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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 23/03/2026
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00:00It is 8 hours, welcome if you join us on Median TV.
00:03In a few moments, the first guest of this edition will be Olivier Daud.
00:08He is a professor of political science and this will be about the municipal elections
00:12which were here in France, in any case in the second tour.
00:15This will be just after the journal.
00:17So here are the principles of the title.
00:19With first the ultimatum of Donald Trump, who expire in a few hours.
00:23The American president has given to Téhéran until this evening
00:25to open the Detroit of Hormuz,
00:28the U.S. attack the Iranian central energy center.
00:32The director of the International Energy Energy is inquiet.
00:36He is saying that no country will be immunized against the effects of the energy crisis
00:41and he describes a major threat to the economy.
00:44And then in France, the left will preserve Paris, Lyon and Marseille
00:48at the end of the municipal elections,
00:50a marked by a historically low participation.
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02:09of course, on the same way, and he describes a major threat on the world's economy.
02:16It is only 20% of our overall stocks.
02:20Our stock of oil actuals represent only 20% of the total available.
02:25If necessary, we can inject more oil on the market,
02:29as well as the brut as the refined products.
02:32So, again once again, the liberation of our stocks
02:35should reassure the market, but this is not the solution.
02:38This will not only enable the economy temporarily.
02:42We will see, we will observe the markets,
02:44and if it is necessary, of course, we will do it.
02:47We will examine the conditions,
02:49we will analyze and evaluate the markets,
02:51and we will discuss with our members.
02:53And to put the situation in context,
02:56this crisis, as she is now,
02:59combine two crises pétroliers
03:01and one gas.
03:03The situation is very grave.
03:06The depth of the problem...
03:09And l'armée israelienne annonce ce matin
03:11a large wave of attacks against Téhéran
03:13where explosions have been reported
03:15by the agents of press iranians
03:18who riposte in attacking the neighbors.
03:21The region of Riyadh,
03:23in Arab Saudi Arabia,
03:24has been targeted by two missiles
03:26that happened at a little hour
03:29of the morning.
03:30The Emirates Arabunis
03:32affirmed face
03:33to attacks of drones and missiles.
03:35And then an alert
03:35has also been released
03:37at Bahrain.
03:38Téhéran has also visited the south
03:40of Israel.
03:41It was samedi
03:42and has transferred
03:44as well.
03:45we will discuss
03:46about 150 deaths
03:47from Arad
03:48and Dimona.
03:49Dimona
03:50is a strategic center
03:52of research nuclear research.
03:54Rashid Farhan.
03:55According to many sources,
03:57several missiles
03:57have been shot,
03:59some intercepted
04:00but at least
04:01a projectile
04:02has reached the zone
04:03causing an explosion.
04:04An attack
04:05isn't anodine
04:06because frapper Dimona
04:08is touched
04:08to what many
04:09consider
04:10the heart of the
04:11nuclear facilities
04:12israelis.
04:13In the face,
04:14the Iran
04:14has also committed
04:15to the attacks
04:16nuclear nuclear facilities.
04:17The site
04:18of Nathans Nuclear Facility,
04:21pilier
04:21of the enrichment
04:21of uranium,
04:23has again been
04:24targeted
04:24by the attacks
04:25attributed
04:26to the United States
04:27and to Israel.
04:28The Iranian
04:29assured
04:30that there is no
04:31fight radioactive
04:32but the
04:33effects of them
04:33are difficult
04:34to evaluate.
04:35This is not the first
04:36time that Nathans
04:37is already fragilised
04:39by the attacks
04:41which symbolizes
04:42the central
04:42of this conflict
04:43the control
04:44nuclear nuclear
04:46iranian.
04:46Deux frappes,
04:47deux symboles.
04:48D'un côté,
04:49Israël,
04:50puissance nucléaire
04:51non déclarée,
04:51voilà l'un de ses sites
04:52les plus sensibles,
04:54pris pour cible.
04:55De l'autre,
04:56l'Iran,
04:56dont le programme
04:57est au cœur
04:57des tensions internationales,
04:59subit de nouvelles tentatives
05:01de neutralisation.
05:03Mais au-delà
05:04des dégâts matériels,
05:05c'est le signal
05:06politique qui inquiète.
05:07Désormais,
05:08une question s'impose,
05:09ces frappes,
05:10resteront-elles
05:11des messages
05:12de désuasion
05:12ou marquent-elles
05:14le début d'une escalade
05:15incontrôlable ?
05:21Au Liban,
05:22Israël annonce
05:23intensifier ses opérations
05:25terrestres.
05:25Le chef d'état-major israélien
05:27évoque même une opération
05:28qui ne fait que commencer.
05:30Hier, déjà,
05:31l'armée israélienne
05:32a visé le principal pont
05:34qui relie le sud-Liban
05:36au reste du pays.
05:37Rachid Farhan.
05:40Une frappe spectaculaire
05:41et hautement symbolique.
05:43Le pont du Casemier,
05:45sur la principale route
05:46côtière du sud du Liban,
05:48est détruit par une frappe israélienne.
05:50Un axe-clé
05:51qui relie la région de tir
05:53au reste du pays.
05:54Quelques minutes plus tôt,
05:56l'armée israélienne
05:57avait lancé un avertissement.
05:58Puis,
05:59l'explosion.
06:01Un épais nuage de fumée
06:03s'élève au-dessus
06:04du fleuve Litani.
06:05Mais au-delà de cette frappe,
06:07c'est toute une stratégie
06:08qui se dessine.
06:09Israël annonce vouloir
06:11détruire tous les ponts
06:12sur le Litani,
06:13accusé de servir au Hezbollah
06:15pour le transport d'armes
06:16et de combattants
06:17vers le sud.
06:21Le premier ministre
06:22Benjamin Netanyahou
06:23et moi,
06:24nous avons ordonné
06:25à détruire immédiatement
06:26tous les ponts
06:27au-dessus du fleuve Litani,
06:29utilisé pour des activités
06:30terroristes,
06:31afin d'empêcher
06:32le passage
06:33des combattants
06:33du Hezbollah
06:34et de leurs armes
06:35vers le sud.
06:36Nous avons également demandé
06:37d'accélérer la destruction
06:39des habitations libanaises
06:40dans les villages
06:41de première ligne,
06:42afin de neutraliser
06:44les menaces pesant
06:45sur les communautés israéliennes,
06:46conformément au modèle appliqué
06:48à Bayt Hanoun
06:49et à Rafah
06:50dans la bande de Gaza.
06:54Une escalade qui inquiète
06:55au plus haut niveau
06:56de l'État libanais.
06:58Le président
06:58Joseph Aoun dénonce
07:00une violation
07:01de la souveraineté
07:02du pays
07:02et met en garde.
07:04Ces attaques
07:05constituent une escalade
07:06dangereuse
07:07et une violation flagrante
07:08de la souveraineté
07:09du Liban
07:09et peuvent être considérées
07:11comme une préparation
07:12à une invasion terrestre.
07:14Dans le même temps,
07:15l'armée israélienne
07:17intensifie ses frappes,
07:18bombardements aériens
07:19et désormais
07:20destruction systématique
07:22d'infrastructures.
07:23Objectif affiché,
07:25créer une zone tampon
07:26le long de la frontière.
07:27Une stratégie déjà utilisée
07:29dans la bande de Gaza
07:30avec la destruction
07:31de bâtiments proches
07:33des zones de contact.
07:35Sur le terrain,
07:36les frappes se multiplient,
07:37le sud du Liban
07:38mais aussi d'autres régions
07:40sont ciblées.
07:41Des combats au sol
07:42sont signalés
07:43dans plusieurs localités
07:44proches de la frontière.
07:45Et pendant ce temps,
07:46les civils paient le prix fort,
07:48des centaines de milliers
07:49de personnes en filles,
07:51tandis que d'autres vivent
07:52cela menace constante
07:53des bombardements.
07:54Le conflit change de nature,
07:56d'une guerre de frappes
07:57à distance,
07:58en glisse
07:59vers une confrontation
08:00plus directe.
08:02Et la violence
08:03ne faiblit pas non plus.
08:04En Cisjordanie,
08:05occupée pendant que le monde
08:06regarde actuellement
08:07la guerre en Moyen-Orient,
08:09les colons israéliens
08:10attaquent des villages palestiniens.
08:12Rachid Farhan.
08:14Des maisons noircies,
08:16des toits éventrés
08:17et à l'intérieur,
08:18plus que des cendres.
08:20Dans le village de Fandakomia,
08:22les habitants découvrent
08:23l'ampleur des dégâts
08:24après une attaque menée
08:25dans la nuit.
08:26Des véhicules calcinés
08:28jonchent les rues,
08:29sur les murs,
08:30des graffitis en hébreu,
08:31des messages de vengeance.
08:33Selon plusieurs témoignages,
08:35des dizaines de colons
08:35ont pris d'assaut le village.
08:39Ils étaient environ 200.
08:41La rue était remplie de colons.
08:42Ils ont incendié la maison
08:44sous nos yeux
08:45en lançant des cocktails Molotov
08:47par les fenêtres
08:48et même depuis la hauteur.
08:52Même scénario
08:53dans d'autres localités
08:54du nord de la Cisjordanie.
08:56À Jaloud,
08:57une unité de santé
08:58a été incendiée
08:59à l'intérieur
09:00du matériel médical
09:02réduit en cendres.
09:06Vers minuit,
09:07ils ont attaqué.
09:08Ils ont brûlé
09:08des maisons et des voitures.
09:10C'est ici,
09:10à mon frère.
09:11Il y a encore
09:12d'autres véhicules
09:13et habitations détruites.
09:18Face à ces violences,
09:20un sentiment d'abandon grandit.
09:24Il n'y a plus de sécurité.
09:26On essaie de s'adapter,
09:27mais c'est devenu très difficile.
09:29Certaines maisons
09:30ont été attaquées
09:31plusieurs fois.
09:34Des attaques qui se répètent
09:36et qui s'étendent
09:37à toute une région.
09:41C'est la troisième agression
09:42depuis le début de l'année
09:43contre Jaloud.
09:44Et ce n'est pas seulement
09:45notre village.
09:46Toute la zone est visée.
09:52Sur certaines images,
09:54les habitants
09:55visionnent des vidéos
09:56filmées par les assaillants
09:57eux-mêmes.
09:58Des hommes cagoulés
09:59lancent des projectiles
10:00et mettent le feu.
10:04L'armée israélienne
10:05dit condamner ces violences
10:07tout en conscierement
10:08des incidents
10:09dans plusieurs villages.
10:10Ces attaques
10:11interviennent
10:12dans un contexte
10:12de temps sont accrus
10:14en Cisjordanie
10:14où les violences
10:15de collants se multiplient
10:17depuis le début
10:18de la guerre régionale.
10:20Et puis en France,
10:21le second tour,
10:22des élections municipales
10:23avaient lieu hier
10:24avec un taux de participation
10:25historiquement bas,
10:2657% seulement.
10:28La gauche en tout cas conserve
10:30les trois plus grandes villes du pays,
10:31Paris, Lyon et Marseille.
10:33Paris où Rachida Dati a reconnu sa défaite
10:36et dénoncé aussi le climat
10:37de la campagne électorale.
10:39Je n'ai pas réussi
10:40à convaincre suffisamment
10:42que le changement
10:43était non seulement possible
10:45mais surtout
10:46qu'il était nécessaire.
10:48J'ai aussi subi
10:49des attaques mensongères,
10:51indignes,
10:53en dessous de la ceinture
10:54et qui sont absolument
10:56inacceptables
10:57dans une démocratie
10:59où tous les principes
11:00démocratiques
11:01ont été bafoués.
11:03Et des élections municipales
11:05en France,
11:05on en parle justement
11:06avec le premier invité de la rédaction.
11:15Bonjour Olivier Dao,
11:17merci d'être présent
11:18ce matin dans la matinale
11:19de Médien TV.
11:20Je suis ravi en tout cas
11:21de vous y recevoir.
11:21Vous êtes professeur
11:22de sciences politiques
11:23et avec vous,
11:23on va parler
11:24de ces élections municipales
11:26dans leur globalité
11:27puisqu'il y a eu
11:28le premier tour
11:28la semaine dernière,
11:29le second tour hier
11:31qui concernait
11:32à peu près
11:34un peu moins
11:35de la moitié des villes françaises
11:38qui devaient donc
11:39renouveler leur conseil municipal
11:41et donc élire ensuite
11:44leur maire.
11:45Il faut bien noter d'ailleurs
11:46pour éclairer
11:47les téléspectateurs marocains
11:49que les maires sont élus
11:51par les conseillers municipaux,
11:53c'est-à-dire que les maires
11:54pour l'instant
11:55ne sont pas encore en place.
11:57Alors on va parler d'abord,
11:58si vous le voulez bien,
11:59de la campagne électorale.
12:00Qu'est-ce qu'on peut en dire ?
12:01Ce matin, on l'a suivi
12:02un petit peu à distance ici
12:03au Maroc
12:04et puis on s'est peut-être dit
12:06qu'elle était
12:09spécialement violente.
12:11Bonjour Rachid Dembarqui
12:12et merci beaucoup
12:14de cette invitation.
12:16Cette campagne électorale,
12:18en fait,
12:18il faut d'abord mettre
12:20le terme au pluriel.
12:21Ce sont une pluralité
12:23de campagnes électorales.
12:24Ce sont plus de 36 000
12:25campagnes électorales
12:26qui ont eu lieu
12:27au premier tour
12:28et seulement les 33 000
12:30d'entre elles
12:31ont connu un aboutissement
12:33tout à fait
12:35dès le premier tour
12:37avec des réélections
12:38ou des élections
12:39de maires
12:39de 90% des communes.
12:41Et effectivement,
12:42dans les grandes villes,
12:43les 3 000 communes restantes
12:45et les plus grandes villes,
12:46la compétition électorale
12:48a été tout à fait,
12:51j'allais dire féroce,
12:52mais sans concession.
12:55Évidemment,
12:55parce qu'à un an
12:56de la présidentielle française,
12:59beaucoup voudraient
12:59en tirer des leçons
13:00pour ce qu'il convient
13:02de faire
13:03dans chacune
13:03des forces politiques.
13:05En politique,
13:06je pense qu'il faut
13:06éviter de se tromper
13:08d'élections
13:08et que cette confusion
13:10où les gens
13:12qui se sont trompés
13:12de campagne
13:13en voulant anticiper
13:14sur un scrutin national
13:15qui aura lieu l'an prochain
13:16ont souvent eu
13:18d'amères désillusions,
13:20tandis que les listes
13:23qui ont plutôt réussi
13:24à incarner
13:24et parler des problèmes
13:28ou de leurs programmes
13:29en fait,
13:30dans leur ville,
13:31ont réussi pour le coup
13:33à pouvoir convaincre
13:35pour beaucoup d'entre elles
13:36les électeurs.
13:38Donc, il faut se garder souvent
13:40de tirer des grandes leçons
13:42de scrutins
13:43qui sont des scrutins
13:44très locaux,
13:44parce qu'en France
13:46comme en Maroc,
13:47l'élection communale
13:48ou l'élection municipale,
13:50elle va pouvoir désigner
13:53en fait celui
13:54qui pendant six ans
13:56est le conseil municipal
13:58et celui
13:59qui sera choisi
13:59par le conseil municipal,
14:00celui ou celle
14:02qui va conduire
14:03les politiques
14:04de la commune
14:05et qui va incarner
14:06un peu ce lien quotidien
14:08de la politique
14:09entre les habitants
14:10et leur première institution
14:12politique
14:13la plus proche,
14:14la commune.
14:15Oui.
14:15Alors, vous l'avez dit,
14:16Olivier Daud,
14:17c'est dans un an
14:17qu'aura lieu
14:19l'élection présidentielle
14:20en France.
14:22On a entendu
14:23les partis politiques
14:24français
14:25bien entendu
14:26réagir
14:27aux résultats
14:28de ces élections
14:31municipales
14:33et chacun
14:33se positionne,
14:35chacun
14:36a l'impression
14:37que tout le monde
14:37a gagné.
14:38Alors, c'est toujours
14:38un petit peu comme ça
14:39lors des soirées électorales,
14:42particulièrement
14:43LFI
14:44qui prétend avoir
14:46gagné
14:47beaucoup, beaucoup,
14:48beaucoup de terrain
14:50dans les villes.
14:51Parce que,
14:52si on en parle
14:53et si on compare
14:54aussi à l'élection
14:55présidentielle,
14:55c'est simplement parce que
14:56l'ancrage local,
14:58nous dit-on,
14:59est très, très important
15:00pour les scrutins nationaux.
15:04Alors,
15:04le degré est variable
15:06parce que si on réfléchit
15:07à ce qui s'est passé
15:07il y a six ans,
15:08avec une réélection,
15:10par exemple,
15:12d'Anne Hidalgo
15:13à Paris,
15:14qui,
15:15lorsqu'elle s'est présentée
15:17un an après,
15:17en 2022,
15:18à la présidentielle,
15:19fait 1,75% des voix
15:21dans l'élection,
15:23dans le plus grand
15:23des scrutins français,
15:25on voit qu'on peut
15:26modérer cet enthousiasme,
15:27en fait.
15:28C'est très difficile
15:28de tirer des leçons
15:30nationales
15:32d'une élection municipale.
15:35Donc,
15:36le pari de LFI,
15:38effectivement,
15:39il est multiple.
15:40C'est d'abord
15:41s'ancrer localement
15:42pour essayer
15:43de conforter
15:43la candidature présidentielle
15:46qui semble déjà lancée
15:47de Jean-Luc Mélenchon
15:48pour 2027.
15:50Et c'était aussi
15:52de se montrer
15:53indispensable
15:54à toute victoire
15:56de gauche,
15:57mais aussi,
15:58troisième pari,
15:59de faire échouer
16:02certains des cadres
16:03du Parti Socialiste
16:04et notamment
16:05des grands élus
16:06du Parti Socialiste
16:07qui avaient été
16:07le plus opposés
16:08à une stratégie
16:09d'union
16:10ou une stratégie
16:11de ralliement
16:11derrière LFI.
16:13Et notamment,
16:14il convient de noter
16:15que ces dernières années,
16:16il y a eu un rééquilibrage
16:18en fait,
16:18depuis 2022
16:19avec la victoire,
16:20enfin,
16:21la victoire à gauche,
16:23la prime à gauche
16:25de Jean-Luc Mélenchon
16:26à la présidentielle
16:27qui était le candidat
16:28et qui a le mieux réussi
16:29avec 22%
16:30et qui a écrasé
16:31un petit peu
16:31la concurrence.
16:33Et au fur et à mesure
16:33des scrutins,
16:34on a vu un rééquilibrage
16:35quand même
16:35avec le Parti Socialiste,
16:37notamment au tournant
16:38des européennes de 2024.
16:39Donc, les stratèges
16:40de LFI
16:41avaient tout cela
16:42en tête
16:42et ont choisi
16:43de combattre localement
16:44et de s'implanter localement,
16:45parfois avec succès
16:47et parfois
16:48avec aussi
16:51des revers.
16:52Mais on peut,
16:53en réalité,
16:54vous l'avez dit,
16:54tout le monde semblait
16:55un peu gagnant
16:57au soir du premier tour,
16:58peut-être un peu moins
16:59hier au soir du second tour
17:01parce que tout le monde
17:02avait trouvé à matière,
17:04en fait,
17:04dans ces 3000 communes
17:05qui restaient en jeu,
17:06tout le monde trouve à matière
17:07à nourrir son discours
17:08en revendiquant
17:09une partie de victoire.
17:10Alors, en réalité,
17:11le pari de LFI
17:12est un peu mitigé
17:13parce qu'on voit
17:14qu'effectivement,
17:15ils ont été indispensables
17:17dans un certain nombre
17:17de communes.
17:18Parfois,
17:19des campagnes électorales,
17:21notamment dans
17:21les plus grandes villes
17:22du pays,
17:22se sont passées
17:23de leurs concours.
17:25Le candidat de gauche
17:26a choisi de faire
17:26sans leur appoint,
17:28notamment pour mener
17:29plus une campagne
17:30au centre
17:31et réussir à gagner
17:32les indécis du centre
17:33qui forment toujours
17:34un point de bascule important
17:36pour emporter les communes.
17:38Et on a vu hier soir,
17:40que de nombreuses communes
17:42où le candidat de gauche
17:43est parfois sortant
17:44était en difficulté,
17:46le ralliement des LFI
17:48n'a pas su aussi
17:49faire basculer
17:50le scrutin
17:51en faveur de la gauche.
17:52Plus encore emblématique,
17:53le cas de Toulouse
17:54où le candidat LFI
17:56était arrivé devant
17:57le candidat socialiste.
17:59C'était un peu
17:59une des surprises
18:00du premier tour.
18:01Et l'union
18:03qui a été formée
18:03par ces deux candidats
18:04de gauche
18:05a laissé,
18:06disons,
18:07la primauté
18:08de la tête de liste
18:09au candidat LFI
18:10et qui n'a malheureusement
18:11pas réussi,
18:12pour lui en tout cas,
18:14à s'imposer.
18:15Et on voit que même
18:16le candidat de droite
18:17a fait une sorte
18:18de remontada,
18:18on dirait,
18:19dans le football
18:19et a réussi à s'imposer.
18:21Donc il y a des questions
18:22encore aujourd'hui
18:23à gauche
18:24qui traversent ce camp politique
18:25en se disant que
18:26est-ce que LFI
18:28est indispensable
18:28pour une partie
18:29des gens de gauche ?
18:31Sans doute.
18:33Mais est-ce que LFI
18:35est une assurance
18:37pour gagner
18:38une élection
18:39au scrutin universel
18:41uniliminale ?
18:42Pas forcément.
18:43Oui,
18:44pas forcément,
18:44effectivement.
18:45On va s'intéresser
18:46à l'autre bord,
18:47à la droite,
18:47si vous le voulez bien,
18:48parce qu'il y a
18:50deux droites
18:51ou trois droites,
18:52peut-on dire,
18:53maintenant.
18:54Il y a la droite
18:55dite classique,
18:57celle qui est dirigée
18:57par Bruno Rotaillot,
18:58et puis il y a celle
19:00qui a été initiée
19:02par Éric Ciotti
19:03qui a remporté
19:04d'ailleurs
19:04la mairie de Nice
19:06et puis il y a
19:07plus à droite
19:08encore,
19:09l'extrême droite,
19:09le Rassemblement National
19:11qui lui,
19:12essaie de,
19:13encore une fois,
19:13pousser des pions
19:14en vue de la présidentielle
19:16de l'an prochain.
19:17Qu'est-ce qu'on peut en dire
19:18ce matin ?
19:19Est-ce que,
19:19oui ou non,
19:20c'est un trio,
19:21entre guillemets,
19:22gagnant ?
19:24Alors,
19:24ce qu'on peut dire
19:24à la droite,
19:25c'est que,
19:28la première des élections municipales,
19:29elle domine largement.
19:31Mais,
19:31ce qui domine à droite,
19:32c'est plutôt
19:34ce marais,
19:35ce n'est pas péjoratif,
19:36mais cette pléthore
19:38de candidats
19:39qui sont revendiqués
19:40sans étiquette
19:41et qui sont plutôt
19:42à droite
19:43et qui ne sont pas forcément
19:44affiliés à des partis politiques.
19:46Ça,
19:46c'est la droite territoriale,
19:47c'est la droite
19:48qui va gagner
19:50quasiment deux tiers
19:51des communes françaises
19:52et qui va abonder
19:53en réalité
19:54en sénateurs
19:56le Sénat
19:57puisqu'il y aura des élections
19:58indirectes
19:59qui vont déterminer
19:59les sénateurs
20:00et il semblerait
20:01que la droite
20:01va continuer
20:02à dominer,
20:04disons,
20:05le Sénat.
20:05Après,
20:07dans cette droite-là,
20:08effectivement,
20:09elle est traversée
20:09par des débats
20:11qui sont un peu,
20:12on va dire,
20:13symétriques
20:14ou parallèles
20:14en miroir
20:15aux débats
20:16qui traversent la gauche.
20:17Est-ce qu'il faut
20:18une union,
20:19une union large
20:20ou est-ce que certains
20:24proposent plutôt
20:25une union du centre
20:26et de la droite,
20:27donc, disons,
20:27de ce qu'on appelle,
20:28en fait, maintenant,
20:29un peu par facilité de langage,
20:30les macronistes,
20:31bien que le terme
20:32devra changer bientôt,
20:34le centre, disons,
20:36et la droite LR.
20:38D'autres,
20:38comme Bruno Rotaillot,
20:39sont un peu plus,
20:40ou Laurent Wauquiez,
20:43semblent définir
20:44une acceptation
20:44un peu plus large
20:45de la droite
20:45en allant un petit peu
20:46plus mordre
20:48sur les,
20:49comment dire,
20:50sur les terres électorales
20:51ou faire des appels
20:55des clins d'œil
20:56à l'extrême droite.
20:57Et l'ancien président
20:59du parti
21:00des Républicains,
21:00Éric Ciotti, lui,
21:01a franchi le rubicon,
21:02pour ainsi dire,
21:03il a revendiqué
21:04une alliance de droite
21:05en s'appuyant explicitement
21:07sur le rassemblement national,
21:09c'est-à-dire l'extrême droite.
21:10Son pari,
21:11localement,
21:12a été un succès
21:13à Nice,
21:15mais néanmoins,
21:16une grande partie
21:17de la droite
21:17et des chefs de la droite
21:20tiennent à fermement
21:22ne pas s'engager
21:24dans des alliances
21:25trop explicites
21:26avec le rassemblement national.
21:27Aujourd'hui,
21:28c'est visiblement
21:29une zone
21:30dans laquelle la plupart
21:31des acteurs
21:32de droite
21:33et des probables acteurs
21:34de l'élection présidentielle
21:37dans l'an prochain
21:38ne veulent pas aller.
21:39Voilà.
21:39Donc, vous avez une gradation,
21:41en réalité,
21:42sur les stratégies,
21:44avec Edore Philippe
21:45qui est plutôt centriste,
21:48centre-droit,
21:49centre
21:49et qui souhaiterait
21:50s'imposer
21:51au sein de cet espace.
21:53Vous avez des stratégies
21:54comme Laurent Wauquiez
21:55qui proposent,
21:55elle-même,
21:57de rallier,
21:58y compris le parti
21:59d'Éric Zemmour
22:00pour essayer de faire
22:00une grande primaire
22:01à droite
22:02et des discours
22:04de différentes gradations
22:05sur cette question
22:06de où doit se situer
22:08l'union de la droite.
22:09Néanmoins,
22:10vous l'aurez compris,
22:11les deux camps politiques,
22:12la gauche et la droite,
22:13ont compris
22:13qu'il n'y avait
22:14probablement
22:15qu'une seule place
22:16l'an prochain
22:16au scrutin présidentiel
22:18au second tour
22:19face au Rassemblement national
22:20puisque les sondages
22:23créditent
22:23le Rassemblement national
22:24d'une quasi-certitude
22:26à l'heure actuelle
22:26d'arriver au second tour.
22:28Donc, en fait,
22:29ce sera à qui des deux camps
22:30arrive le plus uni
22:32et arrive
22:32le plus rassemblé
22:34pour faire face
22:35au second tour
22:36au Rassemblement national.
22:37Oui.
22:38Alors, Olivier Daud,
22:38vous avez utilisé
22:40le terme
22:41qui est marquant
22:44rassemblé.
22:45On a vu
22:46avec
22:47les élections
22:48qui ont eu lieu
22:48particulièrement hier
22:50que le taux de participation
22:51avait été historiquement bas,
22:53à peu près 57%
22:54de participation.
22:55Est-ce que,
22:56finalement,
22:57cette classe politique française
22:58continue à séduire
23:00les électeurs français ?
23:02Vous posez une très bonne question.
23:05C'est un des points
23:05d'inquiétude, effectivement,
23:07cette baisse de la participation.
23:09Elle peut s'expliquer
23:10au premier tour
23:11en partie
23:13par une modification
23:14du scrutin,
23:15notamment dans
23:17ces petites communes,
23:19en fait,
23:19dans ces très petites communes,
23:21en fait,
23:21où certaines choses
23:22ont été changées
23:23qui défavorisent un petit peu
23:24la participation
23:25puisqu'avant,
23:26on pouvait un petit peu
23:26faire la liste
23:27à sa composition
23:29dans les très,
23:30très petites communes.
23:31Et donc,
23:33effectivement,
23:34les politistes
23:34ont observé
23:35que les scrutins
23:37avaient baissé,
23:37mais ça n'explique pas
23:40pourquoi le taux
23:41de participation
23:42baisse dans les métropoles
23:43alors même
23:44que les enjeux
23:46étaient parfois
23:48très importants.
23:49En sciences politiques,
23:50on le voit,
23:51en fait, à chaque fois
23:51que l'électeur perçoit
23:53qu'il y a un vrai enjeu,
23:54il est incité
23:55à participer.
23:56Hier soir,
23:57on a pu voir
23:58quand même
23:59des hausses de participation
24:00dans certaines grandes communes,
24:02notamment à Montréal,
24:03dans beaucoup des secteurs,
24:04parce que les électeurs
24:05ont perçu un enjeu.
24:07C'est assez vrai aussi
24:08à Toulouse
24:09où on voit
24:11que le maire sortant,
24:12Jean-Luc Moudin,
24:13a su mobiliser beaucoup
24:14dans des secteurs
24:15qui lui étaient très favorables.
24:16Donc,
24:17il y a eu des sursauts
24:18de participation,
24:18mais ces sursauts
24:19de participation
24:20semblent souvent motivés
24:21pour des questions
24:23de faire barrage,
24:24d'empêcher
24:25l'accession
24:26au pouvoir
24:28ou à la magistrature
24:29de la municipalité,
24:32à un candidat
24:34en particulier.
24:35C'est un peu
24:36cette fatigue
24:37aussi démocratique
24:38peut-être de devoir
24:39faire toujours barrage,
24:40de devoir toujours
24:41être sollicité
24:42pour s'opposer...
24:44Vous qualifiez comment
24:45cette attitude
24:45des électeurs
24:46de l'anti-vote ?
24:50Il y a énormément
24:52de recherches
24:52sur la science politique
24:53sur ces questions.
24:53Il y a énormément
24:54de raisons différentes
24:56de ne pas voter,
24:56mais ce qui apparaît
24:57aujourd'hui,
24:58c'est qu'il ne faut pas
24:59considérer que l'abstention
25:00est une abstention
25:01par désintérêt.
25:02Il y a une forme
25:04d'abstention
25:04qui ne signifie pas
25:08un désintérêt,
25:08mais qui dirait
25:09une fatigue
25:11et une désaviliation
25:12en fait
25:13à l'égard
25:14de la chose politique.
25:16Parce que soit
25:16on n'y croit plus,
25:17soit qu'on ne trouve pas
25:18l'offre
25:20qu'on souhaiterait.
25:21Et pour contourner
25:23en fait un petit peu
25:24cette problématique
25:25de mobilisation,
25:27les acteurs politiques
25:27ont essayé beaucoup
25:28de façons différentes
25:30de faire.
25:31Notamment,
25:32on voit apparaître
25:33de plus en plus
25:33des mouvements citoyens
25:35qui ont un succès
25:37variable
25:38selon les communes
25:41ou les configurations,
25:43mais encore,
25:44on a pu les observer
25:45à ce scrutin municipal.
25:47On peut observer
25:48par exemple
25:48que c'est un peu moins vrai
25:50cette année,
25:50mais qu'à six ans
25:51à Marseille,
25:51c'est aussi en grande partie
25:53un mouvement citoyen
25:54qui avait remis en selle
25:56la gauche à Marseille.
25:57À Bordeaux,
25:58cette année,
25:59on a pu le voir quasiment,
26:00mais plutôt un exemple
26:02à droite,
26:03il y a eu énormément
26:04de tentatives
26:05d'allier,
26:06en fait,
26:07des grands leaders
26:07de la société civile
26:08et de mettre en avant
26:11des hommes
26:12et des femmes politiques
26:13non étiquetés
26:14pour essayer
26:14de redynamiser.
26:16Ce n'est pas forcément
26:17un succès assuré
26:19et ça ne nous permet
26:20pas toujours
26:21de conserver
26:22ou de mobiliser
26:23un taux de participation
26:24important.
26:25Oui.
26:25C'est dangereux
26:26pour la démocratie.
26:27Si je reviens
26:28à ma toute première question,
26:29c'est dangereux
26:29pour la démocratie française
26:31parce qu'on sait
26:32que les élections municipales
26:34en France,
26:35tout comme
26:35l'élection présidentielle,
26:36sont les préférées
26:37des Français,
26:38celles où
26:39ils se mobilisent
26:40le plus.
26:41Et là,
26:42on s'aperçoit
26:42qu'avec le scrutin
26:44qui avait lieu
26:45la semaine dernière
26:46et hier,
26:47c'est vraiment
26:49la pente descendante.
26:51Alors,
26:52c'est vrai,
26:52c'est la pente descendante,
26:53mais pour éviter
26:54d'avoir un regard
26:56trop pessimiste,
26:57je rappellerai
26:57qu'en juin 2024,
26:59par exemple,
27:00on a connu en France
27:01le taux de participation
27:02aux élections législatives
27:04le plus important
27:05depuis plus de 45 ans,
27:06puisqu'il fallait revenir
27:08à 1981
27:09pour voir un taux
27:10de participation législative
27:12aussi important.
27:13Donc,
27:14le sentiment
27:16ou l'intuition
27:16de beaucoup
27:18d'observateurs,
27:19c'est que,
27:19quand l'enjeu perçu
27:20est extrêmement important,
27:23les électeurs
27:24se déplacent en masse.
27:25Il y a aussi
27:26des réformes institutionnelles
27:27pour qui se concernent
27:30les communes
27:30qui ont fait
27:31que les communes,
27:32parfois,
27:33n'ont plus dans leurs mains
27:34un certain nombre
27:35de compétences
27:35telles qu'elles avaient
27:37pu les avoir avant,
27:38notamment la levée
27:40des impôts locaux
27:40ou un certain nombre
27:42de compétences
27:43qui ont été déléguées
27:44aux métropoles
27:46ou aux communautés
27:46de communes.
27:47Et en réalité,
27:48peut-être,
27:48c'est une des questions
27:51des observateurs politiques
27:52ou des acteurs politiques
27:55aussi,
27:55de savoir,
27:56est-ce qu'il n'y a pas
27:57une dilution, quelque part,
27:58des leviers de commande
27:59et de la politique
28:01du quotidien
28:01qui fait que
28:03les Français
28:03s'intéressent moins
28:04à l'élection municipale
28:05alors qu'elle était
28:06une de leurs favorites
28:08il y a encore
28:09si peu de temps.
28:10Oui, effectivement.
28:11Merci beaucoup,
28:12en tout cas,
28:13Olivier Daud,
28:13d'avoir été en direct
28:14avec nous
28:15dans la matinale
28:15de Média TV.
28:16Je rappelle que
28:16vous êtes professeur
28:17de sciences politiques.
28:18Merci encore
28:19et excellente journée
28:20à vous.
28:21Surtout,
28:21restez avec nous
28:22dans quelques instants.
28:23L'autre invité de la rédaction
28:24sera Nizar Gerdabi.
28:25Vous allez le voir,
28:26il est déjà installé
28:27au bureau de Rabat.
28:27Il est analyste
28:28en stratégie internationale
28:30et avec lui,
28:31on parlera, bien entendu,
28:32des derniers développements
28:33de la guerre au Moyen-Orient.
28:34Mais d'abord,
28:35le journal
28:35et les principaux titres
28:38pour commencer.
28:39Avec l'ultimatum
28:40de Donald Trump
28:41qui expire
28:41dans quelques heures seulement,
28:43le président américain
28:45a donné à Téhéran
28:46jusqu'à ce soir
28:47pour rouvrir
28:48le détroit d'Hormuz,
28:49faute de quoi,
28:49les États-Unis
28:50attaqueront
28:50les centrales électriques iraniennes.
28:53Le directeur
28:53de l'Agence internationale
28:54de l'énergie
28:55est inquiet.
28:56Il estime
28:57qu'aucun pays
28:57ne sera immunisé
28:58contre les effets
28:59de la crise de l'énergie
29:00et il décrit
29:01une menace majeure
29:03pour l'économie mondiale.
29:04Et puis en France,
29:05on vient d'en parler,
29:06la gauche conserve
29:07Paris, Lyon et Marseille
29:08à l'issue
29:09des élections municipales,
29:10un scrutin
29:11marqué par un taux
29:11de participation
29:13historiquement bas.
29:22Le compte à rebours
29:23est lancé
29:23et les heures
29:24sont à présent comptées
29:25avant l'expiration
29:26de l'ultimatum
29:27de Donald Trump.
29:28Le président américain
29:29a en effet lancé
29:31et laissé à l'Iran
29:32jusqu'à ce soir
29:34pour rouvrir
29:34le détroit d'Hormuz,
29:36faute de quoi,
29:37l'armée américaine
29:38frappera,
29:39a-t-il dit,
29:40les centrales électriques
29:41du pays.
29:4246 énergétiques
29:43ont d'ailleurs déjà
29:44été gravement endommagés
29:45sur l'ensemble
29:46du Moyen-Orient
29:47et il faut savoir
29:50que,
29:51c'est ce qu'affirme
29:52en tout cas,
29:52c'est ce qu'estime,
29:54c'est ce qu'affirme pardon,
29:55le directeur
29:56de l'Agence internationale
29:57de l'énergie,
29:58il estime qu'aucun pays
30:00ne sera immunisé
30:01contre les effets
30:02de la crise
30:03de l'énergie
30:04et si en tout cas
30:05ça continue
30:06sur la même voie
30:06et il décrit
30:07une menace majeure
30:09pour l'économie mondiale.
30:13Vous allez pouvoir l'écouter.
30:22Nos stocks de pétrole
30:24actuels ne représentent
30:25que 20%
30:26du total disponible.
30:27Si nécessaire,
30:29nous pouvons injecter
30:30davantage de pétrole
30:31sur le marché,
30:32aussi bien du brut
30:33que des produits raffinés.
30:34Donc,
30:35encore une fois,
30:36la libération
30:37de nos stocks
30:38devra rassurer
30:38les marchés,
30:39mais ce n'est pas
30:40la solution.
30:42Cela ne fera que soulager
30:43temporairement
30:44l'économie.
30:44Nous verrons,
30:45nous observons
30:46les marchés
30:47et si c'est nécessaire,
30:48bien sûr,
30:48nous le ferons.
30:49Nous examinerons
30:50les conditions,
30:51analyserons
30:52et évaluerons
30:53les marchés
30:53et en discuterons
30:55avec nos pays membres.
30:56Et pour mettre
30:57la situation
30:57en contexte,
30:58cette crise
30:59telle qu'elle se présente
31:00maintenant combine
31:02deux crises pétrolières
31:04et une crise gazière.
31:05La situation
31:06est très grave.
31:11Voilà,
31:12Téhéran
31:12qui menace aussi
31:14et qui se défend.
31:15Téhéran
31:15qui a visé
31:17le sud d'Israël
31:18c'était samedi
31:19et transpercé
31:20ainsi son rideau de fer.
31:22Bilan,
31:22près de 150 blessés
31:24à Arad
31:25et à Dimona.
31:26Dimona qui abrite
31:27un centre stratégique
31:28de recherche nucléaire.
31:29Rachid Farhan.
31:31Selon de nombreuses sources,
31:33plusieurs missiles
31:33ont été tirés,
31:34certains ont été
31:35interceptés.
31:36Mais au moins,
31:37un projectile
31:38atteint la zone,
31:39provoquant une explosion.
31:40Une attaque loin
31:41d'être anodine
31:42car frapper Dimona
31:43s'est touché
31:44à ce que beaucoup
31:45considèrent comme
31:46le cœur de la désuasion
31:47israélienne.
31:48En face,
31:50l'Iran subit
31:50lui aussi
31:51des frappes
31:51sur des installations
31:53nucléaires.
31:53Le site
31:54de Natanz Nuclear Facility,
31:56pilier du programme
31:57d'enrichissement
31:58d'uranium,
31:59a de nouveau été
32:00ciblé par des frappes
32:01attribuées
32:02aux Etats-Unis
32:02et à Israël.
32:04Les autorités iraniennes
32:06assurent qu'il n'y a
32:07pas de fites radioactives
32:08mais les dégâts, eux,
32:09restent difficiles
32:10à évaluer.
32:11Ce n'est pas
32:12la première fois
32:12que Natanz est visé,
32:14déjà fragilisé
32:14par des attaques
32:15précédentes.
32:16Le site
32:17symbolise l'enjeu
32:18central de ce conflit,
32:19le contrôle du programme
32:20nucléaire iranien.
32:22Deux frappes,
32:23deux symboles.
32:24D'un côté,
32:25Israël,
32:25puissance nucléaire
32:26non déclarée,
32:27voilà l'un de ses sites
32:28les plus sensibles,
32:29pris pour cible.
32:31De l'autre,
32:31l'Iran,
32:32dont le programme
32:33est au cœur
32:33des tensions internationales,
32:35subit de nouvelles tentatives
32:37de neutralisation.
32:38Mais au-delà
32:39des dégâts matériels,
32:41c'est le signal
32:41politique
32:42qui inquiète.
32:43Désormais,
32:44une question s'impose,
32:45ces frappes,
32:46restaurantelles,
32:47des messages de désuasion
32:48ou marquent-elles
32:50le début d'une escalade
32:51incontrôlable ?
32:57Et au Liban,
32:58Israël annonce aussi
33:00intensifier ses opérations terrestres.
33:02Le chef d'état-major israélien
33:04évoque en effet
33:05une opération
33:05qui ne fait que commencer,
33:08a-t-il dit.
33:08Hier,
33:09l'armée israélienne
33:10a déjà visé
33:10le principal pont
33:12qui relie le sud-Liban
33:13au reste du pays.
33:16Une frappe
33:17spectaculaire
33:18et hautement symbolique.
33:20Le pont
33:21du Casmié
33:22sur la principale route
33:23côtière
33:23du sud du Liban
33:24est détruit
33:25par une frappe israélienne.
33:27Un axe clé
33:28qui relie
33:28la région de tir
33:29au reste du pays.
33:31Quelques minutes plus tôt,
33:33l'armée israélienne
33:34avait lancé un avertissement.
33:35Puis,
33:36l'explosion.
33:38Un épais nuage de fumée
33:40s'élève au-dessus
33:41du fleuve Litani.
33:42Mais au-delà de cette frappe,
33:44c'est toute une stratégie
33:45qui se dessine.
33:46Israël annonce
33:47vouloir détruire
33:48tous les ponts
33:49sur le Litani,
33:50accusé de servir
33:51au Hezbollah
33:52pour le transport d'armes
33:53et de combattants
33:54vers le sud.
33:57Le premier ministre
33:59Benjamin Netanyahou
34:00et moi
34:01avons ordonné
34:02à détruire
34:02immédiatement
34:03tous les ponts
34:04au-dessus du fleuve Litani
34:06utilisé
34:06pour des activités terroristes
34:08afin d'empêcher
34:09le passage
34:10des combattants
34:10du Hezbollah
34:12vers le sud.
34:13Nous avons également demandé
34:14d'accélérer
34:15la destruction
34:15des habitations
34:17libanaises
34:17dans les villages
34:18de première ligne
34:19afin de neutraliser
34:21les menaces
34:21pesant sur les communautés
34:23israéliennes,
34:24conformément au modèle
34:25appliqué
34:25à Bayt Hanoun
34:26et à Rafah
34:27dans la bande de Gaza.
34:30Une escalade
34:32qui inquiète
34:32au plus haut niveau
34:33de l'Etat libanais.
34:34Le président
34:35Joseph Hanoun
34:36dénonce
34:37une violation
34:38de la souveraineté
34:39du pays
34:39et met en garde.
34:41Ces attaques
34:41constituent
34:42une escalade dangereuse
34:43et une violation flagrante
34:45de la souveraineté
34:46du Liban
34:46et peuvent être considérées
34:48comme une préparation
34:49à une invasion terrestre.
34:51Dans le même temps,
34:52l'armée israélienne
34:53intensifie ses frappes,
34:55bombardements aériens
34:56et désormais
34:57destruction systématique
34:59d'infrastructures.
35:00Objectif affiché,
35:01créer une zone tampon
35:03le long de la frontière.
35:04Une stratégie déjà utilisée
35:06dans la bande de Gaza
35:07avec la destruction
35:08de bâtiments proches
35:10des zones de contact.
35:12Sur le terrain,
35:13les frappes se multiplient.
35:14Le sud du Liban,
35:15mais aussi d'autres régions
35:17sont ciblées.
35:18Des combats au sol
35:19sont signalés
35:20dans plusieurs localités
35:21proches de la frontière.
35:22Et pendant ce temps,
35:23les civils paient le prix fort.
35:25Des centaines de milliers
35:26de personnes en fit,
35:27tandis que d'autres vivent
35:28cela menace constante.
35:30Des bombardements.
35:31Le conflit change de nature,
35:33d'une guerre de frappe
35:34à distance en glisse
35:36vers une confrontation
35:37plus directe.
35:39Et puis un mot de la France
35:40où avait lieu hier
35:41le second tour
35:42des élections municipales
35:43avec un taux
35:44de participation historiquement
35:45bas, environ 57%.
35:47La gauche conserve
35:48en tout cas
35:49les trois plus grandes
35:50villes du pays,
35:51Paris, Lyon et Marseille.
35:53Paris où Rachida Dati,
35:54l'ex-ministre de la Culture,
35:56a reconnu sa défaite
35:57et dénoncé surtout
35:58le climat
35:59de cette campagne électorale.
36:00Je n'ai pas réussi
36:01à convaincre suffisamment
36:03que le changement
36:05était non seulement possible,
36:07mais surtout
36:08qu'il était nécessaire.
36:09J'ai aussi subi
36:10des attaques mensongères,
36:12indignes,
36:14en dessous de la ceinture
36:16et qui sont absolument
36:17inacceptables
36:18dans une démocratie
36:20où tous les principes
36:21démocratiques
36:22ont été bafoués.
36:25Voilà pour l'essentiel
36:26de l'actualité.
36:26Place à l'autre
36:27invité de la rédaction.
36:35Bonjour Nizar Dardabi.
36:37C'est toujours un plaisir
36:37de vous accueillir
36:38dans la matinale de Médien TV.
36:40Merci en tout cas
36:41de votre présence ce matin.
36:42Je rappelle que vous êtes
36:42analyste en stratégie internationale.
36:44On va parler avec vous
36:45de cette guerre
36:46au Moyen-Orient
36:46avec ces derniers développements
36:48et particulièrement
36:49de l'ultimatum
36:50qui a été lancé
36:51par Donald Trump.
36:53L'Iran a jusqu'à ce soir
36:55pour rouvrir
36:56le détroit d'Hormuz.
36:58Faute de quoi,
36:59ce sont les infrastructures
37:01électriques iraniennes
37:02qui seront frappées
37:03par l'armée américaine,
37:04a-t-il dit.
37:08Bonjour, c'est Rachid.
37:11Effectivement,
37:11donc dernière intervention
37:13personnelle de Donald Trump
37:16pour faire pression
37:17sur les gardiens
37:19de la révolution
37:21afin d'essayer
37:22de trouver une issue rapide
37:25et favorable aux Etats-Unis
37:27dans cette guerre.
37:28Pourquoi ?
37:28Tout simplement parce que
37:29Donald Trump est acculé
37:32par la population
37:36et son opinion publique
37:38aux Etats-Unis.
37:39Donc, la dernière sortie
37:42de Donald Trump
37:43à travers laquelle
37:44il a clairement posé
37:47un ultimatum
37:48dans son style
37:49qui le définit
37:51en exigeant
37:52de façon très ferme
37:54à l'Iran
37:55à ce qu'elle rouvre
37:56immédiatement
37:56et sans condition
37:58le détroit d'Hormuz.
37:59Et bien sûr,
38:00la menace
38:01qui a été brandie,
38:02c'est tout simplement
38:03que les Etats-Unis,
38:05bien sûr,
38:05avec leurs forces armées
38:07présentes sur place,
38:08allaient viser directement
38:10toutes les centrales
38:12thermiques de l'Iran.
38:13Et quand on parle
38:14de viser les centrales
38:15thermiques,
38:16on parle de couper
38:18les grandes villes,
38:19notamment Téhéran,
38:20mais aussi tous les sites militaires,
38:23les sites de lancement
38:24de missiles,
38:25les sites de production
38:26de drones,
38:26etc.
38:27Tout ce qui fait la force
38:28militaire de l'Iran.
38:30Donc, c'est une menace
38:32de les couper tout simplement
38:33de l'électricité.
38:35On sait que l'Iran dispose
38:38de plusieurs centrales électriques
38:41qui travaillent,
38:42ou plutôt qui marchent
38:43essentiellement au gaz,
38:45tout simplement
38:46parce que l'Iran
38:47est un grand producteur de gaz.
38:49Donc, on a principalement
38:50la plus grande
38:52qui se trouve à côté
38:53de la ville de Téhéran
38:55à 60 km
38:56et qui a une puissance
38:57équivalente
38:58à deux centrales nucléaires.
39:00Donc, cette menace,
39:01si elle est menée à bien,
39:04elle signifie tout simplement
39:06de toucher la force
39:08de ce qui fait la force
39:10du système de défense iranien.
39:12Mais également,
39:13quand on parle de couper
39:14l'électricité,
39:16ça aura malheureusement
39:17aussi des impacts
39:18sur la population,
39:21donc à travers
39:22les résidences,
39:24les habitations,
39:25mais également
39:25les hôpitaux
39:26et les écoles
39:27seront touchés.
39:28Oui. Alors,
39:29de notre côté,
39:30il y a les Iraniens
39:30qui répondent
39:31à cette menace,
39:33à cet ultimatum
39:34de Donald Trump
39:34et les Iraniens
39:36qui disent,
39:36vous n'avez pas intérêt
39:37à toucher
39:38à nos centrales
39:39parce que,
39:39si c'est le cas,
39:40nous, on va attaquer
39:41les centrales
39:42de dessalement d'eau
39:44des pays voisins
39:46et ces usines
39:49de dessalement d'eau
39:49sont absolument vitales
39:52pour les voisins
39:53du pays du Golfe,
39:54le Golfe Persique
39:56en général.
40:00Alors,
40:01les Iraniens
40:02sont fidèles
40:03à leur stratégie
40:03qui consiste
40:05à répondre
40:05à chacune
40:06des menaces
40:07par une riposte
40:08qui va également
40:09viser
40:10les mêmes capacités
40:12mais du côté
40:14des alliés
40:15des États-Unis,
40:17c'est-à-dire
40:17les États du Golfe.
40:19Donc,
40:19depuis le début
40:20de la campagne
40:21américaine et israélienne
40:23contre l'Iran,
40:24à chaque fois
40:25que l'Iran a été
40:25bombardé,
40:26l'Iran a de manière
40:28méthodique
40:28visé à peu près
40:30les mêmes capacités
40:33qui se trouvent
40:34dans les pays
40:36du Golfe
40:37arabique
40:38à savoir
40:39au niveau
40:39de l'Arabie Saoudite,
40:42des Émirats Arabes
40:43Unis, du Qatar
40:44et du Koweït.
40:45Et en fait,
40:46c'est une stratégie
40:47qui est très bien pensée.
40:49À travers cette menace,
40:51l'Iran,
40:51elle va faire pression
40:52indirectement
40:53sur les États-Unis.
40:55Donc,
40:55quand l'Iran menace
40:56de toucher
40:57des capacités
40:58qui sont importantes,
40:59donc c'est également
41:00les usines
41:02de production
41:03d'électricité,
41:04mais également
41:05les usines
41:06de dessalement.
41:06Alors, il faut d'abord
41:07déjà comprendre
41:08l'importance
41:09de ces usines
41:10de dessalement.
41:11La région
41:12du Golfe Persique
41:14et des pays
41:16arabes du Golfe
41:17concentrent
41:18plus de 400
41:19usines
41:20de dessalement.
41:21C'est la plus grande
41:22concentration
41:23d'usines
41:24de dessalement
41:24à travers le monde.
41:25Et il faut savoir
41:26que des pays
41:27comme le Koweït,
41:28le Qatar,
41:29mais également
41:29le Bahreïn,
41:30dépendent de 90%
41:33dans leur consommation
41:34domestique
41:35d'eau
41:36de ces usines,
41:37de ces salements.
41:38Donc, cela signifie
41:39que si ces usines
41:41sont touchées
41:42par des tirs iraniens,
41:44tout simplement
41:45que la population
41:46de ces pays
41:47ne pourra plus répondre
41:49à ces besoins
41:49les plus vitaux.
41:51Donc, en fait,
41:51c'est une stratégie
41:52qui est savamment réfléchie.
41:55Comme je vous l'ai dit,
41:56c'est tout simplement
41:58riposter là
41:59où ça fait mal.
42:00Oui.
42:00Est-ce qu'on peut dire
42:01que depuis quelques jours,
42:02ce conflit
42:04a véritablement dérivé
42:06et devenu
42:06une guerre énergétique
42:09et une guerre économique ?
42:15Tout à fait,
42:16c'est Rachid.
42:19À travers cette campagne
42:21qui a débuté maintenant
42:22depuis à peu près
42:24quatre semaines,
42:25nous voyons tout simplement
42:27sur le champ de bataille
42:29le visage de la nouvelle guerre
42:31à travers plusieurs aspects.
42:33Le premier aspect
42:34qu'on a vu dès les premiers jours,
42:35c'est qu'on assiste actuellement
42:36à une guerre des drones
42:37et de la saturation
42:39de l'espace aérien adverse.
42:42Deuxième chose,
42:43c'est la guerre des stocks.
42:45Donc, on a vu que l'Iran
42:46essaie d'épuiser les stocks
42:50des intercepteurs
42:51au niveau des États-Unis d'Israël
42:53mais également des pays arabes
42:55avec une asymétrie économique
42:58puisqu'on sait que
42:59pour intercepter un drone
43:02de Shahed
43:02dont le prix,
43:04donc il y a plusieurs estimations,
43:05on va dire que la moyenne
43:06tourne autour de 20 000 dollars,
43:08il faut tirer un missile patriote
43:11qui coûte 1 million de dollars.
43:13Donc, on voit à peu près
43:14la symétrie.
43:14Et le dernier aspect
43:16qu'on voit maintenant
43:17depuis les derniers jours,
43:19c'est l'aspect qui vise
43:20à toucher,
43:22à détruire les infrastructures
43:24stratégiques vitales,
43:25c'est-à-dire tous les services,
43:28donc que ce soit les services
43:30d'eau, d'électricité
43:32qui permettent une vie,
43:34je vais dire,
43:35normale,
43:36qui permettent aussi
43:37à un État
43:37de fonctionner.
43:39Donc, viser ces infrastructures,
43:41malheureusement,
43:42a un double impact.
43:44Il a un premier impact,
43:45c'est de freiner,
43:48de rendre plus difficiles
43:50les opérations militaires.
43:52Vous imaginez qu'un site
43:54de production de missiles
43:55ou de drones
43:56sans électricité
43:57ne peut pas fonctionner,
43:58mais malheureusement,
44:00avec des effets collatéraux
44:01sur la population
44:02qui subit elle-même
44:05l'impact de ces destructions.
44:08Et cela nous rappelle d'ailleurs
44:10la guerre en Ukraine
44:12où la Russie,
44:13quand elle a visé
44:14la première fois
44:14des infrastructures électriques
44:16ukrainiennes,
44:17avait vu,
44:18je vais dire,
44:19une levée de bouclier
44:20de toute la communauté internationale
44:23en disant
44:24que ces attaques
44:26qui touchent
44:27à des infrastructures vitales,
44:29à des infrastructures civiles
44:33et se fait contre
44:36le droit international.
44:38– Oui.
44:38Nizar Dardabi,
44:39en quelques mots,
44:40si vous le voulez bien,
44:41parce que, évidemment,
44:41le temps nous est compté
44:42comme d'habitude,
44:43mais en quelques mots,
44:45est-ce qu'on peut dire
44:45que les États-Unis
44:46sont encore en capacité
44:48de, comme l'ont dit
44:49les dirigeants américains
44:51et israéliens,
44:52sont encore en capacité
44:53d'anéantir
44:56les capacités militaires iraniennes
44:59ou alors,
44:59est-ce que c'est de l'illusion
45:00et que l'Iran dispose
45:01de beaucoup plus
45:02qu'on ne le croit ?
45:04– Alors, pour répondre
45:08à votre question, Sérachide,
45:10il y a deux éléments distincts.
45:11On va dire que,
45:13si on parle de capacité militaire,
45:15uniquement,
45:16les Américains détiennent encore,
45:19alors, quand je dis
45:20les Américains détiennent,
45:21c'est à travers
45:22tous leurs commandements
45:23à travers le globe,
45:25suffisamment de moyens,
45:27d'armes,
45:28d'avions de chasse
45:29et surtout,
45:29de munitions.
45:31Et véritablement,
45:32quand je parle de munitions,
45:34c'est là où se trouve
45:35l'effet majeur.
45:36On sait qu'à travers
45:38des médias occidentaux,
45:40des médias américains notamment,
45:42que certaines munitions américaines,
45:44dont des missiles intercepteurs,
45:48sont sous tension,
45:49sont sous très forte tension,
45:50tout simplement parce qu'il y a
45:52une utilisation très élevée
45:55de missiles intercepteurs,
45:57d'abord pour protéger
45:58le ciel israélien,
46:00mais également à travers,
46:02il faut aussi rappeler
46:03que la majorité des pays du Golfe,
46:06les Émirats arabes unis,
46:08le Koweït et l'Arabie saoudite,
46:10utilisent aussi
46:10des munitions américaines
46:13qu'ils ont achetées
46:14et qu'ils ont stockées
46:15à leur niveau.
46:15Donc, il y a une certaine
46:16tension sur ces armes.
46:19Néanmoins,
46:19les Américains,
46:20avec le déploiement
46:22des bombardiers B-52,
46:24ont suffisamment de bombes
46:26pour continuer leur campagne.
46:30Avec une petite précision
46:32qu'il faut mettre en avant,
46:34c'est que toutes les bombes
46:36qui coûtent moins cher
46:37que les missiles Tomahawk
46:39sont moins précises.
46:41C'est-à-dire qu'actuellement,
46:42les Américains sont en train
46:44de privilégier des attaques
46:47avec des bombardiers
46:48et surtout, l'effet majeur,
46:50c'est qu'ils n'ont pas
46:52de tension sur leurs stocks
46:54de missiles.
46:56Donc, c'est destructeur,
46:57mais moins précis.
46:57qui est aussi très important,
46:58c'est l'élément politique.
47:01Exactement.
47:03L'aspect politique,
47:05les Américains,
47:06et précisément Donald Trump,
47:08il est acculé.
47:10Premièrement, bien sûr,
47:11comme je l'ai dit,
47:11par son opinion publique interne.
47:13On a vu plusieurs défections
47:15dans l'ancien patron du
47:16contre-terrorisme
47:17qui avait été nommé
47:18par Donald Trump
47:20et qui a directement dénoncé
47:23cette opération contre l'Iran.
47:25Il y a aussi les mi-terms
47:27qui arrivent dans quelques mois
47:29et il y a surtout
47:30l'effet de cette guerre
47:32sur les prix
47:34dans les pompes essence américaines
47:36et on sait que
47:37le citoyen américain
47:38il voit tout d'abord
47:41par son portefeuille.
47:43Effectivement.
47:44Merci beaucoup,
47:45Nezar Dhabi,
47:46d'avoir été en direct avec nous
47:47ce matin
47:47dans la matinale de Médien TV.
47:49Je rappelle que vous êtes
47:49analyste en stratégie internationale.
47:51Merci encore
47:52et excellente journée.
47:53Tout de suite,
47:54Sassane Yasseri,
47:55demandez le programme.
48:04Bonjour Sassane.
48:05Bonjour Rachid.
48:06Demandez le programme
48:06et d'abord du cinéma.
48:08Tout à fait.
48:09Avis aux passionnés du 7e art,
48:11le ciné-club Iklil Rabat
48:12et l'association Eden Maroc
48:13vous invitent à une séance
48:15de projection et de débat
48:17dimanche 29 mars
48:18à partir de 14h30
48:19autour du film
48:20La vie au bord des ordures.
48:21Un jeune homme décide
48:23de passer une journée entière
48:25dans une décharge
48:26non par curiosité
48:27mais en quête
48:28de sens et de création.
48:29A travers des trajectoires humaines
48:31bouleversantes,
48:32le film dévoile
48:32une fresque sociale
48:34où se croisent
48:35marginalité,
48:36art et dignité
48:36entre réalisme,
48:37poésie,
48:38visuel.
48:38Les silences se parlent
48:40autant que les images
48:41d'un drame social
48:41à découvrir donc.
48:42L'après-midi riche
48:43en émotions
48:44et en échange
48:45ouvert au public
48:46le 29 mars
48:46au Centre Culturel
48:48et Clil à Rabat.
48:50Du cirque également.
48:52Changement de décor
48:53avec du cirque,
48:54le meilleur du cirque mondial
48:55à Casablanca.
48:57Un spectacle qui va ravir
48:58petits et grands extrêmes
48:59un cirque de verra
49:00jeudi 26 mars
49:01un show unique
49:02qui réunit des artistes
49:03internationaux d'au niveau
49:04pour une performance
49:06mêlant acrobatie,
49:07aérienne,
49:08prouesse technique,
49:08cascades et numéros
49:09spectaculaires.
49:10Ne manquez pas cette occasion.
49:12Vivez cette expérience
49:13en plein cœur
49:14de Casablanca
49:15le 26 mars
49:16à partir de 16 heures
49:17au complexe.
49:18Sidi Mohamed
49:19à Casablanca.
49:20Et on termine
49:21avec un festival international
49:22celui du Caftan.
49:24Rachid,
49:25pour terminer,
49:25je vous fais plonger
49:26dans un univers
49:27de tradition
49:28et d'élégance
49:29avec la 10ème édition
49:30du festival international
49:32du Caftan Maroc.
49:33Le Caftan
49:33symbole d'élégance
49:34et de raffinement
49:35profondément ancré
49:36dans la tradition marocaine.
49:37Il sera mis à l'honneur
49:38le 26 avril
49:40à Casablanca.
49:40L'événement promet
49:41une soirée inoubliable,
49:43un défilé d'exceptions,
49:44des créations raffinées,
49:45des matières nobles
49:47et une ambiance musicale
49:49seront au rendez-vous
49:50à l'hommage
49:51à l'élégance traditionnelle
49:53marocaine
49:53le 26 avril
49:54au Hilton
49:56à Casablanca.
49:58Nos Caftans,
49:59ils sont sublimes.
50:01Donc,
50:01c'est un véritable
50:03héritage culturel.
50:04Et c'est toujours un plaisir
50:05de découvrir
50:05les nouvelles créations.
50:07Et de les porter.
50:07Et de les porter,
50:08bien entendu.
50:09On vous imagine très bien
50:10dedans.
50:10Merci beaucoup,
50:12Saneïos.
50:12Allez, tout de suite,
50:12les sports.
50:21Bonjour.
50:29Bonjour,
50:34Rachid.
50:35Tatiwi.
50:36Tatiwi,
50:36au poste de sélectionneur
50:37de l'équipe nationale d'Oman,
50:39succédant ainsi au portugais,
50:40Carlo Schkeroch.
50:41Le cadre national a été engagé
50:43pour diriger la sélection
50:45Omanese pour la période à venir
50:46en perspective des prochaines échéances.
50:48C'est ce qu'a indiqué la fédération
50:50sur son site internet.
50:51Elle ajoute que le contrat de Carlo Schkeroch
50:53a été résilié d'un commun accord,
50:54tout en adressant ses remerciements
50:56aux techniciens portugais
50:57pour son travail à la tête
50:58de l'équipe nationale Omanese.
51:00Et au-delà de sa brillante carrière de joueur,
51:02Talers Kichiwi a signé plusieurs sacres
51:04à la tête des sélections nationales
51:06participant au rayonnement
51:07du football marocain
51:08à l'international.
51:09Son palmarès, vous le voyez,
51:10on a une médaille de bronze
51:11remportée au JO de Paris en 2024.
51:14Une victoire finale
51:15au championnat d'Afrique des Nations
51:17à Laossi en 2024
51:18avec la sélection locale
51:19avant son dernier fait d'armes.
51:21C'est la coupe arabe
51:22au-delà FIFA au Qatar en 2025
51:24avec une sélection annexe
51:25composée de joueurs locaux
51:26et évoluant
51:27dans les championnats arabes.
51:29Et la suite de l'actualité sportive,
51:31c'est dans un instant.
51:31à la suite de l'actualité sportive,
51:31c'est dans un instant.
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