00:00Déjà, il y a les vrais chiffres, puisque cette année, on avance.
00:05Au départ, ça devait être présenté au Parlement au mois de juillet.
00:10Et là, avec le Conseil des ministres du 8 avril,
00:15on aura un budget de prévision militaire de 57 milliards et 100 millions.
00:23Plus, dans ce budget, il y a 2 milliards, 4 de plus que ce qui était prévu,
00:29simplement pour les munitions.
00:31Alors, on arrive à votre question, c'est dire qu'on n'est pas en guerre,
00:35mais néanmoins, on utilise des munitions.
00:37– Ou on dépense.
00:39– On utilise des munitions.
00:40Alors, rappelons ce qui se passe depuis la fin février.
00:45Le Charles de Gaulle est passé de la mer du Nord,
00:51il a descendu, traversé la Méditerranée,
00:54et aujourd'hui, il est là en embuscade.
00:56Il lui faut une escorte, parce que c'est un navire énorme.
01:01N'oubliez pas, c'est pratiquement 300 mètres de long et 60 mètres de large.
01:06Il y a 30 rafales, plus des avions radars, des hélicoptères, des avions d'observation.
01:17C'est une véritable base navale qui est embarquée.
01:19Il y a 2000 marins, il y a 600 personnels de l'aviation.
01:25C'est quelque chose d'inimaginable.
01:27Alors forcément, on ne laisse pas aérer comme ça, au gré des flots.
01:31Il faut un sous-marin, sous-marin nucléaire,
01:34qui est en bas et qui est là, prêt à envoyer des missiles.
01:38On a la frégate Languedoc, qui est aussi une frégate anti-missiles aériens.
01:43On a deux frégates qui sont, elles, des spécialistes en missiles anti-marines, enfin sous-marines.
01:53On a un bateau ravitailleur, parce que tout ce monde qui se trouve à bord, il mange.
01:59Et au bout de quelques jours, il n'y a plus grand-chose.
02:01Imaginez s'il n'y avait pas de côté à bord, il faudrait ravitailler encore plus souvent.
02:06Alors bref.
02:08On ne le voit pas vraiment militaire.
02:11On ne le voit pas vraiment militaire, surtout pour prendre la place dans le rafale.
02:14Bref, toujours est-il…
02:16Des comptes à régler ou quoi ?
02:17Non, non.
02:18Toujours est-il…
02:19Les sauvages pour la laïcité.
02:21Nous avons là une configuration, qui est une configuration de guerre.
02:26On a 700 soldats qui sont au sud du Liban.
02:30C'est une force qui est constamment en renouvellement.
02:34Actuellement, ce sont les parachutistes qui ont pris position fin février, d'ailleurs, dans une concordance.
02:41Et puis, on a des bases.
02:42Et on a la fameuse base 104 Al-Dafra.
02:46Elle, elle est à 60 kilomètres d'Abu Dhabi.
02:48Et vous savez, elle a fait son apparition dans l'électroalité,
02:51puisqu'elle a été touchée par des drones au début du mois de mars.
02:58Et là, au départ, on a en permanence, ça fait partie des accords qui nous lient au Koweït, aux Émirats
03:04Arabes Unis.
03:06Il y a 6 rafales.
03:0912 de plus sont sur place.
03:11Et on a noté le nombre de sorties des 20 rafales qui, maintenant, sont sur cette base,
03:16qui est restée opérationnelle, malgré les préjudices subis suite à cette frappe iranienne.
03:21Alors, on a noté 18 sorties pour 55 heures de vol qui ont permis de briser, d'intercepter les fameux
03:34drones Shahed iraniens.
03:37Ce qu'il faut savoir.
03:38Alors là, c'est un général qui disait ça.
03:41Le général responsable des forces armées en 2023, il s'appelle Stéphane Mille,
03:49il disait à peu près un rafale, une heure de vol, c'est 20 000 euros.
03:55Donc, vous imaginez, et là, on n'a que ce trafic aérien à partir de cette base.
04:02Mais forcément que les rafales qui sont, eux, sur le Charles de Gaulle,
04:07ils ne sont pas là en train de dormir.
04:09Il y a obligatoirement tout un trafic.
04:11Donc, le Charles de Gaulle, lui, on estime, selon encore des chiffres
04:15qui ont été prononcés devant le Sénat, il coûte un million par jour.
04:21Quand il est comme ça, opérationnel.
04:23N'oublions pas le sous-marin, les frégates, etc.
04:26Donc, c'est une dépense énorme.
04:28Et avec les munitions que nous avons utilisées,
04:32et aujourd'hui, que dit le Premier ministre ?
04:34Il dit, mais on n'a plus assez de munitions.
04:35Il nous faut accélérer la production.
04:38Mais on est très, très en retard.
04:40Alors, il demande.
04:41Il dit, ça va nous coter de l'argent.
04:43On comprend.
04:44Mais comme on ne peut pas trop dépasser le budget,
04:47puisqu'on est sous surveillance,
04:49il demande à des entreprises petites ou grandes,
04:53qui sont des entreprises civiles,
04:55de se lancer dans la production de drones.
04:58Parce qu'on avait prévu des équipements qui étaient moins chers que les missiles.
05:04Les missiles, quand on tire un missile, c'est 600 000 euros.
05:08Et pour dégommer quoi ?
05:09Pour dégommer un drone qui, au plus, coûte, d'après les estimations, 50 000 euros.
05:16Vous voyez la différence.
05:17Donc aujourd'hui, on demande un effort de guerre,
05:21mais on n'est pas en guerre, on est là en observateur.
05:25Voilà ce que l'on peut résumer globalement
05:27de ce discours qu'a mobilisé l'Assemblée cet après-midi
05:31et qui nous vaut une avance de la présentation du budget
05:35du mois de juillet au mois d'avril.
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