1969,
32:42sous le pseudonyme
32:44de Krasny,
32:45dans rouge,
32:46l'organe de la LCR.
32:48L'année 1980
32:48marque un tournant.
32:50Il quitte officiellement
32:51la LCR
32:52et cesse d'être
32:53un camarade rédacteur
32:54pour devenir
32:55réellement journaliste.
32:56Il entre
32:57au matin de Paris,
32:58puis au service
32:59éducation du monde.
33:01Il ne quittera
33:02le journal
33:02que 25 ans plus tard.
33:04En 2003,
33:05Pierre Péan
33:05et Philippe Cohen
33:06publient
33:07La face cachée du monde,
33:08une enquête
33:09où le monde
33:09est accusé,
33:10je cite,
33:11d'avoir insidieusement
33:12glissé de son rôle
33:13de contre-pouvoir
33:14vers l'abus
33:15de pouvoir permanent.
33:17En 2005,
33:18après presque 10 ans
33:19comme directeur
33:20de la rédaction,
33:21il est licencié.
33:22Il rebondit
33:23en rassemblant
33:244 millions d'euros
33:25et en lançant
33:26en 2008
33:26Mediapart,
33:28site d'information
33:29et d'investigation
33:31participatif
33:31sur Internet.
33:32Le soutien
33:33de Golshé-Golène-Royal
33:35et un peu d'argent
33:36de Xavier Niel
33:36contribuent au succès.
33:38Il vend ses parts
33:39en 2021
33:40et promet à terme
33:41de procéder
33:42à sa succession
33:43à la direction.
33:45Mediapart
33:46est un vrai succès.
33:47Mais quelle est
33:48sa recette ?
33:48La réponse est donnée
33:50dans un article
33:50posthume de Pierre Péan
33:51de septembre 2019.
33:53Je cite,
33:54« Il ne s'agit pas
33:56d'enquêter
33:56mais d'attendre
33:57une fuite,
33:58celle d'un procès
33:59verbal d'audition
34:00ou d'enquête
34:01que transmet
34:02un juge,
34:02un policier,
34:03un avocat. »
34:04L'intrépide Limié
34:05s'emploie ensuite
34:06à le réécrire
34:07en style journalistique.
34:09L'ascension
34:10de ce journalisme
34:11qui défraie la chronique
34:12découle ainsi
34:13d'une alliance
34:14de circonstances
34:15entre une petite fraction
34:17du monde judiciaire
34:18et une tête d'épingle
34:20du monde médiatique.
34:22Fin de citation.
34:23Autrement exprimé,
34:23Mediapart vit largement
34:25de dossiers
34:26qui lui sont transmis
34:27par des magistrats
34:28et des policiers
34:29puis remis en forme
34:30et publiés.
34:32Terminons par une citation
34:34de 2014
34:35du camarade Edoui.
34:36« C'est une chance
34:37pour la France
34:38d'être aujourd'hui
34:39le premier pays
34:40musulman d'Europe.
34:41En 2023,
34:43la chance s'est encore amplifiée. »
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