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  • il y a 1 jour
Interview diffusée le 5 décembre 2023 dans l’émission Chez Jordan De Luxe sur C8. Jean-Claude Camus, ancien producteur de Johnny Hallyday, partage ses souvenirs et revient sur leur collaboration au fil des années. Un témoignage riche en anecdotes sur la carrière du chanteur et les coulisses de ses spectacles.

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Musique
Transcription
00:08Bonjour à tous et à toutes, bienvenue sur C8 Travillette avec vous pour cette nouvelle matinée ensemble avec derrière moi
00:14une jolie photo qui va s'afficher parce qu'aujourd'hui nous aimerions évidemment vous parler d'un homme qu
00:19'on a tous et toutes très aimé, c'est monsieur Johnny Hallyday, 6 ans aujourd'hui qu'il est parti
00:26et il y a une autre personne à côté de cette photo qui est en face de nous et qui
00:29nous fait le plaisir d'être là.
00:30C'est monsieur Jean-Claude Camus. Bonjour Jean-Claude. Bonjour. Merci d'être là pour venir parler de vous comme
00:36d'habitude, de ce que vous avez fait aussi avec Johnny Hallyday. Ça fait 6 ans, il vous manque je
00:43suppose toujours autant ?
00:44Il me manque toujours autant et il occupe ma tête bien souvent et je me suis surpris comme quoi il
00:52est toujours là. J'ai été voir, évidemment au moment où je vous en parlais, un groupe dont le...
00:59nous vous échappent. Frédéric Cuvry est décédé et il faisait un show à Bercy et on m'a dit que
01:06c'était bien et en effet j'ai vu une super, mais vraiment une super production.
01:09Évidemment, l'autre n'était pas là mais... Et je me suis surpris à un moment dans un effet que
01:15je voyais sur scène et je me suis dit putain ça c'est bien pour Johnny.
01:18C'est incroyable, ah oui. Comme si vous étiez encore le producteur.
01:21Ah oui, ça reste présent complètement, oui.
01:23D'ailleurs, je pense que vous avez encore beaucoup de fans qui vous arrêtent dans la rue parce que vous
01:28êtes le producteur historique de Johnny Hallyday.
01:3035 ans.
01:3035 ans avec lui, vous savez tout de lui. Alors on va forcément vous reposer des petites questions, essayer de
01:36revenir dans ces moments qu'on a passés évidemment avec cet artiste, nous derrière la télé, mais vous avec l
01:42'homme.
01:43Et puis qui était vraiment Johnny Hallyday ? On le saura tout à l'heure, juste avant. Eh bien revenons
01:47un petit peu sur le parcours et puis surtout le portrait de Jean-Claude Camus qui est avec nous pour
01:51les 6 ans de la disparition de Johnny Hallyday.
01:53Allez, portrait !
01:58Et on part où ? Cette enfance, cher Jean-Claude, elle était où ?
02:03Mon enfance était en Normandie, à la campagne, dans un petit pays.
02:06Bernay ?
02:07Non, je suis né à Bernay parce qu'il n'y avait pas d'hôpital à Beaumont-le-Roger, mais
02:10en fait je suis de Beaumont-le-Roger dans l'heure où j'ai d'ailleurs depuis 15 ans mon
02:16école de musique.
02:16Puisque le maire de l'époque m'a offert cette chose et tous les ans je suis là-bas pour
02:23la remise des prix. Je m'occupe de cette école de musique.
02:26Une enfance douce ?
02:27Une enfance perturbée, non, une enfance difficile parce que mon père, je l'ai connu pratiquement à l'âge de
02:347 ans. Il a fait la guerre, il était resté prisonnier, etc.
02:39Et ma mère évidemment qui me couvait et tout, mais quand je faisais des conneries, tu verras, quand ton père
02:44sera là, ça ne sera pas comme ça.
02:45Donc quand il est arrivé, je l'ai détesté. Et donc ça a été compliqué pour qu'on se retrouve
02:52avec mon père. En fait, on s'est vraiment retrouvé très tard, vraiment pour dire qu'on s'aimait, qu
02:58'on faisait les choses ensemble, pratiquement à 20 ans.
03:01Le pardon, ça a été quelque chose qu'il a fallu engager ?
03:06Je ne lui en voulais pas. On avait des problèmes caractériels entre nous.
03:13Vous avez un gros caractère, Jean-Claude. Vous êtes calmé.
03:16J'ai un gros caractère. Oui, oui, oui. Mais mon colère était légendaire, c'est vrai.
03:19C'est vrai, c'est ce qu'on dit. Alors moi, je ne sais pas, je ne l'ai jamais
03:22vu énerver. Mais on me dit souvent, tu sais Camus, les artistes s'affilaient droit.
03:27Il y en a eu beaucoup des artistes, on y reviendra évidemment tout à l'heure. Maman ?
03:31À maman, maman que j'ai perdue. Elle était très jeune quand elle est partie. Mais maman, j'étais son
03:40fils unique en fait.
03:41Parce que j'ai eu ensuite deux sœurs, mais à 14 ans après. Donc j'étais élevé tout seul. J
03:48'étais fils unique, choyé.
03:50Pourquoi vous l'avez perdu aussitôt, votre maman ?
03:52Elle a eu un cancer. Elle a eu un cancer. Elle est partie. Elle avait moins de 60 ans.
03:57Vous vous êtes mis dans quelque chose pour éponger un peu cette perte, pour essayer de passer outre ?
04:05Non. Que ce soit pour maman ou pour mon père, qui est décédé à Paris, mais beaucoup plus tard.
04:11Lui, il avait presque 92 ans. Ils sont morts dans la nuit.
04:17J'étais au bureau le lendemain matin à 10h. D'abord pour organiser les filets rails, d'une part.
04:22Et le soir, j'étais en province sur mes spectacles.
04:26C'était ma façon à moi de subir le choc.
04:32De subir le choc. Et puis je crois, même toujours aujourd'hui, ne pas oublier qui vous êtes.
04:37Parce que le temps passe, certes. Mais même si vous êtes, entre guillemets, à la retraite, même si je sais
04:42que vous n'allez pas aimer ce que je vais dire,
04:43je crois que vous êtes toujours actif, Jean-Claude Camus.
04:47Non, très peu. En fait, la vraie occupation que j'ai maintenant, c'est le zénith métropole de Saint-Etienne.
04:55Parce que j'étais à l'origine de sa construction.
04:57Et donc, je viens d'être renouvelé avec mes associés, là, au mois de septembre.
05:01Donc, ça fera plus de 15 ans que je suis là-bas.
05:04Donc, c'est une occupation, mais une occupation qui me réjouit, quoi.
05:08Eh bien, c'est normal. Ça nous réjouit, nous aussi, de pouvoir travailler.
05:11Attention, c'est parti. Amour.
05:13Avec une fille qu'on connaît tous et toutes.
05:16C'est Isabelle Camus, évidemment.
05:19Ma fille.
05:19Votre fille. Alors, Isabelle, c'est une sacrée réussite.
05:24Parce que, bon, il faut le dire, c'est vrai qu'elle a réussi un super truc.
05:29Notamment, un gars et une fille.
05:30Toute seule, hein.
05:31Toute seule.
05:32Toute seule, sans moi.
05:33Ça a fait un carton.
05:35Il faut le dire.
05:36On a encore, d'ailleurs, cette musique dans la tête du générique qui était incroyable.
05:41Je ne sais pas comment elle a été créée, d'ailleurs, cette musique.
05:43Mais c'est vrai qu'elle est très, très symptomatique de cette émission.
05:49De cette petite série de films qu'on voyait toujours avec, évidemment, Jean Dujardin et Alexandra Lamy.
05:55Alors, d'ailleurs, ce qui est intéressant, Jean-Claude Camus, c'est qu'il y a eu une reprise,
05:59il n'y a pas très, très longtemps. D'ailleurs, c'est sur TF1.
06:01Un gars et une fille.
06:02Alors, pour quelles raisons on n'a pas vu, déjà, votre fille à la production de ce...
06:08Elle avait vendu sa société, elle a vendu sa société il y a maintenant 20 ans, à, comment dirais-je,
06:14à Lagardère.
06:15D'accord.
06:16Et en plus, il faut savoir que les droits sont canadiens.
06:19D'accord. Ah, ok.
06:20Oui, oui. Les droits sont canadiens de cette émission. Cette émission a été créée, d'abord, au Canada.
06:26Et Isabelle a réussi à avoir les droits et a accommodé à sa façon, elle, c'était beaucoup plus long,
06:35là-bas.
06:36Et donc, non, non, non, elle n'avait rien à voir avec ce qui s'est passé sur TF1.
06:41Ils ne l'ont même pas appelé, d'ailleurs.
06:43Ça a dû lui faire de la peine, non ?
06:46Un peu, oui, un peu, oui.
06:47Ce qui est normal, hein ? Parce que c'est quand même la productrice...
06:50Bah oui, historique.
06:52Historique. Et d'ailleurs, Alexandra Lamy et Jean Dujardin ne sont pas venus sur le Prime.
06:57Non.
06:57Ils ont refusé.
06:59Pas.
07:00Est-ce que vous avez la raison ?
07:01Ah non, non, pas du tout. Non, non, non, non. Je n'ai pas été mis dans les conférences.
07:04Elle est toujours en contact, votre fille, avec...
07:06Avec Jean Dujardin, absolument.
07:07Oui, oui, absolument.
07:08Ils sont toujours copains.
07:09Oui, oui, bien sûr.
07:11Vous avez trouvé comment ? Vous l'avez vu, vous, le Prime ?
07:13Non, pas du tout.
07:14Vous l'avez pas regardé.
07:15Je le connais par cas.
07:16Je n'avais pas envie.
07:17Oui, je comprends bien.
07:19C'est d'ailleurs là-dessus que je vais vous emmener, Jean-Claude.
07:22Donc, vous trouvez qu'en ton cas, ça ne se faisait pas de ne pas l'appeler, quoi ?
07:25Bah non.
07:26C'était quand même la minimum...
07:28Je pense qu'ils auraient peut-être fait de meilleures choses si ils l'avaient appelé.
07:31Oui, parce que c'était une ribambelle d'artistes qui faisait un gars, une fille.
07:35Oui.
07:36L'idée n'était pas folle, c'est ça ?
07:40Le résultat n'a pas été terrible, on va dire.
07:42Jean-Claude Camus, évidemment, qu'on adore, il fait rire.
07:46Tout à l'heure, en rentaine, il me fait...
07:47Oh, vous n'avez pas posé de questions embêtantes, hein ?
07:49De toute façon, je sais comment vous répondre.
07:51Mais je vous connais aussi, Jean-Claude.
07:53Il est complètement...
07:54Pardon de l'être impoli, mais vous êtes complètement tordu de toute façon.
08:00Merci.
08:00C'est un grand compliment.
08:01Vous pouvez voir votre petite coupette d'eau, si vous voulez.
08:04Ça me fait plaisir.
08:05Bon, cher Jean-Claude, quand même, on peut forcément parler de votre petit-fils
08:11que votre fille a eu avec, Yannick Noah.
08:14Joalouka, oui.
08:15Voilà.
08:15Et donc Yannick Noah, qui a été votre gendre, parce qu'il n'est plus votre gendre.
08:19Il n'est plus mon gendre, ils sont séparés, hélas, il y a deux ans, trois ans, maintenant, le temps.
08:24Mais je crois que ça s'est bien passé, ça a été fait en douceur.
08:25Ah oui, il y a très bon rapport, et c'est important pour toujours, en plus.
08:31Oui, que papa et maman se voient toujours.
08:33Voilà, absolument, oui.
08:35C'est marrant parce qu'un Yannick Noah dans la famille, alors que vous, vous ayez énormément de personnalité,
08:42que vous avez produit, et lui, je crois que vous ne l'avez jamais produit.
08:46Vous vous êtes interdit, ça ?
08:47Non, je ne me suis pas.
08:48Après, oui, mais en fait, bien avant qu'il rencontre Isabelle, et quand il a sorti son premier disque,
08:56ça m'a intéressé, et c'était le fils Picasso qui le produisait à l'époque.
09:02Oui.
09:03Et je suis allé le trouver, je me rappelle, en grandement lieu, pour lui proposer mes services.
09:09Mais à l'époque, il était parti sur, plutôt du hard, etc.
09:17Enfin, pas du tout.
09:19Et puis, ils se sont séparés, et ce qui fait qu'on ne s'est plus revus.
09:23D'accord, ok.
09:24On ne s'est plus revus, et en revanche, c'est moi qui ai oeuvré vraiment, j'allais dire,
09:30contre tout le monde pratiquement, sa maison de disques, son producteur, etc.
09:37Pour qu'il fasse la première partie de… Il n'était pas avec Isabelle.
09:42Qu'il fasse la première partie de Johnny sur la tournée des stades.
09:45Parce que les gens ne voulaient pas ?
09:47Il était en fin d'album, donc son entourage disait, mais ça ne servira à rien.
09:53Et moi, je crois que ça servit à beaucoup de choses, parce que ça a élargi totalement
09:56sa clientèle.
09:58Et il a fait une tournée formidable dans les stades, il descendait dans les stades et tout.
10:02Il a fait un show formidable.
10:04Ça lui a apporté beaucoup.
10:05Pourquoi aujourd'hui, Yannick Noir, on ne le voit plus chanter, Jean-Claude Camus ?
10:10Je crois qu'il a des prises de position souvent inattendues et…
10:19Compliquées ?
10:20Et compliquées et que…
10:21Politiques ?
10:22Voilà, exactement.
10:23Alors donc, Johnny, par exemple, ou Sardou, pouvait dire ce qu'ils pouvaient dire, ce qu'ils
10:28voulaient, etc.
10:29On leur perdonnait tout.
10:31À Yannick, on ne lui perdonnait rien.
10:33Ben oui, il a sorti l'avant-dernier album.
10:36Son single, c'était un single contre le franc national.
10:39Oui.
10:41Bon, il a perdu 30% de sa clientèle, puisqu'ils en sont à peu près à 30% en
10:46France.
10:47Oui, c'est vrai.
10:47Mais oui, c'est vrai ce que vous me dites.
10:48Voilà.
10:49Et puis alors maintenant, avec l'histoire d'Israël, où il a pris des positions ambiguës,
10:55mal comprises d'ailleurs, je crois, parce qu'il est tout sauf raciste, sauf…
10:59Voilà.
11:00Et là encore, on lui retombe dessus, à nouveau, là-dessus.
11:06Il ne peut pas s'empêcher de dire ce qu'il pense.
11:08Vous trouvez ça dommageable ?
11:10Ben, c'est dommageable, oui, c'est dommageable, parce que c'est vraiment un garçon qui a
11:15un talent formidable, qui est vraiment d'une gentillesse excessive, qui fait un bien fou
11:23avec ses œuvres, « Faites le mur », etc. pour les enfants et tout.
11:29C'est vraiment bien.
11:31J'espère qu'il nous ressortira un album costaud et qu'il va revenir en force.
11:36Et son conseil, si vous aviez un conseil à lui donner,
11:38vous lui diriez quoi à Yannick Noa ? « Ne prends plus position ».
11:42Je laisse faire assez avec d'autres, oui.
11:44Ben oui, tais-toi.
11:46Ferme ta gueule et chante.
11:49Bon, ben voilà, Yannick Noa, c'est un conseil de l'ex.
11:53Du coup, beau-papa, c'est bien ça ?
11:56Mais vous lui avez dit ça, je pense.
11:57Je l'adore, je l'adore.
11:59Vraiment, je l'adore.
12:00Oui, c'est avec de l'amour que vous lui dites ça.
12:02Ah oui, avec beaucoup d'amour, absolument.
12:06Le petit-fils, on en parle, parce que je sais qu'il y a beaucoup d'importance pour vous,
12:10si je ne me trompe pas.
12:11Ben, quand même.
12:13Parce que, si je ne me trompe pas, dans votre vie, vous avez donné plus de temps à votre petit
12:19-fils
12:19qu'à votre fille, c'est ça ?
12:21Absolument, absolument.
12:22Ben, mon métier, ma réussite a fait que j'ai complètement gâché ma vue familiale.
12:32Je ne sais pas ce que c'était d'aller chercher Isabelle à l'école, par exemple.
12:36Et donc, c'est vrai qu'on a essayé de rattraper le temps perdu avec mon petit-fils.
12:41Vous aviez eu des mots très doux envers votre fille, l'année dernière,
12:43quand on avait fait une émission ensemble, et je crois que ça l'a beaucoup touchée.
12:45Elle vous en a reparlé ?
12:46Oui, elle m'a appelé.
12:47Parce que, je ne sais pas comment, elle a eu un extrait de trucs avant moi.
12:51Ah, je ne sais pas du tout comment elle a pu avoir ça.
12:54C'est peut-être mon équipe, je ne sais pas.
12:58Et elle vous a dit quoi ?
12:59Ah ben, elle était touchée, elle était contente.
13:01Mais elle sait combien je l'aime, de toute façon.
13:03C'est ma fille, ma fille unique, donc quand même.
13:07D'ailleurs, papa, en couple ou pas du tout, alors, Jean-Claude ?
13:11Moi ?
13:11Oui.
13:12Non, non, non, moi, la boutique est fermée.
13:13La boutique est fermée !
13:15Maintenant, je suis un vieux célibataire.
13:17Un vieux célibataire ?
13:18Vous n'avez pas eu envie de retrouver l'amour ?
13:20Non, je l'ai eu en cours de route, si.
13:22Oui, en cours de route, oui.
13:23Là, maintenant, ça va.
13:25Vous êtes tranquille comme ça ?
13:26Oui, tranquille comme ça.
13:27Très bien.
13:28La santé.
13:29Ah, 28 octobre.
13:30Est-ce que vous êtes une petite balance ?
13:32Non, scorpion.
13:32Scorpion, je me trompe à chaque fois, parce que moi, je suis de 20 octobre 89.
13:35Oui, scorpion.
13:36Et vous venez de fêter vos ?
13:3885 ans.
13:39C'est lourd, hein ?
13:40Ça vous fait de la peine ?
13:43Ça me fait de la peine, oui et non, parce que, bon, j'ai quand même la chance d'être
13:48à peu près bien en état, mais c'est vrai qu'il y a des moments où je me dis
13:54que j'aimerais
13:55encore bien faire des choses.
13:56Oui, bien sûr, oui.
13:57Voilà.
13:58Enfin, je vais voir les autres maintenant et c'est bien, je suis content.
14:01Vous allez au concert, le dernier concert que vous avez été voir, c'était quoi ?
14:03Au concert, Christophe Maé.
14:04Christophe Maé ?
14:05Mon Christophe Maé.
14:07Quel gentil garçon.
14:08Quel grand artiste.
14:09C'est top.
14:10Il a un nouveau show qui vient à Bercy, au mois de décembre, 15 et 16 décembre
14:15d'ailleurs, où je serai évidemment.
14:18Mais il est d'une fidélité.
14:21Mais il m'appelle, tu viens me retrouver, tu viens me retrouver.
14:24C'est incroyable avec la liaison qu'on a, la liaison que j'ai eue avec O'Jonie en
14:30fait.
14:31J'ai la même liaison avec Christophe.
14:33Ça, c'est intéressant.
14:34Ah oui, non, c'est…
14:35Et le show qu'il a maintenant, en ce moment, c'est formidable.
14:38Il y a une alchimie.
14:39J'étais vendredi dernier à Bruxelles, pour tout vous dire.
14:41Alors, vous aviez eu des soucis au niveau de la cage thoracique, c'est bien ça ?
14:46J'ai cru voir ça.
14:48Si on commence à énumérer ça, on va faire une demi-heure sur les pépins de santé.
14:53Oui.
14:53Non, la chose qui a été la plus compliquée à gérer…
14:57J'ai fait une embolie pulmonaire, par exemple, que personne ne comprend, y compris
15:03le cardiologue, comment je suis encore là, parce que je me suis promené quatre jours
15:06avec, ça n'existe pas.
15:07Ah oui ?
15:08Oui.
15:09Quatre jours avec, qu'est-ce que vous faites et tout, bref.
15:12Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait un looping à Saint-Étienne dans un hôtel.
15:19Au mois de juin, je me suis cassé l'humérus.
15:25Mais vous êtes un saltamanque, qu'est-ce que vous faites, Jean-Claude ? Vous prenez soin de
15:29votre santé ou pas du tout ?
15:30Oui, oui, oui, je prends soin de ma santé.
15:32Vous savez, la machine, elle est un peu usée quand même.
15:35Ah, c'est peut-être parce qu'il y a eu des gros scolaires aussi, Jean-Claude ?
15:38Non, mais il y a eu surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail et pas de repos du tout.
15:43Un week-end, je ne savais même pas ce que c'était qu'un week-end.
15:46Zéro repos dans toute votre carrière ?
15:47Ah oui, oui. J'étais tous les jours pratiquement sur la route ou au bureau.
15:50Mais il y a bien des moments où on tombe.
15:53Non, je ne suis pas tombé. Je ne suis pas tombé.
15:56Il n'y a aucun moment où vous vous êtes dit qu'il faut que j'arrête parce que je
15:58vais mal finir ?
16:00Non, je n'y pensais pas. Mais en plus, j'étais heureux.
16:03J'étais heureux. Et c'est très curieux parce que quand vous faites ce que je faisais, etc.,
16:10vous faites votre boulot, tout ça, c'est normal.
16:13Et pour moi, tout ça, c'était normal.
16:15Et c'est maintenant, depuis que j'ai sorti ce livre il y a six ans,
16:22que je continue encore à faire des dédicaces dans tous les coins de France, six ans après.
16:27Et quand j'ai fait la promotion de ce livre,
16:30et c'est en faisant la promotion, en voyant les images, qu'on veut balancer à la télévision,
16:36j'ai fait ça, mais j'ai fait ça, j'ai fait ça.
16:39J'ai vraiment pris conscience de mon parcours, qui est quand même un parcours unique.
16:43On va en parler de cette carrière. Évidemment, il n'y a pas d'école pour être producteur.
16:47Mais par contre, on a un très grand producteur en face.
16:49Donc parlons-en. Et surtout de ces artistes qui vous ont fait confiance.
16:51Avec les coulisses de la télé et Jean-Claude Camus.
16:54C'est mal.
16:58Alors, on va forcément commencer par une personnalité qui fait beaucoup parler d'elle en ce moment.
17:03On a eu très peur pour elle. Et je crois que ça va mieux.
17:06C'est monsieur Florent Pagny.
17:08Oh, Florent, quel adorable garçon. J'ai travaillé avec lui, bien sûr.
17:11Bien sûr. On commence avec lui, parce que forcément, on a envie de vous demander des nouvelles.
17:15Est-ce que vous êtes toujours en contact avec lui, Jean-Claude ?
17:18Pas beaucoup en contact.
17:20Mais non, parce qu'en fait, je l'ai vu la dernière fois que je l'ai vu.
17:23C'était au mois de juillet. Avant qu'il ait conscience de sa rechute, je crois.
17:29Et puis là, d'après les échos que j'ai par des proches, je crois qu'il est content.
17:35Je crois qu'il s'en va en pentagonie.
17:36Exactement. Et pour les fêtes de fin de l'année.
17:37Je suis vraiment content pour lui.
17:39Mais là aussi, c'est un artiste tellement formidable et d'une intelligence.
17:45Vous savez qu'il gère tout.
17:46De A à Z ?
17:47De A à Z. C'est contrat. Tout.
17:49Ah bon ? Il n'y a pas de personne qui s'en occupe ?
17:51C'est lui.
17:51C'est lui.
17:52Il est d'une intelligence folle.
17:55Non, non, non. C'est un grand monsieur.
17:57Alors, on le sait. Elle avait fait beaucoup parler de lui, notamment à propos des impôts et tout ça.
18:02Là, en l'occurrence, est-ce que vous, le producteur que vous êtes,
18:05c'est des choses que vous conseillez aux artistes ou pas du tout ?
18:07Il avait pris position.
18:09Mais je crois que les gens l'ont aimé pour ça en même temps.
18:10Je crois que les gens l'ont aimé pour ça parce qu'il a carrément parlé franchement.
18:14Oui, absolument.
18:16Enfin bon, payons nos impôts parce qu'après, c'est trop de problèmes.
18:19Vous avez vu des soucis, vous ?
18:22Un peu, oui. Un peu. Sur des conneries, des erreurs. Pas de moi. Pas de moi. J'ai jamais eu
18:29de problème avec les impôts pendant toute ma carrière.
18:31C'est à la fin que mon expert comptable et le conseil fiscal ont fait des conneries, des erreurs d
18:38'écriture, etc.
18:40Mais bon, ça va. On n'est pas morts.
18:42On n'en est pas morts. Sylvie Vartan, évidemment, avec Johnny et vous dans une loge, si je ne me
18:47trompe pas.
18:48C'est évidemment un joli souvenir aussi de Sylvie Vartan qui a compté pour vous, Jean-Claude Camus.
18:53Oui, je me suis occupé d'elle aussi. J'ai fait le palais des congrès avec elle. J'ai fait
18:57d'autres choses, oui.
18:58C'est dur de travailler avec Sylvie Vartan ? Parce qu'elle a un côté un peu diva, on va
19:03être honnête.
19:04Elle n'est pas facile.
19:05Elle n'est pas facile ?
19:06Elle n'est pas facile. Elle est très... Elle est très dure. Elle a beaucoup de soucis. Ils vont aussi
19:11faire le cas du courage, etc. et tout.
19:12Mais non, ce n'est pas facile, facile.
19:15Qu'est-ce qui est le plus dur à gérer avec une artiste comme celle-ci ?
19:18Ils sont tous caméléons. Ils sont tous différents. Ils ont tous leurs qualités. Ils ont tous leurs défauts.
19:24Parce que quand ils vous voient débarquer, ils vous connaissent. Ils savent que vous, quand même, vous êtes un sacré
19:27producteur.
19:28Vous êtes un des plus gros producteurs en France. Je veux dire, ils n'ont pas peur de vous ?
19:32Non. Non, quand même. C'est quand même l'artiste qui a le talent. Ce n'est pas moi.
19:36Mylène Farmer, vous ne vous en êtes pas occupé.
19:39Ah non, jamais.
19:40Et c'est toujours une question que je me suis posée. Pourquoi Jean-Claude Camus ?
19:44Pourquoi ? Parce que, dès le départ, il y avait Thierry Suc avec elle.
19:49Elle a été... Ça fait partie des rares artistes fidèles.
19:53Fidèles, oui.
19:53Voilà. Et puis, elle a été avec mon producteur en plus.
19:57Donc, je vais voir ses shows avec grand plaisir.
20:01Mais non, je ne me suis jamais occupé.
20:02Vous l'auriez voulu ?
20:04Ah bah oui, bah oui.
20:05Parce qu'elle était copine avec Johnny Hallyday.
20:08Ils avaient l'air proches quand on les voyait sur des plateaux.
20:10Oui, oui, oui. Ils ont... Je crois même qu'ils ont fait un duo, si mes souvenirs sont exacts.
20:17Ah bon ? Ça, je n'en ai pas.
20:18Pas sûr. J'ai peur de confondre, mais il me semble. Il me semble.
20:24Ça fait partie des stars, encore aujourd'hui en France ?
20:27Des rares stars. Vrais stars.
20:28Il reste qui aujourd'hui, Jean-Claude Camus, en France, en star ?
20:30En vrai star ?
20:32Oui.
20:33Il y a Sardou.
20:34Sardou, on en parlera tout à l'heure.
20:36Donc, vous vous êtes occupé, évidemment.
20:37Pendant 30 ans, oui.
20:40Willem Farmer.
20:41Willem Farmer, absolument.
20:44Mais maintenant, vous avez des artistes qui font des stades entiers, etc. et tous.
20:50Est-ce que ce sont des stars ? Je ne sais pas.
20:52Est-ce qu'ils dureront ?
20:53Je ne sais pas.
20:54Je ne sais pas.
20:55Moi, je me pose vraiment la question de...
20:59Quand on voit les répertoires, qu'on repense à Serge Lama, qu'on repense à Beko, dont on ne parle
21:04plus jamais.
21:05Le répertoire de Beko, enfin, on ne voit plus des carrières comme ça s'installer dans le temps, je trouve.
21:13On va en parler de ces carrières, et notamment de celles de Johnny Hallyday.
21:16Dans un instant, chers amis, on va revenir sur cette incroyable carrière.
21:20On reviendra aussi sur celle, évidemment, de Michel Sardou, qui fait beaucoup parler de lui, évidemment, avec cette goye, évidemment,
21:26qu'on lui connaît.
21:27Et puis, un homme extraordinaire, Michael Jackson, eh bien oui, vous en êtes occupé aussi, cher...
21:33Oui, oui, j'ai fait le Parc des Princes avec lui.
21:35Les petits secrets de Michael Jackson, c'est dans un instant sur C8.
21:38Restez avec nous, chers amis, on revient avec Jean-Claude Tammu, et on parlera, évidemment, de notre Johnny pour les
21:436 ans de sa disparition.
21:44A tout de suite, avec les questions cash, évidemment.
21:47A tout de suite sur C8.
21:54Chers amis, merci d'être avec nous sur C8.
21:56Vous nous rejoignez en deuxième partie avec un homme extraordinaire qui est avec nous.
22:00Si je vous fais écouter cette musique, est-ce que ça vous rappelle des souvenirs, M. Camus ?
22:10Oui, oui.
22:12Johnny Hallyday, ça fait aujourd'hui 6 ans qu'il nous a quittés,
22:16et vous êtes évidemment le plus gros producteur de Johnny Hallyday.
22:21Vous êtes resté combien de temps avec lui ?
22:2335 ans.
22:2335 ans, des souvenirs plein la tête.
22:266 ans qu'il nous a quittés aujourd'hui.
22:27Évidemment, on a envie d'en parler.
22:30Ça commence comment, l'histoire avec Johnny, Jean-Claude ?
22:32L'histoire commence que le métier de producteur n'existait pas à l'époque.
22:37Ils avaient un impresario,
22:40et le comité des fêtes de tel endroit ou de l'autre, etc.,
22:43a appelé, voilà, je voudrais organiser ça à tel endroit,
22:46combien, tout.
22:47Ils envoyaient une fiche technique,
22:49et c'était organisé,
22:51et c'était une fois sur dix des bénévoles,
22:54donc organisé un peu n'importe comment.
22:57Et donc, ça ne s'est pas toujours très bien.
23:01Et puis moi,
23:02après mon succès d'Icreveur Cichard Sauvage et de Normand,
23:09je regardais ce grand blond-là,
23:11et j'avais vraiment tout.
23:13Et puis un bon jour, je lui ai dit,
23:15moi aussi, je vais m'acheter un Hallyday.
23:17Et j'ai acheté le spectacle de Johnny Hallyday à Rouen, sous Chapiteau.
23:21Donc acheter, ça veut dire que vous mettez l'argent,
23:22c'est juste pour que les gens puissent comprendre ?
23:24– Alors, M. Marouani, c'était à l'époque,
23:28combien, autant, tout, on m'envoyait le contrat,
23:30et puis après, je m'organisais toute l'affaire.
23:32– Et après, vous vendez la date ?
23:33– Je n'ai pas vendu la date, je l'ai exploité.
23:35– Vous l'avez exploité, pardon.
23:35– Je l'ai exploité.
23:36– Mon Dieu merci, c'était bourré,
23:39je ne sais pas comment j'aurais payé.
23:40C'était tout Chapiteau et tout à l'époque.
23:42Et donc, je me suis hardi,
23:44et ça a été 2, ça a été 4, ça a été 10,
23:47ça a été 20, ça a été 30, à peu près,
23:49sur 2 ans que j'achetais.
23:53Donc alors là, je commençais évidemment
23:54à bien connaître Johnny.
23:57Et c'est vrai que des fois,
23:58il arrivait à 6 heures du soir,
24:02c'est comment, demandait-il ce soir à son équipe ?
24:05Ah, on est en vacances, c'est Camus.
24:07– Ah oui, ah oui, parce que…
24:09– Voilà.
24:10Et donc, il vient voir Supertrampe
24:15au pavillon de Paris à l'époque,
24:17et puis il me prend, il veut les saluer,
24:19puis après il me prend derrière,
24:21on se connaissait bien au bout de 20 ou 32.
24:24Il faut que je te parle.
24:25Ah oui, Johnny, bien sûr.
24:27J'étais au courant que j'ai dégagé mon impresario,
24:32mon secrétaire, mon orchestre, tout le monde.
24:34Il me dit, oui, Johnny, j'ai entendu dire, en effet.
24:38Tu accepterais de t'occuper de moi.
24:40– Ah, c'est vrai.
24:40– Dans la bouche de Johnny Hallyday,
24:43tu accepterais de t'occuper de moi.
24:46Voilà comment ça s'est fait.
24:46– Vous vous en souvenez encore de ce moment ?
24:48– Ah bah, ça, j'en frémi quand j'y repense.
24:51Et à partir de ce moment-là,
24:52ça a été un boulevard.
24:53Pour le pire et pour le meilleur,
24:56ou pour le meilleur et pour le pire,
24:57regardez cette vidéo.
24:58Évidemment, on se souvient toujours
25:00de ce moment incroyable où vous annoncez…
25:03– 4 septembre.
25:03– 4 septembre, il le sait direct,
25:05que le concert est annulé
25:06parce qu'il y a trop de pluie.
25:09C'est impossible, on risque l'électrocution.
25:11Regardez cette vidéo qui nous fait frissonner.
25:13– Il est informé des problèmes ou…
25:16– On attend un peu encore.
25:19– Alors on a dit qu'il ne savait pas
25:21ce qui se passait là.
25:22Donc pour le moment, il ne sait pas.
25:23– Donc on attend qu'on lui dit.
25:30– Est-ce qu'on peut aller dans cette putain de loge ?
25:33– Non.
25:35– Je ne peux pas travailler, moi.
25:36– Je dirais, je fais chaud.
25:38– Vous voulez le voir ?
25:39– Mais bien sûr, il y a quand même des choses
25:41qu'il faut qu'on voit avec l'artiste maintenant.
25:43– C'est l'amour de l'âme.
25:48– C'est l'amour de l'âme.
25:51– Et nous avons appuyé
25:52ces trois présentations de ce soir.
25:56– Vous êtes les vrais amis de Johnny L.D.
25:59– Donc les vrais amis vont comprendre
26:04ce qui se passe maintenant.
26:07– Nous sommes tous Johnny, les musiciens,
26:11les techniciens qui ont travaillé
26:13et c'est si dur toute la semaine.
26:15Nous sommes dans le désespoir.
26:17Mais, mais, pour ceux qui le peuvent,
26:20nous donnons rendez-vous
26:21vendredi prochain.
26:23– Votre plus mauvais souvenir.
26:25– Votre plus mauvais souvenir.
26:26– Ouais.
26:27Et je regardais l'incident à la porte de Johnny
26:31quand le beau-père de Johnny me refuse la porte.
26:35– Ah mais oui, c'est ça l'histoire, en fait.
26:36– Ça a été exploité, mais d'une façon honteuse.
26:39C'est-à-dire que personne ne sait,
26:42Johnny ne sait pas qu'il tombe des cordes.
26:43Personne ne sait, OK ?
26:45Et combien de fois, Johnny,
26:47quand je me trouvais,
26:48vous mettez quelqu'un devant sa porte
26:49ou moi je me mettais devant sa porte,
26:50il dit, je veux être tranquille,
26:52je ne veux voir personne.
26:54Or, son beau-père, André,
26:55avait la même consigne,
26:56il ne voulait voir personne.
26:57Il ne savait pas qu'on arrivait
26:58avec une nouvelle aussi désastreuse.
27:02Et donc, on a exploité ça à une époque.
27:05Bref.
27:07Après ça, c'est la mort dans l'âme.
27:10Combien de gens m'ont dit depuis,
27:11mais quel courage d'aller devant 80 000.
27:13Eh bien, c'est pas du courage,
27:15j'étais dans un semi-comma.
27:17– Ah, semi-comma ?
27:18– Ah, semi-comma,
27:18c'est-à-dire que ça faisait deux heures
27:20qu'on faisait des réunions,
27:22on ne fait pas, qu'est-ce qu'on risque, etc.
27:24Et au moment où on a eu la décision
27:26par le préfet qu'on pouvait annoncer l'annulation,
27:30qui fait l'annonce ?
27:31Pas Michel Drucker.
27:34Oui, il est Michel Drucker.
27:36– Il s'était barré.
27:36– Michel Drucker était dans la loge de Johnny
27:38et Johnny lui a dit,
27:41« Viens, Camus va se démerder, on se casse. »
27:44– Ah ouais ?
27:45– Et c'est comme ça que je me suis retrouvé,
27:46moi, avec un micro.
27:49Et la seule chose que je me souvienne vraiment,
27:52c'est quand j'arrive sur scène,
27:53mon directeur de scène, Michel Mercier-Gara,
27:55me tend le micro et me dit,
27:56« Vous avez préparé quelque chose, Jean-Claude ? »
27:59Je dis non.
28:00Puis la Providence a voulu que les bons mots sortent.
28:03Mais c'était pas du courage.
28:05– C'est vrai qu'on se souvient de ça.
28:06Donc, il ne voulait pas y aller, Johnny,
28:08parce que c'est vrai qu'il y a la plupart des gens,
28:09et est-ce qu'on le reproche beaucoup ?
28:11– Ah non, le prétuel l'avait interdit.
28:12– Ah d'accord.
28:13– Le préfet voulait qu'il soit parti du stade
28:15avant qu'on fasse l'annonce.
28:17– Ah, pour pas que ça dégénère ?
28:19– Pour pas que ça dégénère,
28:20parce que tout peut être possible,
28:22mais pas avec la clientèle de Johnny,
28:24car quand vous mettez 80 000 personnes dehors,
28:27comme ça, qui sont depuis des heures sous la pluie,
28:30dont beaucoup, c'était le premier concert,
28:32qui sont de l'île de la Réunion,
28:33de l'île Maurice, des petits voyages,
28:36des petits hôtels,
28:36qui ne pourront pas revenir, pour certains,
28:40eh bien, quand ils ont repris les RER,
28:42les machins et tout,
28:43il n'y a pas eu une bride cassée.
28:44– Oui, ils n'ont rien fait.
28:45– Il n'y a rien à la clientèle.
28:46– Parce qu'ils sont très respectueux.
28:47– Ils sont très respectueux.
28:48– Aujourd'hui encore,
28:49on vous arrête dans la rue,
28:50Jean-Claude Camus, on vous parle de...
28:51– Ah, tout le temps.
28:52– Tout le temps.
28:52– Tout le temps.
28:53Ça n'arrête pas.
28:54– Je pense que les fans doivent être,
28:55en plus, très heureux de vous rencontrer
28:57quand ça arrive.
28:57– Ah bah oui.
28:58– Oui, je vais vous dire,
29:00j'étais X fois dans l'exposition à Bruxelles
29:04qui arrive à Paris, là, le 22 décembre.
29:08C'est incroyable.
29:10Et ces marques de gentillesse,
29:12je dirais presque d'amour qu'ils ont pour moi,
29:15ils font un transfert.
29:16– Bah oui, c'est clair.
29:17– C'est incroyable.
29:18– Quelqu'un l'a remplacé aujourd'hui, Johnny Hallyday ?
29:20– Ah non.
29:20– Personne.
29:21– Personne ne l'en placera.
29:22– Jean-Baptiste Guégan a la même voix,
29:23mais ce n'est pas Johnny Hallyday.
29:24– Ah non, Jean-Baptiste, il a une belle voix.
29:26La seule chose qu'il faudrait, je trouve,
29:30qu'on devrait, enfin ça s'est arrangé un peu l'affiche,
29:32mais qu'on devrait arrêter de mettre,
29:35la voix de Johnny Hallyday avec Jean-Baptiste Guégan.
29:38Ce n'est pas respecté Guégan, qui a du talent,
29:41il a une voix.
29:43Maintenant, c'est un peu mieux,
29:44mais il y a toujours la voix de Johnny.
29:47Mais maintenant, son producteur, mince,
29:50qu'il exploite le talent de ce garçon,
29:53qui a une voix vraiment extraordinaire d'ailleurs.
29:55C'est incroyable.
29:57– Oui, c'est la même tonalité, c'est impressionnant.
30:00Laetitia Hallyday, on a envie de vous demander des nouvelles,
30:02Jean-Claude, parce que vous êtes très proche.
30:03– Je serai avec elle tout à l'heure, pour tout vous dire.
30:06– Ah bon ?
30:06– Bien sûr.
30:07– D'accord.
30:08– Bien sûr, je suis très, très, très attaché à Laetitia.
30:13Alors là, c'est pareil,
30:14combien de choses ont été écrites,
30:15qui m'avaient virées, moi je ne sais pas.
30:17– Ouais.
30:18– Bref, c'est elle qui m'a réconcilié,
30:20parce qu'on a eu une séparation quand même.
30:21– Oui, oui, c'était en 2010.
30:23– Voilà, et c'est elle qui m'a réconcilié avec Johnny,
30:28et grâce à elle, j'étais redevenu très, très proche de Johnny,
30:32j'étais avec lui 48 heures avant qu'il s'en aille encore.
30:35– Ouais, alors le décès, c'est encore dans votre tête, je suppose,
30:38parce que forcément…
30:39– Je savais quand, c'était un saint d'histoire, je me rappelle,
30:42j'avais une dédicace à Boulogne, mon livre,
30:44et puis Laetitia m'appelle, elle me dit, mon coco,
30:47parce qu'elle m'appelle toujours mon coco.
30:48– Ouais.
30:49– Veux-tu venir voir Johnny, ça lui ferait plaisir.
30:52Je dis, bien sûr et tout, donc j'arrive.
30:55Évidemment, j'avais les consignes,
30:57tu ne vois pas qu'il est malade, ça je savais d'avance.
31:00Non.
31:01Elle me reste au dîner avec nous, etc.
31:03Alors lui, évidemment, il ne se connaît plus rien,
31:05il était dans un état apocalyptique.
31:08Et à la fin du dîner, elle me dit, va dire au revoir à Johnny,
31:13ça va lui faire plaisir.
31:13Je lui dis, écoute chérie, il est tellement fatigué que…
31:15– Ouais.
31:16– Franchement, si, si, si, vas-y, vas-y.
31:18Donc je re-rends dans sa chambre et tout,
31:19et puis je regarde, il dit, non, il semble-t'un un petit peu maigri.
31:23Il parle.
31:25Tu devrais être requinqué, parce que tu as encore des voix à finir, là, sur le…
31:28– Ouais.
31:28– Et il me regarde.
31:31J'avais un pull blanc.
31:32« T'as une tâche. »
31:34C'est les dernières paroles de Johnny que j'ai dans ma tête,
31:37qui sont toujours là.
31:38« T'as une tâche. »
31:38– T'avais vraiment une tâche ?
31:39– Il a fallu que je regarde, c'était à la maison que j'ai réussi à la trouver.
31:43J'étais vraiment une petite tâche.
31:45– Il détournait.
31:46– Ah, il détournait.
31:48– Il ne lui a jamais cru jusqu'au bout, Johnny Hallyday, qu'il allait partir.
31:50– Je suis vraiment persuadé qu'il ne s'est jamais vu partir.
31:56Je me souviens qu'au mois de mars,
31:59il était malade depuis décembre, il savait depuis ça.
32:01Au mois de mars, j'étais allé le voir à Los Angeles,
32:05on était partis déjeuner.
32:06On ne m'aurait pas dit qu'il était malade.
32:08– Vous ne l'auriez pas vu.
32:10– Et on rentre à sa villa et tout,
32:12et puis on se met à papoter et tout.
32:14Il dit, il faut que je te dise, tu m'emmerdes.
32:19Pourquoi Johnny, mon Dieu ?
32:20Pourquoi ?
32:21Tu m'as fait la vie pendant des années
32:24pour que je fasse un spectacle avec une scène centrale.
32:28Eh bien, mon premier spectacle, mon prochain spectacle,
32:31je te l'annonce, ça sera une scène centrale.
32:34Donc quoi, il croyait vraiment, on est au mois de mars.
32:37– Il pensait qu'il y retournait.
32:38– Et tout, et voilà.
32:41– Vous avez quand même gardé quelque chose de lui,
32:43si je ne me trompe pas, sur votre main droite, son bracelet.
32:48– C'est Laetitia qui me l'a donné, son bracelet, oui.
32:51– Avec une jolie petite bille de diamant noir.
32:53– Il ne me quitte pas.
32:54– Oui, vous l'avez toujours avec vous.
32:56– Toujours.
32:56– Vous avez quoi d'autre de Johnny Hallyday chez vous ?
32:59– Très peu de choses, très peu de choses.
33:01J'avais évidemment plein de disques d'or,
33:03mais je n'en ai qu'un qui s'est exposé
33:04parce que je ne veux pas faire un musée non plus.
33:07Mais j'ai très peu de choses.
33:09J'ai une lettre, si, une lettre, de 79, je crois.
33:16Un uscrit qui est encadré, que j'ai fait restaurer d'ailleurs
33:19parce que de l'encre s'en allait et tout,
33:21et j'y tenais tellement.
33:22Et la lettre se termine en disant,
33:24que ferais-je sans toi ?
33:25– Ça, c'est un beau message.
33:27– Ah, c'était Johnny.
33:28– Évidemment.
33:29– Alors, on dit qu'il y a des nouvelles voix
33:30qui ont été enregistrées, qui vont sortir.
33:32C'est vrai, cette histoire ?
33:33– Oui, le cri, c'est sorti, je crois.
33:35– Oui, oui, oui.
33:36– Il y en a encore d'autres, Jean-Claude Calé ?
33:38– Oh, il y a encore dans les tiroirs
33:39parce que vous savez, quand vous faites un album
33:42qui va être, je ne veux pas, d'une douzaine de chansons,
33:45souvent, vous en enregistrez 15, 16.
33:49Donc oui, il reste encore des trucs,
33:50certainement, dans les tiroirs,
33:52entre Universal et Warner.
33:54– Une personnalité qu'on aime beaucoup aussi,
33:57c'est M. David Hallyday,
33:59qui s'est confié il n'y a pas très longtemps.
34:01Il a dit, on m'a volé ma mort.
34:03Il évoque évidemment cette période agitée
34:05qui a suivi la disparition de son papa,
34:07Johnny Hallyday.
34:07Vous avez quel avis là-dessus, vous,
34:08Jean-Claude Camus ?
34:10– Que beaucoup de choses ont été écrites fausses aussi, voilà.
34:14– Oui.
34:15– Voilà.
34:16– On vous sent réticent sur…
34:18– Eh oui, je suis réticent.
34:20D'abord, ça m'ennuie d'en reparler encore,
34:22mais le samedi où j'étais là,
34:26où il a été dit que Laetitia avait refusé
34:30à Nathalie Bay et Laura de le voir,
34:34en fait, je ne sais pas de Laetitia,
34:36je le sais de l'infirmière.
34:37Quand je suis arrivé, évidemment que je la connaissais bien,
34:40M. Camus, j'ai vécu quelque chose d'épouvantable.
34:43Johnny avait reçu un texto il y a quelques jours
34:45qu'il voulait venir le voir
34:47et il avait répondu non, pas samedi, la semaine prochaine.
34:50Évidemment, le caractère de Johnny,
34:51quand il avait décidé que c'était la semaine prochaine,
34:53ce n'était pas aujourd'hui.
34:54– Oui, bien sûr.
34:55– Et donc, il a piqué une crise.
34:56J'ai dit que c'était la semaine prochaine.
34:58Et c'est l'infirmière qui a été chargée…
35:00– D'accord, de leur dire, d'accord.
35:02– Voilà.
35:02– Ah oui.
35:03– Ça, c'est la vraie histoire.
35:07Après, qu'est-ce que vous voulez…
35:08– Ça, ce n'est toujours pas assaini, leur relation ?
35:11– Non, je regrette parce que je sais que ça manque aux petites.
35:16– Ah ben oui.
35:17– C'est sûr.
35:18– Les deux petites, oui.
35:19– Ça manque aux petites.
35:20– Joy.
35:21– Et puis, même pour la mémoire de Johnny,
35:25moi, je pense que tout le monde devrait…
35:27Je sais que Laetitia le souhaite.
35:29– Oui.
35:29– Et que tout le monde devrait faire table rase,
35:32puisque maintenant, il n'y a pas d'héritage et des dettes.
35:34Alors, on ne s'en parle plus, il n'y a plus de procès.
35:36– Oui, il n'y a plus de procès, oui.
35:37– Voilà.
35:38Ça serait bien que tout le monde se raccorde, voilà.
35:41– C'est ce message que vous lui diriez ?
35:43– Ah oui.
35:43– Là, face caméra, vous pouviez parler à David Hallyden ?
35:46– Ah si je disais, oui, oui, je dirais à David, c'est vrai que des choses ont été sans
35:52doute maladroits de ne pas les informer de ce qu'il voulait faire pour mettre ses petites à l'abri,
36:01qui étaient quand même deux petites à l'abri, qui n'étaient pas éduquées.
36:06– Mais bon, vous savez, ça, c'est souvent des belles mères gendres, ça ne marche pas.
36:16– Et peut-être qu'un jour, tout ça refonctionnera, peut-être.
36:19– J'espère.
36:20– On l'espère, évidemment.
36:21– En tout cas, Laetitia fait beaucoup pour que sa mémoire soit prolongée.
36:26C'est l'exposition qu'on a faite ensemble, puisque j'ai travaillé dessus, évidemment, je suis la mémoire, moi.
36:33Il y a une exposition qui est formidable, les gens rentrent dans l'intimité de Johnny, il y a son
36:38bureau, il y a sa salle de cinéma, il y a tout ça.
36:41– Laetitia est de nouveau amoureuse ?
36:42– Non.
36:43– Non.
36:44– Laetitia…
36:44– Je crois même qu'elle est célibataire.
36:46– Là, bien célibataire ?
36:47– Oui.
36:47– D'accord.
36:48Il n'y a personne dans le viseur ? Vous qui savez tous les petits secrets ?
36:51Moi, je pense que ça sera très compliqué qu'elle refasse sa vie, parce qu'en fait, ça fait un
37:00ménage à trois.
37:01– Oui, avec Johnny. C'est ça qui a cassé le couple avec Jalil ?
37:04– Sans doute, je ne suis pas dans le...
37:06– Vous savez, mais vous faites semblant de ne pas savoir.
37:08– Non, non, vraiment, je ne suis pas...
37:09– Forcément, c'est les choses dont vous parlez avec elle.
37:11– Je ne veux pas rentrer dans le time, mais c'est sûr qu'elle parle toujours de Johnny.
37:16Toujours, donc c'est difficile pour l'autre.
37:19– Les petites vont bien ?
37:21– Les petites vont bien. Elles sont bien éduquées, elles s'en occupent bien. C'est bien.
37:26– Allez, c'est parti, voici tout de suite, chers amis, les questions cash, avec Jean-Claude Camus.
37:31– Quand on s'appelle Jean-Claude Camus, on touche combien de retraites ?
37:34– Pas assez.
37:36– Pas assez ?
37:36– Non.
37:37– On peut imaginer que le producteur historique de Johnny Lydet touche au moins 4 000 euros, 5 000 euros
37:41de retraites.
37:43– Plutôt, j'allais dire, c'est plutôt une 4, je pense, et c'est peut-être un peu moins.
37:48– 4 000 euros de retraites ?
37:49– Je crois même que c'est un peu moins.
37:51– Oui, parce que j'ai cotisé sur le tard.
37:54– Oui.
37:54– J'ai cotisé sur le tard, parce qu'au départ, il y a 60 ans ou 50 ans, on
38:02travaillait comme ça, on n'avait pas d'Ursaf, on n'avait pas des choses.
38:06– La foi, vous êtes fâché avec Michel Sardou ?
38:09– La foi, ou les fois.
38:11– Les fois, ah ouais.
38:12– Bah Michel, c'était un grand coléreux, plus que moi.
38:15– Ah ouais, à ce point-là ?
38:16– Ah oui, c'est un grand coléreux.
38:18Un gentil, un gentil mec, mais c'était curieux, parce que ces colères, c'est toujours en 3 épisodes.
38:25– Ah bon ?
38:25– Une lumière, par exemple, je vois, je vous rappelle d'un truc au théâtre du gymnase, quelqu'un ouvre
38:33la porte au fond, c'était du théâtre qu'il faisait là, ça le rend hystérique.
38:38Il sort, il est hystérique.
38:41Donc, première verse, au moment où il s'en va, il passe devant votre bureau, et à nouveau, il hurle
38:49encore.
38:50Mais vous savez aussi que quand il va arriver chez lui, il va vous rappeler une troisième fois, c'est
38:55toujours en 3 temps.
38:55– Ah bon ?
38:56Et le lendemain, il arrive, ah mon Jean-Claude, ça va ? C'est oublié.
39:01– Le concert qui vous a fait perdre le plus d'argent, Jean-Claude Camus ?
39:07– Le concert…
39:08– Ou le stade ?
39:10– Non, non, le stade, je n'ai pas perdu, c'était assuré.
39:13Non, non, je n'ai rien perdu, c'est la mort dans l'âme, je n'ai rien perdu, ça
39:16coûtait à l'époque 1,3 million d'euros à l'assurance.
39:20– Ah oui, d'accord, ça coûte des fortunes.
39:22– C'était lourd, oui.
39:24On peut dire la valise en carton, on peut dire Chella au Zénith, on peut dire Peter Pan, que des
39:31beaux spectacles.
39:32– Bah oui, mais des fois, ça ne marche pas.
39:34– Des fois, ça ne marche pas.
39:36– Le dernier texto de John Haliday, c'était quoi ?
39:40– Vous l'avez toujours ?
39:41– Non, mais ce n'était pas un homme de texto.
39:44– Ah, il l'appelait, lui ?
39:45– Il l'appelait.
39:46– Et tard, je crois.
39:47– Oh, bah, 4h du matin, allô, je te réveille ?
39:49Alors, suivant ton humeur, bah oui, Johnny, oui, oui, tu me réveilles.
39:53Mais tu dors tout le temps.
39:57– Et puis si je voulais lui faire plaisir, ah non, Johnny, j'attendais ton appel.
39:59– Non !
40:00– Elle était contente.
40:02– Flat heure.
40:04– Qu'est-ce que vous aimeriez qu'on dise de vous, le jour où vous serez plus là, Jean
40:07-Claude Camus, qu'on retienne ?
40:08– Que j'ai fait, je pense, beaucoup de bien dans ce métier, que j'ai fait évoluer en tant
40:20que président à l'époque, beaucoup.
40:22J'ai obtenu beaucoup, que ce soit dans les taxes par fiscale, la TVA, les choses, etc.
40:29Et l'amour que j'avais, sachant d'où je venais, moi, je le vois maintenant avec mes techniciens, avec
40:35tout le monde, de la façon dont je l'ai traité.
40:40Et je pense, j'ai eu des défauts, bien sûr, mais je pense que je me suis bien comporté avec
40:47mes équipes.
40:47Et ils me le rendent bien, d'ailleurs, j'en rencontre encore maintenant et tout, ils me le rendent bien.
40:52Si je pouvais envoyer un message directement là-haut à Johnny Hallyday, face caméra, vous lui diriez quoi à Johnny
40:59?
40:59– Johnny, tu m'attends ? J'arrive.
41:03– Pas trop vite quand même, hein ? On a encore le temps.
41:06– On a encore le temps.
41:06– Bien sûr.
41:07– Encore que je prépare son spectacle.
41:11– Merci.
41:12– Sur mes papiers qui sont dans le coffre pour le futur, le titre c'est « Ceci est mon
41:19dernier spectacle ».
41:20– Ah bon, c'est vrai ?
41:21– Tout est écrit.
41:22– Mais c'est quoi exactement, ce que vous avez fait ?
41:24– Ah ben, c'est mes volontés.
41:28– Un testament ?
41:30– Et vous avez fait quoi exactement ?
41:31– Ah, toutes mes musiques, tout est enregistré pour… tout, tout, tout.
41:35– D'accord, vous avez tout fait, tout est préparé ?
41:37– Ah oui.
41:37– Un par un ?
41:38– Oui.
41:39– D'accord.
41:41– Ah, comme ça, il n'y a pas de surprise, on sait ce que je veux, on a juste
41:45à exécuter.
41:45– Il y a des gens que vous ne voulez pas voir là-bas ?
41:48– Je ne vous les citerai pas.
41:50– Ah, il me connaît par cœur.
41:52Peut-être que le Père Noël sera, lui.
41:53Eh oui, il est avec nous, c'est parti, cher Jean-Claude.
41:56Eh oui, il ne fait pas son âme d'enfant.
41:57– Allez, un autre Père Noël à nous.
42:01– Bonjour, bonjour Jordan, bonjour M. Camus.
42:04– Bonjour, ben, m'amenez-vous à mon cadeau, Père Noël.
42:07– Mais justement, justement, vous savez que je passe très bientôt dans les cheminées.
42:13– Oui, à bas, on est au courant.
42:14– Et vous n'y échapperiez pas.
42:15Et d'ailleurs, en parlant de ça, je réaimais que vous puissiez nous révéler au public,
42:21parce que moi, je sais de quoi il s'agit,
42:22quel était le cadeau le plus extraordinaire que Johnny Aledé vous ait offert ?
42:27– Une Harley Davidson.
42:29– Non ! Ah ouais ?
42:31– J'avais une maison à l'époque à Saint-Tropez,
42:34et j'arrive le soir, dans le jardin, mon père dit, viens voir.
42:38Il y avait une magnifique Harley Davidson bleue avec un grand nœud autour.
42:45J'appelle Johnny, mais je lui dis, mais t'es fou quand même.
42:48J'en avais marre de te voir te promener avec ton vieux scooter de merde dedans.
42:52dans Saint-Tropez, comme ça, tu vas être…
42:55Avec une Harley Davidson, tu vas être beaucoup mieux.
42:58– Incroyable !
42:59– Oui.
42:59– Mais alors, qui l'a emmenée alors, cette moto ?
43:02– À lui.
43:03Enfin, lui ou quelqu'un avec lui, quoi.
43:05– Et c'est quand même moi qui l'ai livrée !
43:07Et puis le nœud, on a mis deux heures à le faire.
43:09– Ah bon ?
43:10– Ah, c'était un nœud, je ne vous dis pas !
43:11Ah oui !
43:12– C'est vrai, il y a une histoire avec le nœud, Jean-Claude ?
43:15– À le faire, non, ce n'est pas moi qui ai fait le nœud, moi je l'ai défait.
43:18– Voilà, tout un peu.
43:19– Merci beaucoup, cher Père Noël !
43:22– Quel amour !
43:23– Vous êtes incroyable !
43:24Merci beaucoup, cher Jean-Claude, à bientôt pour de nouvelles aventures.
43:28– On va s'accrocher.
43:29– On s'accroche.
43:30– Pour revenir.
43:30– Je vous serre la main, je vous remercie de votre fidélité, vous êtes toujours là,
43:33en pleine forme.
43:33Il nous lance toujours deux, trois scud, Jean-Claude, on l'adore.
43:36– Oh non, ça a été très raisonnable.
43:37– Oui, raisonnable !
43:39– Très raisonnable, on a l'impression d'être chez Michel Drucker.
43:42– Ah non, ne me dites pas ça !
43:44Moi, j'aime bien quand c'est un peu tonique, méchant, terriblement, n'est-ce pas Pierre Poettard ?
43:48À demain sur C8, chers amis, on se retrouve avec une nouvelle émission.
43:51Évidemment, on penserait fort à notre Johnny, et on embrasse toute la famille.
43:54Elle allie toujours dans nos cœurs.
43:56À demain sur C8, ciao.
43:57– Sous-titrage Société Radio-Canada
43:59
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