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Le logo de Reconquête a disparu des affiches de campagne de Sarah Knafo à Paris. Comment la candidate d'extrême droite tente-t-elle d'effacer son appartenance politique pour séduire les électeurs ?

Cette stratégie de "dépollution" politique n'est pas nouvelle. Laure Lavalette, candidate RN à Toulon, adopte une approche similaire, misant sur une image "feel good" sans mention explicite de son parti. L'objectif est clair : normaliser leur discours et masquer un programme qui reste ancré à l'extrême droite.

Alors que Sarah Knafo propose par exemple de supprimer les programmes d'accueil des migrants, la stratégie à Toulon est également motivée par un passé politique douloureux. La ville garde le souvenir d'un mandat catastrophique du Front National dans les années 90.

Découvrez comment ces candidates camouflent leur affiliation partisane pour mieux faire passer leur message politique.



#Reconquête #Municipales #SarahKnafo #ExtrêmeDroite

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Transcription
00:00Mais où est donc passé le logo Reconquête sur les affiches de la candidate Sarah Knafo à Paris ?
00:07Vous nous avez posé la question par mail, alors on vous répond.
00:10On a bien sûr d'abord posé la question à la principale concernée...
00:14J'ai à mes côtés des gens qui s'engagent sur un projet municipal,
00:17comme dans 99% des municipalités de France,
00:20et qui ne veulent pas faire de la politique, ni intégrer un parti,
00:23mais seulement participer au redressement de la capitale.
00:26Sarah Knafo est pourtant bien la candidate du parti d'extrême droite Reconquête,
00:30dirigée par Éric Zemmour, ce qu'elle tente de faire oublier à travers une communication dépolitisée.
00:35Elle n'est pas la seule candidate d'extrême droite à gommer toute appartenance partisane,
00:39c'est aussi le cas de Laure Lavalette, candidate à Toulon, bien positionnée dans les sondages.
00:44Je m'appelle Laure, mère de famille de 49 ans, et je me présente pour vous servir comme prochaine maire
00:49de Toulon.
00:49Celle qui est pourtant députée du Rassemblement National et porte-parole du parti à la flamme
00:54fait le choix de ne pas afficher le logo du parti au profit d'un soleil jaune sur fond bleu.
01:00Mais l'objectif des deux candidates et de tous ceux qui choisissent la même stratégie,
01:04c'est avant tout de dépolitiser leur campagne, de faire oublier leur ancrage partisan
01:07et de se normaliser pour mieux rassembler.
01:10Derrière les affiches colorées et les vidéos Feel Good de Sarah Knafo
01:13se cache donc bien un programme d'extrême droite, avec par exemple la suppression des programmes municipaux d'accueil des
01:19migrants
01:19ou encore le retour en force de la circulation automobile dans la capitale.
01:23A Toulon, si l'appartenance partisane est mise sous le tapis, c'est aussi parce qu'elle a pu laisser
01:27un très mauvais souvenir.
01:29C'est ici, en 1995, que le Front National conquiert sa première ville de plus de 100 000 habitants,
01:34avec l'élection de Jean-Marie Le Chevalier.
01:36Un mandat catastrophique, marqué par la volonté d'appliquer systématiquement la préférence nationale,
01:42un endettement accru de la ville et une multitude de scandales
01:45qui se soldent notamment par la condamnation de Jean-Marie Le Chevalier
01:48pour détournement de fonds publics et complicité d'abus de confiance.
01:52Difficile donc, 20 ans plus tard, de vouloir y raviver la flamme du parti d'extrême droite.
02:04Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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