Passer au playerPasser au contenu principal
A 69 ans, l’ancien espion aujourd’hui président de la fédération de Russie rêve de reconstituer la grande URSS de Staline. Portrait.

Dans ce podcast : Jusqu'où ira Vladimir Poutine c'est la question que tout le monde se pose et dont personne n'a la réponse. Chez Code source nous avons choisi aujourd'hui de retracer son parcours, un résumé de sa vie et de son action à la tête de la Russie depuis la toute fin de l'année 1999 en tant que président ou en tant que premier ministre.
Vladimir Poutine est né le 7 octobre 1952 à Leningrad l'ancien Saint Pétersbourg. Il grandit dans un milieu très modeste, ses parents sont des ouvriers, selon les versions son père a travaillé dans une usine d'armement d'autres versions parlent d'une usine qui fabriquait des wagons de chemin de fer. Le jeune Vladimir est en quelque sorte livré à lui-même il joue avec les gosses du quartier, c'est plutôt de la bagarre et il se définit lui-même dans cette période comme une racaille quelqu'un qui vit selon les lois de la rue. Quand il est en sixième il découvre le judo et ça va beaucoup changer pour lui…

Pour en savoir plus : https://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/vladimir-poutine-de-lespion-du-kgb-au-president-tsar-09-03-2022-GNEISNPME5ETJARBETLZSRPQXM.php

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Clara Garnier-Amouroux, Raphaël Pueyo et Sarah Hamny - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian

Archives : Franceinfo, INA, The Guardian, Comité International Olympique, Euronews.

#Poutine #KGB #URSS

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Jusqu'où ira Vladimir Poutine ? C'est la question que tout le monde se pose et dont personne n
00:18'a la réponse.
00:19Chez Codesource, nous avons choisi aujourd'hui de retracer son parcours, un résumé de sa vie et de son action,
00:25à la tête de la Russie depuis la toute fin de l'année 1999 en tant que président ou en
00:31tant que Premier ministre.
00:32Cet épisode de Codesource est raconté par Henri Vernet du service politique du Parisien et notre invitée,
00:38Carole Grimaud-Potter, elle est professeure de géopolitique de la Russie à l'université de Montpellier et elle répond à
00:44nos questions à distance.
00:59Henri Vernet, Vladimir Poutine, vous l'avez vu à plusieurs reprises.
01:03La première fois, c'était en 2004, en Russie, à Sochi, lors d'un déplacement du président Jacques Chirac.
01:10Qu'est-ce qui vous a frappé ?
01:11Le côté compact du personnage. Il est campé sur ses jambes, il est ferme, il ne scie pas.
01:17Déjà à l'époque, il l'entourait d'un côté un peu sulfureux.
01:19C'est l'ancien espion, l'ancien colonel du KGB. Et là, ce qui me frappe, c'est une espèce
01:24de brutalité contenue.
01:27On est en pleine guerre de Tchétchénie. La France, elle, est en prise avec des affaires d'otages en Irak.
01:34Et quand Poutine parle de ces questions de terrorisme, il répond à un journaliste français qui lui pose la question.
01:41Et il dit « Mais comment est-ce que vous réageriez, vous, si on venait comme ça violer, tuer votre
01:45soeur, vos parents ? Qu'est-ce que vous feriez ? »
01:46Il y a une façon de dire ça qui, évidemment, n'est pas le style habituel d'un président.
01:52Alors, on va voir ensemble qui est le dirigeant russe.
01:55Henri Vernet, Vladimir Poutine est né le 7 octobre 1952 à Leningrad, l'ancienne Saint-Pétersbourg. Dans quel milieu est
02:02-ce qu'il grandit ?
02:03Un milieu très modeste. Ses parents sont des ouvriers.
02:06Alors, selon les versions, son père a travaillé dans une usine d'armement.
02:09D'autres versions parlent d'une usine qui fabriquait des wagons de chemin de fer.
02:12Et donc, le jeune Vladimir, là-dedans, il est en quelque sorte livré à lui-même.
02:16Il joue avec les gosses du quartier. Quand je dis qu'il joue, c'est plutôt qu'il se bagarre.
02:19Il se définit lui-même dans cette période comme une racaille, quelqu'un qui vit selon les lois de la
02:24rue.
02:24Quand il est en sixième, il découvre le judo.
02:27Et ça va beaucoup changer pour lui parce que Poutine, il a beau avoir cette espèce de compacité,
02:31en même temps, c'est un petit gabarit.
02:33Et souvent, il se fait un petit peu harceler par les enfants de son âge,
02:36sauf qu'en découvrant le judo, il va pouvoir riposter.
02:39D'ailleurs, plus tard, il impressionnera des camarades étudiants en mettant KO deux jeunes
02:44qui importenaient une jeune fille en arrêt de bus.
02:47Carole Grimaud-Potter, Vladimir Poutine, fait des études de droit.
02:50Et son diplôme en poche en 1975, quand il a 23 ans, il se fait recruter par le KGB,
02:56le principal service de renseignement du RSS.
02:58Il se marie en 1983.
03:01Et avec sa femme, Ludmilla, en 1985, deux ans plus tard,
03:05il part vivre en Allemagne de l'Est, en RDA, à Dresde.
03:09Que fait-il là-bas ?
03:11Alors, son rôle, le rôle qu'il a occupé en RDA, donc au sein du KGB,
03:16n'a pas été un rôle très important.
03:19Il est occupé, il est chargé de recruter des étudiants
03:21afin de les envoyer à l'Ouest.
03:24Ce n'était pas un poste important.
03:26Mais en attendant, il était dans une situation privilégiée en Allemagne.
03:30C'est-à-dire qu'il bénéficiait de certains avantages et privilèges,
03:33une voiture, des équipements ménagers très peu répandus,
03:36donc à l'époque, dans le reste de l'Union soviétique.
03:39En 1989, dans la nuit du 9 novembre, c'est la chute du mur de Berlin.
03:44Le mur de Berlin-Est est, ce soir, une masse de béton couverte de graffiti
03:49et sur laquelle des milliers de jeunes berlinois de l'Ouest sont juchés.
03:53Que se passe-t-il pour lui, concrètement, à ce moment-là ?
03:57D'un seul coup, il voit des Allemands, des jeunes manifestants,
03:59qui rentrent dans sa résidence et qui, en quelque sorte,
04:02s'apprêtent à prendre le contrôle de la mission soviétique.
04:05Et là, Vladimir Poutine fait preuve de beaucoup de son froid.
04:08Le colonel, il sort son arme d'ailleurs, il pointe, je crois qu'il tire même vers le ciel
04:13pour expliquer qu'il n'est pas question de venir comme ça s'emparer d'un bâtiment
04:17qui recèle quand même beaucoup de secrets du KGB en Allemagne de l'Est,
04:22donc qui dissuade les manifestants d'entrée.
04:23Alors il minimise son rôle, il dit que lui, il n'est que l'interprète.
04:26Mais il tient bon et il garde cette bâtisse.
04:30Les heures qui suivent, il va s'empresser de détruire systématiquement
04:34tous les documents qui ont été accumulés pendant des décennies,
04:38toutes les bases d'œuvres de l'Astasie et du KGB réunis.
04:43Carole Grimaud-Potter, pour lui, l'effondrement de l'URSS
04:46qui a suivi la chute du mur de Berlin
04:49et ce qu'il s'est passé de pire au XXe siècle.
04:52Expliquez-nous ça.
04:53Vladimir Poutine a fait partie de cette caste très privilégiée au sein du système communiste
05:00et il a dû partir, il a dû retourner vers la mère patrie
05:03et abandonner derrière lui ses avantages.
05:07Donc du point de vue personnel, c'est un effondrement.
05:09Du point de vue géopolitique, il considère l'URSS comme ce vaste empire
05:16qui a perdu pratiquement un quart de son territoire
05:18avec toute une diaspora russe qui devient une minorité dans ces espaces-là.
05:24Donc c'est un effondrement de sa vision de l'URSS,
05:28la vision de cet empire non négligeable.
05:32Henri Vernet, après la chute du mur, Vladimir Poutine rentre en Russie
05:36où il va devenir, dès le début des années 90,
05:39adjoint au maire de sa ville natale, Leningrad,
05:42redevenu en 1991 Saint-Pétersbourg.
05:45Et en 1992, quand il a 39 ans,
05:48il se met en scène dans un film documentaire
05:51dans lequel il raconte son passé au sein du KGB.
06:02Il préfère maîtriser sa communication.
06:04Il sait bien que le KGB, c'est tout ce qui est honni dans l'ancienne URSS
06:08qui vient de s'effondrer, c'est l'anti-liberté.
06:11Donc il veut apparaître comme un personnage
06:13qui certes a servi cette organisation,
06:16mais disons à l'étranger, de manière plus valorisante.
06:20Le film d'ailleurs s'appelle Vlast,
06:22c'est-à-dire le pouvoir.
06:24Et on y voit finalement un Poutine colonel assez fringant du KGB
06:28avec lequel, il le souligne très précisément,
06:32il a rompu et prêt en quelque sorte à s'engager
06:35dans une Russie beaucoup plus moderne économiquement
06:38et pourquoi pas politiquement.
06:40Le maire de Saint-Pétersbourg, Anatoly Sobchak,
06:43perd les élections en 1996.
06:45Mais à partir de cette date-là, sur recommandation,
06:48il va travailler pour le président Boris Yeltsin
06:51qui lui confie plusieurs missions de confiance,
06:54comme la gestion de tous les biens de la présidence
06:56ou encore la gestion des relations avec les régions.
06:59Carole Grimaud-Potter, en juillet 1998,
07:02il est nommé directeur du FSB,
07:05le service de renseignement qui a remplacé le KGB.
07:08C'est une ascension spectaculaire.
07:11Est-ce que l'on sait pourquoi il est monté aussi vite ?
07:14On peut penser que cette ascension assez spectaculaire
07:17a été possible en raison de ses relations anciennes
07:21qu'il avait au sein du KGB
07:23et ses nouvelles relations à Saint-Pétersbourg.
07:26Bien sûr, la rencontre qu'il a faite avec Boris Yeltsin
07:29a bien sûr permis cette ascension
07:31puisque c'est Boris Yeltsin qui lui a proposé ce poste.
07:34Toujours en 1998,
07:37Vladimir Poutine aide le président Boris Yeltsin
07:39à se débarrasser du procureur général de Russie
07:43qui enquêtait sur de vastes détournements de fonds au Kremlin.
07:47Poutine, en homme de main de Yeltsin,
07:49il fait réaliser un film totalement monté
07:51où on voit ce fameux procureur
07:53qui a tous les dossiers très lourds
07:55contre les détournements d'argent de la part de Yeltsin
07:58au lit avec des prostituées.
08:01Il en fait véritablement un homme de débauche
08:03qui perd du coup toute sa crédibilité
08:05et ainsi les dossiers très compromettants
08:07pour Yeltsin et ses proches
08:08se trouvent enterrés purement et simplement.
08:11Et le 9 août 1999,
08:13Boris Yeltsin le nomme Premier ministre.
08:16Quelques semaines plus tard,
08:17entre le 31 août et le 16 septembre,
08:20cinq attentats dans plusieurs villes de Russie
08:22dont la capitale Moscou font 290 morts.
08:25La sécurité a été renforcée à Moscou
08:27et dans d'autres grandes villes de Russie
08:29après un attentat hier soir
08:30dans un centre commercial près du Kremlin.
08:32Ces attentats sont immédiatement attribués
08:34par le pouvoir au Tchétchène,
08:36aux séparatistes tchétchènes.
08:38En réalité, il y a un certain doute,
08:39c'est-à-dire que des années après,
08:41certaines enquêtes ont montré
08:43qu'il pouvait y avoir une application
08:45des services russes,
08:46le FSB, les héritiers du KGB,
08:49dans ces attentats,
08:50soit-il que l'affaire n'est pas très claire.
08:51Il reste un doute jusqu'à maintenant.
08:53Le soupçon, même s'il n'y a rien n'a été prouvé,
08:56est que les services secrets russes
08:57auraient directement ou indirectement
09:00commis ces attentats pour justifier un peu plus
09:02la guerre en Tchétchénie,
09:04qui débute tout juste à ce moment-là.
09:07Henri Vernet, le 24 septembre,
09:09le Premier ministre Vladimir Poutine
09:10affiche sa détermination
09:12à combattre les indépendantistes tchétchènes,
09:15qu'il considère donc comme des terroristes.
09:17Des terroristes qu'il faut carrément éliminer,
09:20éradiquer.
09:20C'est là qu'il affiche non seulement
09:21sa détermination,
09:22mais sa conception extrêmement violente
09:24de la politique.
09:25Nous poursuivrons les terroristes partout.
09:27À l'aéroport, s'ils sont à l'aéroport.
09:29Et excusez-moi, s'ils sont aux toilettes,
09:31on ira les buter dans les chiottes.
09:32Et la manière dont il parle des Tchétchènes,
09:34cette formule, elle a vite fait le tour du monde
09:36et elle a glacé dans la plupart des capitales.
09:39C'est quand même un chef d'État
09:40qui parle comme ça,
09:41c'est du jamais vu.
09:42Carole Grimaud-Potter,
09:43comment le Premier ministre Vladimir Poutine
09:45gère-t-il cette guerre en Tchétchénie ?
09:46C'est un tapis de bombe
09:48qui s'abat sur Grosny
09:49et effectivement,
09:50les exactions commises
09:52par l'armée russe,
09:53par les Tchétchènes,
09:54par l'armée russe,
09:54ont fait une guerre particulièrement sanglante
09:56et meurtrière.
09:58Entre 300 000 et 400 000 victimes.
10:00L'armée russe reçoit carte blanche.
10:02Elle croyait avoir affaire à une guerre.
10:04Elle doit en fait affronter une guérilla.
10:06La capitale Grosny détruite
10:08comme la plupart des villes
10:09et des villages de Tchétchénie,
10:10l'armée russe est enlisée
10:11et pire,
10:12elle a perdu son âme
10:13et son honneur dans la bataille.
10:15Les exactions se multiplient,
10:17viol, meurtres,
10:18raquettes, ratissages aveugles,
10:20torture dans les sinistres camps de filtration.
10:22Les crimes de guerre se multiplient.
10:24Très vite, à huis clos,
10:26le Kremlin en effet interdit
10:27la Tchétchénie à tout témoin,
10:28journaliste ou personnel humanitaire.
10:37Je pars avant le terme prévu.
10:41J'ai compris que c'est nécessaire
10:43pour moi de le faire.
10:45Carole Grimaud-Potter,
10:46à la toute fin de l'année 1999,
10:49le 31 décembre,
10:50Boris Yeltsin démissionne
10:52et Vladimir Poutine devient président
10:54par intérim.
10:55Rappelez-nous cet épisode.
10:57C'est l'époque où Boris Yeltsin
10:59est un homme malade.
11:00Et donc, le 31 décembre,
11:02il décide de nommer
11:04Vladimir Poutine président de la Russie
11:07et d'assurer un gouvernement
11:09de transition
11:10avant les prochaines élections présidentielles.
11:13Après une période de transition,
11:15Vladimir Poutine est élu président
11:16le 26 mars 2000.
11:18Et parmi ses toutes premières mesures,
11:20il accorde l'immunité
11:22à Boris Yeltsin
11:23et à sa famille,
11:24ce qui empêche donc
11:25toute enquête de justice
11:26sur d'éventuels détournements de fonds.
11:28C'était visiblement le pacte
11:29entre ces deux hommes.
11:30Yeltsin avait choisi
11:32un homme fort,
11:33un kajibiste
11:33pour le protéger.
11:35Une fois que Yeltsin
11:36a assuré le succès politique
11:38de son poulain,
11:39le poulain devenu président
11:41lui rend le service promis.
11:43Carole Grimaud-Potter,
11:44dans les mois qui suivent,
11:45Poutine s'entoure de proches.
11:47Il s'entoure de proches,
11:49oui,
11:49avec lesquelles il a travaillé
11:51à la mairie de Saint-Pétersbourg.
11:52Il s'entoure de proches également
11:54du KGB.
11:55Et il garde également
11:56certaines personnalités
11:58du clan Yeltsin
11:59par loyauté.
12:00Donc, il a conservé
12:01certaines personnalités
12:02autour de lui.
12:03Il se débarrasse
12:04de plusieurs richissimes
12:05hommes d'affaires,
12:06les oligarques,
12:07y compris parfois
12:07ceux qui l'avaient aidé
12:09à arriver au pouvoir.
12:10Il décide de faire
12:11un ménage
12:12et de se débarrasser
12:13de ce groupe
12:14d'hommes
12:15qui exercent
12:15un lobbying trop présent
12:17sur le pouvoir
12:18à l'époque.
12:19C'était le temps
12:20de leur splendeur,
12:21l'automne 96.
12:22Les oligarques
12:23venaient de faire
12:23rééli Rieltsin
12:24et pour les remercier
12:25le tsarboris
12:26les laissaient se partager
12:27les richesses industrielles
12:29de la Russie.
12:30Ils pensaient avoir trouvé
12:31en Vladimir Poutine
12:32l'héritier fabriqué
12:33de toutes pièces
12:34une sorte
12:35de fondé de pouvoir
12:35qui protégerait
12:36leurs intérêts.
12:37Jusqu'à l'incarcération
12:39en juin dernier
12:39de Vladimir Goussinski,
12:40le patron du groupe
12:41de presse d'opposition
12:42Mediamost,
12:43un véritable électrochoc
12:45qui a marqué
12:45l'ouverture
12:46de la chasse
12:47aux oligarques.
12:48Poutine veut instaurer
12:49ce qu'il appelle
12:50la dictature de la loi,
12:51une dictature égale
12:52pour tous,
12:53y compris les oligarques,
12:54à qui il annonçait
12:55la semaine dernière
12:56la fin
12:57de la Dolce Vita.
13:00L'État remettra
13:01de l'ordre
13:01dans l'économie
13:03et il le fait déjà,
13:04que ça plaise ou non.
13:07Henri Vernet,
13:08les dirigeants occidentaux
13:09découvrent le nouveau
13:10président russe,
13:12un homme qui sait
13:13séduire ses interlocuteurs.
13:14Visiblement,
13:15il applique des méthodes
13:15qui lui ont été apprises
13:16par les maîtres espions
13:17à l'école du KGB
13:18parce qu'il agit de même
13:19avec ses interlocuteurs
13:20qu'il s'agisse
13:21de journalistes,
13:22de visiteurs,
13:23d'homologues,
13:24chefs d'État étrangers.
13:25Il a presque tendance
13:26à les imiter,
13:27à les flatter,
13:29à leur ressembler.
13:30C'est par exemple
13:30un Schröder chancelier allemand
13:32à l'époque
13:32qui assurera
13:33après un tel entretien
13:34que Poutine
13:35est vraiment
13:35un authentique démocrate.
13:37Clinton et puis Bush
13:38seront séduits
13:39par le personnage
13:40et cette faculté
13:41qu'il a à entrer
13:42en empathie.
13:42En novembre 2003,
13:43c'est la révolution
13:44des roses en Géorgie
13:45puis un an plus tard
13:46en novembre 2004,
13:48la révolution orange
13:49en Ukraine
13:50qui dans les deux cas
13:51ont entraîné
13:52des changements
13:53de dirigeants,
13:54révolution mal vécue
13:55par Vladimir Poutine.
13:56C'est effectivement
13:58pour le pouvoir russe
14:00la main de Washington
14:01qui manipule finalement
14:02les populations
14:03grâce à Internet,
14:05grâce aux réseaux sociaux
14:06et qui fomente
14:07finalement un changement
14:08de régime.
14:09Ce sont deux pays
14:10ex-soviétiques
14:12qui changent de régime,
14:14se tournent
14:14vers l'Union Européenne,
14:16demandent l'intégration
14:16à l'OTAN
14:17et donc de ce fait
14:18s'écartent
14:19de l'influence russe.
14:20Au niveau de sa vie privée
14:22avec son épouse
14:23Lyudmila,
14:24ils ont eu deux filles,
14:25Maria, née en 1985
14:27et Ekaterina,
14:29née l'année suivante.
14:30En 2008,
14:31le magazine
14:32Moskovski Reporter
14:33ose affirmer
14:34que Poutine
14:35a une jeune maîtresse.
14:36C'est la rumeur
14:37qui court en effet
14:37beaucoup dans Moscou
14:38à ce moment-là.
14:39On voit d'ailleurs
14:39des images
14:40où Poutine reçoit
14:42cette gymnaste.
14:44Il la regarde
14:44de manière absolument
14:46fascinée,
14:47mais il n'est pas question
14:48d'en parler.
14:49Il fera d'ailleurs
14:50fermer immédiatement
14:52le journal
14:52qui a révélé
14:53cette liaison supposée.
14:55Vladimir Poutine
14:56divorcera officiellement
14:57quelques années plus tard.
14:58Henri Vernet,
14:59on revient à 2008.
15:01À partir du mois
15:01de mai 2008,
15:03Vladimir Poutine
15:03n'est plus le président
15:04de la Russie
15:05mais le Premier ministre.
15:06Il a choisi
15:06de laisser sa place
15:08en quelque sorte
15:08à Dimitri Medvedev.
15:10Voici donc un visage
15:11auquel il va falloir
15:12s'habituer.
15:13Dimitri Medvedev,
15:1442 ans,
15:15ancien directeur
15:16de l'administration
15:16du Kremlin
15:17et actuel vice-premier ministre.
15:19Un CV en or
15:20pour ce juriste fidèle
15:22de l'actuel chef de l'État.
15:23C'est un arrangement
15:24qui est planifié
15:25de longue date
15:25entre les deux hommes
15:26pour une raison bien simple,
15:27c'est que d'après
15:27la constitution
15:28de la Fédération de Russie,
15:30Poutine ne peut pas faire
15:31plus de deux mandats consécutifs.
15:33Et Medvedev,
15:33c'est un juriste
15:34que Poutine a connu
15:35à la mairie de Saint-Pétersbourg.
15:37C'est quelqu'un
15:37de plutôt compétent,
15:38plutôt modernisateur,
15:39assez libéral,
15:41mais il n'ira pas
15:42jusqu'à s'opposer
15:42à son maître
15:43qui continue
15:44à se comporter
15:45comme le vrai président
15:46de la Fédération de Russie.
15:50Quelques mois plus tard,
15:51en août,
15:52l'armée russe
15:52intervient en Géorgie
15:54dans deux provinces
15:55séparatistes.
15:56Après avoir soutenu
15:58les séparatistes
15:59de l'Ossétie du Sud
16:00et d'Abkhazie,
16:01Vladimir Poutine
16:02décide de lancer
16:04ses troupes
16:04dans ces deux régions
16:06et de gagner
16:07la capitale
16:08de la Géorgie,
16:09Tbilissie.
16:09L'Ossétie du Sud
16:10a autoproclamé
16:12son indépendance
16:12en 1992
16:14après la chute
16:14de l'URSS.
16:15Elle aspire maintenant
16:17à rejoindre
16:17la Fédération de Russie,
16:19une Russie voisine
16:20dont les troupes
16:20de maintien
16:21de la paix
16:21auraient été touchées
16:22par les attaques
16:23de ces dernières heures.
16:25Et la réponse
16:25de Moscou
16:26ne se serait pas
16:26faite attendre.
16:27Selon la télévision
16:28géorgienne,
16:29des avions russes
16:30seraient bombardés
16:30la ville de Ghori.
16:32Il sera arrêté
16:33le 12 août
16:34par la diplomatie
16:35de Nicolas Sarkozy,
16:36alors président français.
16:38Par contre,
16:38les troupes russes
16:39sont restées stationnées
16:41dans ces deux provinces
16:43séparatistes de Géorgie
16:44qui se trouvent
16:45au nord du pays
16:46et qui le sont
16:47toujours aujourd'hui.
16:48En 2011,
16:49Carole Grimaud-Potter,
16:50la Russie connaît
16:51de grandes manifestations
16:52contre des fraudes électorales
16:53qui ont entaché
16:55les législatives.
16:56des ONG,
16:57des opposants
16:58dénoncent des pressions
16:59et dénoncent
17:00finalement
17:01des fraudes électorales.
17:03Et la population,
17:05notamment les jeunes,
17:06beaucoup de jeunes,
17:07se réunissent
17:08dans les grandes villes
17:09et surtout à Moscou
17:10et on voit
17:11une manifestation géante
17:13qui se déroule
17:14contre le fait
17:15que Vladimir Poutine,
17:16à l'issue
17:17de ses élections
17:17législatives,
17:18pourrait revenir président.
17:20Je ne suis pas d'accord
17:21avec le pouvoir en Russie
17:22et le régime de Poutine.
17:23C'est révoltant.
17:25C'est encore
17:25un état autoritaire.
17:26Ça nous est déjà arrivé
17:28en Russie
17:28et il est temps
17:29que ça s'arrête.
17:30Vladimir Poutine
17:31réprime ses manifestations.
17:32Il y aura
17:33beaucoup de jeunes,
17:33beaucoup de Russes
17:34qui seront jetés en prison
17:36après ces manifestations.
17:40Henri Vernet,
17:41à un moment,
17:42les observateurs
17:42se demandaient
17:43si Dmitri Medvedev
17:44n'allait pas
17:44essayer de prendre
17:45la place
17:46de Vladimir Poutine,
17:47l'écarter,
17:48mais non.
17:49Comme prévu,
17:50en mars 2012,
17:51Poutine se fait réélire
17:52à la présidence
17:53de la Fédération de Russie
17:54pour un troisième mandat.
17:56Oui, il revient au pouvoir
17:57et les choses s'inversent.
17:58C'est-à-dire que Medvedev,
17:59à ce moment-là,
17:59redevient lui premier ministre.
18:11Carole Grimaud-Potter,
18:12en 2013,
18:13Vladimir Poutine
18:13donne quelques signes
18:14d'ouverture
18:15avec des mesures
18:16de clémence,
18:17notamment pour certains
18:18de ses opposants.
18:19Il libère
18:20deux membres
18:21du groupe
18:21Pussy Riot
18:22et puis c'est la grâce
18:24de Khodorkovsky
18:26qui lui a passé
18:27dix ans en prison
18:28et donc il est libéré
18:30mais sous la condition
18:31de quitter
18:31le territoire national russe.
18:33Henri Vernet,
18:34Vladimir Poutine
18:35va prendre
18:35de plus en plus
18:36d'importance
18:37sur la scène internationale
18:38avec la guerre en Syrie.
18:40Que fait-il dans cette guerre ?
18:41D'abord,
18:41il constate
18:42l'immobilisme total
18:43des Occidentaux,
18:44notamment des États-Unis,
18:45de la Grande-Bretagne
18:46et de la France.
18:46Malgré leur promesse
18:47d'intervenir
18:48en cas de franchissement
18:49par le Syrien Assad
18:51de la ligne rouge,
18:52c'est-à-dire d'avoir bombardé
18:53chimiquement son peuple,
18:55finalement,
18:55l'Occident ne fera rien.
18:57Et donc,
18:57Vladimir Poutine
18:58entre en scène.
18:59Il se porte garant
19:00en quelque sorte
19:01de la surveillance
19:02de l'utilisation
19:03des armes interdites
19:04par Assad.
19:05En réalité,
19:06il prend pied
19:07militairement,
19:08politiquement
19:08en Syrie.
19:09Il remet Moscou
19:11dans le grand jeu international.
19:13Le président
19:14de la Fédération
19:15de Russie,
19:17Vladimir Poutine.
19:19En février 2014,
19:20c'est un moment fort
19:21pour Vladimir Poutine.
19:23Son pays accueille
19:24à Sochi
19:25les Jeux Olympiques
19:26d'hiver
19:26et c'est lui
19:27qui ouvre les Jeux
19:28le 7 février
19:29dans le stade olympique
19:30de la ville.
19:31Qu'est-ce que ça représente
19:32pour lui ?
19:33Le retour
19:34de la Grande-Russie.
19:35En plus,
19:35cette image
19:36d'un pays sportif,
19:38dynamique,
19:40plein de jeunesse,
19:41c'est quelque chose
19:41qui l'affectionne.
19:42Ça fait partie
19:43de son récit
19:44et ça lui correspond assez
19:45puisque Poutine,
19:46c'est quelqu'un
19:46qui a un culte du corps
19:47totalement démesuré.
19:49On sait qu'il aime
19:50se montrer torse nu
19:52dans la Taïga
19:53sur son cheval.
19:54Il veut se présenter,
19:55donner cette image
19:56de l'homme d'action
19:57qui va raviver
19:58la flamme de la Russie.
20:01C'est une image
20:01qui tient énormément
20:03à cœur à Poutine.
20:05tout en frôlant
20:05le ridicule.
20:06Mais ça marche,
20:08il se présente vraiment
20:09comme le Rambo
20:09de la Toundra.
20:13Carole Grimaud-Potter,
20:14quelques jours avant
20:15la fin des Jeux Olympiques
20:16d'hiver,
20:17les Jeux se terminent
20:17le 23 février.
20:19Le 20 février,
20:20débute l'annexion
20:21par la Russie
20:22d'un territoire
20:23de l'Ukraine,
20:24la péninsule de Crimée.
20:25Les troupes russes
20:27entrent en Crimée
20:29et s'emparent
20:30des sièges
20:31du Parlement
20:31et des gouvernements locaux.
20:33C'est ce qu'on appelle
20:35la guerre hybride,
20:36c'est-à-dire une armée
20:37qui ne se montre pas
20:39et elle est accompagnée
20:41d'une guerre
20:41dans le cyberespace
20:42avec les sites
20:43et les institutions
20:44qui sont hackées
20:45et également
20:46la centrale électrique
20:47de Crimée
20:48qui est hackée
20:49et les habitants
20:50se retrouvent dans le noir
20:51pendant trois jours.
20:53Donc une annexion
20:54de la Crimée
20:55qui se termine
20:56quelques jours plus tard
20:57par un référendum.
20:58À partir de là,
20:59la Russie déclare
21:00la Crimée
21:00en faisant partie
21:01de la Fédération de Russie.
21:02La situation est
21:03des plus confuses
21:04dans le sud de l'Ukraine
21:05en Crimée,
21:06région de 2 millions
21:07d'habitants
21:07en majorité russophone
21:08que la Russie
21:09entend garder
21:10sous son influence
21:11alors que le nouveau régime
21:12en place
21:12dans la capitale Kiev
21:13ne lui est plus favorable.
21:15Carole Grimaud-Potter,
21:16quelle a été la réaction
21:17de la communauté internationale
21:18et notamment
21:19de l'Union européenne
21:20après cette annexion ?
21:22Eh bien, 11 États seulement
21:24sur les 193 États membres
21:25de l'ONU
21:26ont reconnu la Crimée.
21:27Mais l'incapacité
21:29d'empêcher l'annexion
21:30par la communauté internationale
21:32a bel et bien été révélée
21:34à ce moment-là
21:35malgré les sanctions.
21:36C'est-à-dire que c'est
21:37à partir de 2014
21:38que les sanctions
21:39ont pesé
21:39sur de nombreux aspects
21:41de l'économie russe
21:42et également
21:42sur des personnalités.
21:46En 2018,
21:47la Russie a accueilli
21:48le Mondial de football,
21:49grand événement
21:50dont elle avait décroché
21:51l'organisation en 2010.
21:53Carole Grimaud-Potter,
21:55comment a évolué ensuite
21:57dans les années
21:57qui ont suivi
21:58la gestion du pouvoir
21:59de Vladimir Poutine ?
22:01Le ton s'est durci
22:02avec l'Occident.
22:03Le cyberespace
22:04a été sévèrement contrôlé
22:06par le régime.
22:07Les médias
22:08ont été muselés.
22:09La presse indépendante
22:10est devenue
22:10de plus en plus rare.
22:12Et Vladimir Poutine
22:13a également muselé
22:15l'opposition politique.
22:17Parmi les principales cibles
22:18du président russe,
22:20l'opposant
22:21Alexei Navalny.
22:22Navalny est au départ
22:24un blogueur.
22:25Il crée une plateforme,
22:26il crée un blog
22:27dans lequel finalement
22:28il dénonce
22:29la corruption
22:30des députés,
22:31la corruption
22:31des ministres,
22:32la corruption
22:33du gouvernement.
22:34Et c'est lors
22:36des dernières élections
22:37que Navalny
22:38a été empoisonné
22:39dans un avion
22:40qui le ramenait
22:41de Omsk.
22:42C'était en 2020
22:43et Alexei Navalny
22:44a survécu.
22:45Mais la liste
22:46des journalistes
22:47ou opposants
22:48tués en Russie
22:49est longue.
22:50Par exemple,
22:50Anna Politkovskaya
22:52en 2006
22:52ou encore
22:53l'ancien vice-premier ministre
22:54Boris Nemtsov
22:55en 2015.
22:57Henri Vernet,
22:58on en vient
22:59à l'actualité récente,
23:00en juillet 2021,
23:02Vladimir Poutine
23:02publie sur le site
23:04internet du Kremlin
23:04un long texte
23:06dans lequel il parle
23:07de l'Ukraine.
23:07Il rappelle bien
23:09que l'Ukraine,
23:10à ses yeux,
23:11c'est un seul
23:11et même peuple
23:12avec la Russie.
23:13C'est le berceau
23:13du peuple slave,
23:15ce qui correspond
23:15plus ou moins
23:16à l'histoire
23:17de la Russie
23:18au 9e
23:19ou 10e siècle
23:20où un royaume,
23:21la Russe de Kiev,
23:21a été fondée
23:22qui unissait
23:23les Slaves
23:24de Biélorussie,
23:25de Russie
23:26et d'Ukraine.
23:27Le lundi 7 février,
23:29Emmanuel Macron
23:29est à Moscou.
23:30Il parle plus de 5 heures
23:31avec Vladimir Poutine.
23:32Henri Vernet,
23:33vous suivez ce voyage
23:34pour le Parisien.
23:35Que dit Emmanuel Macron
23:37du dirigeant russe ?
23:38Comment est-ce qu'il s'est
23:39comporté avec lui ?
23:40Il a trouvé un Poutine
23:41extrêmement déterminé.
23:43Il le ressent
23:44beaucoup plus isolé.
23:45Il le ressent
23:46obsédé.
23:47Il est frappé,
23:48Emmanuel Macron,
23:49par les termes
23:50qu'emploie Vladimir Poutine.
23:51Les termes
23:52de neutralisation,
23:53de démilitarisation
23:54totale de l'Ukraine
23:55et surtout
23:56ce terme abominable
23:57de dénazification.
23:59Ça veut dire
23:59que pour Poutine,
24:00le régime
24:01du président Zelensky,
24:02tout à fait
24:03démocratiquement élu,
24:04est un régime
24:06de nazis,
24:06est un régime
24:07qu'il faut donc
24:08combattre et éliminer.
24:09Et ça,
24:09cette espèce
24:10d'obsession
24:11de la part de Poutine,
24:12c'est totalement désarmant
24:13vu du camp français.
24:14Depuis cette rencontre,
24:15il y a eu plusieurs
24:16échanges téléphoniques
24:17entre Emmanuel Macron
24:18et Vladimir Poutine.
24:19Il se comporte comment
24:20pendant ces échanges ?
24:21Il a toujours
24:22un ton très posé,
24:23très clinique,
24:25sans aucun rapport
24:25finalement
24:26avec le côté aberrant
24:27de ses manœuvres,
24:28de sa guerre.
24:28Il expose à l'infini
24:30ses arguments,
24:31presque de manière
24:32monocorde,
24:33en tout cas totalement neutre
24:34dans l'expression.
24:35Ce n'est pas quelqu'un
24:36qui fait ressortir
24:37à aucun moment
24:38une quelconque émotion.
24:39Henri Vernet,
24:40Vladimir Poutine,
24:41il a le visage
24:41qui semble un petit peu
24:43gonflé.
24:43On sait s'il est en bonne santé ?
24:45On sait que depuis
24:46de longues années,
24:47il est un adepte du Botox.
24:48Mais c'est vrai
24:49qu'il y a des rumeurs
24:50plus profondes
24:51sur sa santé.
24:51Est-ce que c'est un homme malade ?
24:53Est-ce que ce serait la raison,
24:54selon certains,
24:55pour laquelle il veut
24:56assurer son héritage,
24:57sachant qu'il n'aurait plus
24:58beaucoup de temps devant lui ?
25:00Mais là,
25:00on est vraiment
25:01dans la spéculation.
25:02Seuls des tests médicaux
25:03auxquels auraient accès
25:04les Occidentaux
25:04pourraient donner des réponses.
25:08Henri Vernet,
25:09l'invasion de l'Ukraine
25:10par la Russie
25:11a débuté
25:12dans la nuit
25:12du 24 février.
25:13Ces dernières semaines,
25:14à plusieurs reprises,
25:16Vladimir Poutine
25:16a menacé
25:17plus ou moins ouvertement
25:18de lancer
25:20des frappes nucléaires.
25:21Est-ce qu'il faut
25:22prendre cette menace
25:23au sérieux ?
25:24À plusieurs reprises,
25:26Poutine a joué
25:27de cette peur-là.
25:28Encore récemment,
25:29en mettant au niveau
25:30d'alerte nucléaire
25:31ses forces armées,
25:32donc il vaut mieux
25:33le prendre très au sérieux
25:34parce qu'à chaque fois
25:35qu'on s'est dit
25:36non, finalement,
25:37c'est quelqu'un
25:38de rationnel,
25:39c'est un joueur d'échecs,
25:40il mesurera le pour
25:41et le contre,
25:42eh bien,
25:42on s'est trompé.
25:43Il est toujours allé
25:44vers l'option
25:45la plus inattendue,
25:46vers l'option la plus dure.
25:47Il vaut donc mieux
25:48se préparer au pire.
25:50Se préparer au pire,
25:51c'est d'ailleurs
25:51une formule
25:51qu'utilise désormais
25:52régulièrement l'Elysée.
26:13Merci, Henri Vernet,
26:15et merci à vous,
26:16Carole Grimaud-Potter.
26:17Je rappelle que vous êtes
26:18professeur de géopolitique
26:20de la Russie
26:20à l'Université de Montpellier.
26:22Cet épisode de Codesource
26:24a été produit par
26:24Clara Garnier-Amouroux,
26:26Raphaël Pueyo
26:27et Sarah Amny.
26:28Réalisation,
26:29Julien Moncouquiole.
26:31Codesource,
26:31le podcast d'actualité
26:32du Parisien
26:33est disponible
26:34sur toutes les plateformes.
26:35Nous publions
26:36un nouvel épisode
26:36chaque soir de la semaine.
26:38Pour n'en rater aucun,
26:39n'oubliez pas
26:39de vous abonner.
26:40Et si vous aimez Codesource,
26:41n'hésitez pas
26:42à laisser un commentaire
26:43ou des petites étoiles
26:44sur votre application
26:45audio préférée.
26:47Vous pouvez aussi
26:47nous écrire directement
26:48codesource
26:49at leparisien.fr.
26:54Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations