Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée ce vendredi 13 mars. L'occasion pour le président de la République de rendre hommage à l'adjudant-chef Arnaud Frion, qui a succombé à ses blessures après avoir été victime d'une frappe de drone Shahed en Irak ce jeudi 12 mars, mais aussi de rappeler que la guerre en Ukraine ne doit pas être éclipsée par la crise au Moyen-Orient. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Monsieur le Président, cher Volodymyr, mesdames et messieurs en vos grades et qualités,
00:06je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris le Président Volodymyr Zelensky
00:11pour la douzième fois depuis le début de la guerre d'agression lancée par la Russie contre votre pays.
00:19La France, sur tous les théâtres, se veut un partenaire fiable, loyal, qui tient ses engagements.
00:26Tenons nos engagements vis-à-vis de l'Ukraine, j'y reviendrai évidemment dans un instant,
00:29mais permettez-moi de commencer cette conférence de presse en évoquant les engagements que nous tenons au Moyen-Orient
00:35en protection de nos intérêts, de nos compatriotes et en soutien de nos alliés.
00:40Au nom de la nation, je veux m'incliner aujourd'hui avec respect devant la mémoire de l'adjudant-chef
00:49Arnaud Frion
00:49du 7e bataillon des chasseurs alpins de Vars.
00:53Il est mort pour la France cette nuit lors d'une attaque lancée à proximité de Erbil.
01:01Je veux aussi adresser tout mon soutien à nos militaires blessés et évidemment à l'ensemble des familles et des
01:08frères d'armes.
01:10Dès l'annonce de cette attaque, j'ai demandé à nos armées une analyse consolidée des faits, de leurs circonstances,
01:16et nous aurons dans les prochaines heures la totalité, je l'espère, de ces informations.
01:20Je m'entretiendrai dès le début d'après-midi avec le Premier ministre irakien.
01:28Nos soldats ont été frappés alors que, comme nous le faisons depuis plusieurs années,
01:34ils luttaient dans le cadre d'une coalition internationale contre les résurgences du terrorisme dans la région
01:39et au service de la souveraineté irakienne.
01:45C'est évidemment inacceptable.
01:49Face à la guerre en cours, la position de la France est purement défensive.
01:54On soutient ses alliés et ne saurait justifier jamais qu'on s'en prenne à elle.
02:00La France continuera de faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination,
02:05d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants
02:10et de défendre nos intérêts et notre sécurité.
02:14Et rien, jamais, ne nous détournera de ces objectifs.
02:19Mesdames et messieurs, alors que nous sommes donc confrontés à une accélération des événements et des crises
02:25et que les yeux pour beaucoup sont braqués vers l'Iran,
02:28cette visite du président Zelensky revêt pour moi une importance toute particulière.
02:32Elle me permet de souligner avec force que rien ne nous détournera de l'Ukraine,
02:38des efforts que nous y faisons,
02:40laquelle fait face depuis plus de 4 ans avec une ténacité et un courage remarquable à l'agression de la
02:45Russie.
02:47Notre soutien ne faiblira pas.
02:50Je l'ai dit le 24 février dernier,
02:53les dynamiques actuelles signent d'ores et déjà un triple échec pour Moscou.
02:56Un échec stratégique, un échec économique, une faillite morale.
03:03Aujourd'hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répit.
03:07Elle se trompe.
03:08Nous avons, dans le cadre du G7 que j'ai tenu il y a deux jours, mercredi,
03:14réaffirmé que le contexte de montée des prix du cours du pétrole
03:17ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l'égard de la Russie.
03:23C'est la position que le G7 a tenue.
03:25C'est la position, évidemment, de la France et de l'Europe.
03:29Il est aussi étrange de voir la Russie appelée à un cessez-le-feu au Moyen-Orient,
03:37alors qu'elle refuse depuis plus d'un an avec obstination
03:40tout cessez-le-feu, plusieurs fois présenté par le président Trump et d'autres pour l'Ukraine.
03:47Le 24 février dernier, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté par 107 voix
03:52une résolution pour soutenir une paix durable en Ukraine
03:55appelant à un cessez-le-feu immédiat, complet et inconditionnel.
03:59Cette résolution a été rejetée par la Russie, une fois encore.
04:07Elle ne défend pas la paix nulle part.
04:10Je vais ici rappeler que la Russie est un allié historique et stratégique du régime de Téhéran
04:14avec lequel elle a signé en janvier 2025 un accord de partenariat stratégique global
04:19dont les détails n'ont jamais été révélés
04:22et qui se traduit notamment par la production en territoire russe
04:25de drones d'origine iranienne.
04:28Je le dis aussi pour bonne mémoire
04:30et pour que toutes les nations qui sont engagées en guerre contre l'Iran,
04:34ce qui n'est pas le cas de la France, je l'ai rappelé,
04:37mais soient cohérentes dans les positions tenues
04:39et qu'elles sachent avec qui ces drones sont produits.
04:44Personne n'ignore que le ciel ukrainien a malheureusement été un banc d'essai
04:47pour les drones iraniens qui tombent aujourd'hui dans le Golfe
04:50et sur certains de nos alliés.
04:52C'est pourquoi je sais que le Président a raison,
04:55et je l'en remercie, a tout de suite souhaité soutenir ces nations
04:58et apporter les solutions ukrainiennes, votre innovation, vos capacités.
05:03En tout cas, dans ce moment que nous vivons,
05:05je le disais, notre engagement en faveur de l'Ukraine,
05:08nous le tiendrons, car il en va de la sécurité de l'Ukraine,
05:12mais également de l'Europe et de la France.
05:14Dans le processus en faveur d'une paix juste et durable,
05:17l'Europe a un rôle de tout premier plan à jouer.
05:21L'Union européenne et ses Etats membres sont le premier contributeur
05:24à la résilience de l'Ukraine depuis le début de la guerre.
05:27Nous avons aussi décidé en décembre dernier
05:29d'un prêt de 90 milliards d'euros.
05:32Cet engagement sera tenu.
05:34Et je le dis ici avec force et clarté,
05:36si des désaccords s'expriment,
05:38c'est le devoir de chaque nation
05:40de tenir les promesses qui sont faites
05:43et les engagements politiques qui ont été pris
05:45par tous en décembre dernier.
05:48Le soutien que nous apportons,
05:49c'est aussi celui à travers la coalition des volontaires
05:52que nous avons lancé il y a maintenant un peu plus d'un an
05:54avec le Royaume-Uni,
05:55qui contribuera aux garanties de sécurité de l'Ukraine
05:57aux côtés de nos partenaires des Etats-Unis d'Amérique,
06:00qui sont le pilier indispensable
06:02d'une paix juste et durable.
06:04Nous l'avons démontré le 6 janvier dernier,
06:06la planification est maintenant achevée
06:07et nous sommes prêts.
06:10Notre soutien s'incarne également
06:11dans notre appui à l'Ukraine
06:12pour avancer vers son destin européen,
06:14chemin vers l'adhésion exigeant
06:16qui implique des efforts et des réformes
06:18que vous conduisez.
06:19Et beaucoup a déjà été fait de manière impressionnante.
06:22L'Ukraine mérite d'ouvrir
06:25premier bloc de chapitres de négociations
06:27et je n'ai de doute que nous y parviendrons,
06:29malgré les obstacles artificiels qui ont surgi.
06:32Et nous accompagnerons ce chemin.
06:35Je veux également citer notre coopération
06:37dans le domaine énergétique.
06:38La France restera pleinement mobilisée,
06:41notamment dans le cadre de notre présidence du G7,
06:44pour bâtir dès à présent
06:45une véritable stratégie énergétique de résistance.
06:49Nous avons depuis janvier
06:51livré beaucoup d'équipements.
06:53Nous avons coordonné dans le G7
06:54une position là aussi efficace.
06:58Aux côtés de tout cela,
06:59il y a évidemment le soutien militaire
07:01que nous continuerons d'avoir.
07:02Nous avons eu une longue discussion
07:03avec le président et son équipe.
07:04Et je veux dire ici notre détermination
07:06de continuer à fournir tous les équipements
07:08pour permettre à l'Ukraine
07:10de mener sa guerre de résistance légitime
07:15et pour le permettre de se défendre.
07:17Et donc nous allons accélérer
07:18sur certaines capacités
07:20et continuer d'innover aussi
07:22pour que la production soit plus rapide.
07:26Notre détermination est aussi complète
07:27à accroître la pression sur la Russie
07:29pour l'amener à s'asseoir de bonne foi
07:31à la table des négociations.
07:34Beaucoup a été fait avec les sanctions,
07:36je l'ai évoqué,
07:37et nous continuerons
07:37et nous préparons le 20e paquet de sanctions.
07:40Et nous continuons les efforts
07:41contre toutes les formes de détournement.
07:43Et nous continuons aussi les efforts
07:44pour lutter contre la flotte fantôme
07:46qui, comme vous le savez,
07:48alimentent l'effort de guerre russe.
07:51Nous avons eu des résultats très probants
07:52ces dernières semaines
07:54avec des opérations en propre,
07:56l'opération que nous avons menée
07:57avec la Belgique.
07:58Nous avons engagé plusieurs autres nations
08:00qui ont conduit aussi
08:01des opérations déterminantes.
08:03Nous poursuivrons cet effort.
08:05Voilà, mesdames et messieurs,
08:06ce que je souhaitais dire ce midi
08:09en accueillant à nouveau
08:10le président Zelensky.
08:12Cher Volodymyr,
08:13dans le combat que vous menez
08:14pour votre liberté,
08:15votre indépendance,
08:17votre intégrité territoriale,
08:19vous défendez l'idée
08:21d'une paix juste et durable,
08:23la seule compatible
08:24avec le droit international,
08:26et vous menez un combat
08:27pour votre sécurité,
08:28mais aussi pour celle
08:29de tous les Européens.
08:30À ce titre,
08:31vous avez toujours votre place ici.
08:34Et c'est toujours une fierté
08:35pour la France de vous accueillir.
08:37On est aux questions justement
08:39des détails supplémentaires.
08:40Sur la question des sanctions
08:43contre la Russie
08:44et ses exportations de pétrole.
08:46Vous avez rappelé,
08:47M. Macron,
08:49le consensus apparent
08:51au niveau du G7
08:52comme quoi il fallait rester unis
08:54et maintenir ces sanctions.
08:56Or, on voit depuis deux jours
08:58ou même trois
08:59des dérogations américaines
09:01qui permettent le transport
09:02de livraison sur certains bateaux,
09:05livraison russe,
09:06de pétrole.
09:08Est-ce que ça veut dire
09:08que le président Trump
09:11est un adepte du double langage
09:13sur le sujet ?
09:15Je voulais avoir votre réponse,
09:17M. Macron et Zelensky.
09:18Et puis une autre question
09:19liée à l'hommage
09:21que vous rendiez
09:21aux soldats français
09:22morts aujourd'hui en Irak.
09:26À propos de ce décès
09:28et des blessés français
09:30qui restent là-bas,
09:33d'ici à combien de temps
09:34pensez-vous être en mesure
09:35d'organiser une riposte,
09:36M. Macron,
09:38est-ce qu'il n'y a pas
09:39le risque avec cette riposte
09:42d'entrer dans une forme
09:44d'engrenage
09:46guerrillé dans la région,
09:48à la fois en Irak
09:49mais aussi en soutien
09:51des Émirats arabes unis
09:52qui sont éminemment touchés
09:53par la réplique iranienne
09:55et connaître,
09:58M. Zelensky,
09:59quels sont en détail
10:01l'aide que vous apportez déjà
10:02aux pays du Golfe
10:03menacés par les frappes iraniennes ?
10:05Merci.
10:07Merci beaucoup.
10:08Pour ce qui est des sanctions,
10:10il est tout à fait juste
10:11que les États-Unis d'Amérique
10:12ont acté des dérogations
10:16limitées dans le temps
10:17et les conditions
10:18et pour quelques pays.
10:24le ministre de l'Économie,
10:26le secrétaire
10:27au Trésor américain
10:28s'est exprimé
10:30pour lui-même
10:32rappeler le cadre
10:32très limité
10:33de ces exceptions
10:35et leur impact réduit
10:37et rappeler
10:38que les sanctions demeuraient.
10:40Et pour ce qui est
10:41du G7,
10:42la position commune
10:43a bien été le maintien
10:44des sanctions
10:44à l'égard de la Russie
10:46et pour ce qui est
10:47des Européens
10:48et de la France,
10:49c'est le maintien
10:49des sanctions.
10:50Et la situation
10:51ne justifie en rien
10:53de lever ces dernières.
10:54Donc je considère
10:57que ce que je vous ai dit
10:58tout à l'heure
10:58reste valable
10:59et que la décision
11:00qui a été prise
11:01de manière exceptionnelle
11:03et limitée
11:03par les États-Unis
11:04d'Amérique,
11:06c'est à eux
11:06de la justifier,
11:07mais elle ne revient pas
11:09de manière durable
11:10et large
11:11sur les sanctions
11:11qu'eux-mêmes ont décidées
11:13et à les écouter.
11:14Et le Président,
11:15dans les discussions
11:15que j'ai pu avoir
11:16avec lui
11:16et dans leurs propos publics,
11:18ne remettent pas en cause
11:19cette approche.
11:22Pour ce qui s'est passé
11:23ces dernières heures
11:24en Irak,
11:24au-delà de ce que j'ai pu
11:25vous dire à l'instant,
11:27je serai très prudent
11:28et j'attends
11:29d'avoir tous les éléments
11:30qui me seront fournis
11:31par l'État-major
11:33des armées
11:34et nos services
11:35et j'attends
11:36de pouvoir parler
11:37avec le Premier ministre irakien.
11:38Je ne ferai aucune...
11:40Je n'élaborerai
11:41aucune forme
11:42de scénario
11:44ni n'entrerai
11:45dans quelques politiques
11:45fictions sur ce sujet.
11:47J'ai rappelé
11:47la position de la France.
11:49Elle est claire
11:49dans la région.
11:50Elle est défensive.
11:52Nous ne sommes pas engagés
11:53en guerre
11:53contre qui que ce soit.
11:54Nous avons une présence
11:56dans la lutte
11:56contre le terrorisme
11:58dans un cadre
11:59qui est connu
12:00et c'est le cadre
12:01en Irak
12:01dans lequel se battait
12:03notre soldat
12:04et nous sommes là
12:05pour protéger
12:05nos ressortissants.
12:06Nous sommes aux côtés
12:07de pays alliés
12:07avec lesquels
12:08nous avons des accords
12:09de défense
12:10et nous sommes présents
12:11pour participer
12:13à la liberté de navigation
12:14et sécurité maritime
12:15dans la région.
12:16C'est tout.
12:17Mais nous assumons
12:18ces missions
12:19pleinement
12:19avec les risques
12:20qu'elles comportent.
12:21aussi lesquels
12:21ont le plus
12:21de décembre
12:21et lesquels
12:21qui sont
12:21lesquels
12:21à côté
Commentaires

Recommandations