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  • il y a 2 jours
Deux combattants, ou deux combattantes, face à face, dans une cage. Coups de poings, coups de pieds, coups de genoux, coups de coudes et coups au sol sont permis. Puis arrive la victoire par KO, ou la décision des juges de stopper le combat pour protéger « l’intégrité » du dominé. Ce sport, s’appelle, le MMA, un sigle anglais qui signifie en français « Arts Martiaux Mixtes ». Dans l’Union Européenne, la France était le dernier pays à l’interdire au niveau professionnel alors alors que cette pratique est de plus en plus populaire et compte 30 à 50 000 adeptes. Au mois de juin, la ministre des sports, Roxana Maracineanu a promis sa reconnaissance à partir du premier janvier 2020. Pour découvrir ce sport, et comprendre ce que cette légalisation, va changer, Clawdia Prolongeau s’est rendue au MMA Factory à Paris. Reportage. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Jeanne Boezec et Isabelle Field - Réalisation et mixage : Alexandre Ferreira - Musiques : François Clos pour Binge Audio - Identité graphique : Upian - Archive : RMC Sport.

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Transcription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:14Deux combattants ou deux combattantes, face à face, dans une cage.
00:18Coup de poing, coup de pied, coup de genou, coup de coude, coup au sol,
00:22tout cela est permis, victoire par KO, décision des juges ou immobilisation.
00:27Ce sport s'appelle le MMA, un sigle anglais, Arts Martiaux Mixtes en français.
00:32Dans l'Union Européenne, la France était le dernier pays à l'interdire au niveau professionnel,
00:36alors que cette pratique est de plus en plus populaire, entre 30 000 et 50 000 adeptes.
00:41Au mois de juin, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu,
00:44a promis la reconnaissance du MMA professionnel et amateur en France à partir du 1er janvier 2020.
00:52Pour découvrir ce sport et comprendre ce que cette légalisation va changer,
00:56Claudia Prolongeau s'est rendue au MMA Factory à Paris.
01:09Je suis tout près du bois de Vincennes, boulevard Pognatowski, dans le 12e arrondissement à Paris.
01:15C'est là que se trouve le plus gros club de MMA de France.
01:18Il a été fondé en 2013 par Fernand Lopez, qui m'a proposé de venir aujourd'hui
01:24pour assister à un cours qu'il donne à des professionnels.
01:28En passant la porte, on tombe directement sur l'immense cage où les combattants s'affrontent,
01:33qu'on appelle aussi octogones et qui caractérisent le MMA.
01:36Les premiers arrivés s'échauffent dans une ambiance bonne enfant avant le début du cours.
01:41Sur le côté, quelques appareils de musculation servent de siège à ceux qui sont venus, comme moi, observer la séance.
01:48Fernand Lopez est déjà là.
01:49Quand je lui demande comment il en est arrivé au MMA, il me répond qu'à l'origine de tout
01:54ça, il y a un accident.
01:56Je viens d'un métier complètement différent.
01:59J'étais dans l'électrotechnique, je faisais du sport de combat, je faisais de la lutte à un haut niveau,
02:05je faisais du rugby à un haut niveau et l'un de ces deux sports m'a valu une hernie
02:11discale.
02:12Du coup, j'ai été sur le point d'être sur une chaise roulante puisque j'avais un disque qui
02:17sectionnait ma moelle épinière.
02:19Donc, j'ai passé un examen où ma rhumatologue m'a demandé tout de suite de prendre contact avec le
02:24chirurgien.
02:25J'ai eu la chance d'être opéré par le professeur Gérard Saillant.
02:29Du coup, j'ai fait trois années sans faire de pratique sportive.
02:33Et petit à petit, j'ai repris le sport et j'ai cherché un sport où je pourrais avoir le
02:40contrôle des actions.
02:45Ce que je vais dire par là, c'est que quand vous jouez au rugby, quand vous avez la balle,
02:50vous avez ce qu'on appelle le droit à la charge.
02:52Le joueur qui arrive en face de vous a le droit de vous mettre un plaquage.
02:55Vous ne pouvez pas le stopper en fait ce plaquage, vous ne pouvez pas dire stop, pose, pousse, non.
03:00J'ai découvert un sport qu'on appelait le grappling.
03:03Ce sport-là permet de faire de la lutte.
03:05Mais si jamais on a mal quelque part, on fait une tape sur le corps de l'autre et l
03:11'autre comprend qu'on s'arrête.
03:20Donc, vous êtes arrivé sur le MMA en fait pour vous protéger des coups trop violents.
03:24Exactement.
03:24C'est que les gens dans la vie confondent la violence avec le sensationnel.
03:30Quand vous vous coupez parce que vous avez pris un coup de cou dans un MMA, ça saigne beaucoup parce
03:35que le crâne, il est beaucoup vascularisé.
03:38Mais en gros, ce n'est pas la blessure qui fait mal.
03:40Les véritables blessures, elles sont sourdes.
03:42Moi, j'ai une fille, si vous me demandez de la mettre au rugby, il n'y a aucune chance
03:45que ça arrive.
03:46Parce que le rugby, effectivement, ça ne saigne pas beaucoup.
03:49Mais il y a vraiment de la casse.
03:51Et on est en train de confondre ça avec un sport qui est beaucoup plus sensationnel parce qu'il y
03:55a l'octogone, parce que c'est spectaculaire.
03:57Et quand ça saigne, du coup, on...
03:59Mais en réalité, non.
04:00Deux jours à peine, c'est cicatrisé.
04:02Et puis, il n'y a plus rien.
04:08Pour donner son cours, Fernand Lopez monte sur une grande marche de bois qui lui permet de surplomber la cage.
04:14Et il n'en descend plus.
04:16Dans l'octogone, 14 hommes et 3 femmes combattent à un contre-un.
04:20Fernand Lopez leur lance des conseils et envoie toutes les 5 minutes le coup de sifflet qui stoppe l'affrontement.
04:25A deux ou trois reprises, un combattant fait mal à son adversaire.
04:29Tous s'arrêtent alors immédiatement et le concerné s'excuse tout de suite sous les sifflets moqueurs de ses camarades,
04:34même si techniquement, son geste est parfait.
04:39Vous vous êtes fait mal au cou.
04:41Je me suis fait mal au cou, malheureusement.
04:44On m'a mis en fait un direct un peu fort.
04:46J'étais beaucoup plus relâché.
04:48J'avais la mâchoire ouverte, j'étais relâché.
04:50Du coup, mon cou a pris un petit coup, mais ça rien n'est grave.
04:52Il y a un kiné qui arrive et on va voir ce qu'il en est.
04:55On n'a pas les mêmes gants qu'en boxe anglaise ou en kickboxing ou en muay thai.
05:00C'est des mittens avec les doigts libres, du coup, pour pouvoir accrocher, pour pouvoir gripper, pour être capable.
05:06Ça veut dire que les coups sont plus forts ou pas ?
05:08Pas forcément plus forts.
05:10Pas forcément plus forts, non.
05:12C'est juste qu'on a besoin des mittens.
05:14On ne peut pas attraper avec des gants de boxe.
05:16C'est juste pour ça.
05:17Mais les coups ne sont pas forcément plus forts.
05:21Et ça va changer quoi pour vous que ça soit légalisé en compétition en janvier ?
05:26On va pouvoir boxer devant notre public déjà.
05:28C'est cool.
05:29Pas aller toujours en terrain ennemi, entre guillemets.
05:33Là où on ne nous connaît pas, là où on ne supporte pas.
05:36Donc déjà, c'est un premier point.
05:38Et puis après, pour faire grandir le sport français, c'est intéressant.
05:42Les athlètes français performent beaucoup à l'étranger.
05:45Et c'est dommage qu'on ne le reconnaisse pas chez nous.
05:48C'est surtout ce besoin de reconnaissance.
05:54Une des choses qu'on entend sur le MMA, notamment pour les personnes qui ne veulent pas que ça soit
05:58autorisé en France,
05:59c'est que c'est un sport où il n'y a aucune règle et qu'on fait absolument ce
06:03qu'on veut
06:03et qu'on frappe les autres sans règle.
06:06Or, il y a des règles.
06:07Est-ce que vous pouvez nous les donner ?
06:10Les règles, si je commençais à vous les citer, on en aurait pour la journée.
06:14Il y a une quarantaine de règles qui viennent protéger le pratiquant des MMA.
06:19Le MMA est probablement, sur les sports de combat, l'un des sports les moins permissifs.
06:23Les gens confondent le fait qu'on appelle le MMA combat libre
06:27et du fait qu'on considère que le combat libre est un sport
06:30où on peut faire tous les autres sports de combat autorisés,
06:33mais pas parce qu'il est libre de la liberté de faire ce qu'on veut dans ce sport.
06:38On n'a pas le droit de mettre les doigts dans les yeux, on n'a pas le droit de
06:40tirer les cheveux,
06:41on n'a pas le droit de frapper la gorge, on n'a pas le droit de frapper le parti
06:43intime,
06:44on n'a pas le droit de frapper sur l'axe de la colonne vétérale,
06:47on n'a pas le droit de boucher les orifices respiratoires,
06:49on n'a pas le droit de...
06:51Enfin, c'est vraiment très cadré.
06:53Pour faire simple, en boxe anglaise, si vous prenez un KO, on vous remet debout,
06:58on compte 10 secondes, vous reprenez un KO, on vous remet debout, on compte 10 secondes.
07:01En MMA, si vous prenez un KO, même pas un KO, ce qu'on appelle un knock-down,
07:06il y a un coup qui vous fait chuter rapidement, on arrête le combat.
07:12Le MMA n'est pas plus violent qu'un autre sport de combat légalisé,
07:15ce sont les paroles de la ministre.
07:16En juin, Roxana Maraciné-Anou, ministre des Sports, a annoncé que dès le 1er janvier 2020,
07:23le MMA existerait en France en tant que pratique sportive professionnelle et amateur.
07:28Cette discipline porte de manière injustifiée cette idée de violence extrême,
07:34alors que par rapport à d'autres sports, ce n'est pas plus violent que d'autres sports aujourd'hui
07:39qui sont légaux en France et dans le monde.
07:41Et d'autre part, plus on aura aussi de disciplines susceptibles de canaliser toute cette énergie de notre jeunesse,
07:51toute cette volonté aussi d'exister et toute finalement cette possibilité d'exister et d'être mis en valeur.
07:57Ce sera d'autant mieux, surtout que le MMA porte déjà en lui cette possibilité,
08:02puisqu'il y a déjà des compétitions retransmises, une valorisation des sportifs.
08:06Donc ce serait dommage qu'on s'en passe et qu'on en fasse fine ou en France pour des
08:11raisons finalement qui ne sont pas justifiées.
08:17Au MMA Factory, 400 adhérents viennent exclusivement pratiquer cette discipline.
08:22Quand la salle est ouverte en 2013, elle comptait 10 jeunes,
08:25contre aujourd'hui 150 enfants et adolescents adeptes du MMA.
08:32Il y a un autre élément qui fait beaucoup débat, c'est la cage qu'on voit là.
08:36Est-ce que vous pouvez nous expliquer à quoi ça sert ?
08:38La cage, c'est un espace de combat.
08:40C'est comme si je vous demandais à quoi sert la piscine.
08:44La piscine, c'est un espace de natation.
08:46Le tatami, c'est un espace de judo.
08:49Le tapis de lutte, c'est un espace de lutte.
08:51Le ring, c'est un espace de boxe.
08:53La cage ou l'octogone, c'est un espace de combat pour l'OMMA.
08:57Comment est-ce qu'elle construit l'espace de combat ?
09:00La définition de la boxe, c'est-à-dire que c'est un sport de combat
09:03où on doit toucher sans être touché, avec un temps limité et un espace délimité.
09:09C'est la même notion sur l'OMMA.
09:11Le temps, il est limité de 5 minutes et l'espace, il est délimité par l'octogone.
09:16Parce qu'on pourrait avoir non seulement de la percussion,
09:19donc ça suffiraient les rings, mais il y a de la projection.
09:23À partir du moment où on a un sport de projection,
09:25on prend les risques, on l'a vu, celui des galas de pancrasse,
09:28qui est l'espèce de combat de MMA édulcoré,
09:31des gens passés par les cordes et se faire casser le crâne un peu plus bas.
09:35Et donc du coup, on a cette cage-là où les athlètes de MMA vous diront
09:38qu'ils se sentent le plus confortables possible.
09:45Qu'est-ce qui vous plaît dans ce sport ?
09:47C'est le sentiment d'être un poisson dans l'eau dans la cage, vraiment.
09:49Non, lors de mon premier combat, on ne savait vraiment pas ce que ça allait donner
09:53et je me suis senti vraiment comme un poisson dans l'eau pendant une minute 45
09:56parce que ça s'est terminé assez vite.
09:58Vous avez trois rounds de cinq minutes avec une minute de repos entre chaque.
10:01Mais comme je vous ai dit, mon premier combat s'est terminé en moins de deux minutes.
10:05L'arbitre a arrêté le combat tout simplement parce que j'ai soumis mon adversaire
10:09et donc il a admis que j'avais le dessus et il a tapé,
10:13signe de dire que j'abandonne en fait tout simplement.
10:16Donc là, j'ai gagné par soumission.
10:18Sinon, vous avez TKO.
10:19TKO, c'est quoi ?
10:20C'est quand l'arbitre décide de stopper le combat pour l'intégrité physique de l'adversaire.
10:23Soit l'adversaire abandonne, soit l'arbitre décide que...
10:26Décide d'arrêter si l'adversaire n'a pas envie d'abandonner
10:28mais que son intégrité physique est en jeu tout simplement.
10:32Si en janvier 2020, on peut faire des combats en France,
10:35des combats professionnels en France, qu'est-ce que ça change pour vous ?
10:39Pour nous, pour l'OMMA Factory, pas grand-chose.
10:43Parce qu'on...
10:44L'OMMA Factory a une grosse avance sur la plupart des salles
10:48du fait qu'on s'est professionnalisé avant le temps.
10:50Aujourd'hui, ici au MMA Factory,
10:53tous les athlètes, on a 70 combats, un peu partout à travail au moins.
10:58Du coup, à partir du moment où on a la compétition,
11:01il n'y a plus rien qui nous manque.
11:02On a la vie associative qui fonctionne très bien depuis le début.
11:06La grosse différence, c'est ça que dorénavant,
11:07nos athlètes vont pouvoir faire de la compétition chez eux.
11:11C'est vrai, c'est plaisant d'aller à l'étranger,
11:13d'être le porte-rapeau de la France,
11:16mais quand on est chez soi, c'est différent.
11:18Vous aurez des parents qui vont faire le...
11:20parce qu'il y a juste un bus à prendre,
11:21parce qu'il y a un mètre à prendre,
11:22et donc c'est ça la plus grosse différence.
11:25La reconnaissance, ce n'est pas ça la réalité.
11:27Le vrai problème, c'est la normalisation du MMA,
11:30qui est importante.
11:31La normalisation, c'est quoi ?
11:33C'est que quand vous êtes inscrit sur la liste de haut niveau
11:35dans tout autre sport de combat,
11:37vous entrez dans la liste de l'État,
11:39qu'on appelle la liste de haut niveau.
11:40Vous pouvez bénéficier de certaines facilités
11:43pour passer des diplômes.
11:44Vous bénéficiez des aides de l'État,
11:46des aides de la région, des aides de...
11:48Voilà.
11:48Et cette reconnaissance-là,
11:50celle-là de reconnaissance,
11:52de normalisation du sport,
11:53c'est de ça qu'on parle.
11:54Tous les sports sont assujettis
11:56à l'obligation de qualification,
11:57qui dit que si vous voulez enseigner le karaté,
12:00vous devez être diplômé en karaté.
12:02On ne bénéficie pas encore de ça.
12:04On espère qu'il y aura une écriture de loi
12:07sur le code du sport
12:08qui va nous permettre, nous,
12:09d'avoir aussi un diplôme intitulé MMA.
12:16En France, comme dans le reste du monde,
12:18le MMA compte de plus en plus de pratiquants.
12:20Parmi les professionnels français,
12:22peu parviennent à en vivre
12:23et la plupart cumulent plusieurs emplois,
12:25mais certains s'extraient du lot.
12:26C'est le cas de Mansour Barnaoui.
12:28En juin dernier,
12:29il a remporté l'un des plus gros tournois
12:31de MMA en Corée du Sud,
12:33récompensé par un million de dollars.
12:35Je le retrouve dans un café de Malakoff,
12:37où il vit et rêve, comme les autres,
12:39de pouvoir combattre un jour en France.
12:41Je suis Nantes-Tunisie,
12:41mais je suis arrivé à l'âge de deux semaines en France.
12:43Donc, je ne me considère qu'en français.
12:46Mes frères sont tous français.
12:47En fait, toute ma famille est française,
12:49à part ma mère, qui n'a pas demandé.
12:51Et moi, parce qu'en gros,
12:53je n'ai pas de contrat français.
12:54Depuis l'âge de mes 18 ans,
12:56j'étais professionnel à l'étranger
12:58et pas en France.
12:59Depuis ça, on m'a refusé de nationalité.
13:02Et donc, une fois que le MMA sera autorisé en France,
13:04vous demanderez la nationalité française ?
13:06Seulement, oui.
13:08Seulement.
13:09Oui, j'ai toujours combattu à l'étranger,
13:10vu que c'est interdit ici.
13:11Et moi, mon kiff,
13:12c'est vraiment de combattre devant ma famille,
13:14mes amis.
13:15On attend tout ça, en fait.
13:17Moi, je combattais pour les Russes,
13:19les Polonais,
13:21les Canadiens.
13:23Et en fait, j'ai combattu un peu partout dans le monde.
13:24J'ai plus de notoriété à l'étranger qu'en France.
13:27Et ça représenterait quoi pour vous,
13:28de pouvoir combattre pour la France ?
13:30Tout.
13:31Ça représente tout.
13:33C'est un honneur déjà pour moi,
13:34de combattre devant ma famille et mes amis.
13:36Et en France,
13:37pour savoir qui est le meilleur français dans l'MMA,
13:40mais ce serait le top.
13:51Claudia, est-ce que les opposants à la légalisation du MMA sont encore nombreux ?
13:55J'ai l'impression qu'ils le sont de moins en moins.
13:57Les raisons pour lesquelles le MMA a une image sulfureuse en France,
14:00on l'a dit,
14:01c'est parce qu'il permet des coups de poing,
14:03des coups de pied,
14:03des coups de genoux,
14:04des coups de coude,
14:05qu'il y a des coups qui sont donnés au sol
14:06et que tout ça se fait enfermer dans une cage.
14:09C'était une idée qui était vraiment insupportable
14:11pour Thierry Braillard,
14:12qui était secrétaire d'État au sport sous Hollande.
14:14Il avait même pris en octobre 2016
14:15un arrêté interdisant clairement toute compétition de MMA.
14:19Mais depuis l'élection d'Emmanuel Macron,
14:21l'ancienne ministre des Sports, Laura Flessel,
14:23a, elle, amorcé le tournant.
14:24Et c'est donc, on l'a dit,
14:25Roxana Maraciné-Anou,
14:27la ministre des Sports actuelle,
14:28qui va se charger de légaliser cette pratique.
14:30Concrètement, comment ça va se passer ?
14:31Une fédération va être créée ?
14:32Le ministère a lancé un appel auprès des fédérations
14:35pour prendre en charge ce sport de combat.
14:37Celles qui sont intéressées
14:38pourront remettre leur dossier d'ici au 27 septembre.
14:41Et celles qui sera retenues
14:42obtiendront dès le 1er janvier 2020
14:44une délégation pendant deux ans.
14:46Pour l'instant,
14:47il y a cinq fédérations candidates,
14:48celles de kickboxing et de muay thai,
14:50de karaté, de lutte, de judo et de boxe française.
14:53On devrait donc savoir laquelle est choisie le 31 décembre.
14:56Et à partir de ce moment-là,
14:57pendant deux ans,
14:57elle sera aussi en charge du MMA.
15:04Merci, Claudia Prolongeau.
15:10Code Source est le podcast d'actualité du Parisien.
15:13Production Jeanne Boézek et Isabelle Field.
15:16Réalisation et mixage, Alexandre Ferreira.
15:19Vous pouvez retrouver tous les épisodes
15:20sur le site du Parisien,
15:22sur les applications de podcast
15:23et les plateformes comme Deezer ou Spotify.
15:26Si vous voulez échanger avec nous,
15:27c'est sur Twitter
15:28ou par mail
15:29codesource
15:30at leparisien.fr
15:32Et pendant les vacances,
15:34entre le 24 juillet et le 21 août,
15:36Code Source passe en hebdomadaire
15:38avec une série d'été sur les bandits,
15:41cinq portraits de grands bandits français.
15:43Premier épisode dès mercredi,
15:45Redouane Faïd, le cinéphile.
15:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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