- il y a 2 jours
L’émission Télématin accueille Philippe Risoli, comédien et animateur TV et radio, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre "Jamais trop tard".
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TVTranscription
00:00C'est le moment de traverser le Rubicon dans le plateau pour suivre cette matinée.
00:06Dans un instant, on va craquer pour une recette gourmande avec plein d'amandes, plein de sucre, des macarons de
00:11compétition, mais très très léger.
00:13Si, si, c'est possible, vous verrez.
00:14Mais avant de passer en cuisine, on va passer sur le grill, notre invité.
00:18Et d'ailleurs, je vais le rejoindre tout de suite.
00:25On vous attend, Mélanie, pour accueillir l'invité culture de Télématin.
00:30Il a marqué l'histoire de la télévision.
00:32Il y a 40 ans, il démarrait sa carrière dans Starquiz sur Canal avant de multiplier les succès.
00:37Géopardi, le juste prix, le millionnaire.
00:40Il a presque tout fait, tout, sauf Télématin.
00:43L'emblématique Philippe Rizelier dans Télématin, justement.
00:50Bonjour Philippe.
00:51Bonjour.
00:51Salut Philippe.
00:52Une entrée avec les Dyer Streets pour lancer la journée.
00:57J'essaye de parler anglais, mais bon, c'est...
01:00Non, c'était pas mal, c'était pas mal.
01:02C'était votre choix musical, les Dyer Streets.
01:05Oui, j'aime ce morceau, Sultan of Swing.
01:08Ensuite, c'est un hommage aux...
01:10Les Sultan of Swing, vous savez ce que c'est ?
01:11Ce sont les musiciens qu'on retrouve dans les bars du côté de l'Angleterre
01:16et qui sont vraiment excellents et qui jouent Sultan of Swing.
01:20Et Marc Neufler est pour moi un des plus grands...
01:22Le guitariste.
01:23Le guitariste, chanteur.
01:24Oui.
01:25Il est un des plus grands.
01:26Pour moi, c'est un morceau fabuleux, ça.
01:28Philippe, vous auriez pu choisir ça aussi.
01:31Cuitas.
01:32Ah, c'est autre chose.
01:34Mais...
01:35Cuitas, les bananas, votre tube, l'emblématique aussi,
01:38qui a fait un carton en 2001.
01:39Oui, c'est vrai, c'est vrai, d'une certaine manière, oui, oui, oui.
01:42Vous voyez, sur la pochette du disque que vous avez la gentillesse de montrer,
01:46je marche sur des cactus.
01:48Ah oui, quand même.
01:49Voilà, ah oui, donc ça a piqué un peu.
01:51Mais c'est un tube qui a eu une deuxième vie avec Julien Doré.
01:53Vous avez repris sur scène, devant des milliers de spectateurs, cette chanson.
01:57Oui, oui, devant plus de 20 000 personnes.
01:58Ça se passait le 14 novembre dernier.
02:01C'était à la...
02:01Alors là, là, c'est autre chose.
02:03Là, c'est à la maison.
02:04Ça, vous savez, ça a été des millions de vues, cette petite vidéo.
02:07Julien m'avait entendu évoquer cette chanson lorsque je parlais de mon précédent livre.
02:13Et j'avais expliqué que le petit extrait que vous avez passé au début ne correspond pas à ce que
02:18moi, je voulais faire.
02:19Ça, c'est votre vraie version.
02:20Ça, voilà.
02:20Moi, je voulais faire ça.
02:22C'est beau, merci de le rappeler.
02:24Si vous êtes ici ce matin, bon, c'est avant de nous parler de musique, c'est pour nous parler
02:27de livres.
02:28Exactement.
02:28Jamais trop tard, mes années télé et les autres, c'est aux éditions L'Archipel.
02:32Mais d'abord, l'interview Encore un matin.
02:35Encore un matin.
02:36Question courte, réponse courte, pardon.
02:39C'est difficile avec moi, les réponses courtes, mais je vais essayer.
02:42On va essayer.
02:42Allez, on lance le chrono.
02:43Pour connaître vos habitudes matinales, l'heure du réveil ce matin ?
02:46Alors, j'étais là quand vous avez pris l'antenne, donc 6h30.
02:50Et l'heure du coucher ?
02:51Alors, je me couche très tard.
02:53J'aime bien la nuit, je suis un peu comme Bachoum, la nuit.
02:57Vous vivez la nuit.
02:58Comme les chats.
02:59Exactement.
03:00Oui, c'est à moi.
03:01Sur une échelle de 1 à 10, c'était dur.
03:03À quel point de se lever ce matin ?
03:05Surtout si la nuit fut courte.
03:06Ah, je mettrais 7.
03:08C'est-à-dire que j'ai eu de la chance, je ne sais pas pourquoi, je devais penser à
03:11vous très très fort.
03:12Vous savez, on a la petite lumière du réveil.
03:16Enfin, moi j'ai un réveil, voilà.
03:17Et je me suis réveillé de moi-même une minute avant qu'il sonne.
03:20Ah, c'est correct.
03:20J'ai donc évité la sonnerie insupportable.
03:24Vous avez bip, bip, bip, bip, bip.
03:25Philippe, l'humeur du jour.
03:27Elle est plutôt bonne, moi, vous êtes très heureux.
03:29Je connais nos deux camarades tout en face.
03:31Lui, je l'adore.
03:32On ne se connaît pas du tout, je le trouve complètement barré.
03:35Vous adorez les macarons, vous.
03:37Vous allez voir comment faire tout à l'heure des macarons.
03:39Je l'ai suivi en Italie il n'y a pas très très longtemps.
03:41Ah oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
04:08Juste avant, vous n'avez jamais présenté Télématin, vous auriez aimé ?
04:12Ça aurait pu se faire, j'ai envie du mal, parce que quand je vous vois, vous êtes très chic,
04:16très bon.
04:16On a l'impression que vous êtes levé depuis trois heures du matin, mais vous, vous êtes bien.
04:19Ce qui est vrai, ce qui est vrai.
04:23Je pense qu'au bout d'un moment, alors curieusement, moi j'ai fait des matinales, mais j'ai fait
04:26des matinales en radio.
04:27Alors en radio, on peut arriver, on s'en fout.
04:29Oui, mais c'était des matinales, c'était très doux.
04:31Oui, à une époque, parce que, oui, alors là j'en ai fait les frères récemment, où j'ai fait
04:34une radio,
04:34qui était très sympa d'ailleurs, mais je m'étais un peu habillé, pas habillé d'ailleurs.
04:40Mais tout est repris après sur les citadins et tout, et vous dites, c'est moi ça, oh là là
04:44!
04:45Vous auriez dû faire un effort alors.
04:48Et c'est vrai que vous aviez présenté la matinale d'Inter, de RTL dans les années 80,
04:53et vous avez vécu ce fameux cauchemar de tout matinalier, puisque vous ne vous êtes pas réveillé,
04:57vous le racontez dans le livre.
04:58Oui, oui, c'est vrai, un jour, oui, mon réveil, effectivement,
05:02enfin, ce n'est pas mon réveil, c'est le téléphone qui a sonné, téléphone fixe,
05:06c'était mon réalisateur qui me disait, j'ai entendu Jean-Jacques Goldman, tiens, comme vous, voilà,
05:10Jean-Jacques Goldman, et il m'a dit, tu sais qui, bonjour Philippe, ça va ?
05:14Je lui dis, ça va, tu sais qui des annonces ?
05:17Je lui dis, non, je lui dis, mais c'est toi.
05:19Et donc, il a fait que je file à RTL, j'avais une grosse moto,
05:22j'ai tracé, à l'époque, les quais étaient ouverts, donc ça a été,
05:26mais bon, mon réalisateur a enchaîné, et des pubs, et la météo,
05:31et l'horoscope, enfin bon, et tout, pour faire tenir,
05:36mais ça a été, c'est la seule fois de ma vie où je suis arrivé en retard.
05:39Mais c'est angoissant, c'est très, très angoissant.
05:42Philippe, ce qui est génial dans ce livre, c'est qu'on croise des stars à chaque page,
05:46notamment des stars de la télé, tiens, j'en cite quelques-unes,
05:49Guilux, Michel Drucker, Philippe Gildas, Jean-Luc Delargue.
05:51C'est des gens qui me faisaient rêver, étant tout petit.
05:53Jean-Pierre Pernault, Jean-Pierre Foucault, ça vaut pour nous aussi, je crois.
05:56Quelle est la rencontre qui a été la plus surprenante, peut-être,
06:00dans ce monde de la télé ?
06:02Ah, la plus surprenante ?
06:04Ou la plus marquante ?
06:06Ah, la plus marquante, c'est Jean-Pierre Pernault,
06:07parce qu'on était très proches,
06:10là, on s'est vus les six dernières années, pratiquement, de sa vie,
06:14puisqu'on faisait du théâtre ensemble,
06:15je jouais le mari de sa femme,
06:18il me présentait en me disant, je vous présente le mari de ma femme.
06:22Et donc, c'est une personnalité très attachante,
06:24puis un grand monsieur de la télévision,
06:27mais d'avoir travaillé avec un Guilux,
06:29Philippe Gildas, par exemple.
06:30Philippe Gildas, quand je lui ai succédé dans son émission,
06:33son talk show direct sur Canal+,
06:35il a organisé un déjeuner,
06:37on s'est retrouvés en tête à tête,
06:38et là, je l'écoutais parler,
06:40et vous vous dites,
06:41ce gars qui m'inspirait quand j'étais plus jeune,
06:44et là, il est en face de moi,
06:45puis il me donne plein de petits conseils,
06:46comme ça,
06:48et c'est vraiment bien.
06:49C'est bien que vous ayez cité le nom de Jean-Pierre Pernault.
06:51Vous allez voir, est-ce que vous aimez les surprises ?
06:53Oui, je vais vous dire qu'il va arriver.
06:55Non, malheureusement, non.
06:57Une personne très proche avec laquelle vous avez partagé les planches
07:00et de nombreux fous rires a tenu à vous adresser un message.
07:03Je regarde.
07:05Coucou, mon philo, c'est ton âme à préférée, surprise.
07:08Et oui, une petite anecdote avec toi,
07:10c'est très simple.
07:11Tu sais quoi ?
07:11Tu viens de sortir ton livre,
07:12moi, il sors dans deux mois,
07:13et qu'est-ce qui va se passer ?
07:14Qu'est-ce qui va se passer, Philou ?
07:16On va se retrouver dans les mêmes salons du livre.
07:18Et alors, qu'est-ce qui va se passer ?
07:19On va encore nous mettre ensemble.
07:21On va encore dire que tu es l'homme de ma vie,
07:24mon nouvel amant, comme d'habitude.
07:26Alors, désolé pour Anne, pour ta femme,
07:27mais elle a l'habitude.
07:28Et nous, on en rit bien.
07:29Je t'embrasse très fort,
07:30et bravo pour ton livre,
07:32et merci pour les mots que tu as écrits dedans.
07:33Ça m'a vraiment touchée.
07:34Je t'aime fort.
07:36Ah, Nathalie, oui, oui.
07:38Elle dit, c'est ton lama,
07:40parce que je l'appelle lama,
07:40parce que je trouve qu'elle a un port de telle...
07:42Elle est très...
07:43De danseuse.
07:43Voilà, un peu comme ça.
07:45Je l'ai surnommé mon lama.
07:46Et c'est vrai que,
07:48comme j'ai été son mari pendant six ans,
07:50son faux mari,
07:51sur scène,
07:52on a eu tendance,
07:53dans certains journaux,
07:56ou certains sites,
07:58à nous coller une relation
08:00qui, je le dis,
08:01n'a jamais existé.
08:02Petit message au paparazzi.
08:03Qu'est-ce qu'elle avait écrit dans ce livre
08:05que vous lui avez envoyé,
08:06dont elle fait état ?
08:07Enfin, dans le livre que vous lui avez envoyé.
08:09La dédicace.
08:10Alors, je vous...
08:11Je ne sais pas.
08:11Je vous avoue que je ne sais plus,
08:13parce que j'en ai envoyé pas mal,
08:15quelques dédicaces.
08:15De toute façon, c'est secret,
08:16il ne faut jamais donner les dédicaces.
08:18Voilà, exactement.
08:18Philippe, il y a une date dont vous vous souvenez,
08:20vous en parlez aussi dans le livre,
08:21c'est le 11 juillet 2001,
08:23le jour où votre carrière à TF1 s'arrête.
08:25C'est un profil du patron de la chaîne,
08:26Étienne Mougeotte,
08:27qui scelle votre destin.
08:29Qu'est-ce qui est le plus dur
08:30quand, du jour au lendemain,
08:32le téléphone ne sonne plus ?
08:34Tout et tout devient un petit peu plus difficile,
08:37parce que vous avez une vie qui est réglée,
08:40vous vivez à 100 à l'heure, en fait,
08:42puisque moi, j'ai toujours eu pratiquement
08:45trois émissions en même temps.
08:46On va dire deux émissions quotidiennes,
08:48plus un prime time.
08:49Donc, vous n'avez pas le temps,
08:50plus tout ce que je pouvais faire à l'extérieur.
08:54Donc, subitement, vous avez du temps qui se dégage.
08:57Et quand je dis du jour au lendemain,
08:58c'est vraiment du jour au lendemain ?
09:00Oui, c'est quasiment du jour au lendemain, bien sûr.
09:03Non, ce qui m'a marqué,
09:05c'est qu'en fait, on avait des projets ensemble.
09:08Ce n'est pas comme si...
09:09Donc, il y avait des projets.
09:11Moi, j'attendais.
09:13Et en fait, il ne se passe rien.
09:15Il ne se passe rien.
09:16À l'époque, il n'y a pas la TNT encore.
09:18Donc, on ne peut pas dire,
09:18j'ai quand même un éventail,
09:20un choix pour, comment dire, rebondir.
09:22Je n'aime pas trop ce terme, mais bon.
09:24Donc, voilà.
09:25Et alors, curieusement,
09:26je suis passé de la plus grande chaîne d'Europe à l'époque
09:28sur la plus petite...
09:30Gulli ?
09:31Non ?
09:31Pour l'école des fans ?
09:32Non, non, non.
09:33Ah, Gulli, c'est un peu plus tard.
09:34Non, non, j'ai fait une émission
09:35qui s'appelait Les copains d'accord,
09:36où, justement, je parlais musique.
09:38C'est un clin d'œil à Georges Brassens,
09:40ce que j'adore.
09:40Et Les copains d'accord sur RFM TV, vous voyez.
09:45Donc, un ondimat microscopique.
09:47Un parcours qui a forcément marqué
09:48toute une génération de fans
09:50dont on fait partie.
09:52Et forcément, ça a passionné Benoît Laganne,
09:55spécialiste du petit écran
09:56qui s'est plongé dans vos archives.
09:57Les séries en particulier.
09:59Il y avait les séries,
09:59on en avait parlé la dernière fois.
10:01Là, je suis allé vraiment dans les émissions.
10:02Et notamment,
10:03alors, il y avait quelques visages tout à l'heure.
10:05On a vu, mais il n'y en avait pas un
10:06dans la liste des visages de la télévision
10:08qui vous ont marqué.
10:09Il y avait celui-ci.
10:10Regardez ces images.
10:10C'est une émission qu'il animait en 1972.
10:13C'était « Entrer sans frapper ».
10:15Vous allez le reconnaître, le présentateur.
10:18C'est un certain…
10:19Pierre Bellemare.
10:19Pierre Bellemare.
10:20Exactement.
10:21Émission qu'il présentait
10:22avec notamment Jacques Roulant
10:23qui était aussi une des personnes
10:24que vous admirez.
10:25Vous l'avez beaucoup vu,
10:27Pierre Bellemare,
10:29notamment les studios d'Europe 1
10:30parce que vous suiviez
10:32une certaine Marthe Mercadier.
10:34Exact.
10:34J'ai retrouvé dans cette émission-là
10:35une interview ni oui ni non,
10:37un jeu ni oui ni non
10:38entre Pierre Bellemare
10:40et Marthe Mercadier.
10:41Regardez.
10:42Nous allons donc parler
10:43de choses et d'autres.
10:44Pas de oui, pas de non, bien sûr.
10:46Le chrono est en place.
10:47S'il vous plaît, c'est parti.
10:50Mais le soir,
10:50que jouez-vous pour l'instant ?
10:51Que répétez-vous ?
10:52Je répète.
10:53Au Théâtre des Bouffes parisiens,
10:54une pièce satirique sur la police.
10:58La police de papa.
11:00C'est le titre ?
11:01La police de papa.
11:02C'est le titre de la pièce ?
11:03Oui, vous avez jamais...
11:05C'est pas vrai.
11:06Ouh, si, ouh, ouh.
11:09Alors, hé, tu viens, Philippe ?
11:10Je voulais un tout petit mot juste
11:11parce que je me suis demandé
11:13ce que je faisais avec Marthe Mercadier.
11:14Oui, mais vous étiez photographe.
11:15Non, je n'étais pas photographe.
11:16J'étais étudiant à la fac.
11:17J'étais à SAS en doctorant en droit, en fait.
11:19Et je faisais partie d'un petit groupe.
11:21Il se trouve que j'avais un de mes copains
11:22qui connaissait Marthe.
11:23Et je faisais de la photo.
11:24J'adorais la photo.
11:26Et un jour, je me suis mis à lui faire
11:28une ou deux photos, un ou deux portraits
11:29comme ça que je lui ai offert.
11:30Il voulait venir avec moi
11:31comme il voulait faire de la télé.
11:32Je voulais déjà faire de la télé.
11:34Et je suis allé rencontrer
11:35les Pierre Belmar et compagnie
11:36sans savoir que des années plus tard,
11:39il allait m'engager, Pierre Belmar.
11:40Oui, c'est un des premiers jobs
11:42que j'ai fait.
11:44Où j'allais au ciel.
11:46Je faisais pousser
11:46quand les radiolibres sont arrivés
11:49en 82.
11:50En fait, il y a des films sortaient.
11:52Moi, j'étais un passionné de cinéma.
11:54Les films sortaient.
11:56Mais dans les régions,
11:57on n'avait pas les interviews.
11:59Donc moi, je faisais les interviews.
12:00Je les livrais à Pierre Belmar
12:02qui lui-même les envoyait
12:03à toutes les stations privées.
12:06Soit il y avait ma voix.
12:07On retrouve Philippe Rizzoli
12:08qui interviewait Claude Brasseur
12:09ou je ne sais qui.
12:10Soit on quitte.
12:11C'est-à-dire qu'on enlevait ma voix.
12:14J'ai remonté la voix.
12:16Moi, j'envoyais mes questions.
12:18Vous étiez une sorte d'AFP
12:20avant l'heure.
12:21Une agence France-Presse
12:22à vous tout seul.
12:23Donc voilà.
12:23Pour moi, c'est émouvant
12:24de revoir ces personnes.
12:26Philippe, on disait tout à l'heure
12:27que vous n'aviez jamais présenté
12:28Télématin
12:29mais vous avez bossé
12:30pour le service public.
12:31France 3 en l'occurrence.
12:32Ah oui, avec l'émission
12:33La Nouvelle Affiche.
12:34Un grand show de variété.
12:36Une des plus belles émissions
12:37que j'ai présentées.
12:37Alors, on va regarder
12:38quelques images
12:39pour la première
12:40de la nouvelle affiche.
12:42Pour la première
12:43de la nouvelle affiche,
12:46on sent vous arriver.
12:47Votre micro n'est pas ouvert.
12:48Le problème de son.
12:49C'est vite, c'est réparé.
12:51Et surtout, vous n'êtes pas tout seul.
12:52Vous êtes aussi accompagné
12:53de co-animateurs de Prestige.
12:54On va les voir aussi
12:55arriver sur les archives.
12:58Parce que c'est ce que vous expliquez.
13:00Vous animez l'émission
13:01mais vous avez des co-animateurs.
13:02Exactement.
13:03C'était Francis Cabrel et Renaud.
13:05Voilà.
13:06Incroyable.
13:07Et on se trouvait
13:08au Paris des congrès de Lyon.
13:10Je m'en souviens très très bien.
13:12Parce que vous voyez,
13:12la veste que j'ai,
13:14c'était une très grande marque
13:15mais je l'avais achetée
13:17avec Médonie.
13:17Elle m'avait coûté
13:18la peau des fesses
13:18et j'étais content
13:19parce que je me disais,
13:20vous savez,
13:21un monsieur japonais,
13:22je me disais,
13:23je vais être le seul
13:24à avoir cette veste.
13:25Et la première,
13:27j'allume ma télé,
13:28qu'est-ce que je vois ?
13:29Le comédien Michel Blanc.
13:30C'était exactement la même
13:33que je suis mince.
13:35Pour moi,
13:36c'est une des plus belles émissions
13:37où on démarrait Moran.
13:38Je parle sur scène.
13:40Vanessa Paradis
13:41avec Joe Le Taguier.
13:41Je vous faisais ça
13:42parce que j'adore
13:43Vanessa Paradis évidemment
13:44mais vous savez,
13:45c'est ce genre de lapsus
13:46qu'on fait,
13:47on ne sait pas pourquoi.
13:48Quand je l'ai lancé,
13:49j'ai dit Joe et le taxi.
13:51Joe et le taxi.
13:53Il y en a plein des anecdotes.
13:54On pourrait passer
13:55une heure ou deux
13:56ou une journée entière
13:56à raconter toutes ces anecdotes.
13:59On va poursuivre
13:59un peu la discussion
14:00avec Julia
14:01qui va nous plonger
14:02dans votre album Souvenir.
14:04Exactement.
14:04L'idée,
14:04c'est de vous présenter
14:05des illustrations
14:06qui vont nous aider
14:07à vous connaître davantage.
14:08Je vous propose
14:09d'en choisir une
14:10et on y va directement.
14:11Regardez.
14:12Vous avez des pièces,
14:13vous avez une manif.
14:14Il y a pas mal de choses.
14:16Alors attendez,
14:16j'ai donc les photos d'identité là,
14:18c'est ça ?
14:19Vous avez soit.
14:20Vous devez choisir
14:20ce que vous voulez.
14:21Vous avez aussi
14:22une boule de cristal
14:23qui est là.
14:24Une boule de cristal,
14:25des pièces,
14:26Je prends la boule de cristal.
14:27Allez, c'est parti.
14:28Alors il est question
14:29d'une amie médium
14:30qui un jour a fait
14:31une prédiction
14:32à votre maman.
14:33Oui, c'est vrai.
14:35Ah, c'est...
14:36Elle est bien informée.
14:37Alors racontez-nous.
14:38Oui, elle est bien informée.
14:39C'est-à-dire que ma maman
14:41avait une amie
14:42qui était plus ou moins
14:43voyante
14:44et qui lui avait dit
14:45vous avez...
14:46Vous allez avoir...
14:47Ma mère n'était pas encore
14:48enceinte.
14:49Elle était...
14:49C'est même pas mon père,
14:50je crois.
14:51Et vous allez rapidement
14:52tomber enceinte.
14:53Vous allez rencontrer
14:53quelqu'un.
14:54Et vous allez avoir
14:55un garçon.
14:56Et ce garçon,
14:58il faut absolument
14:58le prénommer Charles.
15:00À l'époque,
15:01c'était Charles de Gaulle,
15:02c'était Charles Aznavour,
15:03c'était Charles Trainey.
15:05C'était la mode.
15:06C'était Charles.
15:06Il faut absolument
15:07le prénommer Charles.
15:08et il va faire
15:09une carrière
15:09dans l'image.
15:10Il sera connu.
15:12Et surtout,
15:12je le vois monter
15:13dans des avions,
15:15ce qui, à l'époque,
15:16était quand même
15:18réservé à une certaine élite
15:19dont ma mère
15:20ne faisait malheureusement
15:20pas partie.
15:22Est-ce que votre mère
15:23ne vous a pas appelé Charles ?
15:24Non.
15:24Alors, justement,
15:25j'y viens.
15:26Elle m'a appelé Philippe.
15:28Ensuite, Jean-Louis.
15:30Mais pas Jean-Louis,
15:31Jean-Louis.
15:32Puis elle s'est dit quand même
15:33imaginons qu'elle ait raison.
15:36Le 15e prénommer.
15:38Et mon quatrième prénom,
15:39elle a été Charles Dogemin.
15:40Donc, mes prénoms sont
15:41Philippe, Jean,
15:41Louis, Charles.
15:43Vous lui avez donné raison.
15:44Je lui ai donné raison.
15:45Choisissez une autre.
15:46On va prendre la manif.
15:48Alors, vous avez participé
15:49à quelques manifestations
15:50quand vous étiez jeune.
15:51Oui, c'est vrai.
15:52suffisamment pour mettre au point
15:54une technique de drague imparable.
15:56Et où avez-vous péché tout ça ?
15:59Alors, racontez-nous
16:00parce que quand même,
16:00moi, j'ai beaucoup aimé.
16:01C'est là où j'ai découvert
16:02le boulevard Saint-Germain.
16:03Moi, je suis natif
16:04de Paris 18e arrondissement.
16:05Mais j'ai découvert
16:06le boulevard Saint-Germain.
16:08Effectivement, en manifestant,
16:09on est en 1973.
16:10Il y a une loi qui arrive,
16:11c'est la loi Debré,
16:12mais c'est le moment
16:12où moi, je vais rentrer à la fac.
16:15On annule les sursis,
16:16tout ça,
16:17et ça ne m'arrange pas, moi.
16:18Donc, allons-y.
16:19Je ne vous dis pas
16:20les slogans.
16:22Sauf qu'à un moment,
16:23comme dans toute manifestation,
16:24ça devient un peu chaud.
16:27Et donc, là,
16:27je me suis trouvé
16:28avec une amie
16:30qui ne me déplaisait pas,
16:31mais qui n'était pas
16:32ma petite amie.
16:33Et tout d'un coup,
16:34je ne sais pas ce qui ne m'est passée pas.
16:35Enfin, si, je le sais un peu, quand même.
16:37Je lui ai dit,
16:37écoute, tu sais,
16:39si jamais ils chargent
16:41et qu'on se fait avoir,
16:43le mieux,
16:44si on se colle contre le mur
16:46et on s'embrasse et tout,
16:47on fait les amoureux,
16:48et jamais ils n'osent
16:49Mais ça marche.
16:50Nous matraquer.
16:51Ils n'osent ronde.
16:52Nous matraquer.
16:52C'est super mal.
16:53Voilà.
16:54Et les gars...
16:55Non, mais vous l'avez fait ?
16:56Oui, je l'ai fait.
16:56Oui.
16:58Mais ils avaient à peine chargé.
16:59Ils n'avaient pas commencé.
17:00Ils avaient la matraque timide,
17:02on va dire.
17:03Je lui ai dit,
17:03oh là là, ils arrivent.
17:06Je note la technique.
17:07Oui, c'est ça.
17:08Voilà.
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