00:00Dans les années 50, le monde entier croyait qu'un être humain ne pourrait jamais courir un mile en moins
00:05de 4 minutes.
00:06Certains allaient même jusqu'à dire qu'un homme pouvait en mourir.
00:08Et pourtant, ce jeune étudiant en médecine de 25 ans a refusé d'y croire.
00:12Il s'appelle Roger Bannister.
00:13Il n'est pas un athlète professionnel, il n'a pas les moyens ni le temps d'un cours à
00:16plein temps,
00:17mais il est persuadé d'une chose, cette limite n'est pas infranchissable.
00:20Autant, tout semblait prouver le contraire.
00:21Cela faisait déjà 9 ans que le record du monde du mile, fixé à 4 minutes 1 seconde et 4
00:26dixièmes, n'avait pas bougé.
00:27Pendant presque une décennie, personne n'avait réussi à s'en rapprocher suffisamment pour faire tomber cette frontière mythique.
00:33Mais en 1954, Roger Bannister va faire basculer l'histoire.
00:36Le 6 mai, sur la piste d'Oxford, il s'élance.
00:38Tour après tour, il tient le rythme, puis il franchit la ligne d'arrivée, complètement épuisé.
00:42Le stade retient son souffle et quand le speaker annonce son temps, personne n'en croit ses oreilles.
00:463 minutes, 59 secondes et 4 dixièmes.
00:49Pour la première fois de l'histoire, un homme vient de courir le mile en moins de 4 minutes.
00:53Mais le plus fou dans cette histoire, c'est peut-être ce qui se passe ensuite.
00:56Son record ne tient que 46 jours avant d'être battu.
00:58Et comme, pour prouver que ce n'était pas un miracle, Bannister repasse lui aussi sous les 4 minutes, quelques
01:03semaines plus tard.
01:04Depuis cet exploit en 1954, le record du monde du mile a encore été amélioré 18 fois, jusqu'à atteindre
01:09aujourd'hui 3 minutes 43 secondes et 13 centièmes.
01:12Alors oui, entre-temps, le matériel et l'entraînement ont évolué.
01:15Mais Bannister a surtout prouvé qu'une limite que tout le monde croyait infranchissable ne l'était pas vraiment.
01:19Depuis, on appelle ça l'effet Bannister.
01:21Parce qu'au fond, parfois, la plus grande barrière n'est pas physique, elle est mentale.
Commentaires