00:00Déjà, la position de la posture défensive, c'est une définition qui est quand même très difficile à tenir dans
00:06le temps, souvenez-vous.
00:07C'était un peu la position qu'on avait au début du conflit qu'il y avait en Ukraine, où
00:12on parlait de non-béligérance, voilà.
00:14Et puis progressivement, les conflits font que ça évolue, et c'est simplement que nous, occidentaux, on est un tout
00:19petit peu compliqués,
00:20on essaye de cacher avec des mots une réalité qu'on ne veut pas voir, et c'est ce que
00:24cherche à faire Emmanuel Macron.
00:25Il ne veut surtout pas dire qu'il est impliqué dans ce conflit, tout en déployant par ailleurs des moyens,
00:33alors pas hostiles directement à l'Iran.
00:36Ça c'est important de le rappeler, c'est-à-dire qu'il n'y a aucun moyen français qui
00:40est utilisé directement pour frapper l'Iran, pour déstabiliser l'Iran.
00:45Sauf que c'est parce qu'on a déployé des moyens que nous devenons de fait, de facto, des cibles.
00:50Alors, ce qui se passe aussi, c'est que par rapport à la position qu'Emmanuel Macron essaie de tenir,
00:55selon lui, dans son logiciel à lui,
00:57il ne veut pas tomber dans le piège dans lequel l'Iran essaie, la République islamique d'Iran est en
01:05train d'essayer d'entraîner la France.
01:06Ce que cherche à faire la milice chiite qui a frappé, qui a tué ce soldat français, c'est essayer
01:13d'impliquer le plus possible la France dans le conflit,
01:16et c'est précisément ce qu'Emmanuel Macron cherche à éviter.
01:20Pour autant, une fois qu'on a dit ça, ça ne veut pas dire que la France ne ripostera pas.
01:25Habituellement, je parle sous le contrôle du colonel de vous, mon colonel qui est à ma droite,
01:29mais il y a des armées qui réagissent souvent très très rapidement dès qu'ils sont attaqués.
01:34L'armée française, parfois, peut aussi prendre du temps avant de riposter pour bien calibrer la frappe.
01:39Vous savez, dans l'armée française, il y a toujours cette obsession du geste parfait, de la riposte parfaite,
01:45d'avoir quelque chose de proportionné et gradué.
01:48Donc, je pense que c'est ce qu'il y a à l'esprit aujourd'hui d'Emmanuel Macron.
01:52Je pense qu'aussi, il est conscient du fait que sa position, elle est très difficile à tenir dans le
01:56temps.
01:57C'est une opération qui n'était absolument pas prévue, qui n'était pas du tout planifiée dans les armées
02:02françaises.
02:03Vous savez, les armées françaises avaient acté le retrait d'Afrique.
02:06Il y avait une augmentation, un accroissement des moyens en Roumanie, en Europe de l'Est,
02:13préparé d'ailleurs un certain nombre de régiments au grand froid, au combat, dans les plaines.
02:18C'était plus ça à quoi étaient préparées nos armées.
02:22Et donc là, c'est quelque chose qui vient un peu percuter nos plans.
02:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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