00:01Je vais saluer une entreprise qui a une activité à la fois civile et une activité militaire, ce que l
00:06'on appelle une activité duale.
00:08Et c'est extrêmement important pour nous, puisque avec Ariane Group, nous travaillons sur nos activités de dissuasion,
00:15mais nous parlons aussi missiles balistiques terrestres, nous parlons également lanceurs,
00:21puisque comme vous le savez, aujourd'hui, le champ de bataille va des fonds marins jusque dans l'espace,
00:26et dans l'espace, nous avons besoin de placer des satellites.
00:30Qui dit placer des satellites, c'est évidemment être en capacité d'avoir du renseignement, être en capacité de communiquer.
00:37Et donc, je voulais, en venant ici ce matin, saluer l'engagement des ingénieurs et de l'ensemble des équipes,
00:44parce que, comme le Président l'a dit la semaine dernière, vous le savez, en matière de dissuasion,
00:50la France, aujourd'hui, a un arsenal qui est opérationnel, un arsenal sur lequel nous avons évolué,
00:58avec, bien évidemment, le nouveau sous-marin nucléaire lanceur d'engin,
01:03avec des têtes nucléaires qui, elles aussi, ont évolué avec de nouvelles mises en service.
01:08Rien de tout cela ne serait possible sans le savoir-faire des ingénieurs,
01:12et c'est précisément ce que nous avons évoqué ce matin.
01:16Madame la Ministre, quand est-ce que le Charles de Gaulle, qui est en Méditerranée,
01:20commencera sa mission pour ouvrir le détroit d'Hormuz ?
01:22Est-ce que vous avez des détails sur cette mission défensive qui a été évoquée par le chef de l
01:27'État hier soir ?
01:28Alors, le chef de l'État était hier, comme vous le savez, à Chypre et en Crète.
01:33Et en Crète, il est effectivement intervenu sur le Charles de Gaulle.
01:37Et ce que le Président de la République a dit hier, c'est qu'au moment où nous nous parlons,
01:41le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale.
01:43Et au moment où je vous parle, il est encore en Méditerranée orientale,
01:47et il n'y a pas de date fixée pour qu'il aille au droit du détroit d'Hormuz.
01:53Ce que le Président de la République a expliqué, c'est l'organisation,
01:56le travail qui peut se faire avec différents pays autour, effectivement, du détroit d'Hormuz.
02:02Mais au moment où je vous parle, le Charles de Gaulle reste en Méditerranée orientale.
02:05Alors cette guerre, elle pourrait être longue, elle pourrait durer plusieurs semaines,
02:08c'est ce qu'a laissé aussi entendre le chef de l'État.
02:10Est-ce que les forces françaises engagées ont les moyens de rester de façon pérenne sur place ?
02:15Est-ce qu'ils peuvent aussi être des cibles ? Est-ce qu'ils sont préparés à cela ?
02:18Alors, un élément extrêmement important, c'est que les forces françaises ne sont là que dans un élément défensif.
02:26Le Président de la République l'a redit à plusieurs reprises hier,
02:29la France n'est pas belligérante.
02:31La France, aujourd'hui, accompagne des pays alliés avec lesquels nous avons des accords de défense
02:38qui sont des pays qui ont été attaqués et qui nous ont demandé de les aider.
02:41Un exemple très concret, ce sont les Émirats Arabes Unis.
02:45Je pourrais donner l'exemple du Qatar, je pourrais donner l'exemple de l'Arabie Saoudite.
02:49Voilà des exemples concrets de pays qui nous ont demandé de les aider.
02:54Les aider, qu'est-ce que ça veut dire ?
02:55Il y a effectivement des vols de rafales, puisque nous avons des rafales stationnés aux Émirats Arabes Unis.
03:01Et il y a également des matériels de défense solaire qui ont été livrés à ces pays à leur demande.
03:08Donc c'est très important de bien noter que la France n'est pas belligérante.
03:12Le général Bélanger hier a affirmé qu'il y avait des discussions avec MBDA
03:15pour augmenter la régénération des stocks de munitions utilisés au Proche-Orient.
03:19Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ces discussions et de la régénération des stocks français ?
03:23Comme vous le savez, les constitutions de stocks sont des éléments évidemment classifiés.
03:28Pour autant, il est tout à fait normal que la France veille régulièrement à l'état de ces stocks
03:33et donc évidemment travaille avec les entreprises qui sont en capacité de livrer ces missiles.
03:40Et en l'espèce, c'est effectivement MBDA.
03:43Et j'osais vous dire que nous sommes en contact permanent avec MBDA
03:46parce qu'entre les évolutions, je pense par exemple à un sujet que la SN4G par exemple,
03:52qui est un missile sur lequel nous travaillons, qui aura vocation à être livré,
03:57comme le renouvellement de stocks, ça fait partie de partenariats que nous avons de manière continue.
04:02Et il est logique qu'à un moment où il y a un conflit sur la planète,
04:05nous travaillons encore plus avec cet industriel pour voir de quelle manière il a capacité à accélérer sa production.
04:10Et est-ce qu'il a capacité à accélérer sa production ?
04:12Je n'ai pas à vous répondre sur le sujet.
04:14Le Quai d'Orsay a évoqué du matériel militaire qui a été transféré au Liban.
04:19Est-ce que vous avez des précisions sur ce matériel qui a été donné aux Libanais ?
04:23Il s'agit de véhicules avant-blindés pour être précise.
04:26Ça faisait partie d'un accompagnement que le gouvernement français avait prévu pour les forces armées libanaises.
04:34Et donc il y a une vingtaine de véhicules avant-blindés, ce qu'on appelle les VAP dans le jargon,
04:38qui sont partis au Liban, effectivement.
04:41Est-ce qu'il y aura d'autres envois ?
04:43Pour l'instant, il s'est eu un envoi en deux parties.
04:46Donc il y a une deuxième partie qui va suivre.
04:47Il y a une quarantaine de VAP qui vont être livrés au FAL.
04:51Est-ce qu'il y a d'autres avions aujourd'hui avec des ressortissants qui sont censés revenir aussi en
04:54France ?
04:55Alors, comme vous le savez, les avions affrétés pour ramener les ressortissants sont gérés par le Quai d'Orsay,
05:00également par le ministre des Transports.
05:02Et ça se fait en lien avec nos collègues des pays concernés.
05:06Et je voudrais d'ailleurs remercier notamment les Émirats arabes uniques
05:10qui ont accepté d'augmenter le nombre de vols vers Paris pour pouvoir rapatrier nos concitoyens.
05:15Mais c'est vraiment un travail qui est mené par le Quai avec le ministère des Transports.
05:18Il y a un conseil de défense ce soir. Il faut s'attendre à quoi ?
05:20Mais vous savez, dans une période comme celle-ci, des conseils de défense sont des moments relativement fréquents.
05:26Le président de la République souhaite bien évidemment que nous puissions, au jour le jour,
05:30travailler et apporter les réponses les plus appropriées.
05:33Donc il y a eu plusieurs conseils de défense la semaine dernière.
05:36Il y en a un ce soir.
05:37Merci beaucoup.
05:37Merci.
05:38Merci.
05:38Merci.
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