00:00Du nouveau à la maternité de la polyclinique de Perpignan, c'est la clinique qu'on appelait avant Notre-Dame
00:05d'Espérance, route d'Argelès.
00:07Plusieurs investissements importants y sont prévus ces prochains mois et on en parle avec votre invité, Simon Colbock.
00:12Bonjour Karine Pastor.
00:14Bonjour.
00:14Vous êtes la nouvelle directrice de la polyclinique, votre établissement abrite l'une des deux maternités de notre département.
00:20Il y a celle de l'hôpital de Perpignan, il y a donc la vôtre, on va en reparler.
00:23Mais d'abord les travaux à venir, 700 000 euros pour rénover et dites-vous, redorer l'image de la
00:29maternité.
00:30Elle est vieillotte aujourd'hui votre maternité ?
00:32Alors aujourd'hui la maternité n'est pas vieillotte, par contre au-delà de redorer qui est un terme et
00:38peut-être un abus de langage,
00:40je dirais plutôt moderniser l'établissement.
00:42Moderniser ça peut passer par plusieurs choses.
00:46Quatre projets aujourd'hui très structurants pour l'établissement.
00:49Le premier, donc modernisation, j'insiste sur ce terme-là, je préfère.
00:53Qui consiste à rénover toute une partie de la maternité, maternité qui est quand même le service emblématique de la
01:02clinique.
01:04Donc on a rénové tout un tas de chambres et aujourd'hui on souhaite offrir à nos patients un environnement
01:11plus confort, qualitatif.
01:14C'est le premier point.
01:14Le deuxième, et il est important, c'est l'unité néonatologie.
01:17Vous serez donc en mesure d'accueillir des bébés prématurés, de prendre en charge des bébés prématurés.
01:23C'est prévu pour quand cette unité ?
01:24Alors cette unité c'est un projet, donc aujourd'hui nous avons la joie et nous sommes ravis d'avoir
01:30cette autorisation de néonatologie,
01:32puisque c'est vraiment un plus au niveau de la technicité, de la prise en charge au niveau de notre
01:37structure.
01:39Par contre c'est un projet qui se construit sur du long terme, mais c'est un projet très structurant,
01:44avec un projet mythical derrière, avec des formations, des équipements,
01:47qui sont déjà très performantes aujourd'hui, mais qui vont atteindre un niveau de technicité plus important.
01:56Alors quand le projet sera abouti, donc aujourd'hui je n'ai pas de date à vous annoncer,
02:00par contre c'est un projet qui peut voir le jour en 2027.
02:03Donc peut-être dès l'année prochaine, ça pourrait changer beaucoup de choses,
02:06parce qu'aujourd'hui il faut l'expliquer, quand une femme accouche et que d'un enfant très prématuré,
02:12vous ne pouvez pas prendre en charge cet enfant prématuré, il doit partir à l'hôpital.
02:17Donc c'est évidemment un traumatisme pour les parents aussi, c'est un choc.
02:22Là, désormais, avec cette unité, les bébés pourront rester aux côtés de leur mère,
02:26aux côtés des parents, au sein de la clinique, c'est ça ?
02:28C'est tout à fait ça, donc l'objectif de cette néonatologie, c'est de prendre en charge des bébés,
02:33plus fragiles, plus prématurés, donc ce qu'on peut le faire aujourd'hui.
02:37Alors il est vrai que dans certaines situations, certains bébés doivent être transférés à l'hôpital, ça arrive.
02:42Donc aujourd'hui, nous aurons la possibilité de garder ces enfants, de ne pas séparer les bébés de leurs mamans.
02:48Pour que cette unité voie le jour, il vous faut des médecins, des gynécologues aussi, j'imagine.
02:52Est-ce que vous les avez recrutés ? On sait que c'est très compliqué d'attirer des gynécologues.
02:57Tout à fait, alors c'est compliqué d'attirer des médecins, de façon générale, aujourd'hui, sur le plan national.
03:03Et aussi sur notre territoire.
03:04Et vous y êtes arrivés ?
03:05Alors, nous y arrivons tout à fait, parce que Projet Médical attire des médecins,
03:11les médecins attirent aussi le profin.
03:13C'est un cercle vicieux, en fait, donc oui, nous avons recruté...
03:16Vertueux plutôt que vicieux, non ?
03:18J'ai dit vicieux ?
03:19Oui, c'est...
03:20Absolument pas.
03:20Vertueux, c'est ça que vous vouliez dire ?
03:22Je vous remercie de le souligner.
03:24Donc c'est un cercle vertueux, tout à fait.
03:26Donc aujourd'hui, nous avons recruté des praticiens,
03:27et nous avons étoffé l'équipe de gynécologues supplémentaires.
03:32Cette unité de néonatologie, elle devrait aussi soulager l'hôpital de Perpignan,
03:36qui, on le sait, est parfois saturé,
03:39même si les très grands prématurés seront toujours pris en charge à l'hôpital,
03:44qui est classé niveau 3.
03:45Avec cette unité néonate, vous, vous le passerez.
03:48Niveau 2, l'hôpital de Perpignan,
03:49qui resserre parfois les admissions.
03:52Certaines femmes n'ont pas pu y accoucher,
03:54faute de place.
03:55Ça veut dire qu'aujourd'hui, dans les départements,
03:57on ne peut plus accoucher où l'on veut ?
04:00Si, si, je pense que l'on peut accoucher où l'on veut.
04:02Nous avons la chance, justement, d'avoir à la fois
04:05la polyclinique méditerranée,
04:06qui est quand même un service emblématique,
04:08et l'hôpital,
04:09qui travaille en complémentarité depuis toujours.
04:11Mais l'hôpital ne refuse pas de femmes enceintes, donc ?
04:13Alors, si ça arrive,
04:15nous sommes aussi là pour travailler en collaboration,
04:17et pour pouvoir aussi soutenir l'hôpital
04:19quand ils sont en saturation de l'IS,
04:21ce qui peut arriver pour la maternité
04:23ou pour d'autres services.
04:25Et à l'inverse, l'hôpital est aussi là
04:27pour aider les structures privées
04:29si le besoin le nécessite.
04:311 600 naissances l'an dernier dans votre clinique,
04:34précisément 1 599.
04:35Exactement.
04:362 170 à l'hôpital de Perpignan.
04:40Ce sont des chiffres qui baissent, tout de même.
04:43Pourquoi est-ce qu'un groupe privé investit
04:45sur une maternité alors qu'il y a de moins en moins de naissances ?
04:48Alors, effectivement, c'est un constat national.
04:50La natalité baisse en France.
04:52Alors, l'objectif est de pouvoir offrir à nos patients
04:57un panel plus important, en fait,
04:59au niveau du territoire de santé.
05:01Donc, c'est très structurant pour la clinique,
05:03mais aussi pour les patientes.
05:05Et comme vous l'avez souligné tout à l'heure,
05:07l'objectif est que la maman soit prise en charge
05:10et ne soit pas séparée de son enfant.
05:12Donc, c'est offrir une qualité, une technicité plus importante
05:17pour les patients du territoire.
05:19D'ici quelques mois, la polyclinique aura aussi un centre de santé de la femme.
05:23De quoi il s'agit, précisément ?
05:26Alors, le centre de santé de la femme.
05:28Donc, ça fait partie des projets structurants,
05:30également, pour l'établissement.
05:32Ce sera un site, un lieu dédié, en fait,
05:34où on va prendre en charge
05:36les femmes tout au long de leur vie.
05:39Donc, on va proposer de la prévention,
05:41du dépistage,
05:42que ce soit à l'adolescence
05:44ou que ce soit jusqu'à la ménopause.
05:47Il est possible aussi qu'on prenne en charge
05:49des patients atteintes d'endométriose,
05:52parce qu'on sait aujourd'hui
05:52que c'est une pathologie qui est compliquée à prendre en charge.
05:56Et ce sera à Perpignan.
05:57Alors là, j'entends déjà des auditrices
05:58à Bagnoules, à Prat,
06:00qui se disent
06:00« Perpignan, c'est loin. »
06:03Alors, le site principal sera basé sur la polyclinique.
06:07Par contre, nous avons des cliniques
06:09qui sont sur des territoires reculés,
06:11et comme la clinique du Val-Espire...
06:12Oui, parce que le groupe Elsan, effectivement,
06:14est à Prade, est à Serré...
06:16Tout à fait. Justement, pour répondre
06:17à ces problématiques de territoire un peu isolé,
06:21le projet qui verra le jour à court terme,
06:24le projet est d'installer une consultation déportée
06:27sur la clinique du Val-Espire,
06:30avec une sage-femme
06:31qui pourra faire des consultations
06:33sur ce territoire.
06:35Merci beaucoup, Karine Pastor.
06:37Je rappelle que vous êtes donc la directrice
06:39de la polyclinique méditerranée,
06:41c'est Route d'Argelais-Saint-Perpignan,
06:43c'est la clinique qu'on appelait avant
06:44Notre-Dame d'Espérance.
06:46Très bonne journée à vous, Madame Pastor.
06:47Merci beaucoup.
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