00:00Bonjour Julien Plantier. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin. Alors que ça y est, le mariage est
00:05consommé entre vous et Franck Proust, union de vos deux listes de droite,
00:09la sienne qui a fait moins de 20% au premier tour et qui le place troisième, et la vôtre
00:14au-dessus des 15% qui vous place quatrième.
00:17Vous vous redonnez donc une chance ensemble, pourtant la sagesse populaire dit que c'est jamais bon de retourner avec
00:21son ex.
00:22Écoutez, c'est un choix de responsabilité. Quand on voit les scores qui ont été réalisés dimanche, l'avenir de
00:29Nîmes est en jeu.
00:30Il y a à la fois une grande part d'absence turniste qu'on va aller chercher et conquérir durant
00:37cette campagne d'entre-deux-tours.
00:39Et c'est vrai que quand on voit le score de la gauche radicale et du candidat d'extrême droite
00:43qui découvre Nîmes depuis quelques mois,
00:45il était nécessaire qu'on se donne les moyens d'arriver à cette union pour l'avenir de la ville.
00:50Et la sincérité dans tout ça, parce que vous allez les convaincre. Comment les auditeurs, après des mois, a bataillé
00:55l'un contre l'autre avec Franck Proust ?
00:57Vous savez, c'est un choix, je l'ai dit, de responsabilité. Aujourd'hui, il y a eu une convergence
01:02vis-à-vis de nos projets, de nos programmes.
01:04Il y a eu une volonté.
01:05En quelques heures, après des mois, ne pas se mettre d'accord ?
01:08C'est normal. Dans le cadre d'une élection, il y a un certain nombre de candidatures, un certain nombre
01:14de visions.
01:15Et lorsqu'on fait de la politique, il faut faire des concessions, des compromis.
01:18On avait essayé de faire une union avant le premier tour. Les conditions n'étaient pas réunies.
01:24Je pense qu'il a fallu que les urnes parlent pour que chacune et chacun fasse preuve de responsabilité, de
01:29lucidité sur la situation politique.
01:30Vous vous êtes fait peur ?
01:32Comment ça ?
01:33Avec ces scores au premier tour ?
01:34Écoutez, moi, en tout cas, nous concernant avec Valérie Rouverand, le score qu'on réalise est un score honorable.
01:40Vous savez d'où on part et où est-ce que nous sommes arrivés.
01:43Aujourd'hui, il y a tout un travail de proximité, de terrain qui s'est fait durant cette campagne.
01:47Et aujourd'hui, si nous sommes arrivés en quatrième position avec plus de 15%, c'était qu'il y avait
01:51une attente.
01:52Mais bien évidemment, ceci n'était pas nécessaire et ceci n'était pas, on va dire, le plus important par
02:00rapport à la suite.
02:01Il fallait rechercher cette union.
02:03Je suis de ceux qui croient que seul, on n'y arrive pas et que ce n'est que dans
02:06un collectif,
02:07que l'on peut construire une aventure collective et surtout qu'on peut aller chercher cette victoire.
02:11Parce que je crois réellement que ce dimanche, il y aura la possibilité que nous gagnons cette ville.
02:16Vous parlez de collectif.
02:18Justement, Julien Plantier, vous avez dû renoncer à plus de 50% de vos colistiers.
02:22Ils l'ont pris comment ? Ceux qui n'ont pas été retenus ?
02:25Il y avait à la fois de la frustration et c'est normal.
02:27Lorsqu'on s'engage pendant des semaines, des mois sur le terrain,
02:30lorsqu'on fait des concessions sur sa vie professionnelle et personnelle pour faire campagne
02:35et pour adhérer à un élan politique, il est normal qu'il y ait de la frustration.
02:40Mais il y avait aussi une forme de réalisme parce qu'on sait très bien qu'au vu des résultats,
02:45il fallait se mettre autour de la table pour pouvoir discuter.
02:48Vous savez, lorsqu'on fait de la politique, on ne le fait pas dans une volonté personnelle.
02:51On ne le fait pas par rapport à une question d'égo.
02:53On le fait surtout par rapport à un projet collectif et surtout dans une notion d'intérêt général.
02:57Et aujourd'hui, la situation nous oblige.
02:59Et pourquoi ne pas avoir choisi de vous désister à ce moment-là ?
03:00Vous êtes arrivé quatrième. Pourquoi ne pas vous être désisté ?
03:03Vous savez, quand on fait plus de 15% à une élection,
03:05on représente des électrices et des électeurs qui ont cru en nous.
03:09Le simple désistement n'aurait pas permis de lancer une dynamique et un élan pour aller chercher ce second tour.
03:16Et vous pensez qu'ils vont se sentir plus représentés sur cet accord-là ?
03:20Alors que même que vous avez passé vraiment longtemps à dire que vous n'étiez pas d'accord, Franck Proust
03:23et vous ?
03:23Vous savez qu'il y a un certain nombre de désaccords et c'est normal.
03:27C'est comme dans la vie, dans un certain nombre de cercles, il y a parfois des désaccords.
03:31Mais à partir du moment où il y a une volonté commune d'aller de l'avant et surtout que
03:35prime l'intérêt général et l'intérêt collectif,
03:38je crois qu'il faut qu'on adhère par rapport à cela.
03:40Vous savez, depuis dimanche ce soir, je reçois beaucoup de messages, à la fois de personnes qui me disent
03:44« il ne faut pas faire l'union », à la fois d'autres messages qui me demandent de faire
03:48l'union.
03:48Vous savez, lorsqu'on fait de la politique, c'est avant tout un choix de responsabilité.
03:51Moi, aujourd'hui, j'assume notre position à Valérie Rouvran de rejoindre la liste de Franck Proust dans un seul
03:57but,
03:57un unique but, l'avenir de cette ville et que cette ville ne bascule pas dans les extrêmes, je l
04:01'assume pleinement.
04:02Alors, justement, il vous reste quatre jours pour que la ville ne bascule pas dans les extrêmes.
04:07Pour vous paraphraser, c'est quoi votre stratégie en quatre jours ?
04:10L'idée, c'est qu'on puisse avoir un accord programmatique, c'est ce qu'on a fait, notamment sur
04:15l'aspect de la fiscalité,
04:17avec l'accord sur la baisse de 6% de la taxe foncière.
04:20Il y a aussi un certain nombre de mesures relatives au pouvoir d'achat.
04:23Il y a aussi tout un pan de notre projet qui a été repris, notamment au travers de l'exemplarité
04:27des élus.
04:28Il y a tout un sujet relatif à la sécurité.
04:30Aujourd'hui, ce qui est important, c'est qu'à la fois, il y a le fonds, mais il y
04:33a aussi la forme.
04:33On va vous voir sur le terrain ?
04:34Bien évidemment, vous le savez, je suis un homme de terrain, un homme de proximité.
04:38Depuis plus d'un an, je suis en campagne, et aujourd'hui, bien évidemment, que nous allons continuer en ce
04:42sens.
04:42Vous savez, ce qui m'importe aujourd'hui, c'est l'avenir de cette ville.
04:45À partir du moment où l'avenir de cette ville risque de tomber dans les mains d'une gauche radicale,
04:50ou bien de l'extrême droite, au vu de ses représentants, je pense qu'il y a un vrai danger.
04:54C'est pour cela que nous avons fait le choix, un choix de responsabilité, dans l'union avec Franck Proust.
04:59Et si vous réussissez votre pari, si demain, vous êtes élu, c'est quoi la gouvernance ?
05:03Qui a la glo ? Qui a la ville ? Comment est-ce que vous répartirez les rôles ?
05:06C'est ce qu'on a évoqué, d'ailleurs, c'est ce que je crois, moi, depuis des mois.
05:09Je crois à un partage des rôles entre la ville et l'agglomération.
05:12Je crois que la politique a changé.
05:13On ne veut pas un maire à mi-temps à la tête de cette ville.
05:16On ne veut pas un président d'agglomération à mi-temps.
05:18Il faut absolument qu'il y ait beaucoup plus de transversalité,
05:21moins cette approche verticale que l'on a eu du pouvoir pendant des années.
05:25Je crois que ceci est révolu.
05:26Les citoyens attendent une autre manière de faire de la politique.
05:29Aujourd'hui, il y a une volonté d'union vis-à-vis de Franck Proust.
05:32Franck Proust a entendu le message en ce sens.
05:34Et donc, je serai candidat à la présence de l'agglomération.
05:37Franck Proust sera posé sur la ville de Nîmes.
05:39Bon, et donc ça, c'est si vous réussissez à arriver en tête dimanche.
05:42Merci beaucoup, Julien Plantier, d'avoir été notre invité ce matin.
05:45Donc, colistier avec Franck Proust sur la liste Nîmes par-dessus tout.
05:50Face à vous au second tour des municipales dimanche,
05:52Vincent Bouget et sa liste d'union de la gauche Nîmes en commun.
05:55Et Julien Sanchez, candidat RN de la liste, fier d'être nîmois.
05:59Tous les deux sont arrivés autour de 30% des suffrages au premier tour.
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