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  • il y a 3 minutes
Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire est élu maire de Paris donné largement gagnant devant l'ancienne ministre LR Rachida Dati, suivie de loin par la LFI Sophia Chikirou, selon trois estimations publiées dimanche soir à l'issue du second tour des élections municipales. Face à ces résultats, Sarah Knafo dénonce le veto d’Édouard Philippe sur l’alliance entre sa liste et celle de Rachida Dati à Paris.

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Transcription
00:01Manifestement, certains politiciens ont préféré l'alliance, comme ils disent, de la droite et du centre.
00:05Et on voit que partout, cette alliance a échoué.
00:06On voit que l'alliance des droites, qui a été pourtant plébiscitée par les électeurs, a été refusée.
00:12On sait pourquoi. Je l'ai raconté, je le redis.
00:15C'est Édouard Philippe qui a refusé qu'il y ait une alliance,
00:17qui a mis un veto sur l'alliance entre Mme Rachida Dati et moi.
00:20Aujourd'hui, on voit qu'on en paye lourdement les conséquences.
00:23Et la première pensée que je veux avoir, c'est pour les Parisiens,
00:25qui vont subir pendant encore des années la gestion socialiste et communiste,
00:30puisque M. Grégoire est allié des communistes avec un programme terrible pour la ville.
00:33Et pas seulement à Paris.
00:34Ce qu'on a observé à Paris, on l'observe dans d'autres communes de France,
00:38où les partis ont été irresponsables.
00:40Moi, j'ai décidé d'être plus intelligente qu'eux,
00:41de ne pas être la droite la plus bête du monde et de me désister.
00:44Et aujourd'hui, je ne regrette pas du tout le choix que j'ai fait,
00:47parce que j'ai fait mon devoir.
00:48Et j'espère que dans les prochains scrutins, d'autres feront leur devoir
00:51et que j'aurai peut-être donné un exemple avec cette campagne.
00:54En six semaines de campagne à peine, j'ai fait dix et demi au cœur de la capitale,
00:59c'est-à-dire dix points de plus que le Rassemblement national.
01:01Une fois que la main que je leur ai tendue a été refusée,
01:04j'aurais pu faire le choix, comme bien d'autres, comme tous les politiciens,
01:07de dire « Eh ben tant pis, ils porteront eux-mêmes la responsabilité de l'échec ».
01:12Ce n'est pas le choix que j'ai fait.
01:13Je me suis dit que les électeurs méritaient mieux que ça.
01:15Et donc, j'ai accepté de me désister.
01:17Aujourd'hui, on voit que ça n'a pas suffi.
01:18Pourquoi ?
01:19Peut-être parce que certains électeurs ont refusé de se déplacer aux urnes
01:22en disant qu'ils n'avaient pas été respectés.
01:24Peut-être aussi parce que cette alliance,
01:26comme on dit, de la droite et du centre, n'a pas porté ses fruits.
01:28Et on voit que beaucoup d'électeurs de M. Bournazel
01:30se sont portés sur M. Grégoire.
01:33On voit bien à quel point cette alliance ne porte pas la victoire,
01:35ne porte pas l'honneur,
01:37ne porte pas le plébiscite qu'attendent les électeurs de droite.
01:40Et donc, j'espère à partir de maintenant
01:41que les électeurs de droite s'en souviendront
01:43et sauront punir ceux qui ont empêché cette alliance.
01:46Tous ceux qui se sont mis entre les électeurs,
01:49entre leurs souhaits,
01:50et finalement le scrutin et les urnes.
01:52Et on voit que là où cette alliance a eu lieu,
01:54et je pense par exemple à M. Ciotti à Nice,
01:57alors là, ça a marché.
01:58Ça donne un exemple pour les mois qui vont venir.
02:00Dès maintenant, c'est la suite qui commence à s'écrire.
02:03Il faut que les électeurs de droite se souviennent
02:05que M. Philippe l'en a empêché,
02:06qu'aucun baron des Républicains n'a poussé pour cette alliance.
02:09Et pour vous donner un autre exemple,
02:11M. Retailleau qui m'a félicité de ce désistement,
02:13lui n'a pas demandé à Mme Vassal à Marseille de se désister.
02:16Et aujourd'hui, on voit que Marseille est perdue aussi.
02:18Donc on parle de deux grandes métropoles.
02:20On parle de Paris, on parle de Marseille,
02:22des villes qui vont continuer d'être gérées
02:23par la gauche et la pire des gauches.
02:26On ne parle pas d'une gauche sociale-démocrate,
02:29on parle de la pire des gauches.
02:30Et donc je parle à tous les électeurs de droite
02:31en disant « moi je vous comprends,
02:33moi j'ai été responsable,
02:34il faut s'en souvenir.
02:35La prochaine fois, il faut mettre en premier
02:37ceux qui prennent ce genre de décision responsable,
02:40ceux qui restent intègres,
02:41ceux qui sont droits dans leur botte.
02:42Souvenez-vous-en en 2027
02:44et mettez en premier
02:45ceux qui prônent cette union des droites,
02:47ceux qui la feront pour de vrai.
02:48Les LR ne l'ont pas fait,
02:49le RN ne l'a pas fait,
02:50le RN qui m'a beaucoup attaqué
02:52dans cet entre-deux-tours,
02:53le RN qui a accepté
02:54de se maintenir dans des seconds tours
02:56où il était donné vaincu d'avance
02:58et qui pourtant a fait perdre
02:59des dizaines de villes importantes.
03:02C'est la gauche qui les a gagnées
03:03alors que le RN aurait pu,
03:04en responsabilité comme on dit,
03:06se désister au profit des candidats mieux placés
03:08qui pouvaient l'emporter
03:09pour faire barrage à la gauche.
03:10Aujourd'hui, ce barrage à la gauche s'impose.
03:13J'espère que c'est ce que nous ferons
03:14dans les prochains scrutins
03:15et que les électeurs de droite s'en souviendront.
03:16Sous-titrage Société Radio-Canada
03:18...
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