(…) Un « blanc » vêtu pour l’occasion d’un voyage sans fondement, qui s’acharne à de multiples déplacements, dodelinant dans l’espace présumé vierge et absorbable. (…) Qui repère, cherche malgré lui, prend possession du regard. Pas comme on sent, comme on calcule. Qui échafaude, mesure, envisage et déjà détruit par son seul regard, trépigne comme s’il achetait, dévisage comme s’il gouvernait. (…) Un grossier aux allures de cow-boy, en mal d’exotisme indéfini qui, tantôt croit leurrer, tantôt persuade par sécheresse, avenant ; tantôt s’abandonne à son ignorance. (...) Tant que je tiens debout, le monde reste intelligible, tant que j’inonde, le monde s’attendrit peut-être. (…) Normal pour un corps qui se croyait à l’épicentre, comme indiqué sur les atlas et dont les songes n’avaient jamais traversé de frontières. Normal pour un corps tellement tendre qui vit chaque jour, sous des strates de couches. Là, où il en est, le vent le râpe déjà.
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