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  • il y a 15 heures
Plongez au cœur de l'objectif d'Arnaud Bénard, photoreporter chevronné ! Naviguez à travers des théâtres de guerre poignants comme l'Irak et l'Afghanistan, et revivez des moments intenses tels que la catastrophe aérienne de Rammstein en 1988. Découvrez comment une passion précoce pour la photographie l'a mené à couvrir des événements d'envergure, du porte-avions Charles de Gaulle à des rencontres inattendues avec des personnalités.

Dans cette rencontre privilégiée, Arnaud partage ses souvenirs d'un métier fascinant, en pleine mutation. Il revient sur son adolescence à Verdun et ses débuts fulgurants, marqués par un scoop qui a ouvert les portes des plus grandes agences de presse mondiales. De ses premiers appareils photo économisés à ses reportages poignants, captez l'essence d'un parcours hors du commun.

Rejoignez-nous pour une discussion captivante sur l'art de voir le monde à travers un objectif, les défis d'un photoreporter et les réflexions d'un professionnel qui a choisi de vivre sa passion intensément. Une véritable immersion dans un univers où chaque cliché raconte une histoire.

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Transcription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:31Bonjour chers amis de Sur ma Route, très heureux de vous retrouver pour une nouvelle demi-heure de découverte.
00:37Le porte-avions Charles de Gaulle, les théâtres de guerre de l'Irak ou de l'Afghanistan, les sapeurs-pompiers
00:42de Moselle, la catastrophe aérienne de Rammstein en 1988.
00:48Bebel, promenant son chien dans un parc parisien, le patron de Renault, Louis Schweitzer, attendrissant lui aussi avec un petit
00:56chien.
00:56Tous ces lieux, ces personnages ont un point commun, ils ont été un jour la cible de l'objectif très
01:02pacifique d'Arnaud Bénard,
01:04photoreporteur depuis 30 ans, pour l'agence CIPAPRESSE, puis en indépendance.
01:08Ce Meusien, natif de la région d'Étin, vit à Metz, sa ville de cœur, où je le rejoins dans
01:14quelques instants à la taverne.
01:16Bonne table, soit dit en passant.
01:32Bonjour mon cher Arnaud, bel endroit.
01:35Ça va bien, ça va très bien.
01:37Je t'ai commandé un café à tout hasard.
01:38C'est super gentil, merci beaucoup.
01:43Pourquoi ce...
01:44Tu sais, on démarre ici, alors moi je connais bien cet endroit, j'adore cet endroit.
01:47La taverne.
01:49Je te mets rendez-vous pour des frites apéro.
01:51Dixaine d'années à des amis.
01:53Pourquoi tu as choisi ce lieu ?
01:54Alors écoute, tu m'as demandé des endroits que j'appréciais à Metz.
02:00Et parmi les deux endroits que j'apprécie, auxquels je suis rattaché, c'est la taverne,
02:06où je suis tous les samedis.
02:08Alors je ne suis pas à cette table-là, mais je suis à une autre table.
02:13Et je suis là, j'aime bien le personnel, tout le monde me connaît, je me sens chez moi.
02:19C'est plutôt bon ici.
02:20C'est plutôt bon ici, mais en plus, moi j'aime bien être chez moi.
02:25J'aime bien être en famille.
02:26Ça a toujours été comme ça.
02:28Et du coup, ici tout le monde me connaît, ma table est réservée de samedi en samedi,
02:33quand je suis là.
02:35Ah oui, ça se voit là.
02:36Ah oui, ça se voit là.
02:38Ah oui, ça se voit là.
02:39C'est génial.
02:41On a beaucoup de choses à dire, parce que le métier de photoreporter,
02:44c'est quand même un métier à la fois qui passionne.
02:47En préparant cette émission, on en parlait ensemble, on disait que c'est des métiers qui fascinent, effectivement.
02:52Mais on sent que c'est aussi un métier qui est en pleine révolution, j'allais dire, on va en
02:57reparler.
02:57Je voudrais d'abord te demander, tu démarres ta carrière, c'est il y a une trentaine d'années,
03:01et tu démarres ta carrière sur un scoop international, un truc de fou.
03:06Tu vas nous raconter c'est quel événement, et est-ce que ça met l'impression,
03:10ou est-ce qu'au contraire, ça donne des ailes, cet événement que tu couvres en direct,
03:17qui est une catastrophe aérienne ?
03:19Alors c'est une catastrophe aérienne, il faut te dire que ce métier,
03:24j'en rêvais depuis à peu près l'âge de 14 ans, 13-14 ans.
03:28Je voulais être photographe, je voulais être photographe.
03:30Mon premier réflexe, je l'ai payé en économisant l'argent que me donnaient mes parents
03:36pour prendre le bus, pour aller au lycée, je faisais du stop à la place.
03:40J'ai économisé du fric pour m'acheter mon premier réflexe.
03:43Et puis comme j'ai beaucoup redoublé...
03:44Au lycée où tu étais ?
03:45J'étais à Verdun.
03:46À Verdun, ouais.
03:47Et comme j'ai beaucoup redoublé, je pouvais mettre beaucoup d'argent de côté.
03:52Et du bon atout.
03:54Mais pour te dire que je voulais faire ça depuis tout petit.
03:58Enfin, depuis petit.
04:02Et effectivement, le dernier week-end d'août 1988, j'allais à Rammstein comme tous les ans,
04:08parce que c'était l'un des plus grands meetings européens sur la base américaine de Rammstein.
04:13Et là, il y a trois avions contre la patrouille italienne qui souhaitent percuter.
04:17C'est des photos que je ne referais plus aujourd'hui.
04:19C'est vrai, pourquoi ?
04:20Parce que j'ai pris des gens qui étaient en détresse.
04:26J'ai pris des gens qui étaient brûlés, qui allaient mourir.
04:29Et je voulais tellement y arriver.
04:31C'était tellement la chance de ma vie que je n'ai réfléchi à rien d'autre qu'à ça.
04:36Mais aujourd'hui, je me souviens d'une photo où il y a un type qui est complètement brûlé, qui
04:39passe devant moi.
04:41Et aujourd'hui, je le prendrai par le bras et j'irai chercher avec lui un poste de secours.
04:45Tu vois, c'est des images que je ne referais plus.
04:47Mais en même temps, dans tes activités, que ce soit en indépendant ou pour l'agence SIPA, pour laquelle tu
04:52as travaillé,
04:54tu as connu plein de théâtres de guerre.
04:55On va en reparler.
04:56L'Irak, l'Afghanistan, c'est aussi de la violence, d'ultra-violence.
05:01Oui, mais là, on risque sa vie aussi.
05:03Oui, bien sûr.
05:03On est impliqué.
05:04On risque autant que les soldats.
05:08Et donc, c'est ce scoop international qui m'a donné l'ouverture des portes de l'agence SIPA,
05:15qui, à l'époque, était l'une des trois plus grandes du monde en presse-magazine.
05:19Il y avait Sigma, Gamma et SIPA.
05:22Je voudrais qu'on fasse juste un petit retour en avant, en arrière, plutôt,
05:25puisque tu évoquais tout à l'heure ton lycée Verdunois.
05:29C'est un petit peu une manie qu'on a dans cette émission.
05:31On aime bien rétro-pédaler un peu, aller fouiller dans l'enfance de nos invités.
05:39Comment elle se passe, d'abord ?
05:40C'est en France, elle est dans le nord de la Meuse, si je crois.
05:43Alors, elle est dans un...
05:44Jusqu'à mon adolescence, elle se passe dans un petit village qui s'appelle Boingville-en-Roye.
05:49Oui, c'est ça.
05:49Qui est juste à côté d'Étin, qui est à une quinzaine de kilomètres de Verdun.
05:54Oui.
05:54Et donc, je vais d'abord au collège à Étin, et ensuite, je vais au lycée à Verdun.
06:00Je fais de très brillantes études, qui se terminent par deux années de bac raté.
06:07Donc...
06:08Ça a donné des très grands.
06:09Voilà.
06:11Non, c'est génial.
06:13Et après, je devance l'appel pour faire mon service militaire comme photographe,
06:17parce que j'avais fait une préparation militaire pour être sûr d'être photographe.
06:20Et je fais mon service militaire à Frescati, ici.
06:23Mais je me demande, est-ce qu'il y a déjà des signes dans cette période lycéenne, etc.,
06:28de...
06:28Ce que tu expliquais d'abord tout à l'heure, mais il y a des signes vraiment d'aller vers
06:32l'aventure, vers le reportage, vers les ailleurs.
06:35C'est quoi qui t'attire vraiment ?
06:37J'étais toujours attiré par le reportage et par le voyage.
06:41Oui.
06:42Quand j'étais petit, j'avais un petit vélo, et à Boingville, je faisais, on va dire,
06:47aller 500 mètres sur un petit chemin dans la campagne.
06:52Et quand j'étais au bout, je voyais la maison qui était à 500 mètres, et j'avais l'impression
06:56d'être au bout du monde.
06:57Et j'avais déjà cette...
06:59C'est bon, c'est chouette.
07:00Cette aspiration.
07:01C'est chouette.
07:01Je reviens juste, avant qu'on voit un certain nombre de premières photos, le...
07:05Juste sur le...
07:06Tu parlais du métier du photoreporteur.
07:11Pourquoi c'est le fouillis aujourd'hui aussi ? Est-ce que c'est pas aussi...
07:14Est-ce que vous aviez des statuts clairs ?
07:16Non.
07:16Est-ce que...
07:17On l'a dit aussi à un moment de certains journalistes, qui n'avaient pas de statuts clairs.
07:21Et vous ?
07:21C'est le drame, c'est que malheureusement, deux photographes qui se rencontrent, ils
07:26se regardent en chien de faïence avant de s'unir.
07:29Et c'est une profession qui n'a pas su se protéger.
07:31Oui.
07:32Ce qui fait qu'aujourd'hui, n'importe qui, un serveur de la taverne peut déposer des
07:37photos dans l'agence dans laquelle je dépose mes photos à l'heure actuelle.
07:40On n'a aucune protection.
07:42Ce qui fait qu'on en revient à des aberrations et des photos qui valent le prix de ce que
07:48tu payes pour aller piser sur une autoroute allemande.
07:53C'est fou.
07:54Alors, il y a un certain nombre de photos que tu as sélectionnées.
07:57J'utilise ton ordi.
08:02Je voudrais que tu nous les commentes rapidement.
08:06celle-ci déjà, sapeurs-pompiers, il y a eu une très grosse collaboration avec les
08:12sapeurs-pompiers.
08:13Et d'une façon générale, les sapeurs-pompiers, mais aussi quand même un certain nombre d'unités,
08:19d'institutions qui sont dans l'action.
08:21La gendarmerie, la police, l'armée, etc.
08:23Ça, c'est aussi une autre envie, très claire, d'aller vers ces gens-là.
08:29C'est une envie de voir les problèmes tels qu'ils sont vraiment.
08:34Avec les pompiers, ça, c'est un feu sur Metz.
08:38Et c'est un sauvetage.
08:39Tu vois, il y a cette petite fille qui vient d'être sortie de l'incendie par le pompier
08:44qui montre et qui dit « il y a encore quelqu'un, j'y retourne ».
08:48C'est avec l'échelle.
08:49Et d'ailleurs, l'expression « fumer comme un pompier », ça vient de là, tu vois.
08:54C'est l'échange thermique entre une personne qui sort d'un endroit surchauffé et l'extérieur.
08:59Tu vois, la petite fille, elle fume.
09:01Et c'est de là que vient l'expression « fumer comme un pompier ».
09:04Ça n'a rien à voir avec le tabac.
09:05Je ne sais pas.
09:06On va en reparler des pompiers parce qu'il y a la période aussi.
09:08On ira faire un tour.
09:09Alors, visuellement, celle-là, elle est assez extraordinaire.
09:14Elle est où en Afghanistan ?
09:15C'est un caracal, un hélicoptère caracal de l'armée de l'air.
09:19En Afghanistan.
09:20Et on est en train juste de passer par-dessus, sur la tranche, avec un autre caracal.
09:25Et ça fait partie de l'un de mes six reportages, mes six séjours en Afghanistan.
09:31Explique-nous comment ça se passe quand tu fais des photos.
09:34Tu es en Afghanistan, tu fais des photos pour une agence ou pour toi-même.
09:39Les médias vont les reprendre, ces photos.
09:41C'est-à-dire qu'elles sont versées dans une bourse, ces photos.
09:45Alors, à cette époque-là, je travaillais encore pour plusieurs magazines.
09:50Et je déposais mes photos en agence.
09:53Dans l'agence Max PPP, qui existe toujours et qui est diffusée un peu partout.
09:59Donc, il y avait deux volets.
10:00Mais, à chaque fois que je rentrais dans le reportage, j'avais une parution d'assuré dans un magazine.
10:06Oui, juste une question sur l'Argentine.
10:08C'est quoi cette histoire-là ?
10:10Ça, c'est une semaine que j'ai passée avec l'armée argentine.
10:14Et j'ai été reçu dans un régiment qui utilisait encore des Sherman de la Seconde Guerre mondiale.
10:19Ah oui.
10:20Et les gars m'ont mis au défi de me faire rouler dessus par un char Sherman.
10:26Alors, ça passe.
10:27Ça passe.
10:27Mais c'est extrêmement impressionnant parce que tu as une énorme masse qui te passe à 10 cm du nez.
10:32Mais ça passe.
10:33Mais je me demande s'il n'y a pas des Sherman qui sont encore exposés dans certains endroits en
10:36Lorraine.
10:37Oui, bien sûr, il y en a.
10:38Il me semble, c'est ça.
10:39Il y en a, il y en a.
10:40Je suis en train d'y penser.
10:41Alors, celle-là, j'ai voulu...
10:42On vient de parler du drame de Rammstein.
10:46Juste un mot parce que je trouve que, en fait, dans le regard de cette femme, tout est dit.
10:51Je trouve que les regards sont absolument impressionnants.
10:56Tu sais, il n'y a pas si longtemps, j'ai vu dans le Républicain de Lorraine, il y a
10:58une photo qui est parue d'une famille kurde expulsée.
11:02Et en fait, tout était dans le regard du gamin qui accrochait le bras de sa sœur.
11:06Tout était là.
11:07Le drame, la détresse, mais aussi l'espoir.
11:10Tout était dans ses yeux.
11:11C'est pour ça que tu m'as posé la question tout à l'heure, pourquoi j'ai côtoyé toutes
11:16ces professions ?
11:17Parce que tu touches le fond des choses.
11:18Oui.
11:19Et dans leur réalité.
11:21Oui, oui.
11:22Donc, le regard de cette personne, c'est une personne qui n'a jamais été confrontée au drame, qui n
11:26'a jamais été confrontée à la mort.
11:27Oui.
11:27Et qui est brutalement projetée dedans.
11:30C'est ça.
11:30C'est la réaction.
11:32On sent une détresse absolument incroyable.
11:35Alors, ça, c'est les photos du drame.
11:37Ça, c'est absolument impressionnant.
11:39Ce que tu disais tout à l'heure, des corps, des...
11:41Il y a eu deux épisodes, Rammstein.
11:44J'ai été invité, parce que j'étais le photographe principal.
11:47Oui.
11:48J'ai été invité aux 10 ans.
11:50Oui.
11:50Et là, j'ai compris ce que c'était que la mémoire.
11:52Oui.
11:53Parce que j'y allais vraiment sur la pointe des pieds.
11:54Parce que moi, ça avait changé ma vie.
11:56Ça avait permis que je devienne ce que je voulais être depuis toujours.
12:00Mais ces gens-là, ils avaient aussi leur vie changée, mais dans un autre sens.
12:06Et j'ai compris ce que c'était que la mémoire.
12:09Parce qu'ils m'ont demandé d'étaler les photos sur une table.
12:12Oui.
12:12Et ils sont venus voir.
12:13Et par exemple, sur cette photo, il y a un gars qui m'a dit, vous voyez, cette fille-là,
12:17c'était ma fiancée.
12:18Ah oui.
12:19C'est-à-dire.
12:20Et alors que je pensais qu'ils allaient dire, attendez, on n'a pas besoin de vous.
12:23Vous êtes un charognard.
12:25Je me sentais charognard.
12:27J'ai été charognard.
12:28Donc ils avaient besoin de vous pour aider les choses à se reconstruire.
12:33Il y a même une photo de l'impact de l'avion qui arrive dans la foule.
12:36Il y a un gars qui fuit torse nu.
12:40Et à ce 10e anniversaire, je retrouve le gars qui me montre la photo sur le journal.
12:45Elle a été parue en Grande, Angleterre.
12:47Et qui me dit, grâce à vous, j'ai vu ce qu'il y avait derrière moi.
12:51Et 10 ans après, je suis réinvité.
12:54Et 10 ans après, je vois autre chose.
12:56Je vois des gens qui me parlent à table et qui ont la moitié de la figure brûlée.
13:00Je vois cette personne dont je viens de te parler, qui vient de dire bonjour,
13:04qui retourne à sa table, et un instant après, qui se met à pleurer, toute seule.
13:08Et là, je me suis de nouveau senti mal.
13:10Un tout petit mot.
13:12Ça fait partie de votre profession.
13:14Quand je dis votre, à vous, les photoreporteurs,
13:16tu vas me dire, tu n'es peut-être pas d'accord, c'est les paparazzi.
13:20Quelle relation avec ces gens-là ?
13:21Il y a eu quand même des grands paparazzi.
13:24Et aujourd'hui, le danger, c'est qu'on sent que tout le monde aussi est un peu paparazzi.
13:27Alors, je les écoute, vous voyez, généralement, ils étaient très marrants.
13:31Oui.
13:32Très marrants.
13:32Comme les gens de Détective, du journal Détective.
13:35On rigole énormément avec eux.
13:37Mais je n'ai jamais fait de paparazzi.
13:39Mais Détective, qui défend toujours ce journal,
13:42parce qu'à l'origine, c'était un très, très grand journal.
13:44Alors là, par exemple, c'est du people.
13:48C'est du people.
13:48Mais ce n'est pas du people paradis.
13:50Là, c'est en accord avec Jean-Paul Belmondo.
13:52Ça, c'est avant.
13:53Elle est géniale.
13:54C'est avant Rammstein.
13:55C'est-à-dire que je n'avais pas encore de carte de presse.
13:57Je n'étais pas encore reporter photographe.
13:58Mais je rêvais de l'être.
13:59D'accord.
13:59On revient toujours à la même chose.
14:02Et je me rends dans un meeting aérien qui s'appelle le temps des hélices à la Fertéallée,
14:07en banlieue parisienne.
14:08Et devant moi, il y a une Mercedes qui ne démarre jamais au feu rouge.
14:12Alors je klaxonne une fois, je klaxonne deux fois.
14:14Et à un moment donné, je me dis, je vais le dépasser parce qu'il m'emmerde.
14:19J'arrive à sa hauteur et je me rends compte que c'est Jean-Paul Belmondo.
14:21Je lui fais signe.
14:22Il me répond.
14:25Et je le suis.
14:27Et encore une fois, j'étais sans vergogne.
14:29Je voulais y arriver.
14:32J'avais honte de rien.
14:34Je me suis arrêté derrière lui.
14:35Et il allait juste promener son petit chien.
14:37Il avait encore le blouson de certains de ses films.
14:39Tu sais, des films qu'il a tournés dans les années 70.
14:45Le professionnel, les trucs comme ça.
14:46Mais tous ceux qui ont côtoyé plus ou moins longuement Jean-Paul Belmondo,
14:52et tu en es un, tous confiants que c'était un type adorable, gentil.
14:58C'était un type adorable, gentil, très bien éduqué.
15:01Il aurait pu me dire, écoutez, vous m'emmerdez, machin, machin.
15:04Et il ne m'a rien dit.
15:05Il est simplement remonté dans sa voiture un peu plus vite que prévu, je pense.
15:09Et j'ai toujours regardé.
15:10Tu sais, quand tu rencontres quelqu'un, il faut peu de choses
15:14pour que ce soit un type bien ou un connard.
15:16Oui, c'est vrai, finalement.
15:18Et pour moi, Jean-Paul Belmondo, comme Serge Gainsbourg,
15:20ça restera toujours du type bien.
15:23Serge Gainsbourg, justement, alors, évidemment, cette image.
15:26Ça, tu travaillais pour Sipa à l'époque.
15:28C'était pour Sipa, c'était sur le plateau de Canal+.
15:30Gainsbourg, il connaît sa marionnette.
15:32Il découvre sa marionnette.
15:33C'est une photo qui avait bien marché à l'époque, ça.
15:36Et dans le cocktail qui a suivi, je lui ai tendu une coupe de champagne.
15:42Il m'a dit, non, non, je ne bois plus.
15:44J'ai rencontré deux fois en coulisses, deux fois, il ne touchait pas une goutte d'alcool.
15:47Et j'ai toujours regretté, tu vois, de ne pas lui avoir dit, je trouve que vous êtes génial, tout
15:53simplement.
15:53Je trouvais ça tellement bateau que je ne l'ai pas fait.
15:56Et je le regrette maintenant qu'il n'est plus là.
15:58Et il est génial.
15:59Il était génial.
15:59On est d'accord sur ce point.
16:01Alors, juste un mot, on va y revenir, parce que tu as eu ta période aussi, où tu bosses pour
16:0530 millions d'amis.
16:06J'ai eu ma période pour 30 millions d'amis.
16:06Et tu as des photos géniales.
16:08J'ai eu ma période pour 30 millions d'amis, oui.
16:09On va en reparler, parce que ça, c'est génial.
16:11Voilà, alors ça, on va terminer sur cette photo, puis on va poursuivre notre discussion ailleurs.
16:16Moi, je trouve cette photo géniale parce que, d'abord, parce que tu m'as précisé qu'il n'y
16:20avait pas eu de mort, pas de drame, c'est du matériel.
16:22C'est du matériel, oui.
16:23Mais c'est aussi ce que vous réussissez, vous, les photo-reporteurs, parfois, c'est de nous juxtaposer.
16:27Ça se dit, ça, oui, bien sûr.
16:30Le drame et le beau, regardez, ce soleil, Moselland, ces lacs qui annoncent les lacs, toute la région des lacs
16:36de Moselle, et ce drame.
16:37Et je trouve, cette photo, elle dit quelque chose, elle dit plein de choses, finalement.
16:40Alors, si tu veux, là, tu as tout qui est en place.
16:43Oui.
16:44Donc, si tu ne la fais pas, là, c'est vraiment que tu es le roi des comptes.
16:47Bien sûr.
16:47Mais on ne va pas chercher l'image, toi.
16:52Parfois, il faut tourner, il faut commencer, il faut travailler pour trouver l'image que tu veux.
16:58Là, elle est vraiment devant toi.
16:59Tout est posé.
17:01Tu ne peux pas ne pas la faire.
17:03On va faire un tour.
17:03On va se balader, là, dans le coin, là, côté.
17:06Oui, oui, oui, d'accord.
17:08Merci aux patrons et aux employés de la taverne.
17:13Oui, c'est dommage.
17:13Belle boutique à Metz.
17:14Alors, voilà, Nicolas Tronche.
17:15Voilà, Nicolas, on va saluer Nicolas, on partait.
17:18Bon, ben, Nicolas qui nous fait le plaisir de...
17:20On s'en va, mais tant pis, on reviendra, Nicolas.
17:23On connaît la qualité de cette...
17:25On est là tous les jours.
17:26Voilà, et qui nous a accueillis.
17:28Maïssa, mon directeur.
17:29Ça revient, Marcel.
17:30Une super équipe, tu vois.
17:31Un mot sur Nicolas et l'équipe.
17:34Nicolas et Maïssa, ça fait partie des gens pour lesquels je viens ici.
17:36Ah ouais ?
17:37Je viens ici.
17:39Nicolas, c'est un patron à l'ancienne, tu vois.
17:41C'est un gars qui a travaillé derrière...
17:43Qui a tout fait.
17:44Qui a travaillé derrière les fourneaux.
17:45Qui a tenu un tout petit restaurant.
17:46Maintenant, il est à la tête d'un groupe de restaurants.
17:49Ici, c'est la plus grande table de Metz.
17:50Il y a 180 couverts, en tout cas.
17:52Et c'est un patron à l'ancienne, c'est-à-dire que...
17:54Ici, tu peux avoir ta chance.
17:56Oui, ça, c'est bien.
17:56Il n'y a plus beaucoup de jeunes qui veulent faire ce boulot qui est très, très dur, tu vois.
18:00Mais ceux qui veulent le faire, tu vois, Maïssa, il a disparu.
18:04Mais Maïssa, c'est un Tunisien qui est tombé amoureux d'une française,
18:07qui l'a suivi en France, qui était serveur, qui a été maître d'hôtel.
18:11Et maintenant, c'est le directeur de la taverne.
18:12C'est mon bras droit de Maïssa.
18:13Oui, mais c'est...
18:15Et ça, j'aime bien.
18:16Vous avez des bonnes équipes.
18:17On a l'occasion d'avoir des gens en France qui sont motivés, qui ont envie de travailler.
18:21Et il n'y a pas qu'avoir une expérience ou un bagage dans le métier qui permet de réussir.
18:25On est d'accord.
18:25Donc, on laisse cette chance-là.
18:26Et puis, à partir du moment où ils sont sympas et ils ont envie, on pense que c'est possible.
18:43Il y a un phénomène qu'on a constaté dans cette émission,
18:46quel que soit l'invité, enfin, dans 80% des cas,
18:49photo-reporteur, ancien ministre, une écrivaine,
18:55enfin, toutes les professions qu'on a reçues,
18:57il y a un moment où on croise un livre.
19:00Oui.
19:01Il y a un moment, c'est comme ce besoin de graver quelque chose, d'écrire un livre.
19:05C'était ton cas aussi.
19:06Et toi, tu en as 5, 6, 5 scellés.
19:08J'en ai 6, oui.
19:08C'était pourquoi, à un moment, de dire,
19:11j'inscris ces choses-là sur papier ?
19:13Alors, le livre, ce n'est pas pour gagner des sous.
19:17Ça fait de la notoriété, mais ce n'est pas pour gagner des sous.
19:20Et c'est plutôt pour avoir une notion d'accomplissement.
19:25Oui.
19:26Tu vois ?
19:26Tu fais quelque chose, tu le fais, au jour le jour, au jour le jour, au jour le jour.
19:30Et puis un jour, ça devient une œuvre, entre guillemets.
19:34Oui, c'est vrai.
19:34Ça devient quelque chose que tu as dans la main et qu'un produit fini.
19:37Voilà.
19:37Une façon de laisser une trace aussi, peut-être ?
19:42Je...
19:42Non.
19:43Je n'ai jamais une très grande opinion de moi-même.
19:45Donc, tu vois, je suis...
19:47Quand on regarde tes photos, c'est quand même très...
19:49Je n'irai pas jusque-là.
19:51Très impressionnant.
19:52Alors, le...
19:55Ton métier t'a amené un jour sur le Charles de Gaulle.
19:57Oui.
19:58Plusieurs fois, je ne sais pas.
19:59Une fois.
19:59Et le Charles de Gaulle, il est en plein dans l'actu, puisqu'il fait route vers le Moyen-Orient.
20:02Oui, oui, tout à fait.
20:03Est-ce que tu peux nous dire c'est quoi le Charles de Gaulle de l'intérieur ?
20:06Ce qu'on ne voit pas forcément, nous, quoi.
20:08Alors, le Charles de Gaulle, c'est un bâtiment énorme, mais à l'échelle des porte-avions dans le monde
20:14entier, c'est un petit porte-avion.
20:15D'accord.
20:16Et dedans, c'est tout petit, les compartiments sont très étroits, et c'est une ruche permanente.
20:22C'est un mouvement permanent.
20:24Et Charles de Gaulle, ça me rappelle un merveilleux souvenir, parce que j'étais très lié avec un photographe qui
20:31faisait le même style d'image que moi, qui s'appelait Yves de Baie.
20:34Et c'est la dernière fois qu'on était ensemble sur le Charles de Gaulle, parce que peu de temps
20:37après, il a été tué par un sniper en Syrie.
20:43Et tous les ans, je lui rends hommage le jour de sa mort, et je publie une photo dans l
20:47'hélicoptère qui nous a ramené du Charles de Gaulle à terre.
20:52On était en Corse.
20:53Très bien, on va passer sa photo à l'écran pour la transition, puisqu'on va se rendre sur le
20:59troisième lieu, on va aller près de l'ancienne caserne des pompiers.
21:02Il y a un truc, quand je te dis que je n'ai pas une très haute opinion de moi
21:08-même, mais par contre, j'ai une très haute opinion de mon métier.
21:11Et aujourd'hui, il pleut, et c'est assez important, parce qu'il y a beaucoup de gens qui se
21:17considèrent comme des photographes,
21:18parce qu'un soir, le crépuscule est magnifique, ils vont poser leurs trépieds, ils font une belle photo de la
21:23cathédrale, et ils se prennent pour des pros.
21:25Alors que le pro, c'est Asdin qui nous filme, on lui dit que c'est à telle heure, à
21:30tel endroit, il peut flotter, il peut faire n'importe quoi,
21:32il doit sortir quelque chose. C'est ça le métier.
21:35On est d'accord.
21:35Et puis, je suis content que tu cites Asdin, parce que tu sais que ça fait des années que je
21:40me bats pour qu'il fasse l'émission.
21:42Ah ben, il devrait.
21:42Pour l'instant, il ne veut pas. Il refuse.
21:44Asdin, il faut que tu fasses l'émission.
21:47Tu es le méritant.
21:48A tout de suite.
22:00Alors là, on est, on va parler, parce qu'on est tout près de l'ancienne caserne des bons vies,
22:04parce que tu as beaucoup travaillé avec les casernes.
22:05Et puis, il y a cette fantastique porte des Allemands, qu'on aime beaucoup, vraiment, c'est un des hauts
22:10lieux de messe.
22:11D'abord, un mot.
22:13Une des raisons pour lesquelles j'aime tant cette ville.
22:14C'est vrai ?
22:15Ah oui ?
22:15Oui.
22:16Tu es allé traîner aussi là ?
22:17Ah non, tu étais Meusien.
22:18Quand tu étais gamin, c'était un grand terrain de jeu ici.
22:20Ah non, non, quand j'étais gamin, c'était plutôt l'ossueur de Douaumont.
22:22Ah oui, d'accord.
22:25On parlait à l'instant avec ton ami Yves, c'est ça ?
22:27Oui, Yves Debey, oui.
22:29De la guerre en Afghanistan, enfin, de tous ces théâtres de guerre à l'international, où tu es un photographe,
22:34un photoreporteur d'international.
22:36Oui.
22:37Et après, tu reviens sur des choses, alors, on va dire plus douce, je ne sais pas, mais tu travailles
22:43pour 50 millions d'amis.
22:44J'avais décidé de terminer le grand reportage avec la fin de l'engagement français en Afghanistan, et ça s
22:49'est juxtaposé avec la mort d'Yves Debey, qui a été tué en Syrie.
22:54Et là, j'ai eu l'opportunité de remplacer le photographe de 30 millions d'amis.
22:59Ah oui ?
22:59Et je suis tombé sur une rétactrice en chef qui s'appelait Katia Renard, qui était une... Je pense que
23:06c'est la personne la plus professionnelle que j'ai rencontrée dans ma carrière.
23:10Et je suis resté 15 ans photographe pour 30 millions d'amis. Alors, je travaillais pour un autre magazine sur
23:15mes sujets de prédilection, secours, histoire, machin.
23:20Mais je travaillais, j'étais le photographe principal de 30 millions d'amis pour les reportages. Je ne suis pas
23:24un photographe animalier.
23:26Mais alors, je voudrais quand même que tu m'expliques, parce qu'il y aura plein de photos, mais je
23:29voudrais que tu m'expliques cette photo, parce que cette photo de Louis Schweitzer,
23:32qui est quand même un des plus grands patrons d'industrie au monde, patron de Renault, et qui est là
23:39et qui tient ton petit chien.
23:40C'est ton petit chien, c'est à toi ?
23:41C'est mon petit chien fétiche qui a toujours été avec moi depuis au moins 20 ans.
23:47Ah oui ?
23:47Voilà. D'ailleurs, il est dans mon sac, là, en ce moment.
23:49C'est vrai ?
23:49Oui, oui.
23:50Et donc, ce petit chien, c'est le petit chien, c'est son nom.
23:54Et il m'a toujours accompagné dans mes gilets pare-balles. Il a entendu les balles siffler.
23:58Alors, Louis Schweitzer, qui est à l'époque PDG de Renault, tu lui demandes, il le prends, il joue le
24:03jeu ?
24:03Louis Schweitzer faisait de la protection animale sur la fin de sa vie.
24:07Et quand j'ai appris ça, je voulais absolument le rencontrer, parce que pour moi, c'était quelqu'un d
24:11'extraordinaire.
24:13Et j'ai toujours peur de rencontrer les gens que j'admire, parce que j'ai toujours peur d'être
24:16déçu.
24:17Et il m'a reçu dans son bureau, qui était un appartement dans Paris, avec la plus grande gentillesse, avec
24:27la plus grande humilité.
24:29Et à la fin de l'interview, alors c'était pour 30 millions d'amis, à la fin de l
24:32'interview, je dis, écoutez, je suis désolé, mais il faut une relation avec l'animal.
24:37J'ai quelque chose à vous proposer, mais ça va peut-être vous paraître complètement farfelu.
24:42Je lui ai parlé de mon petit chien, je lui ai dit, est-ce que vous pouvez le prendre en
24:46main ?
24:46Il a accepté tout de suite, ça a été génial.
24:48Ah oui, c'est génial, c'est super.
24:50Alors il y a aussi une grande période dans ta vie, on ne peut pas tout balayer, mais il y
24:53a quand même une très grande période avec les pompiers.
24:55Tu travailles beaucoup avec les pompiers, et c'est pour ça qu'on est là, parce que tu connais très
24:59bien.
24:59Alors cette caserne qui est désinfectée, puisque les pompiers ont déménagé, il y a l'affaire de la tour, la
25:04tour Pinguisson.
25:07C'est aussi là, tu es dans l'attrait du monde de l'action.
25:11Quand j'ai quitté Paris, donc fin 1989, j'ai enfin habité dans la ville dans laquelle je voulais habiter
25:20depuis toujours, c'est-à-dire Metz.
25:22Et comme je me cherchais quelque chose qui bouge, j'ai été voir les pompiers, et qui avaient besoin de
25:27photos, juste à ce moment-là,
25:29parce que je crois que c'était les 20 ans du district, quelque chose comme ça.
25:32Donc ils m'ont accueilli à bras ouverts, et j'y suis resté 35 ans.
25:35Ah oui, d'accord.
25:37Alors on a vu de loin, parce qu'on ne peut pas rentrer, le site est désinfecté, cette fameuse tour
25:41Pinguisson.
25:43Pinguisson, c'est un architecte de référence, qui a fait beaucoup de choses.
25:47Oui, oui, oui, et je crois que c'est le dernier bâtiment technique qui existe en France, de cet architecte.
25:52Et cette tour, c'est la tour de séchage.
25:56Jadis, il fallait laisser pendre les tuyaux pour qu'ils sèchent.
25:59Aujourd'hui, la texture n'est plus la même, donc ils n'ont plus besoin de faire ça.
26:02Et c'était donc la tour où les tuyaux étaient pendus tout le long et séchaient après les interventions.
26:07D'accord.
26:07Ça a été très particulier quand même, cette période avec les pompiers, la période du Covid ?
26:12Alors la période du Covid, oui, parce qu'on ne savait pas à quoi on allait se confronter.
26:18À l'époque, le Covid tuait.
26:20Et on ne savait pas si ce n'était pas un truc comme les virus hyper tueurs, comme il y
26:25a eu en Chine et ailleurs.
26:27Donc on ne savait pas du tout comment ça allait évoluer.
26:29Et personne n'a reculé.
26:31C'est vrai.
26:32Personne n'a reculé.
26:33Un tout dernier mot, Arnaud, on arrive au bout de cette émission.
26:37Déjà ?
26:38Ah oui, on passerait des plombs avec toi.
26:41Merci.
26:43Mest, ta ville adoptive, puisque tu es meusien.
26:45Oui.
26:45On a effleuré quelques beautés de la ville.
26:50C'est quoi finalement qui te fait aimer fondamentalement cette ville ?
26:55Écoute, c'est l'architecture qui n'a pas été beaucoup bousculée, on va dire.
27:01Donc j'aime beaucoup l'architecture de cette ville, j'aime beaucoup la teinte de cette ville.
27:04Oui, c'est vrai.
27:06C'est en gros, c'est une ville allemande qui n'a pas été bombardée, mais c'est un peu
27:09ça.
27:10Et puis, il s'y est passé beaucoup de choses.
27:12Beaucoup de choses.
27:13L'histoire est passée par Metz, mais en plein.
27:15Oui, c'est vrai.
27:16Comme elle a traversé la Lorraine d'ailleurs.
27:17On n'en parle pas assez.
27:19On n'en parle pas assez.
27:20Le plus grand cimetière américain d'Europe, il est à Saint-Avold.
27:23Il n'est pas en Normandie.
27:25Les Américains ont perdu autant de monde ici qu'à Omaha Beach dans leur progression en 1944.
27:32Et de tout ça, malheureusement, je trouve qu'on ne parle pas assez.
27:34Alors, il y a des associations qui se démènent dans leurs coins, mais il y a des événements dont on
27:40ne parle pas.
27:40C'est vrai.
27:41On ne parle pas, malheureusement.
27:43Et on essaye de le faire, nous, d'en parler le plus souvent possible, parce que c'est extrêmement important.
27:49En tout cas, merci Arnaud.
27:51Écoute, j'ai juste...
27:52Tu as encore des projets en tête ?
27:54Est-ce que tu es en retraite là ?
27:55Tu as des choses en tête ?
27:58Alors, malheureusement, les photographes peuvent continuer tant qu'ils veulent.
28:01C'est bien, malheureusement.
28:04Alors là, comme je suis superstitieux, je ne vais pas en parler beaucoup dans le détail,
28:07mais je pense que je vais commencer un projet à longue haleine qui va me faire revenir dans le domaine
28:16de l'urgence.
28:17Voilà.
28:18Très bien.
28:19Bon, ben écoute, on te suit.
28:20À bientôt Arnaud.
28:21Merci beaucoup, à bientôt et merci encore.
28:23Merci beaucoup.
28:36Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
28:42Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
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