00:00 Je suis Lucille Guillotin, je suis journaliste à France Télévisions et je commente les
00:03 matchs pour la coupe du monde de foot féminin.
00:05 Je fais 11 matchs sur 32.
00:07 J'étais stressée comme les joueuses pour leur premier match.
00:15 Non, une fois que ça commence, on est content que ça démarre déjà.
00:19 Et puis ce premier match, c'est soldé par une surprise, la victoire de la Nouvelle-Zélande
00:24 contre la Norvège, donc c'est plutôt chouette.
00:25 Il y a eu pas mal d'occasion.
00:28 C'était un match plutôt vivant, donc une bonne première.
00:31 Moi, je me suis préparée comme je préparais les autres matchs quand je commentais en radio,
00:40 c'est-à-dire les résultats des équipes, les joueuses.
00:44 On repère 3 ou 4 joueuses majeures de chaque sélection parce qu'on sait que ce sont
00:51 elles qui vont faire la différence, ce sont elles qui vont avoir un petit coup de génie
00:56 à un moment, donc c'est important d'avoir des données sur elles.
00:58 Le reste, d'avoir une idée un petit peu de où on va aller avec telle ou telle sélection,
01:03 comment elle joue.
01:04 La comparaison, c'est ce qui m'agace le plus.
01:13 On ne compare pas trop le hand masculin, le hand féminin, le basket, un peu dans le rugby,
01:18 mais dans le foot, c'est tellement, tellement exacerbé.
01:22 Encore une fois, ça se joue sur un terrain, à mon once, ce sont les mêmes règles.
01:26 Oui, ce sont des femmes, pas des hommes.
01:29 Pourquoi devrait-on comparer ? Je vous pose la question.
01:32 De montrer que j'ai cette passion au même titre qu'un homme, je pense que c'est aussi
01:43 le message que veut faire passer France Télévisions, c'est-à-dire qu'une femme au commentaire
01:48 peut procurer les mêmes émotions qu'un homme, a la même passion qu'un homme.
01:51 Après, pour être très honnête, je pense que les commentaires, il y en aura toujours.
01:54 C'est évident, parce que les mentalités ne vont pas changer aussi vite que ça.
01:59 Je suis vieille, j'ai 44 ans, donc dans les années 80, il n'y avait pas beaucoup de
02:10 filles qui jouaient au foot.
02:11 Mais j'étais dans un village, du côté de Caen, où on était plusieurs à vouloir
02:16 jouer.
02:17 J'avais commencé, j'avais 7 ans, en Benjamin, à Caen-Berne-Pleine, et ça m'a tout de
02:21 suite plu.
02:22 J'ai commencé dans des équipes de garçons, ensuite j'ai vu dans des équipes de filles.
02:25 Après, j'ai beaucoup travaillé, je travaillais les week-ends en faisant du journalisme.
02:30 J'ai dû arrêter, mais j'ai vécu des belles émotions à mon petit niveau.
02:35 Mais ça reste du foot, même le football amateur, c'est fouette.
02:39 Ce que j'aurais rêvé, mais malheureusement il fait du cinéma, c'est commenter un match
02:47 avec Eric Cantona.
02:48 C'est un joueur que j'ai adoré, vraiment adoré dans ma vie.
02:54 Ça aurait été un match avec Manchester United, quand ils jouaient avec United, c'est
03:00 plus possible.
03:01 Mais aujourd'hui, un match du Racine en finale de Coupe d'Europe, peut-être une fois,
03:07 peut-être on verra.
03:08 C'est un match qui est très important pour moi.
03:09 Je suis très content de jouer avec ce joueur.
03:10 Je suis très content de jouer avec lui.
03:11 Je suis très content de jouer avec lui.
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