- il y a 6 mois
Dans la libre antenne de Sud Radio, les auditeurs ont pu poser leurs questions sur le France - Angleterre à venir à Daniel Herrero
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SportTranscription
00:01Bonsoir à toutes et tous 13, heureux de vous retrouver sur Sud Radio, la radio du rugby, bonsoir Daniel Herrero.
00:07Ami de Sud Radio, Cyprien, bonsoir, content de vous retrouver.
00:10Et oui, ravi de te retrouver à la veille, même dans quelques heures, de ce crunch France-Angleterre pour la
00:17victoire dans le tournoi des 6 nations.
00:19Évidemment, on a une heure avec toi Daniel, ou vous, c'est simple, auditeur de Sud Radio, vous pouvez appeler
00:24pour poser vos questions à Daniel Herrero au 0826 300 300.
00:28Allez, c'est simple Daniel, on ne perd pas plus de temps, on rentre dans cette mêlée.
00:32Allez, Sud Radio, au cœur de la mêlée.
00:35Bon Daniel, c'est simple, première question que j'ai envie de te poser, à quelques heures d'une potentielle
00:39victoire dans le tournoi,
00:41comment sont nos bleus du 15 de France, comment sont le staff, est-ce que tout est prêt,
00:46ou alors il y a encore cette petite excitation avant un crunch, avant un match aussi important ?
00:51Effectivement, le climat psychologique quand même interroge, ou tout au moins, potentiellement un peu énigmatique.
00:58La fessée, je ne veux pas dire la rousse, mais la leçon, subie par le 15 de France pendant une
01:05heure contre les écossais la semaine dernière,
01:08laisse incontestablement des traces.
01:09On peut souhaiter enchaîner, on peut, par le travail, par des nouvelles méthodologies, des innovations, des rotations de joueurs,
01:18on peut remalaxer un peu le collectif, y compris sur le plan moral et psychologique,
01:22mais quand même, il n'est pas certain qu'on ait parfaitement bien digéré ça.
01:27Et là, avec un état d'incertitude sur ce qu'on pourrait appeler l'appétence, ou la motivation,
01:34les joueurs seront motivés, comme une évidence, les joueurs seront probablement un peu blessés, comme une évidence aussi.
01:41Mais en même temps, seront-ils à ce niveau que l'on souhaite, que l'on rêve ?
01:49Ce niveau où étaient les écossais la semaine dernière ?
01:51C'est-à-dire une équipe très animée, très préparée sur le volume de jeu, très enthousiaste à la construction.
02:00Est-ce qu'on sera là ?
02:01Si on est là, je pense que la France aura parfaitement bien digéré le match de samedi dernier,
02:06et si on est là, il se pourrait que nous ayons un beau match, parce que, malgré tout,
02:10l'Anglais, ou les Anglais, pourraient nous faire une surprise un peu étrange,
02:16ils veulent sans aucun doute nous irriter, nous perturber, peut-être même un tantinet nous prendre de haut,
02:23c'est un truc assez fréquent, comme dans le monde du rubis, encore que...
02:27C'est britannique, déjà.
02:27C'est un peu british, on ira, mais c'est surtout anglige, quand même.
02:31D'ailleurs, les écossais ne le font moins, les galois ne le font pas du tout,
02:34et les irlandais, pas du tout non plus, mais cette attitude est un peu suffisante.
02:39Mais je pense quand même qu'eux aussi, ils veulent prioritairement,
02:45sans aucun doute une victoire, mais ils veulent valoriser le rubis qu'ils ont produit.
02:48Vraiment, là, honnêtement, depuis trois matchs, les Anglais sont piteux.
02:52Les Anglais sont piteux.
02:53Ils ont eu dix matchs très corrects, les Anglais de l'année dernière,
02:55dix matchs d'affilée remarquables, jouaient plutôt bien, tu vois, porteurs de...
02:59Et là, depuis trois matchs, ils sont ou aux abonnés absents,
03:02ou dans la confusion du jeu,
03:04ou dans des tensions difficilement perceptives, mais qui doivent exister.
03:09Donc, s'ils viennent avec l'idée de valoriser aussi la qualité de leur rubis,
03:13alors on pourrait avoir un très joli match.
03:14Daniel, comment, à quoi, en fait, on sert un crunch, évidemment ?
03:18C'est 120 ans d'existence, il y aura un maillot, d'ailleurs, dans quelques heures,
03:22particulier, porté par le 15 de France.
03:25Le crunch, qu'est-ce que ça signifie ? Qu'est-ce que ça symbolise ?
03:28C'est au-delà d'un simple match de rugby, c'est quoi ?
03:31C'est en hommage à la guerre de 100 ans ? C'est beaucoup plus important ?
03:34Ouais, je ne crois guère qu'on ait une référence historique comme ça.
03:38Alors, moi, ça me trouble, tu vois, parce que,
03:41un siècle durant, le crunch, personne n'a employé ce mot.
03:45D'accord.
03:45Un siècle durant, il est quand même assez récent, 20-25 ans.
03:48C'est du commercial, du coup ?
03:50Enfin, tout au moins, c'est de la communication, à mes yeux.
03:53On trouve, mais l'auras-tu remarqué, quasiment maintenant,
03:56chaque match a une identité.
03:58Bien sûr.
03:58Tu vois, la semaine dernière...
03:59Ils ont tous un trophée.
04:00Voilà, la semaine dernière, nous étions dans la Hall d'Alliance.
04:02La semaine d'avant, avec les Italiens, nous étions avec,
04:05avec, comme il s'appelle, Garibald, le trophée Garibald.
04:09Tu vois, là, il y a ce mot, le crunch, entre la France et l'Angleterre.
04:14Un truc dont on ne sait pas trop.
04:16Si franchement, il est croustillant, tu vois, c'est quand même une hypothèse.
04:19S'il revient, il porte un peu les histoires de rivalité entre Français et Anglais
04:25qui sont quand même multiples.
04:26Il y a des matchs mythiques.
04:27On se souvient, notamment, des matchs avec Serge Blanco
04:29qui s'était fait piétiner par les Anglais.
04:32Oui, oui, c'est le coup du monde 80.
04:33Voilà, il y a des matchs mythiques, que ce soit dans le tournoi ou en dehors,
04:36des matchs contre les Anglais qui sont restés dans la mémoire collective.
04:39Alors, oui, bonne remarque, Cyprien.
04:42Le France-Angleterre, malgré tout, il n'a pas la même résonance que les autres.
04:47Y compris dans des périodes où les autres, les Galois ou les Irlandais,
04:50sont au sommet de leur performance, de leur rayonnement et de la réussite.
04:55C'est arrivé, les Écossais la semaine dernière, les Irlandais dans les 3 ou 4 dernières saisons.
05:02Mais le France-Angleterre, alors, sans aucun doute, avec l'idée de l'histoire,
05:08ou tout au moins en sous-jacent, pour ne pas dire en inconscient,
05:10les Anglais, collègues, ils ont inventé le rubis.
05:13Les Anglais, c'est chez eux, c'est leur histoire, c'est leur culture, c'est leur discipline, c'est
05:20leur préparation.
05:21Le jeu de rubis, ils portent profondément les traits de la langue anglaise.
05:29En l'occurrence, discipline, application, méthode.
05:33Et les Anglais, quand ils sont assez brillants et qu'ils t'imposent ça,
05:37ils ont comme une petite suffisance ancestrale pour te regarder de haut et en te disant, il t'en manque
05:42encore.
05:43La petite dappe dans le dos avec le goût de gamme.
05:45Oui, voilà.
05:47Ça peut être extrêmement irritant.
05:49Mais alors, là aussi, moi, longtemps, j'étais un peu irrité, tu vois, de ses attitudes,
05:56celles de Will Carling essentiellement, tu vois, avec Gugliel.
05:59Mais jusqu'à me demander quand même si ça, au fond, au fond, il ne l'a pas proprement, l
06:05'Anglais.
06:06D'ailleurs, à la fin du match, l'Anglais, quand même, Gugliel...
06:08Oui, c'est dans sa nature profonde.
06:09Ah oui.
06:10Ah oui.
06:11On ne peut pas nier l'extrême considération de la relation après match.
06:19L'Anglais, il est remarquable pour ça, honnêtement.
06:21Il est remarquable pour ça.
06:22Il peut avoir des irritations, mais jamais il ne fera la faute d'éducation.
06:26Jamais il ne fera la faute de respectabilité.
06:29Jamais, jamais.
06:30Est-ce qu'il peut la surjouer un peu, good game ?
06:33Ce n'est pas impossible.
06:36Mais...
06:36Non, moi...
06:40La pétance que génère le match de demain, c'est un gros match, mec.
06:45C'est un bon match.
06:46Il y a des enjeux.
06:48Il y a des qualités diverses.
06:49Il y a surtout des oppositions.
06:50Tu le disais, les Anglais, c'est eux qui ont inventé le rugby.
06:53Et ils ont un style qui est différent d'une autre.
06:56Il y a aussi cette opposition de style entre le French Flair et le rugby, on va dire, plus carré,
07:03plus...
07:03Méthodique, rationnel.
07:05Peut-être un peu plus ennuyeux.
07:06Il y a aussi cette opposition entre la France et l'Angleterre dans le style purement du rugby.
07:11Eh bien, ça porte une question, j'allais dire, sociologique majeure.
07:15Tu vois ça ?
07:16Les Anglais, depuis l'invention du jeu, apportent ce qui est les traits de leur culture ancestrale, millénaire.
07:24En l'occurrence, on y revient.
07:26Application, méthode, courage, rigueur.
07:30Peu d'émoi, peu d'émotions.
07:32Tu vois, transcrivent peu le champ émotionnel, le champ de l'intime chez les Anglais, pas trop, trop, tu vois.
07:40Nous, notre pays, il est un peu original depuis des lustres et des siècles.
07:43Nous, nous sommes entre quand même une culture, j'allais dire nord, presque anglo-saxonne, nous, tu vois, depuis très
07:49longtemps.
07:49Et nous avons aussi une grande culture latine.
07:51Et dans notre rubis, pour y se raison, essentiellement lié au développement de l'activité dans le siècle écoulé,
07:58notre rubis, il s'est, il s'est, il a germé, il s'est développé, il a grandi, il s
08:05'est, il a dire, splendifié, quoi.
08:08Étoffé.
08:09Étoffé, dans nos territoires au sud.
08:11Et nos territoires au sud sont quand même habités, pas uniquement du côté de Toulon ou du côté de Bayonne,
08:16ou du côté de Toulouse ou du côté de Perpignan et de Béziers, du côté même de Clermont-Ferrand.
08:20Mais il est habité par un potentiel créatif que tu ne peux pas nier.
08:23Un potentiel joué, ludique.
08:26L'anglais travaille.
08:27L'anglais, il travaille.
08:28Et le français s'amuse.
08:29Et le français aime à s'amuser.
08:32Le français a ses belles considérations du jeu.
08:34Ce qui veut dire que le français, par exemple, aime bien jouer, tout autant que gagner.
08:39Je le retire un peu.
08:40Je ne peux plus le dire de toute façon.
08:41Longtemps, ça a été le cas.
08:43Longtemps, ça a été le cas dans notre culture historique.
08:45Maintenant, ça aime gagner, quand même.
08:46Bien sûr.
08:47Mais en même temps, quand on avait fait un bon match, c'était quand même un élément à prendre en
08:51considération.
08:52Et si notre bon match, il avait produit des comportements créatifs,
08:57dans la relance, dans la fixation, dans la gestuelle de la passe,
09:01tu vois, bien sûr, dans les comportements classieux, l'attitude, quelquefois.
09:07Le français en a généré, quand même, à travers le temps, beaucoup.
09:09C'est toujours quelque chose auquel on est sensible.
09:11La défaite encourageante.
09:13Oui.
09:14Alors, ce concept-là, il est un peu fétide, malgré tout.
09:17Tu vois, parce qu'il est un peu pervers, pour ne pas dire trafiqué.
09:21Mais, pour moi, il y a...
09:23Si tu as bien joué,
09:25et moi qui suis rubie-mande de France,
09:26tu vois, qui est quand même, bon, un temps conséquent sur les stades et sur les équipes,
09:31et sur les éducations, sur les cultures de notre pays ou de mon pays,
09:35j'ai presque la certitude que nous ne sommes jamais complètement assurés
09:41de produire le rubis qui permettrait peut-être un jour de battre les Anglais,
09:46on a perdu les dix coupes du monde, nous.
09:49Toujours par la discipline, toujours par une rivalité d'arbitre,
09:53on vient des trucs un peu embêtants, emmerdants, médiocres, tu vois.
09:58Et on se dit, et c'était peut-être l'intérêt de ce tournoi,
10:01à un an de la Coupe du Mois,
10:02on se dit, mais est-ce qu'on va jouer un rubis totalement différent bientôt ?
10:07Là, on avait commencé avec les Irlandais, il y a un mois, un mois et demi,
10:12on était plein de saveurs, tu vois.
10:15D'espoir.
10:16Oui, l'espoir, ouh, le rubis de France, il va vers la création, il va vers le mouvement,
10:21il va vers l'application, il va vers la raideur en même temps,
10:23l'orgueil, ça n'a jamais été un déficit du Guinée de France,
10:27et nous étions, et puis après, ça s'est un peu terni,
10:31et la semaine dernière, ça s'est un peu frelaté.
10:34On va voir si dans quelques heures, ça ira mieux durant le crunch.
10:37Évidemment, vous l'aurez compris, jusqu'à 21h avec Daniel Herrero,
10:40vous pouvez appeler, vous pouvez poser votre question,
10:42en parler avec Daniel, qui sera ravi d'en parler avec vous, 0800 26 300 300,
10:480800 26 300 300, c'est le numéro qu'a composé Thomas,
10:51qui nous appelle Thomas, supporter de Clermont.
10:53Bonsoir Thomas.
10:55Bonsoir, bonsoir à tous.
10:56Bonsoir Thomas.
10:58Bonsoir Daniel.
10:59Très bien, Thomas.
11:00Thomas, tu nous appelles de Clermont ?
11:02Pas de Clermont, non, je suis parisien exilé.
11:05Je n'ai jamais vécu en Auvergne, c'est ma mère qui vient de là-bas,
11:09et du coup, j'ai toujours été supporter de l'ASM.
11:12Un compagnon, il y a quelques raisons.
11:15Et comme la mère, c'est le plus important, Thomas,
11:17évidemment, tu éclaires mon toi dans le sang.
11:20Thomas, juste avant de poser ta question,
11:21on va marquer une courte pause sur Sud Radio, la radio du rugby,
11:24comme ça, on va bien réfléchir à ta question,
11:27et Daniel se prépare.
11:28Évidemment, restez bien sur Sud Radio, la radio du rugby,
11:31au cœur de la mêlée, avec Daniel Herrero,
11:33dans quelques heures, France-Angleterre,
11:35le crunch à vivre sur Sud Radio.
11:37Sud Radio, au cœur de la mêlée, Cyprien Bétho.
11:41Vous êtes bien sur Sud Radio, la radio du rugby,
11:43évidemment, jusqu'à 21h, avec Daniel Herrero.
11:45Posez vos questions au 0826 300 300.
11:48Juste avant la petite pause, nous étions avec Thomas,
11:51supporter de Clermont, qui voulait poser sa question à Daniel.
11:54Alors, Daniel, je voulais évoquer le sujet du duel aérien.
11:57C'est pour moi un geste très technique,
11:59donc avec lecture de trajectoire, timing de saut,
12:01duel physique, technique en l'air.
12:03C'est aussi un moment où le joueur se met énormément en danger.
12:06On se souvient que c'était un secteur dans lequel on avait été très faible,
12:09enfin, c'était le point faible contre les Sud-Africains
12:12en quarte finale de Coupe du Monde depuis 2023.
12:14Ah oui, en paix, oui.
12:16Exactement, on avait été très défaillants dans ce domaine-là.
12:18Et depuis ce match, je n'ai pas l'impression
12:19qu'on a vraiment progressé sur ce secteur,
12:23que les adversaires de l'équipe de France ciblent même ce secteur
12:27avec beaucoup de joueurs au pied de pression.
12:29Alors, d'un côté, on a Louis-Biel-Biarré sur une aile indiscutable,
12:32mais sur l'ordre, tu es un peu plus réservé.
12:34Sur Atis-Augbe, je n'ai pas trouvé particulièrement
12:38de dominants ni rassurants dans ce secteur,
12:40alors que le jeu aérien peut être une arme aussi offensive
12:43et que peut-être on aurait pu l'utiliser
12:46pour inverser la pression face aux Écossais.
12:50Et le petit clin d'œil aussi, c'est le rappel
12:52des Anglais et Blanco qui avait bien chargé sur ces sujets-là.
12:59Effectivement, on garde dans la mémoire, je dirais,
13:05quelques villénies anglo-saxonnes dans ce secteur-là.
13:08La fameuse chandelle, tu vois, le Penander,
13:10qui est un des traits culturels historiques des Anglais,
13:12alors ça depuis la naissance du jeu.
13:14Tu vois, le jeu au pied, dans la pression,
13:18dans la fameuse boîte entre la zone de lancement
13:21et la défense profonde.
13:23Et les Anglais, ils ont toujours accordé
13:25beaucoup d'intentions, on dirait,
13:29pour ne pas dire beaucoup d'importance,
13:30parce que c'est une situation de jeu
13:32qu'eux utilisent fréquemment et depuis toujours,
13:35alors que nous, relativement peu,
13:36et c'est assez récent.
13:37On ne pourra presque dire,
13:39dans les 10-15 dernières années,
13:41il y a deux éléments du jeu
13:43qui n'existaient pas
13:46au moment du passage du professionnalisme,
13:48c'est-à-dire dans les années 2000,
13:49que sont les gratteurs et les aériens.
13:52Ça, on n'en avait pas.
13:53Maintenant, c'est des métiers,
13:54c'est des spécialisations,
13:56c'est devenu...
13:56Il se distribue des mâts,
13:58il se distribue des ballons,
13:59il se distribue des reconquêtes,
14:01et en même temps, dans ces deux secteurs-là,
14:02mais là, gardons le thème du duel aérien,
14:04on voit que, un, c'est fréquent.
14:08Plusieurs, pas dizaines,
14:10mais entre 10 et 15 ballons,
14:12régulièrement par match,
14:13se distribuent-là.
14:15Et on s'aperçoit que ces ballons-là,
14:17ils ont des potentialités étranges,
14:21et à la fois magnifiques et périlleuses.
14:25Les potentialités, c'est que
14:27si tu récupères un ballon en l'air,
14:28tu crées une appétence,
14:31une euphorie comportementale,
14:33ouah !
14:34Une euphorie comportementale
14:35qui a un écho incontestable sur le collectif,
14:38et tu crées en même temps
14:39une potentialité de construction
14:40parce que la zone de récupération
14:42est toujours un peu confuse.
14:44Elle n'est jamais très stricte
14:46dans l'organisation défensive, tu sais.
14:47Et en conséquence de ça,
14:50il se joue des bons ballons.
14:51Et si tu regardes,
14:52quand tu récupères correctement un ballon
14:54dans le jeu aérien,
14:56à 3,50 mètres de haut,
14:57et que tu le mets à la maison,
14:59souvent, il y a des impulsions de jeu.
15:01Il est rare que derrière la récupération,
15:03on fasse un vieux monde à l'ancienne,
15:04ou une vieille vieux roc.
15:06Souvent, derrière la prise de balle,
15:09ou on écarte,
15:10ou on dézone un petit peu
15:11par rapport à la réception,
15:13ou alors franchement,
15:13même on peut aller assez loin
15:14ou à l'opposé,
15:15ou sur la longue passe.
15:16En d'autres termes,
15:18le duel aérien,
15:19il est majeur.
15:20Est-ce que nous, on est bons ?
15:21Est-ce que nous, on est mauvais ?
15:22La question de Thomas.
15:23Tu veux que je te dise Thomas,
15:24le rugby français,
15:25il n'était pas bon sur le sujet.
15:27Pas bon.
15:28On n'avait pas de culture de ça.
15:30On était un peu craintif sur le danger,
15:32un peu craintif,
15:33quand même, il faut y aller,
15:33là-dessous, c'est très...
15:34Mais on a revalorisé,
15:36à travers le temps,
15:37revalorisé l'orgueil,
15:38la générosité
15:39qui va avec cette réception-là.
15:42Et en même temps,
15:44quand même,
15:45on s'est aperçu
15:46que c'était rendez-vous
15:48avec le drame.
15:49On perd la coupe du monde.
15:50Deux chandelles
15:51dans les dix premières minutes,
15:52deux essais transformés,
15:5414 à 0
15:54contre les Sud-Africains.
15:56Tu vois, un quart de fin
15:57à la coupe du monde
15:57sur deux réceptions de chandelles
15:58manquait.
16:00Considérable.
16:00D'ailleurs,
16:01on en a relativement peu parlé,
16:02ce qui m'a été un peu agaçant.
16:03Mais on voit quand même
16:04que le travail s'y fait.
16:05Je dirais,
16:06et je rejoins
16:09un petit peu,
16:10quand même,
16:11l'analyse de Thomas
16:11qui dit
16:12sur l'aérien,
16:13on n'est quand même pas très bon.
16:14Louis Bielberret
16:15est pas mal.
16:15Pas exceptionnel,
16:16mais pas mal.
16:17Les Anglais,
16:18ils en ont toujours deux ou trois.
16:19Remarquable.
16:19Mais parce que c'est dans leur ADN,
16:21ils pratiquent ce style-là
16:23depuis toujours aussi.
16:24Que ce soit Freeman,
16:25que ce soit Vain,
16:25ils ont toujours deux ou trois joueurs,
16:27enfin les joueurs de fond en général,
16:29ou l'arrière,
16:29ou les élimes,
16:30mais qui sont
16:32goulayants
16:32de l'idée
16:33de la récupération.
16:35Nous,
16:35va-t'en voir
16:36que sur la terre de France,
16:37tout le monde,
16:38presque sans exception,
16:39dans les clubs,
16:40dans les éducations,
16:41tout le monde
16:41l'a pris en considération
16:42depuis cinq ou six ans,
16:44le jeu aérien,
16:45mais aucun n'en a fait une méthode,
16:47sauf les palois.
16:49Ah,
16:49mais parce qu'ils ont aussi
16:50récupéré des joueurs de rugby à 7,
16:52dont le rugby à 7
16:53est une spécialité
16:54pour capter des ballons,
16:55et ça se voit notamment
16:57avec Grandidier,
16:58Arfeuil,
16:58Grandidier surtout,
16:59Grandidier,
16:59Arfeuil un petit peu,
17:00mais eux,
17:02les Sétis,
17:03ils ont trois ballons par mi-temps.
17:04Mais du coup,
17:05est-ce que demain,
17:05tu penses que le jeu aérien,
17:07le débat de ce France-Angleterre
17:09dans quelques heures,
17:10est-ce que tu penses que
17:11ça va être déterminant
17:12pour la victoire ?
17:14Alors ça,
17:14je ne sais pas,
17:15il ne va pas être formel.
17:16Ce que je sais,
17:16c'est qu'il va y en avoir
17:17de l'aérien.
17:18Il va y en avoir
17:19en début de match,
17:21beaucoup,
17:22beaucoup,
17:22de la part d'Antoine peut-être,
17:24c'est-à-dire notre jeu
17:25au pied défensif,
17:26de la part des Anglais,
17:27probable,
17:28probable,
17:28parce qu'ils le font
17:29tout le temps,
17:30et qu'il se joue
17:33ces sublimes complexités
17:35du jeu de rugby,
17:36ton mental
17:36et ta technique.
17:38Tu vois,
17:38voilà.
17:39Moi,
17:39je pense qu'il va y en avoir
17:40beaucoup,
17:40que c'est un élément déterminant
17:42et que,
17:43pour l'instant,
17:44on ne s'est jamais installé
17:46dans une domination.
17:48Nous,
17:48les Français,
17:49on a été parfois corrects,
17:51parfois corrects,
17:52en championnat,
17:53les Palois sont presque
17:54tout le temps bons,
17:55les deux ou trois Palois
17:56qui composent
17:58la récupération profonde,
18:00quoi,
18:00ils sont souvent bons,
18:01dans le top 14,
18:02c'est de loin
18:03les meilleurs,
18:04et de loin,
18:05ils s'imposent,
18:06ils en ont pris du goût,
18:07ils ont inversé le périlleux
18:08vers le goût léant.
18:11C'est dur.
18:13Et parce qu'il y a aussi
18:13la technique qui a évolué,
18:14maintenant,
18:14on tend vers le ballon
18:15avec les bras bien tendus,
18:17alors qu'avant,
18:18on demandait de faire une corbeille
18:20pour accompagner le ballon.
18:22Exactement.
18:22Donc,
18:22même la technique
18:24a évolué.
18:25Alors,
18:26ça a évolué.
18:27Ça paraît quand même
18:27franchement couillon
18:28qu'on ne se soit pas préoccupé
18:29de la technicité.
18:30Non,
18:31tu vois,
18:31on s'est occupé
18:32de toutes les technicités,
18:33de la chute,
18:34du choc,
18:35du raffût,
18:35de la panne.
18:36Là,
18:36non.
18:37Et là,
18:38effectivement,
18:38on reste un siècle
18:40de récupération,
18:41une impulsion
18:41qu'on appelait dans les temps
18:43un peu la méthodologie
18:44du gardien de but du goslav,
18:46tu vois.
18:47C'est-à-dire,
18:47celui qui saute au haut,
18:48il ne s'étire pas,
18:49il ne met pas tout son corps
18:50dans le prolongement,
18:51il monte au haut,
18:52il met son genou en protection
18:53et il a un panier
18:54dans lequel il va recevoir la balle.
18:56Mais en faisant cette technique-là,
18:57il s'assure la santé,
18:58il se protège
18:59de la rudesse du monde,
19:01mais par contre,
19:01il ne monte pas très haut
19:03pour récupérer la balle.
19:04Et puis on s'est aperçu
19:04que maintenant,
19:05il faut aussi monter haut.
19:06Et donc là,
19:07on impulse
19:08et on s'étire.
19:09Et on s'étire.
19:10Maintenant,
19:10c'est un étirement complet
19:13de la pointe des pieds
19:14jusqu'au sommet des doigts.
19:16Tu vois,
19:17donc ça fait
19:17des technicités.
19:19Et bien sûr,
19:20maintenant,
19:21ça apparaît encore
19:21une révolution,
19:22mais bon...
19:23En tout cas,
19:24si vous voulez voir
19:24Daniel Herrero
19:25simuler une réception
19:26de ballon haut
19:27dans le studio
19:28de Sud Radio,
19:28vous pouvez évidemment
19:30regarder ça
19:30sur la vidéo
19:31de Sud Radio
19:32en replay.
19:32C'était magnifique.
19:33J'étais dans un duel aérien
19:35avec Daniel
19:36et on a voyagé.
19:37Ce qui m'intéresse,
19:38c'est effectivement,
19:39c'est déconstruire
19:41un sujet.
19:42C'est quand on récupère
19:43un ballon en l'air.
19:44C'est sauter.
19:45C'est une intelligence
19:46des trajectoires.
19:48Lire la trajectoire
19:49de sol
19:49pour arriver dessous,
19:50lire la trajectoire
19:51de la balle
19:51pour y être
19:52en même temps synchrone.
19:53Tu vois,
19:54c'est les hauteurs
19:55où tu vas aller la chercher.
19:56C'est ton agileté des mains.
19:58Et en même temps,
19:59c'est ton climat sécure.
20:00Le climat sécure,
20:01il est de deux ordres.
20:02Il est toi,
20:03tu te protèges.
20:03Les collègues,
20:04ils ne peuvent rien faire pour toi.
20:05Quand tu es dessous,
20:06les collègues,
20:07ils ne peuvent rien faire pour toi.
20:07Sinon,
20:08te dire,
20:09prends-la toi
20:09parce que nous,
20:10on ne la sent pas.
20:11Mais par contre,
20:13il y a l'idée maintenant,
20:15alors tu as entendu parler
20:16de la protection,
20:18la brigade de soutien,
20:20la corbeille,
20:22tu as trois ou quatre collègues,
20:23on n'a plus le droit
20:24de se mettre devant
20:25pour empêcher.
20:25Mais pour anticiper
20:26où le ballon
20:26va retomber derrière.
20:27Mais tu le mets en hypothèse.
20:28D'ailleurs,
20:29maintenant,
20:29quand on monte,
20:31on voit arriver
20:34la technicité
20:34de la déviation.
20:36Oui,
20:36bien sûr.
20:36Plus que la technicité
20:38de la réception.
20:39Exactement.
20:40Merci Thomas.
20:41Thomas,
20:41est-ce que tu as
20:42un petit pronostic
20:43pour ce France-Angleterre
20:44demain à vivre
20:45sur Sud Radio ?
20:46Allez,
20:47un petit 25-23.
20:49Ah,
20:49donc une victoire
20:50dans le tournoi
20:50pour toi quand même.
20:51Oui,
20:52quand même.
20:52Ah,
20:53bien sûr.
20:53Merci Thomas
20:54d'avoir appelé
20:54au 0826-300-300.
20:57On est avec Maxime.
21:00Bonsoir Maxime.
21:01Max,
21:01bonsoir.
21:02Bonsoir mes deux.
21:03Bon,
21:03Maxime,
21:04il est d'où ?
21:05Maxime,
21:06il est de la Rochelle
21:07si je ne me trompe pas.
21:08Oui,
21:08tout à fait.
21:09Je vois à peu près
21:10un Bagnard Rochelet,
21:12Daniel,
21:13si tu veux tout savoir.
21:13Contre les Bagnards Toulonais,
21:14je vois bien.
21:14Contre les Bagnards Toulonais.
21:15Maxime,
21:16quelle est ta question
21:17que tu voulais poser
21:17à Daniel Herrero ?
21:19Alors,
21:20je voulais lui poser la question
21:21si Daniel pensait
21:23que la prochaine Coupe du Monde
21:25finirait chez nous.
21:27Est-ce que la prochaine Coupe du Monde
21:28finirait chez nous ?
21:29Ça veut dire que le trophée
21:32va rentrer au pays
21:33qu'il atteint depuis
21:34maintenant à peu près 50 ans.
21:36Exactement.
21:36C'est ça,
21:36tu dis ?
21:37C'est exactement ça.
21:38la question est bonne quand même
21:40parce qu'elle nourrit
21:41l'optimisme.
21:42La question...
21:43Les auditeurs du Sud Radio
21:44sont toujours très bonnes.
21:45Oui,
21:45mais celle-là,
21:45elle est bonne.
21:46Un mec,
21:46il dit,
21:47on va avoir droit au bonheur aujourd'hui.
21:48Ben oui.
21:48On va droit...
21:49Nous,
21:49le rubis de France,
21:50ce rubis étoffé,
21:52gaillard,
21:53volumineux,
21:54très travaillé,
21:55très cultivé,
21:57est-ce que nous,
21:57un jour,
21:58on va pouvoir le ramener
21:59sur notre terre ?
22:02Je le pense,
22:02mais je me méfie quand même aussi
22:05à titre métaphorique,
22:06ce serait une image.
22:08Quand on perd la première en 87,
22:09moi j'y suis par exemple,
22:11ça se remonte à très loin.
22:12Et je me rappelle
22:12le soir de la défaite
22:13qui était nette,
22:14on avait fait une très belle demi-finale
22:15des Français contre les Australiens,
22:16mais on perd en début.
22:17Et là, on dit,
22:18ouh,
22:18mais tu vas voir la prochaine,
22:20la prochaine,
22:20on sera prêt.
22:21La prochaine,
22:22dans la Lua en France,
22:22Serge Blanco se fait fracasser
22:23par des Anglais mal éduqués,
22:25à la sortie,
22:27on perd en quart de finale,
22:28et bien cher,
22:28tout le monde nous jette des pierres
22:29dans la rue,
22:30on n'est pas été bons.
22:31Bon,
22:31mais la prochaine,
22:32la prochaine,
22:3395,
22:34en Afrique du Sud,
22:34tu vas voir.
22:35Et on se prépare très très bien
22:36en 95,
22:37en Afrique du Sud,
22:37parce qu'à maintenant,
22:38le climat psychologique,
22:39sociétal,
22:40est si particulier,
22:41qu'on fait beau,
22:43on fait beau,
22:43en arrivant en demi-finale,
22:44on finit troisième,
22:45mais on perd.
22:46Et on perd avec,
22:47rappelle-toi,
22:48l'éternel,
22:50l'éternel problématique.
22:51Oui,
22:51mais l'arbitre,
22:52il ne nous aurait pas un peu enflé.
22:53Est-ce que Benazie
22:54avait marqué cet essai ?
22:55Le dénommé,
22:56il s'appelle comment celui-là ?
22:57L'arbitre qui accorde l'essai au box.
22:59Celui-là qui lui en a offert
23:00une montre pour...
23:01Celui-là qui lui en a offert
23:02pour ta femme,
23:02pour ta femme,
23:03au cas où.
23:03Enfin bon,
23:04il semblerait qu'il y a eu
23:05quand même quelques vilainis.
23:06De fait,
23:07lui,
23:07l'arbitre,
23:08il accorde aux Sud-Africains,
23:10ça se passe à Durban,
23:11dans la pluie,
23:13Noé avait envoyé
23:14tout le ciel,
23:14toutes les eaux du ciel
23:15sur le stade,
23:16il y avait un mètre d'eau,
23:17on ne voit pas
23:18le Sud-Africain marqué,
23:19la ligne est parfaitement
23:21confuse,
23:22brouillonne,
23:22tu vois,
23:23elle est dispatchée
23:24comme ça,
23:25quoi.
23:26Il reste qu'en milieu
23:27de seconde de mi-temps,
23:28c'est les Français
23:29qui vont marquer le même,
23:30au même endroit quasiment,
23:31et refuser,
23:32de façon nette et catégorique.
23:33Ça nous a mis un peu,
23:34mais ça nous maintient
23:35quand même dans l'idée
23:36que nous sommes toujours
23:37gonflés.
23:38Et du coup,
23:38on se dit en 99 ?
23:39Et du coup,
23:40on dit,
23:40attends,
23:40en 99,
23:41là on va être prêt.
23:42Et en 99,
23:42on est prêt,
23:43on a une très grosse équipe,
23:44les Français sont magnifiques,
23:45honnêtement,
23:46on va faire un quart de finale
23:47contre les Blacks,
23:48tu le sais.
23:48Une demi-finale mémorable.
23:49Ouais,
23:50on fait quand même
23:51une performance
23:52en demi-finale
23:53contre les Blacks,
23:54absolument époussoufflante,
23:55et alors on refait
23:56les 40 points,
23:57on joue bien au rugby,
23:58on marque,
23:59on en fait,
23:59bon,
24:00on a quand même
24:01à ce moment-là
24:01l'idée que notre jeu
24:03qui est un peu différent,
24:07il y a toujours nos touches,
24:08il y a toujours
24:08le rugby commence de vendre,
24:10il y a toujours
24:11l'occupation du terrain,
24:12il y a toujours la chandelle,
24:13il y a toujours
24:13on joue pas chez nous,
24:14on joue chez eux,
24:15tu vois,
24:15ces dix possifs stratégiques
24:17qui font quand même
24:18la réalité du jeu de rugby,
24:19c'est celle que tu apprends
24:19à tous les niveaux,
24:21quoi,
24:21tu vois ça,
24:22voilà.
24:22Jamais,
24:23jamais on a appréhendé,
24:24nous,
24:25enfin,
24:25surtout dans la zone
24:26de ces grands matchs-là,
24:28quoi,
24:28pour l'obstention
24:29du titre mondial,
24:30jamais on a appréhendé
24:31un angle,
24:32un angle du jeu
24:34totalement différent,
24:36novateur,
24:37curieux,
24:38tu vois,
24:38mais avec un seuil
24:40d'incertitude,
24:41et on n'y va pas
24:42dans ce seuil d'incertitude,
24:43et donc,
24:4499 c'est un truc,
24:452003 ça en est un ordre,
24:46encore,
24:462003 on est pas mal,
24:47mais bon,
24:48on perd encore,
24:49peut-être un peu,
24:50il y a quatre gouttes de pluie,
24:51Fabien Galtier
24:52qui appelle sa mère
24:52à elle,
24:52elle dit,
24:53maman,
24:53il pleut,
24:53tu vois,
24:54et là,
24:54on sent des doutes,
24:56on sent des fragilités
24:57psychologiques,
24:58tu vois,
24:58après nous avons 2007,
25:00elle s'était dit,
25:00enfin,
25:00si on veut la gagner,
25:01la coupe du monde,
25:02il va falloir qu'on l'organise,
25:03tu vois,
25:04et en 2007 on l'organise,
25:05en 2007 elle est chez nous
25:07sur la terre,
25:07et on se fait tabasser
25:08comme des poulpes
25:09par des Argentins
25:10au premier match,
25:11par des Argentins
25:12à l'avant-dernier,
25:14et on n'est pas encore bon,
25:15on n'est pas encore dans le cas.
25:16C'est encore les Anglais
25:16qui nous privent en demi-finale.
25:17Et en demi-finale,
25:18ce sont les Anglais
25:18qui nous tournent,
25:19mais enfin,
25:20ce sont les Argentins
25:21qui nous humilient
25:21quand même à la maison,
25:23et là nous sommes en 2007,
25:242011,
25:25enfin il y en a une
25:25où on doit gagner.
25:27Elle est piteuse.
25:28Sur le match.
25:28Sur le match, voilà.
25:29Elle est piteuse,
25:302011,
25:31parce qu'on se rappelle
25:32peut-être match,
25:32je ne sais pas,
25:33mais en 2011,
25:35en Nouvelle-Zélande,
25:36la France arrive en finale
25:38en ayant été presque médiocre
25:40sur tout le parcours,
25:41mais enfin elle y arrive,
25:42des circonstances,
25:43et elle va produire
25:44un match magnifique,
25:46mais elle va produire
25:46un match extrêmement
25:47glosaxon,
25:48elle va produire
25:49un match de rudesse,
25:50d'application,
25:52et elle va produire
25:52un match
25:53où on a encore
25:53la sensation,
25:54malgré tout,
25:55qu'on est plus fort,
25:56ce qui nous arrive
25:56quelquefois à ce niveau-là,
25:58mais qu'on perd
25:58sur la roublardise
26:00de l'anglo-saxon
26:01qui s'appelle
26:01Richie Macau,
26:02le capitaine des blacks.
26:03Tu vois,
26:03il y a encore un truc,
26:05encore un truc,
26:05il aurait pris l'arbitre
26:06un peu en main,
26:07la dernière pénalité,
26:08l'arbitre,
26:08elle ne siffle pas contre nous.
26:09Et je retrouve
26:10dans l'éternel
26:11thème de la discipline,
26:13l'insuffisance de performance.
26:14C'est diabolique.
26:15Ensuite, en 2015,
26:16on n'existe pas.
26:17Ah non, en 2015,
26:17c'est la nuit.
26:18Pas invité.
26:18C'est la nuit de France.
26:192019,
26:20c'est le début,
26:22on n'est pas vraiment invité.
26:23C'est la fin de la nuit.
26:24Bon, c'est très simple.
26:25En gros, Maxime,
26:26Daniel vient de rétablir
26:27toute l'histoire
26:28de la Coupe du Monde
26:29et il va répondre
26:29à tes questions
26:30un instant sur Sud Radio,
26:31la radio du rugby.
26:32Justement, Maxime,
26:32je veux te répondre.
26:34Exactement.
26:34N'hésitez pas à appeler
26:35comme Maxime au 0826 300
26:37300 ce samedi,
26:39évidemment,
26:39le France-Angleterre,
26:40le crunch pour la victoire
26:41dans le tournoi Destination.
26:43Sud Radio,
26:44au cœur de la mêlée,
26:45Cyprien Béthot.
26:47Sud Radio,
26:47la radio du rugby ce samedi.
26:49France-Angleterre
26:50à vivre sur Sud Radio
26:51avec Daniel Herrero,
26:52Alexandre Priam
26:53et François Triot,
26:54évidemment,
26:54pour une victoire
26:55dans le tournoi Destination 2026.
26:57Nous étions avec Maxime
26:58qui avait demandé
26:59l'ambition
27:00pour la prochaine Coupe du Monde.
27:01Maxime, c'est simple,
27:02tu as eu une leçon d'histoire
27:03et dorénavant,
27:04tu as eu une leçon
27:04pour l'avenir,
27:05pour le futur avec Daniel.
27:06C'est plus délicat,
27:07effectivement,
27:08le futur.
27:08L'histoire s'est passée,
27:10on a eu le privilège
27:11de la vivre intensément
27:13et donc de pouvoir
27:14peut-être un peu
27:14s'autoriser à l'analyser.
27:17Le futur,
27:17la Coupe du Monde 2027
27:20en Australie,
27:22honnêtement,
27:23honnêtement,
27:24je mets une zone d'ombre.
27:26La zone presque certaine,
27:27c'est qu'on sera
27:28dans les 3 ou 4.
27:30Tu vois ?
27:30On sera dans les 3 ou 4.
27:31C'est-à-dire que normalement...
27:32Sachant qu'on a potentiellement
27:33un huitième de finale
27:34contre l'Ecosse.
27:34Oui, absolument.
27:35Qui nous a mis 50 grains
27:36la semaine dernière.
27:37Voilà,
27:37on a quand même
27:38un quart de finale
27:38un peu bizarre.
27:39Après,
27:39on a une phase de poule
27:41bien basse,
27:42on a un huitième
27:43a priori,
27:44je dirais,
27:45gentillé
27:45et peut-être même
27:46à partir de la demi-finale,
27:48quand même,
27:48ça va se gâter.
27:49Il reste que
27:54on peut lire
27:55la préoccupation
27:56de la performance.
27:58Nos Français,
27:59ils s'appliquent.
28:00Galdier,
28:01il est minutieux.
28:02Tu vois ?
28:02Nos joueurs
28:03ne sont pas bouffons.
28:04Ça travaille.
28:05Nos insuffisances
28:06passent par le labeur.
28:08Il faut qu'on les solutionne.
28:09Tu vois ça ?
28:10Mais on n'est pas
28:11dans une perspective
28:13innovatrice.
28:14Donc,
28:15j'ai bien peur
28:17que l'histoire
28:20se reproduise.
28:20C'est vrai que
28:21quand on prépare
28:22une Coupe du Monde,
28:22quand on prend 50 grains
28:23en Écosse,
28:24on ne peut pas dire
28:25que c'est une évidence
28:28qu'on va gagner
28:29cette Coupe du Monde.
28:29Ah non,
28:30ça,
28:30ce n'est pas du tout vrai.
28:32Même,
28:32alors là,
28:33nous avons fait cette année,
28:35c'est une année
28:35avant la Coupe du Monde.
28:37Objectivement,
28:37on analyse nos matchs.
28:38Nos matchs
28:39contre l'Irlande,
28:40il est quand même
28:40de très belle qualité.
28:41Il est serein,
28:42il est appliqué,
28:43il est volumineux,
28:44il n'est pas de novateur,
28:45mais il est volumineux.
28:46Et en même temps,
28:47la construction de l'équipe,
28:48notamment,
28:48rappelle-toi,
28:49les scènes 3ème ligne
28:50dans le pack d'avant,
28:51laisse penser,
28:52laisse penser
28:53qu'il y a eu
28:54une idée sous-jacente,
28:55le volume de course,
28:56le volume de passe
28:57pour toute l'équipe.
28:59Tu vois ça ?
28:59Hop,
29:00huit jours après,
29:00il revient un peu,
29:01il remet,
29:01il remet,
29:02grosso modo,
29:03de la rudesse
29:03et de la gaillardise
29:04dans le scènes de devant.
29:05Du bois !
29:06Il remet du bois !
29:08Et en la sortie,
29:09il y en a sorti,
29:10ça met un trouble quand même.
29:12Les deux,
29:12trois dernières matchs,
29:13c'est autour de la seconde ligne
29:14qu'il y a des interrogations.
29:15Ce qui veut dire
29:16que plus profondément,
29:17c'est autour du potentiel
29:18jeu de l'équipe de France
29:19et du potentiel
29:20mobilité des avant
29:21qu'il y a une interrogation.
29:22Vers quoi tu veux te diriger ?
29:23Voilà,
29:24exactement.
29:25Mais il y a l'idée que
29:26si on est très volumineux
29:27à la course
29:27et si on était très technique
29:28à la passe dans nos avants,
29:30peut-être qu'on sera
29:30un peu moins gaillard
29:31dans la rudesse,
29:32peut-être qu'on sera
29:33moins sévère à l'impact,
29:34peut-être que nos perforances
29:35seront moindres,
29:36tu vois ça ?
29:37Alors moi,
29:38évidemment,
29:38c'était séduisant.
29:41Se dire,
29:42oh là,
29:43le dimanche d'après,
29:45contre les Galois,
29:46on donne dans l'ordinaire,
29:47contre les Italiens,
29:48on est dans le très ordinaire,
29:50mais enfin,
29:51respectable évidemment.
29:51Ça gagne.
29:52Et la semaine dernière,
29:53bon là,
29:53on est aux portes du naufrage.
29:55Donc,
29:56il est quand même très difficile
29:57de dire,
29:58oh, bouge pas,
29:58tu vois,
29:58en l'an de la Coupe du Monde,
29:59on est rayonnant.
30:01Et là où c'est embêtant,
30:02c'est que si,
30:03on dirait aujourd'hui,
30:04si tu te situes
30:05dans un continuum,
30:07tu vois les mécanismes
30:09d'amélioration,
30:10objectivés,
30:11tu vois les points
30:12franchement très acquis
30:13dans ton système de jeu,
30:15même dans ta formation d'équipe.
30:16Si ça,
30:17tu ne le vois pas du tout,
30:18dans aucun secteur,
30:19si ça,
30:20tu te dis toujours,
30:20ouais,
30:21notre défense,
30:21c'est pas mal,
30:21mais.
30:22Si tu te dis,
30:23notre secteur des perforants,
30:24pas mal,
30:25mais.
30:26Si tu te dis,
30:26tu vois,
30:27la construction du jeu,
30:30tout terrain,
30:31c'est embryonnaire,
30:32mais.
30:33L'espoir,
30:34on va dire,
30:34c'est qu'il y a quand même
30:35une génération qui semble
30:37l'une des meilleures
30:38que le 15 de France est connue,
30:39on va dire,
30:39c'est le motif d'espoir
30:40pour la prochaine Coupe du Monde.
30:42Bien raisonné,
30:42bien raisonné,
30:43objectivement,
30:44nous avons une armada
30:46offensive remarquable.
30:48Bien que quand même,
30:49une armada,
30:50d'ailleurs,
30:50on a des centres,
30:51des ouvreurs,
30:52des aînés,
30:54incroyable.
30:55En plus,
30:56en plus,
30:56titulaire d'une précocité incroyable,
30:59ils ont même balai,
31:0021 balai,
31:0022 balai,
31:01donc on a un potentiel à très haut.
31:03Mais la semaine dernière,
31:04quand même,
31:05sur le potentiel de nos centres,
31:06on s'interroge,
31:07on remet quand même,
31:08tu vois,
31:08Mouefana,
31:09avec deux portées,
31:10ça semblait être...
31:11Et là,
31:12c'est un naufrage pour eux.
31:13Là,
31:14tu vois,
31:14toutes les notes mises
31:15dans le monde entier
31:16sur leur performance,
31:17c'est moins de 3 sur 20,
31:18quoi,
31:18tu vois ?
31:18Non,
31:19non,
31:19il y a quand même
31:20un peu des interrogations
31:21là-dessus.
31:21Mais le potentiel offensif,
31:23il est incontestable.
31:24Moi,
31:25je pense que le potentiel offensif,
31:26il est incontestable.
31:27Le potentiel esprit du jeu,
31:30esprit du jeu,
31:30ça veut dire quoi ?
31:31On va vers quelque chose
31:32qui nous appartient en propre.
31:34On va vers un type de jeu
31:35qui nous appartient en propre.
31:37Où on a,
31:38tu vois,
31:38on a la possibilité
31:40de mettre le talent de nos hommes
31:42vers le niveau
31:42de performance haute.
31:44Je suis quand même
31:46pas formel
31:47pour dire que
31:47un tournoi comme celui-là,
31:49on l'attend demain,
31:50évidemment.
31:50Si demain,
31:51ça pétille aux quatre coins,
31:52tu te rappelles,
31:53il y a 3 ans,
31:53quand même,
31:53la France,
31:54elle gagne 52
31:56à Twickenham.
31:57On les massacre
31:58à la tronçonneuse.
31:59Le stade se vidait
32:00avant la fin du match.
32:0220 minutes de la fin,
32:03les mecs,
32:03ils rentraient à la maison
32:04pour jouer au boule.
32:05Il faut se rattraper
32:06dans quelques heures
32:07contre les Anglais
32:07pour se remettre
32:08la tête à l'endroit.
32:09Oui.
32:10Bonne remarque.
32:11Il faut incontestablement
32:12que demain,
32:13ça pétille.
32:13Il faut que ça pétille
32:14dans quelques heures,
32:15évidemment,
32:16sur Sud Radio.
32:16D'ailleurs, Maxime,
32:17est-ce que ça pétille
32:17dans quel sens pour toi ?
32:19Est-ce que ça pétille
32:20avec une victoire française ?
32:21Oui,
32:22je ne vois pas
32:22l'équipe de France
32:23perdre deux fois d'affilée.
32:24D'accord.
32:25Et tu vois quel score ?
32:26Toi qui es bon au prono,
32:27je suis sûr.
32:29Je verrais plutôt
32:31un score assez large.
32:33Un score assez large.
32:34Je verrais au moins 20 points.
32:3520 points.
32:36Tu mets ta maison dessus,
32:37c'est ça ?
32:37Tu m'as dit ?
32:39Il faut qu'on en reparle.
32:41Il faut qu'on en discute.
32:42Il faut qu'on en discute.
32:42Il faut que tu en discutes
32:43à la maison,
32:43surtout, je pense.
32:44C'est ça ?
32:45C'est ça.
32:46Merci, Maxime,
32:47d'avoir appelé
32:47au 0826-300-300.
32:50Faites comme Maxime,
32:51faites comme également
32:52Philippe,
32:52qui nous appelle
32:53au 0826-300-300.
32:55Appelez pour poser
32:56votre question
32:56à Daniel Herrero
32:57à quelques heures
32:58du Crunch,
32:59à quelques heures
32:59de France-Angleterre.
33:01Philippe,
33:01toi,
33:01tu avais une question
33:02plus sur une personnalité
33:03du 15 de France.
33:04Bonsoir, Philippe.
33:06J'avais une question,
33:08Daniel.
33:08Ça concerne
33:09notre numéro 9.
33:10On a un très bon joueur.
33:12On a Antoine Dupont
33:12qui est un super joueur.
33:14Moi, je l'ai trouvé...
33:15Bon, il est à côté
33:16de ses pompes
33:17en Écosse.
33:18Mais bon,
33:19tout le monde
33:19est un peu passé à côté.
33:20Et notamment le pack
33:21s'est fait manger
33:21dans les vracs
33:22en Écosse.
33:23Donc, c'est sûr
33:24que des joueurs reculants
33:26quand t'es neuf,
33:26c'est pas facile.
33:28Mais moi,
33:29je suis sur le temps
33:29de Toulon.
33:31Et sincèrement,
33:32je trouve que
33:34Baptiste Serrat,
33:34il a fait des entrées
33:35magnifiques à chaque fois
33:36qu'il est rentré
33:36dans le tournoi.
33:38En championnat,
33:39quand il n'est pas là,
33:40on souffre.
33:40Quand il est là,
33:41on a un beau jeu.
33:42Pour moi,
33:43c'est un super joueur.
33:44Il passe rarement
33:45à côté de ses matchs.
33:47Et je me dis...
33:48C'était ma question.
33:49Et je posais la question,
33:50clairement,
33:51est-ce que Baptiste,
33:53il est condamné
33:53à être remplaçant de Dupont
33:55jusqu'à ce que Dupont
33:56prenne sa retraite, quoi ?
33:58Eh ?
33:59Aïe, aïe, aïe, aïe.
34:01Pas la question
34:02la plus évidente.
34:02Oui, c'est pas la question
34:03la plus évidente
34:03parce qu'elle est quand même,
34:04comme tu l'imagines,
34:06en la formulant,
34:07elle est un peu habitée
34:08de quelques espiègleries
34:09ou quelques jugements
34:12un peu sentencieux, quoi.
34:14Tu vois, quand tu dis,
34:15bon,
34:16le meilleur joueur
34:17de rugby du monde,
34:17il est français,
34:18il joue de minumélé,
34:19et il s'appelle
34:19Antoine Dupont.
34:20Il est en même temps
34:21le meilleur joueur
34:21de rugby du monde
34:22depuis, on dira,
34:233-4 saisons.
34:23C'est quand même
34:24assez considérable
34:24dans la durée, quoi.
34:25À partir de là,
34:28on ne voit pas radicalement
34:30qu'est-ce qui pourrait
34:31gêner son affirmation encore.
34:33Qui plus est,
34:34on le sait,
34:34travailleur,
34:35on le sait,
34:35modeste,
34:36et on le sait,
34:37et on le sait quand même
34:39psychologiquement
34:39très équilibré
34:40sur les considérables
34:43responsabilités
34:43que maintenant,
34:43il endosse.
34:45Entre guillemets,
34:46je ne sais pas,
34:47il me revient quand même
34:48un peu l'idée
34:48qu'en année dernière,
34:49contre l'Irlande,
34:51Antoine met le genou
34:52à terre au sens propre
34:53comme au sens figuré,
34:54il est broyé du genou,
34:56on fait rentrer
34:57Maxime Lucu,
35:00excellentissime.
35:01Et l'équipe de France
35:01produit un rubis
35:04volumineux,
35:04engagé,
35:06varié,
35:07varié.
35:07et l'idée de varier,
35:09elle est importante.
35:10Parce que quand Antoine joue,
35:12c'est autre chose.
35:13C'est autre chose.
35:14Tout tourne autour d'Antoine.
35:15Voilà,
35:15il prend beaucoup le jeu
35:16au pied défensif.
35:17Oui,
35:18mais enfin,
35:19quand Antoine joue,
35:19les ouvreurs souffrent.
35:21Quand Antoine joue,
35:22les ouvreurs,
35:23je ne veux pas dire
35:24qu'il en a tué un,
35:25ça serait très malsain
35:27de ma part.
35:28Mais enfin,
35:30je dirais,
35:31les performances
35:31depuis deux ans
35:32de Romain Tamac
35:33ne sont pas à la hausse,
35:34de sûr.
35:36Et un peu l'entente,
35:38un peu le rayonnement plutôt,
35:40un peu l'attitude relationnelle
35:43d'Antoine dans le 15 de France
35:45peut parfois mériter une réflexion.
35:49On a un type de jeu
35:50quand Antoine joue.
35:51Antoine,
35:51il s'occupe de tout le pied défensif
35:53et il s'occupe de tout le pied de pression
35:55et il s'occupe de toute la zone
35:58de dangerosité autour
35:59des problèmes de lancement.
36:01C'est vraiment le demi-de-médée,
36:02Antoine.
36:03Mais après,
36:04quand ça part d'Antoine,
36:05il est très bon à l'éjection,
36:06mais ce n'est pas l'éjection
36:07qui est le meilleur.
36:07Tu t'aperçois que depuis
36:08quelques temps,
36:09il ne couronne pas à gauche,
36:10il ne couronne pas à droite,
36:11il porte, on dirait,
36:12un petit peu plus.
36:13Ce qui vient du 7,
36:13quand il a,
36:14peut-être aussi,
36:15au 7,
36:15on porte un peu plus le ballon
36:16en latéralité,
36:17ça peut expliquer aussi
36:18ce changement-là.
36:19Ce n'est pas faux.
36:20Enfin, quand même,
36:20il avait 20 ans avant
36:22de Rubiaque.
36:23Alors que Baptiste Serain
36:23est beaucoup plus éjecteur.
36:25Oui, Baptiste,
36:25il est plus espier
36:29que dans l'initiative.
36:31Alors par contre,
36:31pour revenir sur
36:33le talent de Baptiste Serain,
36:35Baptiste Serain,
36:36depuis cette année,
36:37on le fait rentrer
36:38à 10 minutes de la fin
36:39pour qu'Antoine sorte
36:40avec l'obation,
36:42tu vois,
36:43et en même temps,
36:43pour que Baptiste
36:44lui donne,
36:44dans les 10 dernières minutes,
36:45tous les mois.
36:46Baptiste,
36:47il rentre à 7 ou 8 minutes
36:48de la fin
36:48et il fait tout.
36:49Il démarre,
36:50il démarre,
36:51il démarre,
36:51il fait un coufreur à la main,
36:52il fait tout.
36:53En d'autres termes,
36:54il consomme un peu
36:55le temps qu'il lui est offert
36:57avec gourmandise,
36:58tu vois,
36:58de fait.
36:59Mais en cela,
37:00Baptiste,
37:00il a beaucoup de lucidité,
37:03il a beaucoup de vivacité,
37:05il a quand même
37:06une très très haute connaissance
37:07subtile,
37:08c'est-à-dire
37:09des atmosphères du match.
37:10Baptiste,
37:11il ressemble
37:11tout autant qu'Antoine,
37:13sur on y est,
37:14on n'y est pas,
37:15on est moyen,
37:15on est plutôt pas mal devant.
37:16Ralentir,
37:17accélérer.
37:17Oui,
37:18voilà,
37:18choisir des options
37:19de l'annoncement.
37:21Après,
37:21Baptiste Serein,
37:21il profite aussi
37:23d'être remplaçant,
37:24si je ne me trompe pas,
37:25Philippe également,
37:26dans ce tournoi
37:26avec les blessures
37:27de Nolan Le Garec
37:28et Maxime Lucchio
37:28au début du tournoi.
37:30Il en a profité,
37:31il a été très bon
37:31sur l'entrée en Irlande,
37:33en Italie,
37:33au Pays de Galles
37:34et encore une fois,
37:34en Écosse,
37:35c'est lui aussi
37:35qui dynamise.
37:36De là à ce qu'il passe
37:38devant Antoine Dupont,
37:39ça me paraît compliqué.
37:40Par contre,
37:40est-ce qu'il n'a pas
37:41gagné sa place
37:42de numéro 2
37:43dans la hiérarchie
37:43devant Maxime Lucchio
37:44et Nolan Le Garec ?
37:45Chose qui n'était pas
37:46du tout envisageable
37:47il y a quelques mois.
37:48Ah oui,
37:48quelques mois,
37:48il était quatrième.
37:49C'est ça,
37:50quatrième,
37:50même cinquième
37:51derrière Baptiste Couilloux
37:52pendant une période.
37:53Est-ce qu'il a
37:54reversé un peu
37:54la table ?
37:55C'est une hypothèse
37:55recevable.
37:56C'est une hypothèse
37:56recevable.
37:57Nous sommes à un an
37:57de la Coupe du Monde
37:58et il a 31 ans,
37:59Baptiste Serein,
38:00je crois.
38:01Non,
38:01on ne peut pas dire
38:02qu'il est condamné
38:02dans la perspective
38:04internationale,
38:04à mon sens.
38:05Je pensais qu'on lui faisait
38:06un peu les cadeaux
38:07de fin de carrière,
38:08tu vois,
38:08les cadeaux internationaux,
38:09on le faisait rentrer
38:10parce que c'était
38:11le quatrième
38:11ou le cinquième
38:12demi-mêlé
38:12mais qu'il était
38:13sur la feuille de match,
38:14on le faisait rentrer
38:14à 7 ou 8 minutes
38:15de la fin
38:15pour qu'il se nourrisse
38:17un peu des effluves
38:19de la machine internationale.
38:20Non,
38:20je pense maintenant
38:21qu'il est,
38:24je dirais,
38:25concurrentiel.
38:26Mais je me permets,
38:27et là,
38:28ce n'est pas forcément
38:28la chose la plus simple,
38:29mais autour d'Antoine,
38:32ce n'est pas
38:32qu'il y a des ombres,
38:34mais tu vois,
38:35dans les temps récents,
38:37la petite affaire économique
38:38sur Toulouse,
38:39elle est un peu gênante.
38:41Elle n'apparaît à personne
38:43comme une diablerie,
38:44comme une vilainie
38:45et sûrement pas
38:46comme une tricherie,
38:47mais ce n'est pas
38:48très très bon.
38:49Le haut potentiel,
38:51le haut potentiel d'Antoine
38:52dans le monde publicitaire,
38:54ça apparaît légitime
38:56puisque c'est le meilleur
38:56dans les temps d'aujourd'hui,
38:58mais il y en a quelques-uns
38:59qui disent
39:00nous on n'a rien.
39:01C'est la tête d'affiche,
39:03c'est toujours
39:04le problème
39:05entre les méga-stars
39:06comme Antoine Dupont
39:07et les très bons joueurs,
39:08on va dire,
39:09plus discrets peut-être.
39:10Oui,
39:11alors juste pour te dire
39:12quand même
39:12qu'il y a des auréoles
39:18petitement douloureuses
39:19et qui peuvent faire mal,
39:20qui peuvent irriter,
39:21qui peuvent énerver
39:22dans la vie d'Antoine
39:24aujourd'hui.
39:26Il est sans aucun doute
39:27encore un très très bon joueur,
39:29mais là on vient de voir
39:31deux ou trois fois,
39:31il ne passe pas vraiment
39:32à travers,
39:32là il est passé à travers.
39:33Il est passé à travers,
39:34il l'a reconnu lui-même.
39:36Ça montre aussi
39:37la lucidité
39:37de Antoine Dupont
39:38sur ses performances
39:39en disant,
39:41sans se trouver des excuses.
39:42Philippe,
39:43je l'ai bien compris,
39:44tu es fan
39:45et chouchou
39:47de Baptiste Serin,
39:49néanmoins,
39:49comment tu vois le match
39:50de ce samedi
39:51France-Angleterre ?
39:52Est-ce que tu vois
39:53une victoire française
39:53avec peut-être Baptiste Serin
39:55pour parachever
39:57ce succès,
39:58ce large succès français ?
40:00Je pense qu'on va gagner.
40:05Si on perd,
40:06c'est une catastrophe
40:08et tout sera remis à plat
40:09et on va vraiment
40:11avoir des mal à la tête.
40:12Donc je pense
40:13qu'on va gagner ce match
40:13et il faut le gagner.
40:15En plus,
40:15contre les Anglais,
40:16on ne peut pas perdre.
40:17Ça fait trop mal aux fesses.
40:20Mais oui,
40:20ça fait trop mal aux fesses
40:20de perdre contre les Anglais.
40:21Je sentais le petit pertinence
40:23dans l'analyse,
40:23Philippe.
40:24On ne peut pas les blairer.
40:26C'est toujours plaisant
40:27de les voir perdre,
40:27même contre les Italiens.
40:28Je me suis régalé
40:29de les voir perdre.
40:30Mais blague à part,
40:32blague à part,
40:33juste,
40:33je vous rappelle quand même
40:34que Baptiste,
40:34il est entré à 10 minutes
40:36de la fin contre l'Ecosse
40:37et c'est grâce à lui,
40:38à mon avis,
40:38qu'on a le bonus offensif,
40:39ce point qui va peut-être
40:40faire la différence
40:41pour qu'on gagne le tournoi.
40:44Vous avez souligné
40:45le fait qu'il se régale
40:46quand il rentre.
40:47Daniel,
40:48tu disais qu'il y a
40:49un petit côté gourmand
40:50qui se régale.
40:52Mais sincèrement,
40:53moi je le regarde
40:54jouer toute la saison
40:55à Toulon et tout.
40:56Franchement,
40:56c'est un joueur exceptionnel
40:57et je suis content
40:58qu'il soit remonté
40:59dans la hiérarchie.
41:00Moi,
41:01tout ce que je souhaite,
41:02c'est que demain,
41:02Antoine Dupont
41:03fasse un super match,
41:04qu'on gagne le tournoi.
41:06Mais si ça ne se passe pas bien,
41:08j'espère que Galtier
41:09aura l'intelligence
41:10de le sortir
41:10avant 10 minutes de la fin.
41:13Pour donner plus de temps
41:14de jeu à Baptiste
41:15pour renverser
41:15peut-être la tendance.
41:16Surturement,
41:17en Ecosse,
41:18Antoine,
41:19est passé à côté
41:19de son match,
41:20ils auraient pu le sortir
41:21à la 60ème,
41:22ça n'aurait pas été un scandale.
41:23Absolument.
41:24Même à la 55ème.
41:26Tu as raison,
41:26tu as raison Philippe.
41:28Moi,
41:28juste dire,
41:30effectivement,
41:34il y a eu
41:35un bouleversement
41:35quand même
41:37spectaculaire
41:37dans la gestion du jeu
41:39par le demi-mêlé français
41:40dans le dernier quart d'heure.
41:41Ça c'est
41:42bouleversement spectaculaire.
41:43Antoine était fatigué,
41:44l'équipe de France
41:46était bien moyenne,
41:48puis ça se remet
41:48un peu appétit,
41:49et puis les Écossais
41:49baissent un peu de rythme.
41:50Il y a 3 ou 4 indicateurs
41:51quand même
41:52qu'il faut prendre un char.
41:52En compréhension,
41:53tu vois.
41:54Mais de sûr,
41:55de sûr,
41:56le comportement,
41:57l'allure.
41:58Antoine était terne et triste,
41:59pour ne pas dire énervé.
42:02Et Baptiste,
42:03il est rentré joyeux,
42:04pétillant,
42:04pétaradant,
42:05construisant du jeu,
42:06en cherchant un peu
42:08presque tout,
42:08le large,
42:09le pré,
42:10en se mettant
42:11dans la zone du combat.
42:12en portant la balle,
42:13évidemment.
42:15Et Baptiste,
42:15là où il est excellent,
42:16c'est qu'en étant sur le banc,
42:17il observe également le jeu,
42:19étant très fort tactiquement.
42:20Il sait aussi,
42:21quand il rentrera,
42:22où accélérer,
42:23où jouer.
42:24Et d'ailleurs,
42:24il a reçu sa casquette
42:26pour la 50e cap
42:27qu'il a fait en Écosse,
42:28à l'Opéra Garnier,
42:29c'était ce jeudi,
42:31où les images
42:32sur le site France Rugby.
42:33Merci beaucoup Philippe
42:34d'avoir appelé
42:35au 0826 300 300.
42:37Dans un instant,
42:39vous,
42:39auditeurs de Sud Radio,
42:40fans de Daniel Herrault,
42:41n'hésitez pas à appeler
42:42le 0826 300 300
42:44pour poser votre question
42:45sur Sud Radio,
42:46la radio du rugby.
42:47Sud Radio,
42:48au cœur de la mêlée,
42:49Cyprien Bétho.
42:51Vous êtes bien sur Sud Radio,
42:52la radio du rugby,
42:53évidemment,
42:54ce samedi,
42:55le crunch,
42:55France-Angleterre,
42:56la fin du tournoi
42:57Destination 2026,
42:58c'est une potentielle victoire,
43:00pas de grand chlème,
43:01mais une victoire
43:01dans le tournoi.
43:02Daniel Herrault
43:03est avec nous
43:03jusqu'à 21h.
43:05Il répond à vos questions
43:06au 0826 300 300
43:08et c'est Théo
43:09qui nous appelle.
43:10Théo,
43:10c'est simple,
43:12on est à Bayonne.
43:13On était à Toulon
43:13avec Philippe,
43:14on est à Bayonne maintenant
43:15avec le BOC,
43:17les supporters bayonnés
43:18et Théo est avec nous
43:19pour te poser une question.
43:21Bonsoir Théo.
43:21Ciao, ciao Théo.
43:22Bonsoir.
43:23Bonsoir.
43:24Bonsoir.
43:25Moi, ma question,
43:26c'était surtout
43:26sur l'état de l'équipe
43:28sur les moments fatidiques.
43:29Qu'est-ce que tu penses
43:30de...
43:31On a aujourd'hui
43:31une des meilleures générations
43:33de l'équipe de France
43:35et qu'est-ce que tu penses
43:36sur le fait que
43:36sur les matchs importants
43:38comme l'Afrique du Sud
43:38en 2023,
43:39l'Écosse la semaine dernière
43:40ou même l'Écosse en 2020,
43:42on est fou
43:42sur les moments
43:43où on nous attend le plus,
43:45sur les moments
43:45où c'est le plus important.
43:47Est-ce que tu penses
43:47que c'est un aspect mental,
43:48est-ce que c'est un aspect
43:49tactique, technique
43:51ou autre chose ?
43:53Mais cette question,
43:54elle peut agiter les nuits
43:56de...
43:57J'allais dire,
43:58des théoriciens,
43:59des philosophes,
44:00des gestionnaires d'hommes
44:01ou de femmes,
44:03enfin,
44:03des gestionnaires de collectifs.
44:05Parce que,
44:05si on constate
44:07objectivement,
44:08et c'est le cas,
44:09que dans les dix dernières années,
44:10les trois ou quatre matchs
44:12qui étaient absolument décisifs
44:13pour le destin
44:14de l'équipe nationale,
44:16tu vois,
44:16soit en Coupe du Roi,
44:18en Coupe du Monde,
44:20soit dans le tournoi,
44:22où on est passé à travers,
44:24où on a été moyen,
44:25où on a rarement été
44:27ce qu'on en attend,
44:29de fait,
44:29du très très grand,
44:30du très très haut,
44:31de l'unique,
44:32c'est-à-dire,
44:32joue là,
44:33au-dessus de ce que
44:34t'as toujours joué.
44:35Joue là.
44:37Jouez les collègues.
44:39Jouez les minots.
44:40Jouez nous,
44:41gens de France.
44:42Jouons là,
44:43ce jour-là.
44:43Car de finir
44:44la Coupe du Monde,
44:44on était obligés,
44:47obligés moralement,
44:48après tout l'investissement
44:49du temps,
44:50de l'argent,
44:51de l'économie
44:52et des talents,
44:53on était obligés
44:54d'être à un niveau rare.
44:56Aucun.
44:57Aucun,
44:57ce jour-là,
44:58n'a été à son bon niveau.
44:59Aucun.
45:00Quelques-uns ont été corrects,
45:02deux ou trois ont été faibles,
45:03et la majorité
45:04étaient dans la norme.
45:05Tu vois,
45:05entre guillemets.
45:06Bon,
45:07donc,
45:07ça pose le problème.
45:08Nous avons de sûr
45:09quand même un,
45:11on appellera ça
45:11un réservoir.
45:13Un vivier, oui.
45:13Un vivier.
45:15On voit,
45:16d'abord,
45:16dans nos tranches jeunes,
45:18essentiellement,
45:18des moins de 20 ans,
45:19une permanence
45:20de formation
45:22haute.
45:23Ils sont aux champions du monde,
45:24où ils arrivent au bout.
45:25D'ailleurs,
45:26ils jouent potentiellement
45:26le grand chelem
45:27ce dimanche à 18h45
45:29contre les Anglais aussi.
45:31Ils ont gagné tout le monde
45:31dernier match
45:32pour faire un grand chelem.
45:3312 ans que les moins de 20
45:34n'avaient pas fait
45:34un grand chelem quand même.
45:35Absolue.
45:36Ça nous tardait un peu,
45:37mais c'est une hypothèse
45:37de recevoir.
45:38Non,
45:38juste pour dire que
45:39le vivier est dans ça,
45:40le vivier est fertile.
45:42Tu vois,
45:42tu sens,
45:42ça forme en France.
45:44Ça forme.
45:45Honnêtement,
45:46les clubs me semblent,
45:48de tout ce que j'en connais
45:49ou que je visite,
45:51les clubs me semblent
45:52parfaitement
45:52dans la lignée
45:54de la formation.
45:55Mais parce que c'est aussi
45:55parce qu'ils ont mis en place
45:56le GIF,
45:57les joueurs issus
45:58de la formation,
45:59où maintenant,
46:00ils ont un minimum
46:01de joueurs à mettre
46:01sur la feuille de match
46:02issus de la formation.
46:03Donc,
46:03ça pousse aussi les clubs
46:04à investir sur les jeunes
46:05plutôt que sur des joueurs
46:07étrangers avant.
46:08Absolue.
46:09Moi,
46:09je me souviens de Toulon
46:10jouant avec 15 étrangers.
46:12Tu vois,
46:13l'arrivée des GIF
46:14a été un bouleversement
46:15considérable.
46:16Moral,
46:17sociétal,
46:18éducatif,
46:19français.
46:20Tu vois,
46:21c'était superbe.
46:23Superbe.
46:24Et ça porte ses fruits.
46:27On voit quand même,
46:28on voit quand même,
46:30je dirais,
46:31l'allure générale
46:32sur le jeu de pied,
46:34sur la vitesse,
46:37sur l'augmentation
46:38générale de la technicité,
46:41on voit incontestablement
46:43des perspectives d'amélioration.
46:46Le vivier est bon,
46:47après il faut les faire travailler,
46:48après il faut les voir à l'œuvre.
46:50Nous,
46:50on a vu encore cette année,
46:51on disait des alternances
46:53qui nous irritent
46:54ou tout au moins
46:54qui nous angoissent.
46:55si nous sommes dans une progression
46:57dite linéaire,
46:59fût-ce-t-elle lente,
47:00tu vois,
47:00mais si elle est linéaire
47:01et si elle a trop
47:02d'interruptions
47:03avec des temps faibles
47:05trop conséquents,
47:06ça va nous être préjudiciable
47:09pour le futur.
47:10Alors après,
47:11après,
47:12on voit un ou deux secteurs,
47:14l'historique secteur
47:16du pied droit,
47:17on voit un ou deux secteurs,
47:20j'allais dire,
47:21sur la pure puissance.
47:23On n'est pas aujourd'hui
47:24sur le champ
47:25de la première ligne,
47:26notamment sur la pure puissance,
47:27sur l'extrême gaillardise,
47:29sur quasiment
47:30la robotisation française.
47:32Tu vois,
47:32c'est-à-dire des caisses
47:33et des gaillards,
47:34Winnie,
47:34il en faisait partie.
47:36Bon,
47:37c'est pas mal,
47:38mais...
47:38C'est peut-être là
47:38où on manque peut-être
47:39de profondeur.
47:40Là,
47:40il y a,
47:41sûr,
47:41il y a...
47:43Un manque.
47:44Un manque,
47:44oui,
47:45fragilité,
47:46je ne sais pas,
47:46mais il y a un manque
47:47ou il y a un peu moins.
47:48Tu vois,
47:49je pense que sur les secondes lignes
47:50aujourd'hui,
47:51ça s'active.
47:52Je pense que sur les troisièmes lignes,
47:54bien que là,
47:55on fossilise quand même
47:55la formation d'équipe
47:56depuis,
47:57tu vois,
47:57depuis trop longtemps,
47:58à mon sens,
47:59depuis un peu longtemps,
48:00nous sommes sur une...
48:00Mais quand même,
48:01il y a un assez gros potentiel
48:02de troisièmes lignes
48:03qui,
48:04en quelques matchs
48:05de haut niveau,
48:06peuvent se mettre
48:07sur des joueurs
48:08de niveau international,
48:09quoi.
48:10Voilà,
48:10je pense que l'allure
48:12est plutôt bonne,
48:12que la formation est joyeuse,
48:14que les secteurs
48:15qui attestent
48:16une progression
48:17type la technicité,
48:19la technicité fine,
48:20type la vitesse collective,
48:22type l'articulation collective
48:24dans le jeu,
48:25Tu vois,
48:25l'articulation de ta défense,
48:26l'articulation de ton système
48:27offensif,
48:28ce que nous ont montré
48:29les écossais,
48:29qui est presque de l'ordre
48:30de la leçon,
48:31ça,
48:31je pense qu'on est en progression
48:33et que ça y va
48:33et qu'on a le matos pour ça.
48:35pour ce qui est
48:38de l'angle
48:39encore indispensable
48:40du coup de courge
48:41à l'ancienne
48:42dans la forteraine,
48:43tu vois,
48:43ça veut dire,
48:44grosso modo,
48:44le perforant,
48:46le perforant,
48:46le très puissant,
48:48le très puissant,
48:49le brutal,
48:50le,
48:50comment dirait l'autre,
48:51le rustique,
48:52tu vois,
48:53le brutal,
48:53ça veut dire que quand même
48:54tu es brut et que tu,
48:57le percutant,
48:59l'extrême gaillardise,
49:00l'extrême gaillardise,
49:02nous sommes pour les saints
49:03avec,
49:04dans la perspective,
49:05on n'a pas,
49:06on marque des essais
49:07sur Molle,
49:08comme tout le monde,
49:09mais pas plus.
49:09Peut-être qu'il faut
49:10qu'on travaille
49:11sur cette taxe-là.
49:11Théo,
49:12dans quelques heures,
49:13France-Angleterre
49:14a vu sur Sud Radio.
49:15Est-ce que tu as
49:15un petit pronostic
49:16à nous confier ?
49:17Vas-y Théo.
49:20Les Bleus ont gagné
49:21mais ça ne sera pas
49:21aussi facile
49:22que ce qu'on peut penser
49:23malgré le tournoi
49:24un peu médiocre
49:25des Anglais.
49:26Mais je pense que
49:26oui,
49:27les Bleus vont gagner.
49:28Et ils gagnent le tournoi
49:29aussi pour toi,
49:30ce serait bon ?
49:32Oui,
49:32on prend le tournoi.
49:33Bon,
49:34merci beaucoup.
49:35Théo,
49:35merci beaucoup.
49:36Au 0,
49:37826,
49:38300,
49:38L'état de la génération
49:40avec Théo.
49:41C'était bon Théo,
49:41c'était bon.
49:42Théo,
49:42c'est quelqu'un
49:43qui s'inquiète
49:43sur le futur.
49:44Il voit des choses pousser,
49:45il voit les jeunes
49:46baïonnais peut-être
49:47qui vont éclore
49:48dans quelques mois.
49:49C'est au centre
49:50de l'attaque également
49:51où on a une jeunesse
49:53flamboyante.
49:54On a vu notamment
49:54pendant le tournoi
49:56en Italie
49:56au Pays de Galles
49:57Fabien Rouboiri
49:57à peine 21 ans,
49:5920 ans,
50:00100% au plaquage,
50:02une maturité exceptionnelle.
50:04Une allure générale
50:06qui atteste
50:07un joueur complet
50:08très tôt.
50:09Et c'est rare.
50:11Moi,
50:11j'aurais encore
50:12l'idée
50:12de le faire travailler
50:13sur l'explosivité.
50:14Bien sûr.
50:15Il y a encore
50:16beaucoup à travailler.
50:17On peut le citer
50:18Calvin Gourg,
50:19ce genre de joueurs
50:20magnifiques.
50:21On voit arriver
50:22de l'ordre,
50:23ils ont employé
50:24ces termes-là,
50:25le staff de France,
50:26de l'ordre de la pépite,
50:27c'est-à-dire le joueur rare,
50:29brillant très vite,
50:30ce qui est toujours
50:31assez complexe
50:32à laisser émerger
50:33et ensuite à gérer.
50:34Mais là,
50:35il y a du lourd.
50:37Sur nos avants,
50:39sur nos avants de combat,
50:40sur nos avants...
50:41Plus de réserves.
50:42Plus de réserves, oui.
50:43En tout cas,
50:44vous l'aurez compris,
50:44la pépite de Sud Radio
50:45Rugby,
50:46c'est Daniel Herriro,
50:47évidemment,
50:47comme à chaque fois.
50:48Merci beaucoup,
50:49Daniel,
50:50d'avoir passé l'heure
50:51en m'accompagné
50:51et en l'accompagné
50:52des auditeurs
50:52de Sud Radio
50:53à la radio du rugby.
50:54On te retrouve
50:55ce samedi,
50:56évidemment,
50:56au Stade de France.
50:57En plus,
50:59il a le timbre de voix
51:00qui va avec,
51:00avec François Triot,
51:02Alexandre Priam
51:03pour ce dernier match
51:05du tournoi
51:05Destination 2026.
51:07France-Angleterre,
51:08une potentielle victoire
51:09dans le tournoi,
51:10un crunch,
51:10même si tu n'aimes pas ça.
51:12Tout ce qu'il faut,
51:13c'est battre,
51:14mater ces Anglais
51:15hors de France,
51:16buter ces Anglais
51:17hors de France.
51:17C'est ça le but ?
51:18Oui,
51:19le but,
51:19c'est les tordres.
51:21Voilà,
51:21tout simplement.
51:22Le but,
51:23c'est,
51:23désolé messieurs,
51:24mais sur notre prêt,
51:25dans notre maison,
51:26avec l'air du temps,
51:28il faudra quand même
51:29qu'on vous soumette
51:30à l'offense.
51:31Dans quelques heures,
51:33France-Angleterre
51:34à vivre avec
51:34Daniel Herreau,
51:35François Triot
51:36et Alexandre Priam.
51:37Merci beaucoup
51:38de nous avoir suivis
51:39au cœur de la mêlée
51:40avec Daniel Herreau.
51:41Évidemment,
51:41toutes les informations
51:42sur le site
51:44sudradio.fr
51:45et sur l'application
51:45Sud Radio.
51:46Très bonne soirée à vous.
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