(...) Un comédien qui tantôt anime, tantôt oublie, abandonné à un cataclysme invisible. Un interprète du vide, qui meuble, chancelle d’un souffle à l’autre. Qui gesticule sans fin comme si le vivace pouvait s’y vérifier. Tant que mon petit orteil bouge, je ne suis pas mort. Manifestement dans l’attente, entre l’angoisse et l’ivresse; visage et corps au regard écarquillé. C’est un fait qu’il joue de tout, qu’il jongle mais de quoi aurait-il plus de raisons de se prémunir, si ce n’est de cet autre, ce masque sans compassion, qui le somme et lui dicte sa décence, celle-même ou il cesse de respirer. Celle ou ses gestes ne peuvent brailler de transe, celle ou les tambours n’existent pas, celle ou il ne peut même pas marquer son seul bien : son corps. Que n’a t’il déjà acter pour forcer son échine à tressaillir au delà du délice commun ? (...) Le monde désastre est loin. D’ailleurs, il n’a jamais tenu que sur ses bords, quelques secondes, accroché à quelques garde-fous compréhensifs.
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