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MEDI1TV Afrique : LE GRAND JOURNAL MIDI - 15/03/2026
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00:16On est toujours ensemble sur Median TV, merci de nous rester fidèles, voici les titres de votre journal.
00:23Plusieurs habitations visées au cœur de Téhéran par les frappes israélo-américaines, d'autres bâtiments menacent ruines dans la capitale
00:30iranienne alors que l'escalade se poursuit au Moyen-Orient.
00:35Une guerre qui s'étend dans la région, l'Iran continue de riposter en ayant dans son viseur les intérêts
00:41américains dans plusieurs pays, l'Irak s'inquiète des attaques de drones répétées sur plusieurs régions.
00:49Et dans ce contexte, malgré le coup de la guerre qui fait vaciller l'économie mondiale, le président américain ne
00:55veut pas d'un accord avec l'Iran.
00:57Il a exhorté hier les pays qui importent du pétrole via le détroit de l'Hermouz à envoyer des navires
01:02pour sécuriser cette voie maritime.
01:07Et tout de suite ouvrons notre chapitre justement consacré à cette guerre au Moyen-Orient.
01:29Il n'y a toujours pas d'essoufflement dans cette guerre. Cela fait 16 jours que l'escalade se poursuit.
01:34Pour l'heure, pas de cesser le feu en vue. L'Iran continue d'être la cible de frappes israélo
01:40-américaines.
01:40Les dernières dates menées par Tzal ont visé l'ouest du pays. Côté iranien, la riposte se poursuit aussi avec
01:48une série de missiles largués dans le centre d'Israël.
01:51Les gardiens de la révolution jurent de traquer partout le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
01:58Cette guerre a contraint des centaines de milliers de personnes à fuir l'Iran. Ceux qui n'ont pas où
02:04aller sont restés dans le pays.
02:06A Téhéran, la puissance des frappes israéliennes ont fait tomber des bâtiments, d'autres menaces ruines.
02:11Dans le quartier de la place Niloufar, les familles encore sur place ne savent pas où donner de la tête.
02:18A Téhéran, les stigmates de la guerre sont visibles au cœur de la ville.
02:25Un immeuble situé près de la place Niloufar garde les traces laissées par la vague de choc d'une explosion
02:31survenue peu après le début du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran.
02:36Devant les gravats de ce qui était autrefois son appartement familial,
02:40Parsa Kojori, 31 ans, dont le logement a été endommagé lors des frappes, nous retrace le film de l'attaque.
02:51Trois missiles avaient été tirés, le premier, puis quelques secondes plus tard, deux autres.
02:55L'onde de choc a complètement détruit l'appartement.
02:57Il y avait un mur ici et tout ce qui se trouvait devant a été détruit.
03:01Tous nos biens sont maintenant éparpillés dehors.
03:05La famille de Parsa a dû quitter les lieux et se réfugier chez les proches.
03:10L'immeuble reste trop dangereux pour être habité.
03:14Nous ne pouvions pas entrer dans la maison parce qu'elle venait d'être frappée.
03:18Les dégâts viennent de l'onde de choc, pas d'un missile direct et il n'est pas sûr d
03:22'y reloger.
03:23Dans un conflit qui a déjà fait plus de 2000 morts, majoritairement en Iran, les civils paient un lourd tribut.
03:33Est-il possible d'oublier un endroit où l'on a vécu plus de 20 ans ? Non.
03:36Ce sera très douloureux, mais c'est la guerre et j'espère simplement que les gens subiront moins de pertes.
03:43Quant à l'avenir de ces habitants, l'incertitude domine.
03:48Dans ces conditions, il est impossible de dire ce que nous allons faire parce que nous ne le savons pas
03:53nous-mêmes.
03:54Pendant ce temps, la guerre continue de bouleverser la région,
03:58provoquant la plus grande perturbation de l'approvisionnement pétrolier de l'histoire récente
04:02et faisant flamber les prix de l'énergie dans le monde.
04:08Nous venons de l'entendre, une guerre qui s'étend dans la région.
04:11L'Iran continue de riposter en ayant dans son viseur les intérêts américains dans les pays du Golfe.
04:17De fortes explosions ont retentit tout ce matin à Manama, la capitale du Bahreïn.
04:22En Arabie saoudite, dix drones ont été interceptés dans l'est du royaume,
04:26mais aussi dans la région de Riyad.
04:29L'Iran se donne désormais le droit de cibler les ports des Émirats arabes unis.
04:39Les Émirats arabes unis qui ne sont donc pas épargnés par la riposte iranienne.
04:44Sur place, des missiles et drones ont été interceptés.
04:47Les autorités préfèrent pour l'heure ne pas recourir à la force.
04:51Pour le conseil du président émirati, le pays a le droit de se défendre,
04:55mais continue de choisir la retenue pour Angar Gagash.
04:59Les Émirats ont mené d'intenses tratations pour éviter cette guerre.
05:07Autre pays visé par les frappes iraniennes, l'Irak.
05:10L'Irak où les autorités s'inquiètent des attaques de drones répétées aux abords de l'aéroport de Bagdad,
05:16mais aussi à Erbil, où la panique s'est emparée du village de l'Ajane, ciblée la veille.
05:21Nasserounaïd.
05:23Dans les villes et dans les villages, des frappes se sont enchaînées depuis le début de la guerre.
05:28Au village de l'Ajane, un drone a frappé une raffinerie en pleine nuit.
05:32Une frappe aérienne dans une zone qui n'abrite aucun site militaire.
05:37Les lieux qui ont été visés ne sont ni des sites militaires, ni des bâtiments gouvernementaux.
05:42Il n'y a que des civils ici.
05:44Il n'y a pas d'Américains, pas un seul militaire même.
05:46Il n'y a que des villageois, des civils innocents.
05:49C'est un village qu'ils ont ciblé.
05:51Où voyez-vous des sites militaires ?
05:52Dans ce village, situé dans la région d'Erbil, femmes, enfants et personnes âgées vivent dans la peur de la
06:00guerre.
06:03Notre situation n'est pas bonne du tout.
06:06Les enfants sont terrifiés.
06:07Nous avons eu tellement peur la nuit dernière, nous ne savions pas où aller.
06:11Nous ne savions pas où fuir.
06:13Vers la route principale, vers la plaine, que faire ?
06:16Nous sommes restés dehors.
06:18Nous venions juste de nous asseoir pour manger avant le lever du soleil,
06:21quand ça a explosé.
06:23Toutes les femmes et les enfants ont peur.
06:25Ils ne savent pas quoi faire.
06:26Ce n'est pas supportable.
06:27On ne peut pas.
06:30Les activités de la raffinerie ont été suspendues suite à l'attaque.
06:34Pas de pertes civiles, mais des dégâts au moral.
06:37Pour ces familles confrontées depuis le début de la guerre, à une menace constante.
06:43Et dans ce contexte, malgré le coup de la guerre qui fait vaciller l'économie mondiale,
06:48le président américain ne veut pas d'un accord avec l'Iran.
06:51Il a exhorté hier les pays qui importent du pétrole via le détroit d'Hermouz
06:56à envoyer des navires de guerre pour sécuriser cette voie maritime entravée par le conflit.
07:05Au Liban, entraîné dans la guerre par le Hezbollah, une délégation est en formation
07:11pour négocier avec Israël en vue d'une fin de la guerre.
07:15Ni la date ni le lieu de telles discussions n'ont encore été fixés.
07:19Paris et Chypre sont envisagés, même si la diplomatie française indique qu'il n'y a
07:24pour l'heure pas de plan français pour tenter de mettre fin à cette guerre.
07:30Israël, de son côté, affirme qu'aucune négociation directe n'est prévue avec le Liban.
07:54Et dans le reste de l'actualité, il y a le président ukrainien
07:56qui accuse ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer le
08:02Léodic Drujba qui transporte du pétrole russe au cœur d'une dispute entre l'Ukraine et la Hongrie.
08:10Volodymyr Zelensky se dit toutefois prêt à travailler avec tout le dirigeant hongrois
08:14qui n'est pas un allié de Vladimir Poutine.
08:16Une déclaration qui survient à quelques semaines d'élections législatives en Hongrie
08:21qui pourrait entraîner un changement de gouvernement.
08:26Jour de vote au Congo, c'est la présidentielle.
08:292,6 millions d'électeurs sont appelés à glisser leur bulletin dans l'urne.
08:34Et pour ce scrutin, 7 candidats sont en lice.
08:377 dont le président sortant déni Sassou Nguesso au pouvoir depuis 1997.
08:43Il est le grand favori de cette élection.
08:45L'opposition fragmentée dénonce un scrutin taillé sur mesure pour le président sortant.
08:51Une opposition affaiblie aussi par l'absence de ses deux principales formations
08:56à savoir l'Union panafricaine pour la démocratie sociale
08:59et l'Union des démocrates et humanistes
09:02qui ont décidé de ne pas présenter de candidats pour cette échéance.
09:10Au Maroc, si vous êtes à Casablanca, vous l'avez probablement remarqué,
09:13dans certains quartiers, des ralentisseurs sortent de terre pour limiter les accidents.
09:18Des dos d'âne qui irritent les conducteurs.
09:21Les raisons, ces ralentisseurs construits par les résidents eux-mêmes
09:25ne respectent pas les normes et causent souvent des dommages aux véhicules.
09:29Nasruddin Onaïd.
09:31Ils sont faits pour sécuriser les routes en faisant ralentir les conducteurs,
09:35mais de nombreux trajets ont pris des apparences de parcours du combattant
09:38à cause de ces ralentisseurs.
09:40C'est notamment le cas ici à Casablanca.
09:42Construits illégalement par des citoyens à l'aide de moyens souvent rudimentaires,
09:47ces ralentisseurs ne respectent pas les normes techniques,
09:50ce qui peut causer des dégâts sur les véhicules.
09:53Il faut dire les termes.
09:55Cela fracasse nos voitures, les roues, les amortisseurs, tout y passe.
09:59Le nombre de ralentisseurs a augmenté.
10:01Il faut laisser l'État se charger de cela.
10:03Les dos d'âne réalisées par l'État sont bien.
10:09Alors pour être franc, ce genre de dos d'âne a de bons et de mauvais côtés.
10:13Oui, ça incite les conducteurs à ralentir, à lever le pied,
10:16mais ça cause trop de dégâts aux voitures, mais aussi aux conducteurs.
10:20Ça attaque les pneus, les amortisseurs.
10:23Et les conducteurs quotidiens commencent à avoir mal au dos et aux hanches
10:26à force de passer sur ces dos d'âne.
10:28Les secous seraient pétées.
10:29Cela fait mal, je vous assure.
10:31Face à cette prolifération de ralentisseurs, les habitants locaux protestent.
10:36Et d'un point de vue légal, la construction d'un obstacle sur la chaussée
10:39sans autorisation représente une infraction.
10:43Les citoyens qui installent ces ralentisseurs sont dans l'illégalité.
10:47Un citoyen non assermenté n'a pas le droit de poser un quelconque obstacle
10:51qui empêche ou perturbe la circulation.
10:54Cette situation est aussi comparable à une autre tendance
10:57que l'on observe devant certains commerces
10:59où des objets sont placés pour empêcher le stationnement de voitures ou de camionnettes.
11:03Dans les deux cas, ces pratiques sont illégales.
11:09Ce genre de construction doit être faite par des professionnels,
11:12des personnes compétentes qui connaissent le métier.
11:15Je le dis clairement, toute personne qui construit lui-même un ralentisseur
11:19crée un danger.
11:21Certains les posent au beau milieu dans le quartier.
11:23Des ralentisseurs trop grands, 35, 40, 45 centimètres,
11:27cela provoque trop de dégâts sur les voitures.
11:29Mais aussi pour les conducteurs, les passagers et les femmes enceintes aussi.
11:35Pour ces intervenants, le discours est clair.
11:37Rétablir l'ordre dans les rues de Casablanca ne se fera pas à coups de béton improvisés,
11:42mais par la voie de l'ingénierie spécialisée afin de garantir la sécurité de tous.
11:50Nous restons dans le royaume.
11:52Cette fois, nous allons à l'Husseman sur place, comme partout ailleurs au Maroc.
11:55Le poisson est fortement consommé durant le Ramadan.
11:59Et parmi les plus consommés, il y a la sardine et l'anchois, les stars du moment.
12:03Suivons ce reportage d'Ababa Kartoukhar.
12:07Dans les marchés d'Al-Hussema, en cette période de Ramadan,
12:10un produit attire tous les regards, les bokehronis.
12:13Ces anchois, stars incontestés des tables de lifetard.
12:16Frites grillées ou simplement préparées selon les recettes familiales,
12:20ils accompagnent les incontournables du repas,
12:23tels que les dates, les figues sèches, les pâtisseries, entre autres.
12:26Ici, beaucoup d'habitants ont une habitude bien ancrée.
12:30Pendant le mois sacré, on délaisse souvent la viande pour laisser la vedette au poisson.
12:36L'absence de poisson sur la table de lifetard est inconcevable.
12:40Le poisson est un plaisir pour les jeunes heures
12:42et une tradition transmise par les ancêtres.
12:44Indispensable surtout durant le mois sacré de Ramadan.
12:47Mais derrière cet engouement se cache une réalité moins savoureuse,
12:51la baisse des débarquements de pêche au port de la ville.
12:57L'anchois reste le poisson le plus consommé
12:59et la demande demeure élevée malgré la baisse des captures au port
13:03due à la migration des embarcations de pêche pélagique
13:06vers d'autres ports de la façade atlantique marocaine.
13:09Pour pallier la pénurie et répondre à la demande durant le Ramadan,
13:12des poissons sont importés d'autres ports marocains.
13:16Pour satisfaire les gourmands,
13:18les marchés s'approvisionnent désormais
13:20à partir des ports atlantiques de Kenitra ou encore de l'Arache.
13:23Et autour de ce poisson, toute une économie s'active.
13:31La vente et la préparation du poisson
13:33suscitent un engouement particulier pendant le Ramadan.
13:36De nombreux jeunes et femmes de la région
13:38exercent des activités saisonnières durant ce mois,
13:40comme la vente de poissons, de jus de fruits ou de pâtisserie.
13:43Cela permet de subvenir à leurs besoins.
13:47Entre traditions familiales, marchés animés
13:49et parfums de cuisine,
13:51le Ramadan se vit aussi dans l'assiette
13:54et pour beaucoup impossible d'imaginer
13:57l'Iftar sans ces femmes boqueronaises.
14:02L'Ordre d'Alorsayman,
14:04allons en Tunisie
14:05ou à quelques jours de l'Aïd El-Fitr,
14:07la fête marquant la fin du Ramadan.
14:09Les préparatifs vont en bon train
14:10du côté des pâtisseries.
14:12Mais cette année, les prix de l'huile,
14:14du beurre et des fruits secs ont grimpé.
14:17Comment expliquer de telle hausse ?
14:19Réponse dans ce reportage de Najwa Besha.
14:22A quelques jours de l'Aïd El-Fitr,
14:25les vitrines des pâtisseries
14:26et les marchés tunisiens
14:27connaissent une situation inhabituelle.
14:30Des ingrédients indispensables
14:32à la préparation des pâtisseries traditionnelles
14:34deviennent difficiles à trouver,
14:37suscitant l'inquiétude des professionnels du secteur.
14:40Sucre, beurre, farine et surtout amandes,
14:44dont le prix dépasse aujourd'hui
14:46les 45 dinars le kilo,
14:49se rarifient progressivement.
14:50Ces produits constituent pourtant
14:53la base de nombreuses pâtisseries
14:55préparées à l'occasion de cette fête.
15:00Les prix des fruits secs
15:02ont fortement augmenté
15:03ces dernières années.
15:04La production locale a été très touchée
15:07par la sécheresse,
15:08ce qui a fait grimper les prix
15:10des amandes et des pistaches tunisiennes.
15:13Même les produits importés
15:14ne sont plus accessibles comme avant.
15:16Les noisettes importées de Turquie,
15:19par exemple,
15:20ont vu leurs prix augmenter considérablement.
15:23Il y a aussi le problème des droits de douane.
15:26Aujourd'hui, nous payons des taxes
15:27plus élevées que les pays voisins,
15:29avec une hausse d'environ 50%.
15:32Cela pèse beaucoup sur les commerçants.
15:36Cette année, les prix ont explosé.
15:39L'amende peut dépasser
15:40les 40 dinars le kilo.
15:42Le ministère du Commerce
15:43nous a accordé une marge bénéficiaire
15:45d'environ 10% seulement
15:47sur le prix d'achat.
15:48Mais avec la hausse générale des prix,
15:51cela reste très difficile.
15:53L'amende tunisienne est très chère
15:55et les produits importés sont rares.
15:57S'il y avait davantage d'importations,
16:00cela permettrait d'équilibrer le marché.
16:03Selon plusieurs professionnels du métier,
16:06cette pénurie s'expliquerait notamment
16:08par l'absence d'importation
16:11de certains produits cette année.
16:13Cette situation se répercute directement
16:16sur le secteur de la pâtisserie,
16:18particulièrement sollicitée
16:20à l'approche de Aïd El-Fatr,
16:22période durant laquelle
16:24la demande atteint son pic.
16:27Les matières premières ont énormément augmenté.
16:30Quand nous avons commencé à travailler en 2003,
16:33le prix de l'amende ne dépassait pas
16:35ces dinars le kilo.
16:36Aujourd'hui, il dépasse les 45 dinars.
16:39La pistache peut atteindre 94 dinars le kilo.
16:43Malgré cette situation,
16:45nous ne recevons aucune aide de l'État.
16:48En plus de cela,
16:49plusieurs produits essentiels
16:51deviennent difficiles à trouver
16:53sur le marché,
16:54comme la farine,
16:55le beurre,
16:56l'huile
16:57et encore le sucre.
16:59Tout cela rend notre travail
17:01de plus en plus compliqué.
17:03Entre difficultés d'approvisionnement
17:06et flambées des prix
17:07des matières premières,
17:08commerçants et pâtissiers
17:10doivent composer
17:11avec un contexte délicat
17:13à l'approche de la fête.
17:15Malgré ces contraintes,
17:17les Tunisiens restent attachés
17:18à leur tradition culinaire,
17:20symbole de partage
17:22et de convivialité
17:24lors de Eid al-Fatr.
17:27Pendant ce temps,
17:28au Mali,
17:28le ministre de l'Économie
17:30et des Finances
17:30demande conformément
17:31à des textes de loi
17:33de privilégier
17:34les artisans locaux
17:35dans la commande publique.
17:36Ainsi,
17:37chaque ministère
17:38doit prévoir
17:38un investissement
17:39de 100 millions de francs CFA
17:42au cours de cette année.
17:44C'est une décision
17:45bien saluée
17:46par les artisans
17:47qui ont d'ailleurs décidé
17:48d'organiser une foire
17:49pour montrer leur savoir-faire.
17:52C'est un reportage
17:52de Mohamed Hanyoko.
17:54Depuis le 4 mars dernier,
17:56les artisans maliens
17:57ont organisé
17:57cette mini-foire
17:58pour exposer
17:59l'ensemble des produits
18:00qui sont concernés
18:01par la commande publique,
18:03à savoir les meubles,
18:04les produits de consommation,
18:06de décoration
18:06et même les détergents.
18:08En orientant
18:10la commande publique
18:11vers les artisans locaux,
18:12cela va aider
18:13à la création d'emplois
18:15et à l'amélioration
18:16de la qualité
18:17des productions.
18:18Les 29 départements
18:19ministériels
18:20devront chacun
18:21prévoir la somme
18:22de 100 millions
18:23de francs CFA
18:23dans leur budget
18:25de cette année 2026,
18:27soit près de 3 milliards
18:28de francs CFA
18:29qui seront dépensés
18:30auprès des artisans locaux,
18:32de quoi satisfaire
18:33les acteurs du secteur.
18:36C'est une bonne idée
18:37pour tous les artisans maliens
18:41d'avoir un marché
18:43fabriqué comme ça.
18:44Il faut qu'on achète
18:45des travaux
18:46ce qu'on fait au Mali.
18:49Il faut qu'on l'achète
18:49ici au Mali.
18:51Aujourd'hui,
18:51c'est un ouf de soulagement
18:53pour des artisans
18:54dont les produits
18:55sont prisés
18:56dans les foires
18:57aussi bien sur le continent
18:58que dans le reste du monde.
19:00Ils se disent
19:01satisfaits
19:01de pouvoir enfin
19:02mettre leur production
19:04à la disposition
19:05des autorités.
19:06On amène en Europe,
19:08on amène partout,
19:09en Afrique et en Europe,
19:11partout,
19:12on amène
19:12et puis nos produits
19:14sont sollicités,
19:15vraiment.
19:16Nous sommes vraiment contentes
19:17du gouvernement
19:18d'avoir pris cette décision.
19:20Cette mini-foire
19:21qui a vu défiler
19:23des autorités
19:24et plusieurs responsables
19:25du département ministériel
19:27et de simples curieux
19:28a pris fin
19:29le 10 mars dernier.
19:32En Côte d'Ivoire,
19:33plus précisément à Bidjan,
19:34se cachant en univers
19:35de couleur et chaleur,
19:37des femmes,
19:37vous allez les voir,
19:38transforment le basin blanc
19:40en tissu éclatant
19:42au motif unique.
19:43C'est un reportage
19:44de Zainab Dosso
19:44et Faleza Kola.
19:47C'est un environnement
19:49rempli de couleurs,
19:50mais aussi de chaleur.
19:52Sous le soleil ardent,
19:53de grandes bassines
19:54d'eau colorées
19:55sont posées
19:56à même le sol.
19:58Des tissus
19:58sont étendus
19:59pour sécher,
20:00d'autres encore
20:01trempés
20:02dans un liquide bouillant
20:03aux tentes vives.
20:07Nous sommes ici
20:09dans l'univers
20:10des tenturières,
20:11précisément
20:12dans la commune
20:13d'Ajame à Abidjan.
20:14Des femmes,
20:15comme Kadisila,
20:17donnent un nouveau visage
20:18au basin blanc
20:19d'origine,
20:19le transformant
20:21en étoffe
20:21éclatante
20:22aux motifs variés.
20:25C'était le blanc.
20:26On a acharné,
20:27c'est devenu orange.
20:27Dans ce processus
20:29de transformation,
20:31les femmes
20:31ne sont pas seules.
20:32Les hommes
20:33y occupent également
20:34une place importante.
20:36Chacun a un rôle
20:38spécifique à jouer,
20:39exécuté avec précision.
20:42Depuis les années 2010
20:44jusqu'à aujourd'hui,
20:45c'est Jens,
20:45il est là.
20:46Mais lui,
20:47il vient blanc.
20:48Quand il vient blanc,
20:49on fait les uniques,
20:51on fait aussi d'autres,
20:52on appelle ça
20:52ciriche,
20:53on attache ça.
20:54Maintenant,
20:54quand on finit le produit,
20:55on peut en mettre au feu,
20:57on ne peut pas ça.
20:58Mais quand c'est prêt maintenant,
21:00on live dans les coins différents.
21:02D'autres vont en Guinée,
21:04au Mali,
21:04même souvent,
21:05que c'est là-bas,
21:05ça quitte,
21:06mais souvent aussi,
21:06il y a des clients,
21:07de ce que c'est en Mali,
21:08ça va là-bas.
21:08L'étape finale consiste
21:10en la technique
21:11du tapotement
21:12du basin tenté,
21:13un geste artisanal
21:15qui permet d'assouplir
21:16le tissu,
21:17de fixer la teinture
21:18et de lui redonner
21:20toute sa brillance.
21:23Une autre étape
21:24attire particulièrement
21:26l'attention,
21:26l'application de motifs
21:28sur le basin,
21:29réalisé par un sérigraphe.
21:33Ça,
21:34c'est un dessin
21:35qu'on prépare
21:36sur l'ordinateur.
21:38Voilà,
21:38maintenant,
21:38quand ça vient,
21:39il y a certains produits
21:40qu'on va payer
21:40pour monter
21:41sur les quatre
21:42comme ça
21:42et puis on tire
21:45avec le peinture
21:47perlant.
21:49Pour cet inturier,
21:51c'est une manière
21:52de préserver
21:52un savoir-faire
21:54traditionnel
21:54et de le transmettre
21:56aux générations futures.
21:57On a informé
21:58les jeunes gens
21:59pour venir vers nous
22:01pour apprendre
22:02ce métier là
22:02parce que c'est très bon.
22:03Pas un métier là.
22:04Nous, on est dedans,
22:05on est piqué,
22:05on est en avant,
22:06on est dedans,
22:06mais on ne peut pas
22:07qu'on ait ça fini.
22:08À chaque fois
22:09que le nouveau modelant,
22:10ça vient.
22:10Si tu ne connais pas ça,
22:11ce n'est pas la peine.
22:12Malgré les risques
22:13liés au métier,
22:14à la manipulation
22:15des produits chimiques,
22:17la forte chaleur
22:18et la concurrence déloyale,
22:21les teinturiers persistent.
22:22On peut dire que le truc
22:23a pris un coup
22:24parce que les nouveaux
22:26et les tissus
22:27qui sont sortis
22:28un peu à la mort
22:28et les chinois
22:29et les italiens
22:30n'ont plus le marché.
22:31Donc, malgré tout ça,
22:33ça donne un peu
22:34l'engouement,
22:35un peu les trucs.
22:37Animés par la passion
22:38et la volonté
22:39de valoriser
22:40leur savoir-faire local,
22:42ils perpétuent
22:43un art ancestral
22:44au cœur d'Abidjan.
22:47Et retour dans le royaume,
22:49nous allons à
22:49Essaouira Oulagalriborje
22:51Bab-Malakech
22:52accueille une exposition
22:54collective intitulée
22:55« Mon voyage avec la femme
22:57au sanctuaire de l'art ».
22:58Une immersion artistique
22:59dans l'univers de la femme
23:01entre résilience,
23:02mémoire et art-thérapie
23:04portée par une trentaine
23:06d'artistes venus du Maroc
23:07et d'ailleurs.
23:08Visite guidée
23:09avec Babakar Tunkara.
23:12Entre couleurs, visages,
23:14symboles,
23:15jusqu'au 20 mars,
23:16une exposition
23:17propose au public
23:18un voyage artistique
23:19où la femme
23:20devient à la fois muse,
23:22mémoire et source
23:23de transformation.
23:24Initiée par Moustapha Ben Malek,
23:27artiste-peintre
23:27en coordination
23:28avec la direction
23:29provinciale de la culture
23:30à Essaouira,
23:32la manifestation
23:32réunie
23:33des créatrices
23:34venues de plusieurs
23:35villes marocaines
23:36mais aussi d'Europe.
23:41Cette exposition
23:43collective réunie
23:44des talents féminins
23:45venus de plusieurs
23:46villes marocaines
23:47comme Tangier,
23:48Gersif,
23:49Marrakech,
23:49Tantan et Essaouira
23:50ainsi que des pays étrangers
23:52dont la Norvège,
23:54la France,
23:54l'Australie
23:55et les Luxembourgs.
23:56Cette diversité
23:57confère à l'événement
23:58une dimension artistique
24:00et culturelle plurielle.
24:05Pour certaines artistes,
24:06cette exposition
24:07est aussi un espace
24:09d'expression
24:09et de célébration
24:11des énergies féminines.
24:13Ma participation
24:17à cet événement
24:18constitue une célébration
24:20des énergies féminines.
24:22À travers mes œuvres,
24:23je cherche à mettre en lumière
24:24la capacité des femmes
24:25à révéler leurs talents
24:26et à s'affirmer
24:27avec force.
24:29D'autres explorent
24:31la mémoire du visage
24:32et la profondeur
24:33de l'expérience humaine.
24:38Mon travail s'articule
24:40autour de la représentation
24:41du visage humain
24:42que je considère
24:43comme une mémoire
24:44imprégnée d'expérience
24:45et de vécu.
24:46À travers la couleur
24:47et la composition,
24:48je cherche à instaurer
24:49un dialogue visuel
24:50reflétant la profondeur
24:52de l'expérience humaine
24:53dans le corps de la femme.
24:57Une diversité artistique
24:59qui ne laisse pas indifférent
25:00les visiteurs.
25:05Cette manifestation artistique
25:06est exceptionnelle
25:08et elle couvre
25:08un large spectre
25:09d'expressions
25:10allant de la dénonciation
25:12de la violence
25:12faite aux femmes
25:13à la célébration
25:14du patrimoine.
25:16Une exposition plurielle
25:18où l'art
25:19devient à la fois
25:20hommage,
25:21message et thérapie
25:22et où la femme
25:23plus que jamais
25:24se révèle
25:25au cœur
25:26de la création.
25:29Voilà qui vous ferme
25:30cette édition.
25:31Merci de l'avoir suivi
25:32dans quelques instants.
25:32Nouveaux points
25:33sur l'actualité.
25:37Sous-titrage Société Radio-Canada
25:50Sous-titrage Société Radio-Canada
25:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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