- il y a 2 jours
Douze millions de téléspectateurs. Dimanche dernier, au stade Océane du Havre, les 8ème de finale de la coupe du monde féminine de foot entre la France et le Brésil ont battu un record d’audience pour cette compétition. Pourtant, les femmes continuent d’être bien moins nombreuses à jouer au foot. Aujourd’hui, la FFF (Fédération Française de Football) compte 2,2 millions de licenciés dont seulement 165 000 femmes. En janvier 2018, des Clermontois ont donc décidé de fonder une association pour soutenir les équipes féminines. Dans les tribunes et auprès de la FFF, ils militent pour que les joueuses soient de plus en plus professionnalisées. Nous les avons rencontrer et suivi le temps d’un match. Reportage. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Jeanne Boezec - Reporter : Clawdia Prolongeau - Réalisation et mixage : Benoît Laur - Musiques : François Clos pour Binge Audio - Identité graphique : Upian.
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00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Les joueuses de l'équipe de France féminine de football affrontent ce vendredi 28 juin au Parc des Princes,
00:16les Américaines, pour une place en demi-finale du Mondial.
00:20Dimanche dernier, 12 millions de spectateurs avaient assisté devant leur télévision
00:25à leur qualification pour les quarts de finale.
00:27En France, de plus en plus de gens sont attirés par le football, pratiqués par des femmes.
00:32Il existe même une grande association qui supporte exclusivement des clubs féminins,
00:36France Angel, 65% de femmes, 35% d'hommes.
00:40La reporter de CodeSource, Claudia Prolongeau, les a suivis au Stade du Havre dimanche dernier.
00:58J'ai découvert l'association France Angel un peu par hasard.
01:01Au bureau, on se demandait s'il y avait des groupes qui supportaient exclusivement les femmes et pourquoi.
01:05Quand je les ai contactées, ils m'ont répondu tout de suite et ses membres m'ont proposé de venir
01:09voir les 8e de finale avec eux au Havre.
01:11Je m'y suis donc rendue, j'avais peur que mon micro ne passe pas le portique de sécurité.
01:16Et finalement, je retrouve comme convenu Séverine et Richard dans le stade juste avant le début du match.
01:20Elle est trésorière de l'association, lui président.
01:24Je suivais le foot avant avec ma mère.
01:26Ma soeur a fait du foot, elle a joué au Clermont-Foot.
01:29Ma fille fait du foot, moi je fais du foot à un petit niveau, en équipe à 8.
01:33Et voilà, nous, ça a toujours été notre passion le foot.
01:37Et le foot masculin aussi ?
01:38On le suit, mais beaucoup moins et on ne suit pas comme ça dans les stades.
01:44On est tous principalement d'anciens passionnés de football masculin.
01:47Et on a dévié progressivement sur le football féminin parce qu'on trouve que ça se joue plus.
01:52Il n'y a plus de sincérité de la part des joueuses, beaucoup moins de roublardises, beaucoup moins de cinéma.
01:58Et elles sont beaucoup plus abordables aujourd'hui dans leur approche pour parler, échanger avec elles.
02:04Elles sont beaucoup plus humaines.
02:05Ce n'est pas la même ambiance, ce n'est pas le même esprit.
02:08Ils ont un peu la grosse tête, ils sont tout le temps par terre.
02:11Ce n'est pas du tout le même jeu.
02:13Le jeu féminin est beaucoup plus plaisant et ça joue moins la comédie.
02:18Et j'imagine que pour vous, ça représente beaucoup de temps et aussi beaucoup d'argent de faire tout ça.
02:23Là, ça représente à peu près un budget de 2500 euros par personne pour toute la Coupe du Monde.
02:28Après le temps, on pose des congés.
02:31Demain, je suis en congé parce qu'il faut faire le retour.
02:33Et alors, comment ça se fait que le président de cette association soit un homme ?
02:36A l'origine, ça aurait dû être une femme. Mon épouse n'avait pas trop envie.
02:41Je me suis lancé. Je suis le seul homme dans le bureau. Il n'y a que des femmes, que
02:44des femmes, que des femmes.
02:45Richard et Séverine se consacrent à soutenir les équipes féminines depuis une dizaine d'années.
02:49Mais ce n'est que depuis deux ans qu'ils ont pu se regrouper avec d'autres personnes qui défendent
02:54la même cause.
02:54On a été à l'Euro 2017 en Hollande.
02:56On a rencontré d'autres personnes et du coup, après, en discutant, on s'est dit que ce serait bien
03:02de fédérer cela.
03:03Et du coup, de créer un vrai groupe pour la France.
03:07Et c'est comme ça qu'on est devenu France Angel.
03:09Alors, ça a commencé en 2017.
03:12Il y en a qui ont même été au Canada en 2015.
03:16Et l'officialisation, c'était en janvier 2018.
03:19Et depuis, vous étiez combien au départ et vous êtes combien maintenant ?
03:22Alors là, avant le Mondial, on était entre 180 et 200.
03:27Et là, on est 270.
03:29On a eu plus de 70 adhésions depuis le début.
03:34Depuis le début du Mondial.
03:35Donc depuis deux semaines ?
03:36Depuis deux semaines, oui.
03:38Et pourquoi c'est important pour vous de faire ça ?
03:40Parce que les filles, on en a besoin pour leur reconnaître aussi leur travail, leur métier, leur passion.
03:47Le foot, ce n'est pas qu'un sport de garçon.
03:50Et pour les reconnaître, il est poussé à la victoire.
03:53Vous trouvez qu'aujourd'hui, ça commence à prendre le football féminin ?
03:57Il y a de l'amélioration, oui.
03:58On sent un petit engouement.
04:00Mais il y a toujours aussi quelques matches qui résistent.
04:04Vous pensez à quoi en particulier ?
04:06À des hommes qui continuent à dire que c'est un sport de mec
04:09et que les filles n'ont rien à faire sur Internet.
04:12Ah oui, bien sûr.
04:12Il y a toujours beaucoup, beaucoup de sexisme.
04:15Et aujourd'hui, il suffit d'aller sur les réseaux sociaux pour voir ce qui se passe
04:19dès qu'une joueuse fait une passe ou va rater un ballon.
04:24Voilà, il y a un déversement de méchanceté, de propos injurieux
04:30ou de recherche dans l'allégation, même par certains journalistes qui se disent
04:37reporters sportistes, notamment dans le football.
04:39C'est souvent des personnes, aussi bien les supporters que ces journalistes-là,
04:42qui sont exclusivement basés sur du football masculin
04:45et qui ne veulent pas et qui ne vont pas reconnaître le football féminin en tant que tel
04:52comme un élément du football autant que le football masculin.
04:57Et voilà, aujourd'hui, il y a beaucoup de propos qui sont injurieux
05:00envers l'ensemble des joueuses.
05:02Et je ne parle pas uniquement d'équipe de France,
05:04mais sur l'ensemble des joueuses du Mondial.
05:06Nous, on essaye d'amener un petit peu notre pierre à l'édifice
05:09et de faire en sorte que le football féminin évolue tant sur les terrains
05:14qu'au niveau des tribunes.
05:16Pendant le match, on m'assit entre Dominique, en charge des photos,
05:19et Richard, qui ne cesse de chanter pour encourager les joueuses
05:22et me détaille les règles de bonne conduite de l'association.
05:25On a des règles de fair play où on n'insulte pas les joueuses advertes,
05:30on n'insulte pas les arbitres, on n'insulte pas les supporters.
05:33On encourage pendant 90 minutes l'équipe.
05:36On a un total respect de tous les acteurs, que ce soit dans ou hors tribune.
05:41Et voilà, c'est vraiment un esprit fair play.
05:44qui se rapproche un petit peu du rugby.
05:47On est tous là en famille, on est là pour un moment de partage,
05:50pour un moment de fête, et on veut que tout le monde participe à ce moment,
05:54amène sa pierre à l'édifice et qu'on vive tous ensemble un grand moment.
05:58Vous pouvez me rappeler votre parcours à vous, qui est un peu particulier,
06:02puisque vous avez été fan de foot masculin avant de changer complètement ?
06:06Oui, oui, on est très nombreux à avoir été fan de foot masculin,
06:10et puis d'avoir passé rapidement et progressivement dans le football féminin.
06:15Parce que voilà, les filles sont beaucoup plus...
06:18Elles sont moins dans l'extravagance des hommes,
06:21elles ne sont pas dans la roublardise, dans la tricherie, et ainsi de suite.
06:25Et voilà, ce qui fait qu'on trouve plus d'attrait à regarder un match de foot féminin
06:29que d'un match de foot masculin, ça joue, c'est vivant, voilà, on sent une réelle émotion.
06:35Ouais !
06:40Centre d'Asseigny, but de Gauvin.
06:42Valérie ! Valérie ! Valérie !
06:47Le Blanc-Rouge !
06:51Je ne vous ai pas empêché de le voir ?
06:53Ah non, absolument pas, non.
06:56Le plus dur est fait, c'était marqué le premier but.
06:58On arrive en deuxième mi-temps, donc voilà, on a fait le plus dur.
07:02Maintenant, il faut continuer, marquer le deuxième but et se mettre à l'abri.
07:05Un peu gênée d'avoir presque fait rater le but à Richard,
07:07je décide de le laisser un peu tranquille et je me dirige vers Sylvie.
07:11Dans les années 70, elle faisait figure d'exception en jouant déjà au foot en équipe,
07:15à une époque où chez les femmes, ce sport était beaucoup moins populaire.
07:20J'ai joué à la VGA Saint-Maur et j'ai joué à Juvisy.
07:23Les deux équipes qui étaient les pionnières de l'Île-de-France à l'époque.
07:29C'était à quelle époque ?
07:31J'ai joué à partir de 77 et jusqu'à 87.
07:38De voir d'où nous, on est partis, où on n'avait rien et où maintenant,
07:43elles arrivent à remplir des stades de 45 000 personnes, c'est impressionnant.
07:49Vous auriez aimé pouvoir jouer en pro comme ça ?
07:52Oui, mais j'ai commencé trop tard.
07:54Moi, ça me plaisait bien.
07:56Mais maintenant, ce qu'il y a surtout, c'est qu'on crée des petites équipes avec des petites Benjamines.
08:04C'est magnifique de voir les filles qui ont un engouement déjà toutes jeunes
08:09et qui ont des formations vraiment extraordinaires.
08:14C'était dur à votre époque, à l'époque où vous jouiez en tant que femme, de jouer ?
08:18Oui, parce que souvent, les gens se manquaient un peu.
08:23On se faisait critiquer un petit peu.
08:26Mais on a tenu bon et on s'est battus.
08:29Parce qu'on a le droit aussi d'aimer le football et de jouer à notre manière.
08:35Après, on a toujours tendance à comparer les hommes et les femmes.
08:38Ce n'est pas comparable, ce n'est pas le même football, ce n'est pas la même chose.
08:41Mais c'est un autre football et c'est beau aussi.
08:45C'est magnifique.
08:49Est-ce que vous avez vu le reportage qui est passé sur le journal de Jean-Pierre Pernault ?
08:55Ça ne vous dit rien ? Attendez, si j'arrive à vous le montrer.
08:59Quelques belles images de ces premiers matchs, de cette première semaine,
09:02choisies par Michel Isard.
09:04C'est l'œil de Michel, regardez.
09:07Avec des gestes si délicats, au bout de doigts si fins,
09:10on peut comprendre que certains rêveraient d'être à la place de la balle.
09:15Mais l'essentiel est ailleurs, dans ce jeu léger de jambes,
09:20pour faire, comme les garçons, du tricot sur la pelouse.
09:25Une maille à l'endroit, une maille à l'envers.
09:31Ça vous inspire quoi ?
09:33Pourquoi comme les garçons ?
09:35Et pourquoi on ramène tout au tricot aussi ?
09:37Une maille à l'endroit, une maille à l'envers.
09:39Mais non, c'est pas ça le football féminin.
09:42Et il faut dire encore féminin, c'est dommage,
09:44parce que c'est du football et puis c'est tout.
09:47Il faut pas...
09:48Non, moi j'aime pas.
09:51Vous avez bon espoir qu'un jour,
09:53tous ces clichés-là, ils disparaissent complètement ou pas ?
09:56Il faut toujours vivre d'espoir.
09:58Ça fait vivre, il paraît.
10:00Alors, moi j'y crois.
10:03Après des prolongations victorieuses pour la France,
10:05je rencontre Françoise.
10:06Elle joue au foot depuis l'enfance avec ses amis,
10:08mais n'a jamais pu vivre de cours.
10:09D'abord parce qu'elle était une petite fille,
10:11et plus tard parce qu'elle était devenue mère.
10:13Vous regrettez pas ?
10:14Non, parce que j'en ai fait...
10:18Je suis quelqu'un qui n'avance pas avec des regrets et des remords.
10:21Donc si je n'ai pas fait ça, c'est que j'ai fait autre chose.
10:23Je lui parle de cet épisode
10:24où la première fois qu'une femme, Ada Egerberg,
10:27a gagné un ballon d'or en 2018,
10:30Martin Solveig avait voulu lui faire une petite blague.
10:33Mesdames et messieurs, Ada Egerberg !
10:43Est-ce que tu sais tout worker ?
10:44Non.
10:47Ok, alors on a choisi quelque chose d'autre.
10:51Le twerk est une danse sensuelle
10:53définie comme le fait de danser sur de la musique populaire
10:55de manière osée et provocante,
10:57en faisant des mouvements de hanches et en s'accroupissant.
11:00Vous étiez dit quoi à ce moment-là ?
11:03On a poussé un grand soupir,
11:05on s'est dit décidément,
11:06il y a encore du chemin à faire.
11:09Malgré les clichés qui ont la vie dure,
11:11Françoise et les autres membres de l'association
11:13espèrent que ce mondial et les relais médiatiques
11:16dont ils disposent pourront changer la donne.
11:19Oui, il y a un véritable engouement,
11:20mais c'est un public qui est complètement différent.
11:22C'est-à-dire que pour les garçons,
11:23c'est le papa qui emmène ses enfants,
11:26des creux vers le football,
11:27parce qu'il aime ça,
11:28il voudrait bien que son fils en fasse et tout.
11:29Pour les filles, c'est les petites filles
11:31qui amènent leurs parents
11:32qui ne connaissent pas forcément grand-chose,
11:34qui ne connaissent pas les règles.
11:35Il y a souvent des parents qui nous disent
11:36« Nous, on n'y connaît rien,
11:37mais la petite a voulu venir,
11:38donc on est venus. »
11:39C'est un public un petit peu différent,
11:41mais on espère qu'ils vont perdurer.
11:43Il y a de plus en plus de grandes marques aussi
11:46qui sponsorisent les filles,
11:48que ce soit dans les clubs de D1
11:49ou les équipes nationales.
11:51Il ne faut pas vouloir du jour au lendemain
11:53des salaires mirobolants pour les filles,
11:54mais c'est vrai qu'il faut quand même arriver.
11:57Si on veut que ce sport se développe
11:58et que la France ne reste pas à la traîne,
12:00notamment sur le plan européen,
12:01les clubs européens,
12:02il faut absolument que les jeunes femmes,
12:04qui sont des vrais athlètes,
12:06puissent se consacrer à 100% à leur sport.
12:09Et pas aller travailler,
12:10comme à Dijon,
12:11il y a une joueuse,
12:12elle est plâtrée et peintre,
12:13je crois,
12:14elle va faire sa journée
12:14et puis après,
12:15elle va à l'entraînement le soir.
12:16Ce n'est pas possible.
12:17Ce n'est pas possible d'avoir des résultats
12:18et de faire surtout monter le niveau
12:20parce qu'après,
12:21c'est sur le plan national,
12:22c'est au niveau de l'équipe de France
12:23que ça peut s'y retrouver.
12:24Aujourd'hui, pour vous,
12:25c'est ça le plus gros enjeu,
12:26c'est de faire en sorte
12:27que les femmes puissent vivre du foot ?
12:29Oui, il faut absolument professionnaliser.
12:31Et au niveau de la FED,
12:33je ne sais pas si les chiffres
12:34qui ont paru dans la presse sont vrais.
12:37Quand on voit le montant de leurs primes
12:38par rapport à celle des garçons,
12:40même si je suis absolument contre
12:42comparer les deux,
12:43pour l'instant,
12:44ce n'est pas du tout le même monde,
12:46mais quand même,
12:47il y a un écart quand même
12:48un petit peu honteux,
12:49on va dire,
12:50pour la France
12:50qui accueille la Coupe du Monde.
12:52Donc l'image qu'on veut donner,
12:54bon,
12:55oui, oui, d'accord,
12:56il y a de plus en plus de licenciés,
12:58mais il faut faire d'autres efforts
13:00au niveau de la FED.
13:01Tout à l'heure,
13:02vous avez dit,
13:02on ne devrait pas appeler ça
13:03foot féminin,
13:03on devrait appeler ça
13:04foot tout court.
13:06Mais est-ce que vous pouvez
13:07développer cette idée ?
13:08Pourquoi est-ce que c'est si important ?
13:10Parce que c'est le même sport,
13:11au départ.
13:12Alors,
13:13c'est la même valeur.
13:14Les filles,
13:14elles rentrent sur le terrain,
13:15elles ont la passion,
13:16comme les garçons,
13:17je pense,
13:17même si on a tendance
13:19à dire que maintenant,
13:20les hommes,
13:20du fait des salaires,
13:21exercent plus un métier
13:22qu'une passion.
13:25Les filles,
13:25c'est vraiment la passion.
13:26Donc,
13:27c'est le même sport.
13:29Donc,
13:29je ne vois pas pourquoi
13:29on fait la différence.
13:31Mais,
13:31comme ce n'est pas très connu,
13:33on est obligé
13:34de faire cette précision.
13:35C'est vrai.
13:36Alors,
13:36il ne faudrait pas dire
13:37football féminin,
13:38il ne faudrait pas dire
13:38football au féminin.
13:40Je ne sais pas
13:40quelle appellation
13:41trouver exactement,
13:42mais bon,
13:43il faudrait trouver autre chose.
13:45Et est-ce que vous vous définissez
13:46comme féministe
13:47ou pas du tout ?
13:48Un petit peu quand même.
13:49Oui,
13:50oui,
13:50un petit peu quand même.
13:51Et vous pensez
13:51que ce que vous faites là,
13:52l'investissement que vous mettez là-dedans,
13:54c'est aussi un peu
13:54du militantisme ?
13:56Un petit peu,
13:57mais dans tous les sports
13:57au féminin,
13:58parce que j'adore tous les sports.
13:59C'est vrai que j'ai une petite préférence
14:00pour le football,
14:01mais je suis énormément
14:02les sports
14:03et l'équipe de handball féminine
14:05aussi qui fait des résultats
14:06et qui mériterait
14:07d'être reçue à l'Elysée.
14:08Donc,
14:08rien qu'à ce niveau-là,
14:09il y a quand même
14:09des efforts à faire aussi.
14:11Oui,
14:11vous dites ça
14:11parce que l'équipe de France
14:13de football masculine
14:14a reçu la Légion d'honneur
14:15alors que le handball,
14:17c'est ça,
14:17où les femmes avaient gagné
14:18l'année d'avant,
14:19elles n'ont rien.
14:20Je ne sais même pas
14:21si elles ont été reçues
14:22à l'Elysée,
14:23je n'en ai pas souvenir.
14:25Mais il ne faut pas
14:26faire de différence
14:26entre le sport féminin,
14:28c'est plus général,
14:29et le sport masculin
14:30quand il y a des super résultats
14:32aussi.
14:33Parce qu'on sait
14:33que la vie des athlètes féminines
14:36ne sont pas simples.
14:37On en a parlé,
14:38il y a eu des articles
14:39sur le report des maternités,
14:41ce genre de choses.
14:43Donc,
14:43il faut en prendre conscience.
14:44Je ne vois pas pourquoi
14:45une femme ne pourrait pas
14:46avoir des enfants à 22 ans.
14:47Elle ne pourrait pas
14:48après reprendre son sport.
14:51Mais pour ça,
14:52il faut qu'elle soit professionnelle
14:53parce qu'il faut lui donner
14:53les moyens de revenir
14:54aussi à un certain niveau.
14:59Claudia,
14:59est-ce que le foot
15:00est devenu au fil des années
15:01un sport de plus en plus
15:02accessible aux femmes ?
15:03En fait,
15:03plus ou moins
15:03parce que les équipes féminines
15:04de foot étaient assez populaires
15:06dans les années 20.
15:07Finalement,
15:07tout ça est un peu tombé
15:09entre les deux guerres
15:10et c'est réapparu
15:11à la fin des années 60.
15:13Il se trouve que depuis,
15:14il y a effectivement
15:15de plus en plus de femmes
15:16qui pratiquent le football.
15:17mais à la Fédération française
15:18de football,
15:19il y a 2,2 millions de licenciés
15:20dont seulement 165 000 femmes.
15:22Et on entend évidemment
15:23toujours des histoires
15:24de femmes ou de filles
15:25qui ne peuvent pas s'inscrire
15:26pour plein de raisons
15:27mais essentiellement
15:28parce qu'il n'y a pas assez
15:29d'autres femmes
15:30dans certains clubs.
15:30Merci Claudia Prolongeau.
15:40Cote Source est le podcast
15:42d'actualité du Parisien
15:43Productions Jeanne Boézek
15:45Réalisation et mixage
15:46Benoît Laure
15:51N'oubliez pas de vous abonner
15:52sur votre application
15:53de podcast préférée
15:54comme Apple Podcast
15:55ou Google Podcast
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