- il y a 2 jours
- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00À 19h, ravie de vous retrouver pour l'émission de Face à l'Info en début de semaine.
00:00:05Tout de suite, le JT avec Félicité Kindouki. Bonsoir, Félicité.
00:00:10Bonsoir, Christine. Bonsoir à tous.
00:00:13486, c'est le nombre de morts, dont femmes et enfants, qui ont succombé sous les frappes israéliennes sur le
00:00:18Liban.
00:00:19Un lourd bilan communiqué par le ministère de la Santé au dixième jour de la guerre régionale, auquel s'ajoutent
00:00:241313 blessés.
00:00:25Le ministère ne détaille pas dans ce bilan le nombre de civils et de combattants, tandis que le pays est
00:00:30toujours soumis à d'intenses bombardements en riposte à des attaques du Hezbollah pro-iranien.
00:00:35Nous ne participons pas à un conflit en cours. Ce sont les mots qu'Emmanuel Macron, dans une allocution, a
00:00:40donnés dès son arrivée sur le porte-avions Charles de Gaulle.
00:00:43Il a rappelé la mission de la Marine nationale, protéger la zone et assurer la libre circulation en Méditerranée orientale.
00:00:50Il a par ailleurs réaffirmé et préparé une future mission purement défensive pour ouvrir le détroit d'Hormuz, un discours
00:00:56qui s'est terminé sous le champ de la Marseillaise.
00:00:58Et puis, l'Union européenne a annoncé être prête à renforcer ses missions de protection du trafic maritime en raison
00:01:04de la guerre au Moyen-Orient.
00:01:06Lors de la réunion entre les dirigeants et des institutions européennes, ainsi que les dirigeants du Moyen-Orient,
00:01:11Ursula von der Leyen s'est dit disposée à adapter et à renforcer davantage ses missions de protection compte tenu
00:01:17de cette situation.
00:01:20Merci beaucoup, ma chère. Félicité. Prochain point sur l'actualité à 19h30.
00:01:26Au sommaire ce soir, Emmanuel Macron est arrivé sur le porte-avions Charles de Gaulle en Crète.
00:01:33Cet après-midi, depuis Chypre, le président de la République a affiché la posture d'une France qui veut éviter
00:01:39l'embrasement à un régional strictement défensif.
00:01:43Il a annoncé une mission internationale pour sécuriser le détroit d'Hermoud, c'est escorter les navires menacés.
00:01:50Le président gâche-t-il la France dans la guerre ? Quelle place veut prendre la France ?
00:01:55Nous irons à Chypre avec notre envoyée spéciale Maxime Leguay.
00:01:59Pourquoi ce violent paradoxe de la journée des droits des femmes ?
00:02:02En Iran, elles risquent leur vie pour retirer le voile.
00:02:05En Occident, l'extrême gauche décomplexée laisse volontairement s'effondrer la liberté et la sécurité des femmes.
00:02:11Némésis qui défend les femmes deviennent cibles.
00:02:14Doit-on trier donc les femmes en fonction de leurs opinions ?
00:02:17L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:19Alors qu'en Iran vient de nommer un nouveau guide suprême, Moshtaba Khamenei, le fils de l'ancien leader,
00:02:26Donald Trump manifeste son désaccord, mais les soutiens s'alignent.
00:02:31Le Hezbollah lui prête allégeance et Vladimir Poutine promet un soutien sans faille.
00:02:36Qui est cet héritier qui pourrait incarner la continuité et peut-être même le durcissement du régime iranien ?
00:02:43Et quel message envoie cette nomination au monde ? Le regard de Marc Menand.
00:02:47Le regard tourné vers la guerre ce soir, mais gardons les pieds ancrés en France.
00:02:51Personne n'en parle.
00:02:52Un morceau de la tunique de Saint-Vincent de Paul a été volé dans une église de Paris X.
00:02:58Ce n'est pas seulement un vol, c'est une profanation, une relique inestimable.
00:03:02Une part de notre histoire spirituelle disparaît, presque dans l'indifférence, révélant la vulnérabilité croissante de notre patrimoine religieux.
00:03:11L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:13La guerre en Iran, mais les Français payent déjà à la pompe.
00:03:17Le gazole dépasse de nouveau les 2 euros le litre avec près de 20 euros de plus par plein depuis
00:03:23le début de l'année.
00:03:24En cause, les tensions autour du détroit d'Ormous.
00:03:27Simple flambée, au début d'un nouveau choc pétrolier, l'Iran prend-il le monde en otage ?
00:03:33Tour de table avec nos mousquetaires et Benoît Perrin, notre invité ce soir.
00:03:38Le regard tourné vers la guerre, mais gardons les pieds ancrés sur notre quotidien.
00:03:42Personne n'en parle ce soir.
00:03:44Le Parlement européen vote en commission un texte clé sur l'immigration.
00:03:48Un vote qui pourrait marquer un tournant européen.
00:03:53Particularité politique, pour la première fois, une alliance de toutes les droites pourrait l'emporter.
00:03:59L'objectif, durcir la politique migratoire, notamment avec des centres de retour pour migrants.
00:04:05Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:04:07Et puis, le regard tourné vers la guerre ce soir.
00:04:10Mais gardons les pieds ancrés en France.
00:04:12À une semaine des municipales, depuis des années, la gauche règne sur les grandes villes.
00:04:17Mais sécurité, propreté, qualité de vie deviennent des urgences.
00:04:22La gauche peut-elle perdre à Lyon, Paris et Marseille ?
00:04:26L'édito de Mathieu à beaux côtés.
00:04:29Voilà pour tout ce dire et sans tabou.
00:04:31Une heure avec les mousquetaires, c'est parti.
00:04:45D'abord, je viens de l'apprendre, c'est l'anniversaire de Gabriel Cluzel.
00:04:49Pardonnez-moi, mais comme on est une famille, je tiens absolument à vous souhaiter un merveilleux anniversaire en ce 9
00:04:57mars.
00:04:58Ma chère Gabrielle, vous êtes très importante pour nous au tour de cette table.
00:05:02Évidemment, tous les mousquetaires, mais un soir d'anniversaire, ça se dit et ça se dévoile.
00:05:06On vous aime beaucoup.
00:05:08Face à l'info, reste connecté à la guerre, à ce qui se passe sur le terrain, bien sûr.
00:05:18Nous avons des envoyés spéciaux à Dubaï, nous avons en Israël, à Chypre.
00:05:24Évidemment, s'il se passe des informations, nous serons en direct avec nos différents intervenants.
00:05:30D'abord, Maxime Le Guay, on ira vers vous dans un instant,
00:05:34puisque Emmanuel Macron est arrivé à Chypre cet après-midi.
00:05:40Ensuite, sur le Charles de Gaulle, question, il a donné trois axes.
00:05:45Trois axes pour protéger d'abord nos compatriotes, protéger les alliés et protéger la région.
00:05:54Quelle place veut vraiment prendre la France ce soir, Maxime Le Guay ?
00:05:59Quelle est votre analyse sur place ?
00:06:03Oui, bonsoir Christine.
00:06:05Eh bien, la place d'un pays qui ne prend pas part directement au conflit,
00:06:10mais qui est un acteur dans la région, d'abord pour protéger ses alliés.
00:06:15C'était l'objet de la visite du jour à Chypre d'Emmanuel Macron,
00:06:18parce que lorsque Chypre est touchée, visée, c'est l'ensemble de l'Union européenne qui l'est,
00:06:24a-t-il martelé à la mi-journée.
00:06:27Protéger ensuite ses ressortissants, parce que ce déploiement militaire français dans la zone
00:06:32permet de faciliter les opérations de rapatriement d'éventuels ressortissants français.
00:06:38Et puis aussi participer à une opération beaucoup plus large de sécurisation des voies maritimes et de navigation,
00:06:46notamment au large du détroit d'Ormuz, où Emmanuel Macron souhaite mener,
00:06:51lorsque la situation le permettra, avec d'autres partenaires,
00:06:54une mission défensive pour relever, rouvrir ce détroit d'Ormuz.
00:07:01Nous ne sommes pas en guerre et dans ce conflit, mais nous opérons dans ce cadre.
00:07:06Voilà l'exercice d'équilibrisse périlleux sur lequel tente,
00:07:10et le fil sur lequel tente de marcher Emmanuel Macron, et avec lui, la France ce soir.
00:07:15Maxime, le guéquer représente le porte-avions Charles de Gaulle, concrètement.
00:07:24Eh bien, Christine, c'est avant tout une démonstration de force militaire.
00:07:28Le porte-avions Charles de Gaulle, il peut accueillir en son sein jusqu'à une trentaine d'avions rafales,
00:07:342000 marins à son bord, plusieurs hélicoptères d'attaque ou anti-aériens.
00:07:41C'est aussi une force de dissuasion, parce que depuis ce porte-avions Charles de Gaulle,
00:07:47c'est une formidable logistique, un centre de commandement pour éventuellement mener des opérations militaires dans ses environs.
00:07:55Il y a donc évidemment une dimension dissuasive.
00:07:57Et puis c'est un signal fort qui est envoyé aussi par le président de la République aux autres pays.
00:08:03C'est ce signal qu'il a voulu envoyer aussi en prenant la parole depuis l'engard de ce porte
00:08:09-avions du Charles de Gaulle.
00:08:10Certains, mauvais esprit, diront qu'il y avait peut-être aussi une part de communication de la part du chef
00:08:16de l'État.
00:08:16Merci beaucoup Maxime Leguay en direct, notre envoyé spécial de Chypre.
00:08:23Avant de vous entendre les mousquetaires sur ce sujet de la place de la France ce soir,
00:08:29écoutez Emmanuel Macron qui explique comment la présence du porte-avions Charles de Gaulle démontre la puissance de la France.
00:08:37Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix, aux côtés
00:08:45de ses amis,
00:08:46celle aussi d'une puissance européenne qui s'est organisée autour d'elle
00:08:52et orchestrée la présence de plusieurs autres Européens.
00:08:57Et c'est exactement ce que nous allons consolider dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent,
00:09:03avec le degré d'incertitude que les événements font porter sur la situation.
00:09:09Mathieu Bocoté, lorsqu'Emmanuel Macron dit que nous ne partissons pas à un conflit en cours,
00:09:15il dit pourquoi cette manœuvre pour protéger nos compatriotes, protéger nos alliés, participer à la sécurité maritime,
00:09:20est-ce qu'Emmanuel Macron n'est pas là en train d'engager la France dans la guerre ?
00:09:25Vous savez, c'est un immense effort dans une situation comme celle-là pour ne pas se laisser entraîner dans
00:09:31un conflit.
00:09:32Parce que quelquefois, il y a un engrenage, quelquefois, c'est plus fort que nous,
00:09:36quelquefois, tout nous pousse finalement, on croit qu'on fait une petite action,
00:09:40et une autre, et une autre, et on se retrouve finalement belligérant malgré soi.
00:09:43Donc, dans les circonstances, si le président de la République ne souhaite pas,
00:09:46je viens de croire, que la France soit partie prenante de ce conflit,
00:09:50ce sera un effort de tous les instants de ne pas s'y laisser entraîner par ses alliés
00:09:55qui voudraient probablement que la France, la Grande-Bretagne et tant d'autres
00:09:57décident de faire une forme de front commun des alliés dans les circonstances.
00:10:01Ce sera un effort immense.
00:10:02Charlotte Dornelas.
00:10:03Oui, en effet, Emmanuel Macron est assez clair depuis le début,
00:10:06il explique qu'il y a des accords de défense avec certains pays qui sont aujourd'hui touchés,
00:10:10et par ailleurs, une base française qui a été touchée,
00:10:12et là, en l'occurrence, il se trouve à Chypre, où des missiles sont également tombés.
00:10:17Donc, il veut, moi je suis d'accord avec Mathieu,
00:10:19il veut pour l'instant dire, nous allons nous défendre quand c'est nécessaire,
00:10:23sans se laisser absorber par l'engrenage de la guerre,
00:10:27qui est d'une rapidité assez terrifiante ces derniers jours.
00:10:31Donc, que le président de la République, en l'occurrence, garde la tête froide
00:10:34par rapport à notre place dans le conflit, me semble plutôt sage.
00:10:39Oui, moi je reviendrai peut-être, puisque tout a été dit sur le dernier point
00:10:43évoqué par notre correspondance, celui de la communication,
00:10:47ça fait la deuxième fois qu'Emmanuel Macron communique un peu dans ce contexte,
00:10:50la dernière fois c'était avec les sous-marins, il avait chanté aussi la Marseillaise,
00:10:53c'est vrai qu'il reste un endroit dans lequel la France garde une puissance,
00:10:58une apparence de puissance, ça fonctionne, on a envie de dire,
00:11:01c'est pas important l'armée, c'est pas faute d'avoir vu la gauche lui cracher dessus pendant des
00:11:05années,
00:11:06mais ça fonctionne.
00:11:06Je rappelle simplement qu'à une époque, il y avait deux porte-avions,
00:11:09le Foch et le Clémenceau, là il n'y en a plus qu'un,
00:11:11coup de peau, il n'est pas en carénage, enfin il n'est pas en entretien,
00:11:13mais théoriquement il vaudrait mieux en avoir deux que quand on entretient l'un,
00:11:17on est l'autre, ça le montre cette scène.
00:11:21Marc Menand.
00:11:23Moi je dois dire qu'on peut comprendre la position du Président de la République
00:11:30dans notre esprit et puis je pense aussi sur le plan international,
00:11:34on reste une grande nation, alors il est difficile des temps d'ormance
00:11:38quand le monde est à la veille d'un embrasement mondial.
00:11:43Reste que là, on s'expose.
00:11:46C'est-à-dire qu'on se retrouve dans la potentialité de se prendre
00:11:51un tir de provocation des Iraniens
00:11:54et que fera-t-on si l'un de nos bâtiments se trouvait touché ?
00:12:00Par ailleurs, le fait d'être là, n'oublions pas que le Hezbollah
00:12:05et la pratique de l'Iran, depuis qu'ils sont au pouvoir ces mois-là,
00:12:10c'est le terrorisme.
00:12:11C'est donc la possibilité de venir en agitateur sur notre propre territoire,
00:12:18prenant pour prétexte le fait que nous sommes proches aujourd'hui de l'action.
00:12:24Voilà ce qu'on peut comprendre, c'est difficile comme situation,
00:12:30mais en ayant cet engagement qui n'en est pas un,
00:12:35on devient aussi une cible.
00:12:37Avant de parler avec Mathieu Bocoté de la journée de la femme,
00:12:40à la fois de l'Iran à la France,
00:12:44restons avec vous Marc Menon,
00:12:45puisque l'Iran vient de nommer un nouveau guide suprême,
00:12:48Mosh Tabakramené, le fils de l'ancien leader Donald Trump,
00:12:52a manifesté son désaccord, mais ses soutiens.
00:12:55Ce sont aussi manifestés le Hezbollah qui fait allégeance,
00:12:58Vladimir Poutine également.
00:12:59Qui est cet homme, le fils de l'ancien guide suprême ?
00:13:04Alors déjà, ça montre que les gardiens de la Révolution
00:13:07ont actuellement un fort pouvoir de pression et d'organisation
00:13:13sur la succession de Kamenai.
00:13:17C'est un personnage qui fait froid quand on connaît son parcours.
00:13:22Il a 56 ans, il est père de trois enfants,
00:13:26il a perdu sa femme, oh, il y a peu de temps.
00:13:28Il l'a perdu le jour de l'attentat qui a supprimé le guide suprême.
00:13:34Et d'après certaines informations,
00:13:36il semblerait qu'il était lui-même sur la zone.
00:13:40Donc c'est un miraculé.
00:13:42Et en tant que tel, ça lui donne une sorte d'aura supplémentaire
00:13:48auprès de ceux de son clan, auprès des plus fanatiques.
00:13:53Il a le bénéfice d'une sorte de protection divine.
00:13:58D'où vient-il donc ?
00:13:59Alors il naît dix ans avant la Grande Révolution de 1979.
00:14:05Il est au nord-est de l'Iran, dans une grande ville qui s'appelle Mashhad.
00:14:11Et il fait des études secondaires en jouissant de la position d'un fils de bonne famille.
00:14:20Lorsque le temps arrive des études supérieures, il s'engage dans la théologie.
00:14:26Ils sont six enfants chez les Kamenai.
00:14:28Il est le seul à suivre cette voie.
00:14:31Et très rapidement, quand il termine ses études,
00:14:34notons quand même que parmi ses professeurs, il a son propre père.
00:14:38Ce qui montre que l'on a déjà une connivence entre les deux.
00:14:42Ça semble être une sorte de confident,
00:14:48de personnage qui permet à cet homme qui est encore en embuscade,
00:14:53parce que c'est Komeni qui est alors au pouvoir.
00:14:56Mais néanmoins, il sent bien qu'il a quelque chose
00:14:59qu'il risque de l'appeler un jour aux fonctions suprêmes.
00:15:05Et là, ce gamin, je dis ce gamin parce qu'à l'époque, il a à peine 20 ans.
00:15:11Et quand il termine ses études, sa première action,
00:15:13c'est d'appartenir à un bataillon dans la guerre contre l'Irak.
00:15:19Le bataillon Rabib qui est l'un des bataillons les plus féroces.
00:15:22Ça montre que ce garçon-là est dans une détermination, une fureur,
00:15:28un désir de montrer qu'il est dans cette force de conquête
00:15:33de cette révolution qui s'est installée depuis 10 ans.
00:15:36Et quand son père prend le pouvoir, il gagne le bureau.
00:15:40On appelle ça le bête.
00:15:43Le bureau où ce père règne.
00:15:46Et là encore, il est celui qui prend très rapidement une importance
00:15:51dans les forces d'organisation de la milice.
00:15:56On a dit, j'ai tout à l'heure utilisé donc les bataillons des gardes de la révolution.
00:16:04Mais il y a également toutes les autres milices.
00:16:06Et il participe à l'action qui permet à la Medjinejad,
00:16:13le président qui prend le pouvoir en 2005,
00:16:19il permet qu'il y ait cette élection truquée.
00:16:22Et quand ensuite, quatre ans plus tard, on a des manifestations,
00:16:26il organise la répression d'une férocité inouïe.
00:16:32Donc à chaque fois qu'il apparaît, alors qu'il est un homme de l'ombre,
00:16:37et très vite il est remarqué par les services secrets,
00:16:39qu'il soit américain, qu'il soit israélien.
00:16:42Et ce qui lui permet de prendre d'autant plus de puissance,
00:16:48c'est qu'il a un jeu de corruption et d'enrichissement personnel
00:16:51qui lui donne une assise sociale
00:16:54et lui permet d'infiltrer une sorte de toile d'araignée.
00:16:58Et avec les gardes de la Révolution, c'est leur façon, bien évidemment,
00:17:03d'asseoir le pouvoir.
00:17:05Ils détiennent toutes les forces vives économiques du pays.
00:17:09Et notons qu'en 2019, quand Trump arrive au pouvoir,
00:17:15l'un des premiers visés, c'est lui.
00:17:17Il le condamne, il le sanctionne.
00:17:19Et il dit, cet homme-là, il a corrompu je ne sais trop combien d'hommes d'affaires,
00:17:24il a des possessions à Londres, en Suisse et un peu partout.
00:17:27Et il faut, il faut immobiliser tous ces biens matériels.
00:17:34Les uns et les autres, je suis sûr qu'il pourrait être le successeur légitime de son père.
00:17:40Surtout avec l'âge qu'il gagne et puis ses menaces permanentes de l'attentat.
00:17:46Et pour autant, son père dit non, il ne sera pas mon successeur.
00:17:51Je compte sur lui, il est important.
00:17:54Mais il n'est pas question, alors qu'on a fait tomber une dynastie,
00:17:57d'instaurer une dynastie théocratique.
00:18:02Et bien là, que se passe-t-il ?
00:18:04Les gardiens de la Révolution ont voulu montrer qu'il y avait un héritier légitime,
00:18:11qu'il y avait quelqu'un qui en réalité prenait presque d'une façon de fusionnel,
00:18:17la place du père, l'image qui continuait malgré l'assassinat,
00:18:24et que par conséquent, on était dans la continuité du régime.
00:18:28Cet homme est capable de prendre les décisions les plus féroces,
00:18:33dans une fureur, bien qu'apparaissant comme étant quelqu'un de relativement calme,
00:18:39quand on le voit.
00:18:40Il porte le turban noir des descendants de Mahomet.
00:18:44Il n'aurait pas dû être élu sur le manque de titres légitimes,
00:18:50car il faut être Ayatollah pour prendre la place de guide suprême.
00:18:54Il n'a pas ce titre-là.
00:18:56Et pour autant, donc, oui, c'est par provocation et par détermination
00:19:01que les gardiens de la Révolution l'ont choisi.
00:19:05– Question, Mathieu Bocoté, avant de parler de cette journée de la femme particulière,
00:19:10à la fois de l'Iran à la France,
00:19:13est-ce que, si vous permettez l'expression,
00:19:14ce n'est pas, dans le prolongement de ce que dit Marc Menon,
00:19:17un doigt d'honneur des gardiens de la Révolution fait au monde,
00:19:21notamment aux États-Unis et à Israël ?
00:19:23– Je n'irais pas jusque-là, je dis qu'un régime idéocratique,
00:19:26un régime totalitaire, ne profite pas des bombardements
00:19:30qu'il subit, de son point de vue, pour faire le pari de la modération.
00:19:34Je veux dire, quand vous êtes en guerre, normalement,
00:19:36il est presque naturel, il ne s'agit pas d'être d'accord avec ça,
00:19:38mais d'opter pour la ligne la plus dure,
00:19:40on n'envoie pas un signal de mollesse quand on nous bombarde.
00:19:44Donc, ne soyons pas surpris que le régime se radicalise
00:19:46au moment où il est en plein conflit.
00:19:48– Mathieu Bocoté, c'était hier, donc,
00:19:50la journée internationale du droit des femmes
00:19:53et dans un monde où les femmes se soulèvent, justement, en Iran,
00:19:56en arrachant leur voile,
00:19:58mais où les islamistes en Occident cherchent à aller à voiler
00:20:03avec la complicité de la gauche radicale
00:20:06et à l'heure où les némésis en France
00:20:08sont présentés comme les ennemis des femmes
00:20:11de façon surprenante.
00:20:12Que comprendre du sens de cette célébration
00:20:16de la journée internationale du droit des femmes ?
00:20:17– D'abord et avant tout, si on a un peu de mémoire,
00:20:19on doit se rappeler que dans les années 80,
00:20:21et tout le début des années 90,
00:20:23c'est une journée qui, ce qu'on appelle la journée de la femme,
00:20:26ne compte plus.
00:20:27C'est une journée un peu périmée.
00:20:28Le féminisme n'est plus à la mode.
00:20:31Il fut une époque, jusqu'au milieu des années 90, dirais-je,
00:20:34où la question, on considère que les grandes batailles du féminisme
00:20:38sont remportées et que cette question n'est plus d'actualité.
00:20:42Mais on assiste à un tournant,
00:20:44même se dire, je me souviens, quand j'étais tout jeune,
00:20:46se dire féministe, c'était franchement ringard.
00:20:48C'est comme se dire rocardien aujourd'hui.
00:20:50C'était complètement lunaire.
00:20:51Mais le monde a changé,
00:20:53et le féminisme a repris vie à la différence du rocardisme.
00:20:56Mais c'est dans la deuxième moitié des années 90
00:20:59où commence ce recompose,
00:21:01ce qu'on pourrait appeler un féminisme bourgeois.
00:21:02Un féminisme bourgeois qui est fondé sur le principe suivant,
00:21:06la conquête des places pour les femmes dans les entreprises,
00:21:09dans les conseils d'administration,
00:21:10à l'Assemblée nationale, notamment sous le signe de la parité.
00:21:13Donc, c'est un féminisme qui consiste à dire
00:21:15les femmes individuellement ne peuvent pas réussir suffisamment.
00:21:18Il faut créer des conditions institutionnelles
00:21:20pour que les femmes puissent dépasser les plafonds de verre
00:21:23et s'installer au sommet de la société.
00:21:25Ça existe encore en passant à ce féminisme-là,
00:21:27mais il s'est fait dépasser par d'autres formes.
00:21:30C'est des années, les années aussi, 90-2000,
00:21:33même époque, où l'image de l'homme change dans la société.
00:21:36L'image de l'homme, dans cette espèce d'époque de début de néo-féminisme,
00:21:40l'homme, qui était autrefois présenté comme l'autre pôle sexuel de l'humanité,
00:21:45passe de plus en plus, c'est l'époque de l'homme lavette,
00:21:47c'est l'époque de l'homme métrosexuel,
00:21:49c'est l'époque de l'homme qu'on présente toujours dans les publicités
00:21:52comme un parfait crétin.
00:21:53Rappelez-vous, moi, ça m'a frappé des deux côtés de l'Atlantique,
00:21:55c'est une époque très singulière où la femme est au sommet de tout
00:21:58et l'homme n'est pas méchant, il est imbécile.
00:22:01Et ça va créer une espèce d'exaspération chez plusieurs.
00:22:05Donc, c'est le culte de l'homme rouge, je l'ai dit, du métrosexuel,
00:22:07de l'aplatie, du tapis fier de l'être, et c'est une époque assez singulière.
00:22:13On bascule toutefois, dans les années 90, on pourrait dire,
00:22:16en fait 2000-2010, on passe du féminisme tout bourgeois
00:22:21avec de l'autre côté le mépris de l'homme,
00:22:23un féminisme clairement misandre, qui commence à détester l'homme,
00:22:27qui commence à détester l'homme, qui est présenté dès lors
00:22:30comme un prédateur, comme un prédateur inquiétant.
00:22:34Donc, c'est cette idée que l'homme devient,
00:22:36et ça va culminer en France, par exemple,
00:22:37avec une forme de féminisme de la Sandrine Rousseau,
00:22:39qui dit de l'homme qu'il est lui-même traversé
00:22:41par des pulsions prédatrices et qu'il doit se déconstruire.
00:22:45Rappelez-vous, la figure de l'homme déconstruit,
00:22:47qui était apparemment la figure de l'homme désirable,
00:22:49selon la figure bien connue du Parti Vert.
00:22:52Et là, on est dans une période où on traque partout
00:22:55le patriarcat résiduel de l'Occident.
00:22:5720 ans plus tôt, on le croyait tomber le patriarcat.
00:23:00Et bien maintenant, on le croit tout-puissant,
00:23:01on va le chercher partout, partout, ses traces, en Occident.
00:23:05Pas nécessairement dans une culture autre.
00:23:06On va le chercher partout, et notamment dans le...
00:23:09Ça fait bondir marque, dans la langue.
00:23:12Donc, l'écriture inclusive, qu'est-ce que c'est?
00:23:13C'est cette idée que la manière dont on s'exprime,
00:23:15c'est la trace, en fait, du patriarcat dominant dans nos sociétés.
00:23:19On doit reconstruire le langage pour faire apparaître la femme
00:23:22qui, sinon, aurait été étouffée.
00:23:24C'est aussi une période, je vous donne un exemple,
00:23:25je reviendrai dans un instant,
00:23:27où la théorie du genre commençait à apparaître.
00:23:29Elle se laissait deviner déjà dans la mode des années 90,
00:23:32surtout 2000, en fait, avec l'androgynie,
00:23:34le culte de l'androgynie,
00:23:35où désormais le corps désiré de la femme,
00:23:38c'est celui, le corps sans forme.
00:23:40C'est le corps délivré de la forme
00:23:42qui serait une forme d'obésité morbide.
00:23:43La présence de forme, qu'elle soit,
00:23:45vous savez ce qu'on appelle le sablier,
00:23:47et bien ça, il faut le trancher.
00:23:49Le corps sans délivrer pour que la femme
00:23:51devienne, sinon, une espèce de porte-vêtements,
00:23:53mais délivrée de toute féminité plus classique.
00:23:55C'est des années tragiques, ça.
00:23:59On n'est pas bon qu'il y a le délire en Occident.
00:24:01Dans d'autres coins du monde,
00:24:03le réel nous rattrape.
00:24:04Et ça nous rattrape dans les années 2020,
00:24:05mais ça se laissait encore une fois deviner depuis longtemps,
00:24:08avec la question des femmes en Iran, en 2022.
00:24:11Et là, le féminisme,
00:24:12on était dans l'écriture inclusive,
00:24:15l'équité,
00:24:15et on était dans tous les machins du féminisme bourgeois
00:24:18aux misandres occidentales.
00:24:19Et là, boum, en Iran,
00:24:20les femmes se révoltent contre une vraie domination,
00:24:22un vrai patriarcat,
00:24:24un vrai système qui cherchait à les écraser,
00:24:26notamment en 2022, on le sait.
00:24:27Et que fait-on à ce moment-là?
00:24:28On arrache le voile.
00:24:30On arrache le voile à ce moment-là.
00:24:31On dit, on en a assez de ce symbole
00:24:33qui nous infériorise,
00:24:34qui nous invisibilise dans l'espace public.
00:24:36Nous les y opposons.
00:24:38Et là, du coup, la question du féminisme
00:24:39retrouve aujourd'hui un vrai, vrai contenu.
00:24:41C'est la possibilité pour les femmes
00:24:43de se délivrer d'un régime théocratique
00:24:44qui les écrase.
00:24:45Et en Occident,
00:24:46la question d'un vrai féminisme
00:24:47revient aussi à quel moment?
00:24:49Autour de 2016, à Cologne,
00:24:51avec la question de la sécurité des femmes
00:24:53dans l'espace public.
00:24:55Est-ce que les femmes peuvent se promener librement
00:24:56dans l'espace public?
00:24:57Où sont-elles désormais la proie
00:24:59de nouveaux prédateurs?
00:25:01Soudainement, le féminisme redevient
00:25:02une question qui nous touche dans la rue.
00:25:04Cologne, effectivement.
00:25:06Rappelez-nous ces événements
00:25:06qui vont poser de nouvelles manières
00:25:08la question des femmes dans nos sociétés.
00:25:10Donc, janvier 2016, si je ne me trompe pas,
00:25:13janvier 2016, on apprend,
00:25:18suite aux vagues migratoires de 2015,
00:25:22on apprend que dans la nuit de la nouvelle année,
00:25:25les femmes sont partout agressées à Cologne
00:25:28et on comprend rapidement
00:25:28que c'est généralement par des migrants
00:25:30qui sont là et qui sont sur le mode conquérant.
00:25:32C'est-à-dire, vous savez,
00:25:33cette vieille idée inscrite depuis la nuit des temps
00:25:36qu'un geste de conquête,
00:25:37c'est généralement s'emparer des femmes d'un pays.
00:25:40Donc là, on voit finalement
00:25:41que la femme redevient un trophée de guerre
00:25:43dans ce qu'on pourrait présenter
00:25:45comme un choc des civilisations au quotidien.
00:25:46On ne parle évidemment pas de tous les migrants,
00:25:48bien évidemment, ça va de soi,
00:25:49qui dirait le contraire?
00:25:51Mais on parle d'une époque
00:25:52où finalement, les dangers pour les femmes
00:25:55sont culturellement teintés désormais.
00:25:57Le choc des civilisations,
00:25:58elles le vivent dans leur tenue,
00:26:00dans leur vie quotidienne.
00:26:01On le verra aussi, soit dit en passant,
00:26:02à Porte-la-Chapelle en France en 2017,
00:26:04mais on ne veut pas nommer le problème, rappelez-vous.
00:26:06On nous dit soudainement,
00:26:06les femmes ne vont plus à Porte-la-Chapelle en 2017.
00:26:09Pourquoi?
00:26:09Parce qu'il y a soudainement
00:26:10trop d'hommes dans les rues, trop d'hommes.
00:26:11Mais quels hommes?
00:26:12On ne saura pas quels hommes.
00:26:13Par contre, il parle trop d'hommes.
00:26:14On commence à comprendre.
00:26:16La question de la presse des femmes
00:26:17dans les transports publics,
00:26:18est-ce que les femmes sont en sécurité
00:26:19dans les transports en France aujourd'hui?
00:26:22Eh bien, c'est dans ce contexte
00:26:23qu'émergent les némésis.
00:26:24Les némésis, un peu tardivement,
00:26:25émergent.
00:26:26Qu'est-ce qu'elles nous disent?
00:26:26Nous allons poser la question
00:26:28de la sécurité physique des femmes
00:26:30dans l'espace public.
00:26:31La sécurité des femmes
00:26:32qui sont désormais menacées
00:26:34en se promenant au quotidien dans la rue
00:26:35avec cette insécurité culturellement teintée.
00:26:38J'espère l'avoir dit
00:26:39dans des termes convenables.
00:26:41Eh bien, devant cette question nouvelle,
00:26:43il y a une peur nouvelle
00:26:44et le féminisme pose une question très concrète.
00:26:46La sécurité des femmes.
00:26:47Mais après ça,
00:26:48il y a aussi deux enjeux
00:26:49qui ont été posés dans un livre magnifique
00:26:50« Où sont les femmes? »
00:26:51de Sophie Durocher,
00:26:52qui est une intellectuelle québécoise.
00:26:53Elle parlait dans son site
00:26:55« Où sont les femmes? »
00:26:56de l'invisibilisation des femmes
00:26:57de l'espace public
00:26:58d'un côté par le voile,
00:27:00de l'autre côté par la théorie du genre.
00:27:02Le voile dit
00:27:02« Cachez-vous, votre féminité
00:27:04nous met en danger. »
00:27:06La théorie du genre
00:27:06« Votre féminité n'existe pas.
00:27:08Votre réalité corporelle n'existe pas.
00:27:10Il suffit de se décréter femme
00:27:11pour l'être soudainement. »
00:27:13Et on a vu que tout ça a éclaté
00:27:14avec la question, bien évidemment,
00:27:15du sport féminin
00:27:16où quand des gens comme moi,
00:27:17des colosses comme moi,
00:27:19mais qui se décrétaient femme
00:27:20pouvaient désormais faire concurrence
00:27:21avec Charlotte
00:27:22et en disant qu'il n'y avait
00:27:23aucune inégalité
00:27:24dans le fait qu'on allait faire
00:27:25de la lutte et les moi
00:27:25parce que je suis femme moi aussi.
00:27:27Il ne se peut que le commune immortel
00:27:28ait commencé à douter de cela.
00:27:29C'est Gabriel qui apparemment
00:27:31fait le punching ball.
00:27:33Elle s'est écrivée.
00:27:36Un nouveau sujet, Mathieu,
00:27:38inquiète les féministes,
00:27:40le masculinisme
00:27:41qui serait populaire
00:27:43chez les jeunes hommes.
00:27:44Est-ce qu'une inquiétude légitime ?
00:27:46C'est fascinant cette question
00:27:47parce qu'avec la question du masculinisme,
00:27:48c'est une nouvelle manière
00:27:49de dire que c'est l'extrême droite
00:27:50qui est de retour.
00:27:51C'est une manière de dire
00:27:52que qu'est-ce qui met en danger
00:27:53les femmes aujourd'hui ?
00:27:54C'est l'extrême droite.
00:27:55Encore.
00:27:56Parce que se pourrait-il
00:27:56qu'elle ne soit pas
00:27:57le premier danger ?
00:27:58Non.
00:27:59Alors, ce qui est intéressant
00:28:00avec cette question,
00:28:00c'est qu'il y a un vrai problème
00:28:01dans les rapports
00:28:02entre les jeunes hommes
00:28:02et les jeunes femmes
00:28:03aujourd'hui.
00:28:03Qui dira le contraire ?
00:28:05D'un côté,
00:28:06en fait,
00:28:06il y a presque une crise du désir.
00:28:08Il y a un survirilisme
00:28:10chez certains jeunes hommes,
00:28:11ce qui est vrai aujourd'hui.
00:28:12Mais après avoir été déconstruit
00:28:14pendant 30 ans,
00:28:14il y en avait marre.
00:28:15Donc, il retrouve
00:28:16les codes classiques
00:28:17de la virilité.
00:28:18Et de l'autre côté,
00:28:19on voit qu'il y a
00:28:19toute une partie
00:28:19de l'imaginaire érotique,
00:28:21du désir de la jeune génération
00:28:22qui est ravagée
00:28:23par l'univers Instagram
00:28:24et ainsi de suite.
00:28:24Donc, il y a une vraie,
00:28:25vraie question à poser ici.
00:28:27Mais derrière ces réflexions
00:28:29sur le masculinisme conquérant
00:28:31dont on peut parler,
00:28:33eh bien,
00:28:33on ne veut surtout pas parler
00:28:35d'une autre réalité,
00:28:36c'est le virilisme conquérant
00:28:38culturellement teinté,
00:28:39marqué par l'islamisme.
00:28:41Rappelez-vous
00:28:41quand le Haut Conseil
00:28:42à l'autorité,
00:28:43quelque chose comme ça
00:28:44de l'égalité
00:28:44entre les hommes et les femmes
00:28:45nous disait
00:28:45qu'il y avait une menace
00:28:46masculiniste en France.
00:28:47On ne parlait pas de l'islam,
00:28:48on ne parlait pas de l'islamisme,
00:28:49on ne parlait pas
00:28:50de cultures extérieures
00:28:51qui n'ont pas la même
00:28:52conception que nous
00:28:53que de la liberté
00:28:54de l'homme et de la femme
00:28:55dans la société.
00:28:55Non, on parlait seulement
00:28:57de l'extrême droite
00:28:58qui se représente.
00:28:59Donc, on parle de l'extrême droite
00:29:00et du masculinisme
00:29:01pour ne pas parler
00:29:02de l'islamisme
00:29:02et des changements démographiques
00:29:04qui menacent les femmes
00:29:04aujourd'hui.
00:29:05Nous sommes habitués
00:29:06à ces pratiques
00:29:06de dissimulation.
00:29:09Et regardons,
00:29:09avant le retour
00:29:11sur les dernières informations,
00:29:12ce tweet
00:29:12de la députée
00:29:14LFI Mesmer
00:29:16à propos de Némésis,
00:29:19Marie Mesmer
00:29:20qui a beaucoup
00:29:21Mesmer
00:29:21qui a beaucoup
00:29:23fait parler
00:29:24et beaucoup
00:29:25fait réagir.
00:29:26D'une grande finesse,
00:29:27Némésis plus la pisse,
00:29:28mais d'une finesse intellectuelle
00:29:29la gauche radicale
00:29:30aujourd'hui.
00:29:31Voilà.
00:29:32Moi, ça m'impressionne.
00:29:33Des poètes.
00:29:33Le féminisme,
00:29:35voilà,
00:29:35nouvelle version.
00:29:36Elle le fait quand même
00:29:36avec son écharpe de député.
00:29:38Normalement,
00:29:39ça implique
00:29:39une certaine réserve,
00:29:41cette écharpe.
00:29:42Voilà, oui.
00:29:43Le monde s'appelle
00:29:44le féminisme en monde,
00:29:45mais je trouve ça
00:29:45profondément choquant.
00:29:46Féminisme en France
00:29:47en 2025.
00:29:49Rapidement,
00:29:50les dernières informations
00:29:51avec Isabelle Epiboulou
00:29:52et on continue.
00:29:54Bonsoir Christine,
00:29:55bonsoir à tous.
00:29:56À la une,
00:29:56en France,
00:29:57le gazole a atteint
00:29:58la barre symbolique
00:29:59des 2 euros le litre
00:30:00en moyenne
00:30:01du jamais vu
00:30:02depuis l'été 2022.
00:30:04D'après Emmanuel Macron,
00:30:05les pays du G7
00:30:06s'orientent vers un recours
00:30:08à leur réserve stratégique
00:30:09de pétrole
00:30:10pour atténuer
00:30:11la flambée des prix.
00:30:12Une réunion des ministres
00:30:13de l'énergie du G7
00:30:14est prévue demain à Paris
00:30:16en marge d'un sommet
00:30:17sur le nucléaire civil.
00:30:19Le bilan s'alourdit
00:30:20au Liban
00:30:20avec près de 500 morts
00:30:22et plus de 1300 blessés
00:30:24depuis le début
00:30:25des frappes israéliennes
00:30:26en riposte du Hezbollah
00:30:28le 2 mars.
00:30:29Le chef de l'une
00:30:30des trois unités
00:30:31du mouvement pro-iranien
00:30:32a été tué par Israël
00:30:34dans le sud du Liban
00:30:35la nuit dernière.
00:30:36Le président libanais
00:30:37accuse le Hezbollah
00:30:38de vouloir provoquer
00:30:39l'effondrement du Liban
00:30:41pour le compte de l'Iran
00:30:42et appelle à des négociations
00:30:44directes avec Israël.
00:30:46Enfin, Donald Trump
00:30:47l'affirme,
00:30:48l'Australie va accorder l'asile
00:30:49à certaines joueuses
00:30:50de l'équipe iranienne
00:30:52de football.
00:30:53Ces dernières risquent
00:30:54des persécutions
00:30:55en revenant sur le sol iranien
00:30:57pour avoir refusé
00:30:58de chanter l'hymne national
00:31:00avant leur premier match
00:31:01de la Coupe d'Asie.
00:31:02Les 26 membres
00:31:03de la délégation iranienne
00:31:05sont arrivés en Australie
00:31:06quelques jours
00:31:07avant la guerre.
00:31:09Merci beaucoup
00:31:10ma chère Isabelle.
00:31:11Prochain point à 20h.
00:31:12Dans un instant,
00:31:13les paroissiens
00:31:14de Saint-Vincent de Paul
00:31:16dans le 10e arrondissement
00:31:18de Paris
00:31:18ont appris
00:31:19par le curé
00:31:20de la paroisse
00:31:21hier matin
00:31:22lors de la messe
00:31:23le vol d'une relique.
00:31:25Un médaillon précieux
00:31:27du 17e siècle
00:31:29contenant un morceau
00:31:30de tissu
00:31:31de la tunique
00:31:32de Saint-Vincent de Paul.
00:31:33On revient dans un instant
00:31:35sur l'actualité
00:31:36en Iran
00:31:36mais d'abord
00:31:37c'est important
00:31:38de se poser
00:31:39sur ce sujet.
00:31:40Gabriel Cluzel,
00:31:41que dit ce vol
00:31:42de la dilapidation
00:31:43de notre patrimoine
00:31:45commun matériel
00:31:46et immatériel
00:31:46dont personne ne parle
00:31:47ce soir ?
00:31:48Exactement.
00:31:48Alors ces plaintes
00:31:49ont été déposées.
00:31:50C'est un agent d'entretien
00:31:51qui est découvert
00:31:52samedi soir
00:31:53vers 19h
00:31:54vers la disparition
00:31:55de ce reliquaire
00:31:57qui était habituellement
00:31:57offert à la vénération
00:31:58des fidèles.
00:32:01Saint-Vincent de Paul
00:32:02rappelons-le
00:32:02était connu
00:32:03pour sa charité
00:32:04pour avoir aidé
00:32:05les pauvres.
00:32:06L'église
00:32:07qui date du 19e
00:32:08vous voyez
00:32:08elle a des petits aires
00:32:09de la Madeleine
00:32:10elle est située
00:32:11sur l'emplacement
00:32:12de la maison
00:32:13Saint-Lazare
00:32:13où a vécu
00:32:14et ouvré
00:32:14Saint-Vincent de Paul
00:32:15au 17e siècle.
00:32:16Alors le clergé
00:32:18de Saint-Vincent de Paul
00:32:19a communiqué
00:32:20sur le vol
00:32:20des reliques
00:32:22un message
00:32:22que l'on peut résumer
00:32:23par les reliques
00:32:24ont disparu
00:32:25le message
00:32:25de Saint-Vincent de Paul
00:32:26demeure
00:32:27alors c'est sûr
00:32:27ils continueront
00:32:28ils le disent
00:32:28à faire vivre
00:32:29l'esprit de charité
00:32:30de Saint-Vincent de Paul
00:32:30mais enfin
00:32:31ils rajoutent
00:32:32que si certes
00:32:33ce message
00:32:34de Saint-Vincent de Paul
00:32:35ne peut pas être volé
00:32:35et bien sa disparition
00:32:37les touche évidemment
00:32:38profondément
00:32:39car ils disent-ils
00:32:40une relique
00:32:40c'est peut-être pas
00:32:42neutre de le rappeler
00:32:43c'est un signe précieux
00:32:44de mémoire
00:32:45et de foi
00:32:45et d'ailleurs
00:32:46ils ont mis trois hashtags
00:32:47qui sont assez révélateurs
00:32:49rendez-nous les reliques
00:32:50la charité ne se vole pas
00:32:51la mission continue
00:32:53alors c'est vrai
00:32:54qu'une relique
00:32:55en soi
00:32:55ça n'a pas d'importance
00:32:56pour ceux
00:32:56qui n'ont pas la foi
00:32:58mais on se souvient
00:32:59du désarroi
00:33:00et de l'émoi
00:33:01je ne sais pas
00:33:02si ça vous dit
00:33:03quelque chose
00:33:03enfin vous vous en souvenez
00:33:04j'en suis sûre
00:33:05au moment
00:33:06de l'incendie
00:33:07de Notre-Dame
00:33:08quand on avait cru
00:33:09que la couronne
00:33:11d'épines
00:33:12avait possiblement
00:33:13disparu
00:33:13dans les flammes
00:33:14il y avait
00:33:14l'aumônier
00:33:15des sapeurs-pompiers
00:33:16qui courageusement
00:33:17s'était lancé
00:33:18pour la sauver
00:33:20c'est d'ailleurs
00:33:20très présent
00:33:21dans le film
00:33:22sur l'incendie
00:33:22de Notre-Dame
00:33:23et sur les réseaux sociaux
00:33:25les gens avaient été
00:33:25vraiment désespérés
00:33:26ils s'étaient dit
00:33:26non mais là vraiment
00:33:27tout est foutu
00:33:28c'est la fin du monde
00:33:29si on laisse brûler
00:33:29la couronne d'épines
00:33:30et puis
00:33:31elle a été sauvée
00:33:34du reste vendredi
00:33:35elle était encore
00:33:35à Notre-Dame
00:33:36offerte à la vénération
00:33:38des fidèles
00:33:39alors je vous disais
00:33:41le prêtre finalement
00:33:42dit
00:33:43écoutez rendez-nous
00:33:44ces reliques
00:33:44ces suppliques
00:33:45ne sont pas toujours
00:33:46lettres mortes
00:33:47nous en avions parlé ici
00:33:49la tunique du Christ
00:33:51d'Argenteuil
00:33:52qui avait été volé
00:33:53en 1983
00:33:54et bien avait été
00:33:55rapporté par le voleur
00:33:56au curé
00:33:57qui ne se sentait pas
00:33:58la conscience tranquille
00:33:59il y avait même entendu
00:34:00qu'on lui disait
00:34:01comme as-tu fait là
00:34:02rappelons que l'église
00:34:03condamne la vente
00:34:04des reliques
00:34:05qui s'appelle
00:34:05la simonie
00:34:06mais en ces temps
00:34:07de sécularisation
00:34:08c'est sûr que les peurs
00:34:09ancestrales
00:34:09de damnation éternelle
00:34:10sont un peu moins présentes
00:34:11chez les cambrioleurs
00:34:12convenons-en
00:34:13Ne peut-on pas empêcher
00:34:15ces vols ?
00:34:15Peut-on incriminer
00:34:16un défaut de sécurité
00:34:17peut-être comme au Louvre ?
00:34:19Alors oui et non
00:34:20parce que ça en dit long
00:34:21quand même de la France
00:34:21Oui exactement
00:34:22c'est vrai que si on met
00:34:23tout en perspective
00:34:24ça commence à faire beaucoup
00:34:26et c'est vrai que de fait
00:34:27ces vols augmentent
00:34:28en même temps que l'insécurité
00:34:29parce que ces reliques
00:34:31au-delà de leur valeur
00:34:32spirituelle
00:34:33elles ont un écrin
00:34:34et c'est souvent cet écrin
00:34:35qui est dans un métal précieux
00:34:36et qui lui peut être fondu
00:34:37un peu comme les bijoux
00:34:39du Louvre
00:34:39c'est-à-dire est passé la frontière
00:34:42sans que ça soit vu
00:34:46Chaque année il y a un bilan
00:34:47le ministère de la Culture
00:34:47fait un bilan
00:34:48de la dégradation
00:34:49et du vol de ces objets
00:34:51et à 95%
00:34:52il faut voir que ça touche
00:34:53des objets d'ordre religieux
00:34:55présents dans les églises
00:34:56Alors en 2024
00:34:57le vol
00:34:58ce qu'on appelle
00:34:58le vol stricto sensu
00:34:59c'est un peu stable
00:35:00par rapport aux dix dernières années
00:35:01il compte 34 objets
00:35:03mais il y a une disparition
00:35:05très forte en augmentation
00:35:06alors il y a une différence
00:35:07subtile entre disparition
00:35:08et vol
00:35:09cette disparition
00:35:10c'est quand on fait
00:35:10un inventaire
00:35:11on se dit
00:35:11ah tiens il n'y a plus
00:35:12ce truc là
00:35:13alors c'est sans doute
00:35:14pas perdu pour tout le monde
00:35:15c'est pas disparu
00:35:16par l'opération du Saint-Esprit
00:35:17pour rester dans le thème
00:35:18mais néanmoins
00:35:19on le constate
00:35:20et au bout d'un moment
00:35:21et bien
00:35:22c'est considéré
00:35:23comme volé
00:35:25voilà
00:35:25même s'il n'y a pas eu
00:35:26d'effraction
00:35:27et là il y a une forte hausse
00:35:29puisqu'il y a près de 220 objets
00:35:32signalés en 2024
00:35:35alors ça monte de fait
00:35:37même ces disparitions
00:35:39le désintérêt général
00:35:40pour la chose religieuse
00:35:41c'est-à-dire qu'il faut qu'à un moment
00:35:43ces inventaires
00:35:44aient été faits mollement
00:35:46on voyait que cet héritage patrimonial
00:35:47pour ce que nous ont transmis
00:35:49les siècles passés
00:35:50n'ait pas attiré l'attention
00:35:51et c'est vrai qu'on se souvient
00:35:52quand même de cette ministre
00:35:53de la Culture
00:35:54Roselyne Bachelot
00:35:54qui avait dit
00:35:55écoutez les églises du 19ème
00:35:58pour vous c'est bon à raser
00:35:59ou en tout cas
00:36:00débrouillez-vous avec
00:36:01je ne veux pas dépenser
00:36:01un sou pour elle
00:36:03et ce que l'on dit
00:36:04pour l'extérieur
00:36:05et bien vous s'en dites aussi
00:36:06pour l'intérieur
00:36:07mais il faut quand même préciser
00:36:08qu'une église
00:36:09n'est pas un musée
00:36:10oui
00:36:10ça a lieu de foi vivant
00:36:13alors dans son bilan annuel
00:36:14toujours
00:36:15le ministère de la Culture
00:36:15il fait des précodisations
00:36:16il dit
00:36:17il faut rassembler
00:36:18parce que dans chaque petite église
00:36:19il peut y avoir des trésors
00:36:20il faut rassembler tout ça
00:36:21dans la grosse église
00:36:22du bourg d'à côté
00:36:23il faut sécuriser
00:36:24il faut fermer
00:36:25etc
00:36:26et en l'occurrence
00:36:27le prêtre de Saint Vincent de Paul
00:36:28il dit moi
00:36:28j'ai pas envie de changer
00:36:29les horaires d'ouverture
00:36:30parce que combien de Paul Claudel
00:36:32susceptibles de se convertir
00:36:34derrière un pilier
00:36:35on va rater comme ça
00:36:36ben on sait pas en fait
00:36:38et Saint Vincent de Paul
00:36:39donc on l'a dit
00:36:40il était connu
00:36:40pour aider les pauvres
00:36:41la richesse du pauvre
00:36:43c'est aussi d'aller admirer
00:36:44dans une église
00:36:46tout ce qu'elle comprend
00:36:47de beau
00:36:48c'est vraiment ça
00:36:49l'esprit de Saint Vincent de Paul
00:36:50d'ailleurs je fais
00:36:50j'en profite pour dire
00:36:52une petite chose
00:36:53à ceux qui ambitionnent
00:36:55de changer le mobilier
00:36:56liturgique
00:36:57je ne vis personne
00:36:58mais pour modifier
00:36:59les tabernacles
00:37:00les fonds baptismaux
00:37:01et des hôtels
00:37:02qui ressemblent
00:37:02à des meubles
00:37:03d'équipementiers suédois
00:37:05contre lesquels
00:37:06je n'ai rien
00:37:06mais c'est vrai
00:37:07que quand on va
00:37:08vers un fonds baptismal
00:37:09vers un baptistère
00:37:09c'est pas pour s'y brosser
00:37:10les dents
00:37:11donc ça n'a aucune raison
00:37:11de ressembler
00:37:13à un lavabo
00:37:14et c'est vrai que
00:37:16non mais
00:37:16c'est un peu spolié
00:37:17les pauvres
00:37:19entre guillemets
00:37:19mais les gens ordinaires
00:37:20qui n'ont pas tous
00:37:21les moyens
00:37:21d'aller voir
00:37:22des expositions
00:37:23de retable
00:37:25de la renaissance
00:37:27à Florence
00:37:28donc c'est vrai
00:37:29que c'est important
00:37:31que chaque
00:37:32une de ces églises
00:37:33garde son trésor
00:37:34donc si vous videz
00:37:35les petites églises
00:37:36que vous dépouillez
00:37:37de leur trésor
00:37:37et bien finalement
00:37:38c'est peu ou prou
00:37:39la même chose
00:37:39que quand vous dites
00:37:40aux femmes
00:37:41vous ne pouvez pas sortir
00:37:42sur les Champs-Elysées
00:37:43parce qu'on n'a pas réussi
00:37:45à juguler la délinquance
00:37:49vous adaptez
00:37:50la liberté
00:37:50c'est-à-dire
00:37:51la liberté
00:37:51d'aller dans l'église
00:37:52de son village
00:37:53ouverte
00:37:53admirer un beau reliquaire
00:37:55voire prier
00:37:56pour ceux qui ont la foi
00:37:57et bien
00:37:58si vous le mettez
00:37:59dans la ville d'à côté
00:38:00vous adaptez
00:38:02la liberté
00:38:02à l'impunité
00:38:04des délinquants
00:38:06Au-delà
00:38:07de la valeur marchande
00:38:08est-ce qu'il n'y a pas
00:38:08une forme de désamour
00:38:10pour cet héritage
00:38:11qui conduit
00:38:11comme vol
00:38:12à sa disparition ?
00:38:13Oui
00:38:14c'est le désintérêt
00:38:16voire le mépris
00:38:17il y a aussi eu
00:38:18pendant quelques années
00:38:20pendant les années 70
00:38:21un mépris
00:38:22pour la dévotion
00:38:22des reliques
00:38:23pour la statuaire ancienne
00:38:25vu parfois
00:38:25comme des dévotions
00:38:27populaires
00:38:28sans intérêt
00:38:28presque superstitieuses
00:38:30vous savez
00:38:30c'est un Dominicain
00:38:30qui s'appelait
00:38:31Serge Bonnet
00:38:32qui en a beaucoup
00:38:34parlé
00:38:35qui a défendu
00:38:36ces dévotions populaires
00:38:37donc on les a parfois
00:38:38laissées à l'abandon
00:38:39dans des chapelles
00:38:40ou dans des placards
00:38:41de sacristie
00:38:41puis tout d'un coup
00:38:42on se dit
00:38:43ah bah tiens
00:38:43le reliquaire
00:38:44a disparu
00:38:45donc finalement
00:38:45il y a eu à un moment
00:38:46une collusion d'opportunités
00:38:48entre un certain clergé
00:38:49voulant faire table rase
00:38:50et puis des ministères
00:38:51de la culture
00:38:51la licare
00:38:52bien content
00:38:52de faire table rase
00:38:53aussi
00:38:54entre voler un trésor
00:38:56et s'en désintéresser
00:38:56jusqu'à le laisser disparaître
00:38:58c'est toujours pareil
00:38:58il y a une forme
00:38:59de complicité passive
00:39:00et la différence
00:39:01et la différence
00:39:01c'est une question
00:39:01de chronomètre
00:39:03on pourrait en parler
00:39:04pendant des heures
00:39:05parce qu'il y a aussi
00:39:06le bâtiment
00:39:06l'église de la Trinité
00:39:09vient d'être faite
00:39:10on a enfin enlevé
00:39:11les échafaudages
00:39:12etc.
00:39:12mais il faut voir
00:39:13que pour faire ça
00:39:14il a fallu mettre
00:39:15des pubs géantes
00:39:15de produits de luxe
00:39:17pour financer
00:39:18cette restauration
00:39:19je rappelle quand même
00:39:20que l'État
00:39:21s'était engagé
00:39:23au moment
00:39:24où il se les était approprié
00:39:26ces églises
00:39:27et bien
00:39:27à les entretenir
00:39:29ça pourrait être amusant
00:39:31de calculer
00:39:31combien d'églises
00:39:32on pourrait
00:39:33rénover
00:39:34avec les médias
00:39:35les milliards
00:39:36dévolus aux médias
00:39:37du service public
00:39:38puisque c'est le même
00:39:40ministère
00:39:41alors je voulais simplement
00:39:42finir sur une petite chose
00:39:43qui a beaucoup fait parler
00:39:44sur les réseaux sociaux
00:39:45et ça procède
00:39:47je ne sais pas si France
00:39:48a l'image
00:39:48ça procède
00:39:49de la même philosophie
00:39:52ces trésors
00:39:54mobiliers
00:39:55immobiliers
00:39:55même spirituels
00:39:56sont notre héritage commun
00:39:57qu'ils soient religieux
00:39:58ou non
00:39:58vous savez dans un village
00:39:59vous savez souvent
00:40:00une église
00:40:00et un petit château
00:40:02c'est ça qui fait son charme
00:40:03et bien
00:40:04vous voyez
00:40:04ça ne s'est pas passé récemment
00:40:06ça s'est passé en 2023
00:40:07mais ça a été exhumé
00:40:09ça a fait scandale
00:40:10aujourd'hui
00:40:11c'est un petit château
00:40:13près d'une grosse maison de maître
00:40:14disons
00:40:14qui s'appelle
00:40:15le château de Tournepuis
00:40:16dans le Pas-de-Calais
00:40:17en 2023
00:40:18donc neuf logements sociaux
00:40:21et écologiques
00:40:22ont été créés
00:40:22à l'intérieur
00:40:23à l'initiative
00:40:24d'une association
00:40:25d'insertion
00:40:2640% d'argent public
00:40:27pour ce projet
00:40:28je dis
00:40:2830% d'argent public
00:40:30pour le fonctionnement
00:40:30structurel de l'association
00:40:32et avec l'agence nationale
00:40:34d'amélioration de l'habitat
00:40:35ils l'ont massacré
00:40:36vous voyez
00:40:37donc quand c'est pas classé
00:40:38c'est comme les églises
00:40:39tout est permis
00:40:40alors je le demande
00:40:41mais qui va protéger
00:40:42notre héritage commun
00:40:43qui va protéger
00:40:45notre héritage commun
00:40:46merci beaucoup
00:40:47Gabrielle Cluzel
00:40:49pour ces informations
00:40:50dans un instant
00:40:50on parlera du choc pétrolier
00:40:52est-ce qu'on va faire
00:40:52un choc pétrolier
00:40:53est-ce que la France
00:40:53va subir un choc pétrolier
00:40:55l'Europe également
00:40:56on aura comme invité
00:40:57Benoît Perrin
00:40:58de contribuable
00:40:59et associé
00:41:00on fera un tour de table
00:41:00avec les mousquetaires
00:41:02sur ce sujet
00:41:03bien sûr
00:41:03s'il y a des informations
00:41:05qui évoluent sur le terrain
00:41:06nous avons
00:41:06nos envoyés spéciaux
00:41:07Thibaut Marcheteau
00:41:08à Tel Aviv
00:41:09Pauline Trevzer
00:41:10à Dubaï
00:41:10et Maxime Le Guay
00:41:11à Chypre
00:41:12que nous avons eu
00:41:13il y a quelques instants
00:41:14Mathieu Bocoté
00:41:15vient de m'envoyer
00:41:16un lien
00:41:17où on voit
00:41:18le grand continent
00:41:19qui se pose la question
00:41:21est-ce que la guerre en Iran
00:41:22pourrait provoquer
00:41:23la vague migratoire
00:41:25la plus importante
00:41:27de ces dernières décennies
00:41:30incroyable
00:41:31comme remarque
00:41:33et ça fait le lien
00:41:34avec votre chronique
00:41:35Charlotte
00:41:36puisqu'en ce moment même
00:41:37vote a lieu
00:41:37à la commission
00:41:38au Parlement européen
00:41:40qui pourrait durcir
00:41:41la politique migratoire
00:41:43qui s'applique
00:41:44en Europe
00:41:45de quoi s'agit-il
00:41:46concrètement là aussi
00:41:47personne ne parle
00:41:48mais on veut bien
00:41:49savoir ce qui se passe
00:41:50parce que c'est assez inédit
00:41:51alors c'est vrai
00:41:51que ces dernières années
00:41:52il y a plusieurs états
00:41:53membres
00:41:54qui ont exigé
00:41:55de l'Union européenne
00:41:56qu'elle durcisse
00:41:57le cadre normatif
00:41:58qui régit
00:41:59la politique d'asile
00:42:00parce que vous savez
00:42:01il y a mille entrées
00:42:03on va dire
00:42:04sur la politique migratoire
00:42:05là en l'occurrence
00:42:05l'Union européenne
00:42:06était interrogée
00:42:07sur la question
00:42:08de la politique d'asile
00:42:08donc les personnes
00:42:09qui rentrent
00:42:10de manière irrégulière
00:42:11qui potentiellement
00:42:12deviennent demandeurs
00:42:13d'asile
00:42:14qui sont parfois
00:42:15déboutés
00:42:15et que les états
00:42:16ont du mal
00:42:17à expulser
00:42:18une fois qu'elles ont été
00:42:19déboutées
00:42:19et sous l'impulsion
00:42:21de Georgia Meloni
00:42:22l'année dernière
00:42:23la commission européenne
00:42:24s'est penchée
00:42:25sur le sujet
00:42:26alors sur cette question
00:42:28les règles
00:42:29qui sont actuellement
00:42:31celles de l'Union européenne
00:42:32sont celles
00:42:33d'une directive
00:42:33c'est la fameuse
00:42:34directive retour
00:42:35dont on a beaucoup
00:42:36entendu parler
00:42:37ces dernières années
00:42:38alors une directive
00:42:39vous savez
00:42:39dans l'Union européenne
00:42:40il y a mille étapes
00:42:43on va dire
00:42:43du droit
00:42:43une directive
00:42:45dans l'Union européenne
00:42:46c'est un socle légal commun
00:42:47donc ce sont des règles
00:42:48basiques
00:42:49qui s'appliquent à tous
00:42:50mais avec une liberté
00:42:51qui est accordée
00:42:52aux états membres
00:42:53pour transposer
00:42:54sur-transposé
00:42:55ou sous-transposé
00:42:56en gros on vous dit
00:42:57vous devez faire
00:42:59telle chose
00:43:00entre tel palier
00:43:01et tel palier
00:43:02et à l'intérieur
00:43:02vous faites exactement
00:43:03ce que vous voulez
00:43:04je vais prendre un exemple précis
00:43:05que l'on connaît bien
00:43:06celui du délai de rétention
00:43:08vous savez quand une personne
00:43:09quand on applique
00:43:10une obligation
00:43:11de quitter le territoire français
00:43:12à une personne
00:43:14si elle n'a pas
00:43:15d'adresse
00:43:16ou qu'on craint
00:43:17qu'elle échappe
00:43:18on va dire
00:43:18à la vigilance
00:43:19des autorités
00:43:20on peut la placer
00:43:21en centre de rétention
00:43:23administrative
00:43:23l'Union européenne
00:43:24fixe la limite
00:43:25maximum
00:43:26cette fois-ci
00:43:26à 18 mois
00:43:27et en Italie
00:43:29par exemple
00:43:29la durée de rétention
00:43:30maximale
00:43:31et c'est 18 mois
00:43:32en France
00:43:32c'est 3 mois
00:43:33sauf pour les cas de terrorisme
00:43:35et de manière générale
00:43:36donc vous voyez
00:43:36qu'il y a des disparités
00:43:37entre les Etats
00:43:38et par ailleurs
00:43:40cette directive
00:43:40de manière plus générale
00:43:42était jugée laxiste
00:43:43par de nombreux
00:43:45gouvernements européens
00:43:45qui se plaignaient régulièrement
00:43:46de ne pas réussir
00:43:48dans le cadre
00:43:49offert par l'Union européenne
00:43:50à expulser
00:43:52les clandestins
00:43:52alors là
00:43:53je vous ai pris un exemple
00:43:54en l'occurrence
00:43:54qui est plutôt plus sévère
00:43:56au niveau de l'Union européenne
00:43:57qu'en France
00:43:57mais sur de nombreux
00:43:59autres sujets
00:44:00c'est l'inverse
00:44:01or cette fois-ci
00:44:02la commission
00:44:02donc sous l'impulsion
00:44:03je vous disais
00:44:03de Georgia Meloni
00:44:04a choisi de remplacer
00:44:06cette directive
00:44:06par un règlement
00:44:07donc c'est une autre manière
00:44:08de légiférer
00:44:09c'est-à-dire une règle
00:44:11qui s'applique
00:44:11à tous
00:44:12sans marge de manœuvre
00:44:13alors d'un côté
00:44:14ça empiète indiscutablement
00:44:16sur la souveraineté
00:44:16des états
00:44:17sur la question
00:44:18du droit d'asile
00:44:19et en même temps
00:44:20ça permet une uniformisation
00:44:22et une cohérence législative
00:44:23qui empêche
00:44:24vous savez ce qu'on appelle
00:44:25le tourisme migratoire
00:44:26que pratiquent notamment
00:44:27certains réseaux
00:44:28par le biais des passeurs
00:44:29pour aller chercher
00:44:30dans chaque état membre
00:44:31ce que la législation
00:44:33offre de plus facile
00:44:34et ensuite
00:44:35en raison de Schengen
00:44:38de pouvoir passer
00:44:39d'un état à l'autre
00:44:40donc voilà
00:44:41quelle a été la décision
00:44:42de la commission
00:44:42sur demande de Georgia Mélanie
00:44:44sur impulsion de Georgia Mélanie
00:44:45Alors pourquoi Charlotte
00:44:46y a-t-il un vote ce soir
00:44:47alors que la commission
00:44:48l'a décidé il y a maintenant un an ?
00:44:51Alors dans le fonctionnement
00:44:52de l'Union Européenne
00:44:53la commission a deux co-législateurs
00:44:55la commission ne légifère pas tout seul
00:44:56elle a deux co-législateurs
00:44:57qui sont le Parlement
00:44:59et le Conseil de l'Union Européenne
00:45:00donc la commission
00:45:01au printemps dernier
00:45:02s'est entendue sur un texte
00:45:04pour ce nouveau règlement
00:45:08depuis le Conseil de l'Union Européenne
00:45:10a eu ces débats
00:45:12et a accouché d'un texte
00:45:13qui a été voté en décembre dernier
00:45:15et ensuite il y a le débat
00:45:17au sein du Parlement
00:45:17et le débat au sein du Parlement
00:45:19a été nettement plus compliqué
00:45:20qu'au sein de la commission
00:45:22et qu'au sein du Conseil
00:45:24pourquoi ?
00:45:24Parce que le rapporteur du texte
00:45:25il est issu du groupe Renew
00:45:27Renew c'est le groupe
00:45:28d'Emmanuel Macron
00:45:29enfin de la majorité
00:45:31du parti présidentiel
00:45:32or d'habitude
00:45:33ce groupe
00:45:34au niveau de l'Union Européenne
00:45:35va chercher des majorités
00:45:37avec les socialistes
00:45:38et le PPE
00:45:39qui est le parti
00:45:40au sein duquel
00:45:41siègent les LR pour la France
00:45:43donc c'est avec ces deux parties
00:45:45avec ces deux tendances
00:45:47on va dire
00:45:48qu'ils arrivent
00:45:49à trouver des majorités
00:45:50or cette fois-ci
00:45:51ils étaient incapables
00:45:52de s'entendre
00:45:53pour une raison simple
00:45:53tous les durcissements
00:45:55de la loi
00:45:56qui étaient voulus
00:45:56par le PPE
00:45:57qui étaient examinés
00:45:58avec bienveillance
00:45:59on va dire par Renew
00:46:00étaient systématiquement rejetés
00:46:02et jugés inadmissibles
00:46:03par toute la gauche européenne
00:46:05même par les socialistes
00:46:06il y a donc eu un blocage
00:46:07dans les discussions
00:46:08jusqu'à ce que François-Xavier Bellamy
00:46:10qui est au sein du PPE
00:46:11donc réclame une position claire
00:46:14des socialistes
00:46:14au moment des débats
00:46:15sur ce qu'il refusait
00:46:17catégoriquement
00:46:18et devant leur réponse
00:46:19il a provoqué
00:46:20une sorte de crise
00:46:21en refusant catégoriquement
00:46:23de négocier plus longtemps
00:46:24avec eux
00:46:24et donc de construire le texte
00:46:26avec les socialistes
00:46:26puisqu'ils ne s'entendaient pas
00:46:28sur la base du texte
00:46:30le rapporteur
00:46:32celui de Rignot
00:46:33a donc conclu
00:46:34la semaine dernière
00:46:35qu'il n'y aurait certainement pas
00:46:36de coalition au centre
00:46:38et il a donc proposé
00:46:40son propre compromis
00:46:41sur le texte
00:46:41donc il a rédigé un texte
00:46:43qui est le sien
00:46:43celui du rapporteur
00:46:44qu'il présente au vote ce soir
00:46:46mais devant ce risque d'échec
00:46:48évident
00:46:48et sous l'impulsion
00:46:49de Bellamy
00:46:50qui avait refusé
00:46:51de discuter
00:46:52avec les socialistes
00:46:53et bien il s'est tourné
00:46:54vers les groupes de la droite
00:46:55il y a quatre groupes
00:46:56de la droite
00:46:57des droites européennes
00:46:58on va dire
00:46:58et eux ont travaillé ensemble
00:47:00à partir du texte
00:47:01du PPE
00:47:02et des amendements
00:47:03de tous les groupes
00:47:04ont été acceptés
00:47:05pendant cette discussion
00:47:06sur le texte
00:47:06qui est une démarche
00:47:07absolument inédite
00:47:08il y avait eu jusqu'à maintenant
00:47:09des résolutions communes
00:47:11vous savez les résolutions
00:47:12ça ne sert pas à grand chose
00:47:13il y a une résolution
00:47:14qui est prise par des parlementaires
00:47:15mais ça n'engage à rien
00:47:16il y avait eu des rapports
00:47:17non législatifs
00:47:18des amendements
00:47:19des débats économiques
00:47:20parfois sur lesquels
00:47:21ces droites s'entendaient
00:47:22mais jamais jusqu'à aujourd'hui
00:47:24les groupes donc
00:47:24du PPE
00:47:25où nous retrouvons les LR
00:47:27de l'ECR
00:47:28où on retrouve IDL
00:47:29de Marion Maréchal
00:47:30des patriotes
00:47:31où on retrouve le RN
00:47:31et des souverainistes
00:47:32où on retrouve Reconquête
00:47:34jamais jusqu'à aujourd'hui
00:47:35il ne s'était entendu
00:47:36sur un texte commun
00:47:37c'est un texte
00:47:38qui est présenté ce soir
00:47:39et qui a plus de chances
00:47:40de passer donc
00:47:40que celui du rapporteur
00:47:42voilà donc
00:47:43c'est tout à fait inédit
00:47:45ce qui se passe ce soir
00:47:46personne n'en parle
00:47:47je rappelle encore
00:47:48le contexte
00:47:48le contexte
00:47:49où on pourrait avoir
00:47:50la plus grande vague migratoire
00:47:52avec ce qui se passe en Iran
00:47:53dernière question
00:47:54quel pourrait être
00:47:55l'avenir de ce texte
00:47:57et que peut-il changer
00:47:58concrètement Charlotte ?
00:47:59c'est l'enjeu du vote
00:48:00qui a en effet lieu
00:48:01là en ce moment
00:48:01dans les minutes
00:48:02qui sont en train de passer
00:48:03le texte du rapporteur
00:48:04devrait être peiné
00:48:05à trouver une majorité
00:48:06et c'est alors
00:48:07le texte des droites
00:48:08qui va être examiné
00:48:10et potentiellement accepté
00:48:11en commission
00:48:12c'est voté en commission
00:48:14ce soir
00:48:14ensuite il restera
00:48:15le vote en plénière
00:48:16peut-être jeudi
00:48:17voilà
00:48:18puis les négociations
00:48:19avec le conseil
00:48:20sachant que le texte
00:48:21qui a été adopté
00:48:22par le conseil
00:48:22le conseil vous savez
00:48:23c'est des représentants
00:48:24des états membres
00:48:25et il y a un basculement
00:48:26des gouvernements
00:48:27aujourd'hui en Europe
00:48:28donc le texte du conseil
00:48:29est lui-même
00:48:29très restrictif
00:48:31par rapport à la directive
00:48:32retour initiale
00:48:33et assez proche
00:48:34du texte qui est présenté
00:48:35et négocié par les droites
00:48:36au parlement
00:48:37donc le texte
00:48:38pourrait jouer son rôle
00:48:39dans le durcissement
00:48:40de cette politique
00:48:42d'asile
00:48:43on parle juste
00:48:43de la politique d'asile
00:48:44c'est une petite partie
00:48:45mais qui est quand même
00:48:46importante ces derniers temps
00:48:47et notamment
00:48:47par rapport aux vagues migratoires
00:48:49et le texte prévoit
00:48:50notamment de pousser
00:48:51très largement
00:48:52la durée de rétention
00:48:52puisque c'est à 24 mois
00:48:54souvenez-vous
00:48:54quand la France
00:48:55a voulu le faire
00:48:55c'est le conseil constitutionnel
00:48:56qui a bloqué
00:48:57là il ne le pourrait pas
00:48:59il s'agirait de prononcer
00:49:01des interdictions
00:49:01d'entrée sur le territoire
00:49:02européen
00:49:02sans limite de temps
00:49:03ce que aujourd'hui
00:49:04la CEDH nous interdit de faire
00:49:06cela permettrait
00:49:07de fouiller un clandestin
00:49:08et par exemple
00:49:09son portable
00:49:09ou ses papiers
00:49:10pour savoir d'où il vient
00:49:11puisque un des problèmes
00:49:12que l'on a
00:49:13c'est l'identification
00:49:14du pays d'origine
00:49:15ou de permettre
00:49:16que les appels et recours
00:49:17pendant la procédure
00:49:18d'éloignement
00:49:19ne soient plus suspensifs
00:49:21de l'organisation
00:49:22de l'expulsion
00:49:22donc ce sont des choses
00:49:23qui pourraient concrètement
00:49:24changer en effet
00:49:26notre avenir migratoire
00:49:27on va dire
00:49:28une partie de notre avenir migratoire
00:49:29qui se joue en ce moment
00:49:31au Parlement européen
00:49:32Merci beaucoup Charlotte
00:49:33gardons effectivement
00:49:34les yeux sur ces dossiers
00:49:35dans un certain temps
00:49:36on fera un tour de table
00:49:37avec vous
00:49:37sur le choc pétrolier
00:49:39on va accueillir
00:49:40Benoît Perrin
00:49:41de Contribuyable Associé
00:49:42pour se poser cette question
00:49:44et puis un tour de table
00:49:44avec vous
00:49:45va-t-on vers un choc pétrolier
00:49:47en attendant
00:49:47je vous propose
00:49:49d'écouter
00:49:50Michael Paty
00:49:51vous pouvez venir
00:49:53Benoît Perrin
00:49:53mettez-vous là ou là
00:49:54comme vous préférez
00:49:55à droite ou à gauche
00:49:56selon comme vous votez
00:49:58non je rigole
00:49:59le regard tourné
00:50:00vers la guerre ce soir
00:50:01je disais
00:50:02mais gardons les pieds ancrés
00:50:03en France
00:50:03puisque dans le journal
00:50:04du dimanche
00:50:04Michael Paty
00:50:05a dénoncé un verdict
00:50:07qui selon elle
00:50:07abandonne
00:50:08Samuel Paty
00:50:09une seconde fois
00:50:10c'est important pour nous
00:50:11de garder les pieds ancrés
00:50:13dans ce qui se passe
00:50:14en France
00:50:14malgré tout
00:50:15après le procès en appel
00:50:16de l'attentat islamiste 2020
00:50:18elle redoute
00:50:19que la décapitation
00:50:20d'un professeur
00:50:21pour blasphème
00:50:21soit réduite
00:50:22à un simple fait divers
00:50:23une alerte brutale
00:50:25la mémoire de Samuel Paty
00:50:26ne doit pas s'effacer
00:50:28elle était dans mon émission
00:50:30sur Europe 1
00:50:31ce midi
00:50:32écoutez
00:50:32Michael Paty
00:50:34c'est ce mot
00:50:35que vous avez au bord
00:50:36d'élève
00:50:36Michael Paty
00:50:37l'abandon
00:50:39oui bonjour
00:50:41effectivement
00:50:41je ne peux en ressortir
00:50:43qu'à l'issue de ce procès
00:50:44qu'avec un terrible sentiment
00:50:46d'abandon
00:50:47qui est partagé
00:50:48par toute ma famille
00:50:49comme vous l'avez souligné
00:50:51je pense que mon frère
00:50:52a été abandonné
00:50:53de son vivant
00:50:54par nombre d'institutions
00:50:56et désormais
00:50:56c'est la justice
00:50:57qui vient également
00:50:58de l'abandonner
00:50:58je pense que
00:50:59que l'état a failli
00:51:00et que
00:51:02et qu'il ne prend pas
00:51:03ses responsabilités
00:51:04il n'arrive pas
00:51:05à le reconnaître
00:51:05et tant qu'il ne l'aura
00:51:06pas reconnu
00:51:07il faudra
00:51:09essayer de les pousser
00:51:10à ce qu'ils prennent
00:51:11clairement
00:51:12leur responsabilité
00:51:13dans l'enchaînement
00:51:14qui a permis
00:51:15que mon frère
00:51:16se fasse assassiner
00:51:17effectivement seul
00:51:18à la sortie
00:51:19de son collège
00:51:19je pense que
00:51:21le silence
00:51:21des victimes
00:51:22est arrivé à
00:51:24je dirais
00:51:24à échéance
00:51:25et qu'on n'a plus
00:51:26envie de se taire
00:51:27et je pense que
00:51:28je ne serai pas la seule
00:51:29oui rappelons
00:51:30qu'au lieu des 16 ans
00:51:31de prison
00:51:31en première instance
00:51:32le vertique a été ramené
00:51:33à 7 ans
00:51:34pour Azim Espikanov
00:51:36et 6 ans
00:51:37pour Naïm Boudaoud
00:51:39la court estimant
00:51:40qu'ils avaient apporté
00:51:41une aide logistique
00:51:42aux terroristes
00:51:42sans avoir connaissance
00:51:44de son projet d'attentat
00:51:45peut-être que le parquet
00:51:46pourrait se pourvoir
00:51:48en cassation
00:51:49à suivre
00:51:50dans les jours
00:51:51qui viennent
00:51:52merci infiniment
00:51:53Benoît Perrin
00:51:54d'être avec nous
00:51:54une question
00:51:56on voit que le gazole
00:51:57a explosé
00:51:58à 2 euros
00:51:59on voit que les français
00:52:01hurlent
00:52:01on voit quand même
00:52:02Emmanuel Macron
00:52:03lorsqu'il était là
00:52:04sur le Charles de Gaulle
00:52:05il s'est exprimé
00:52:06sur ses conséquences
00:52:08pour les français
00:52:08on l'écoute
00:52:09et on vous fait réagir
00:52:12essayer d'optimiser
00:52:14les choses
00:52:14avec nos réserves
00:52:16stratégiques
00:52:16avec des prises
00:52:18de décisions
00:52:18coordonnées
00:52:19d'essayer
00:52:20d'atténuer
00:52:21l'impact
00:52:21sur les prix du gaz
00:52:23et du pétrole
00:52:24autant que nous le pouvons
00:52:25et c'est important
00:52:26parce que pour beaucoup
00:52:27de nos compatriotes
00:52:27qui nous écoutent
00:52:28l'impact
00:52:30de cette guerre
00:52:31se fait déjà ressentir
00:52:32dans les prix à la pompe
00:52:33et se fera ressentir
00:52:35aussi sur les prix du gaz
00:52:36dans les semaines qui viennent
00:52:37Benoît Perrin
00:52:38va-t-on
00:52:39vers un nouveau choc pétrolier ?
00:52:41Alors si on se met
00:52:42à la place du gouvernement
00:52:43en fait il a plusieurs manettes
00:52:44en fait à disposition
00:52:45il y a les manettes efficaces
00:52:46et les manettes inefficaces
00:52:47parmi les manettes inefficaces
00:52:48il y a évidemment
00:52:49la fin du complice
00:52:49et pas avec ses petits bras
00:52:50qui va mettre fin
00:52:51demain évidemment à la guerre
00:52:53autre solution inefficace
00:52:55c'est le fait de mettre
00:52:56c'est une vraie culture française
00:52:57malheureuse
00:52:58la fameuse culture d'échecs
00:52:59vous savez on fait des chèques
00:53:00énergie
00:53:00des chèques dans tous les sens
00:53:01sauf que avec les
00:53:03nos finances publiques
00:53:04qui sont dans un état catastrophique
00:53:05il est évident
00:53:06donc cette solution
00:53:07ne ferait pas l'affaire
00:53:08après il y a effectivement
00:53:09deux boutons en quelque sorte
00:53:10qui sont efficaces
00:53:11le premier bouton
00:53:12c'est la fiscalité
00:53:13puisqu'il faut le rappeler
00:53:14quand les français
00:53:15font un plein
00:53:16dans leur station essence
00:53:17en fait la première structure
00:53:19qu'ils enrichissent
00:53:20c'est l'état
00:53:20puisque quand vous faites un plein
00:53:22il y a à peu près
00:53:2260% de taxes
00:53:23donc vraiment
00:53:25et d'ailleurs la France
00:53:26est le pays
00:53:27qui taxe le plus justement
00:53:29l'énergie
00:53:30d'une manière générale
00:53:30et puis
00:53:31le deuxième levier
00:53:32qui est efficace
00:53:33pour le coup
00:53:34c'est utiliser
00:53:34les réserves stratégiques
00:53:35et ça c'est une solution
00:53:37qui est envisagée par Emmanuel Macron
00:53:38et par le gouvernement
00:53:39à savoir utiliser
00:53:40un stock de pétrole
00:53:41qui est en quelque sorte
00:53:42stocké
00:53:43dans différents territoires
00:53:45dans différentes villes
00:53:46en l'occurrence
00:53:47à peu près 90 sites
00:53:48qui sont une réserve
00:53:49qui peuvent servir
00:53:50en temps de crise
00:53:51pour en faire
00:53:51une espèce de choc d'offre
00:53:52afin de faire en sorte
00:53:54que le prix à la pompe
00:53:55soit à peu près stabilisé
00:53:561,80€ le litre
00:53:58à peu près
00:53:59sur 1,80€ le litre
00:54:00vous dites donc
00:54:01que 1€ va à l'État
00:54:03alors voilà exactement
00:54:03entre eux
00:54:04vous avez deux taxes principales
00:54:06sur l'essence
00:54:07vous avez d'un côté
00:54:08la TICPE
00:54:09et de l'autre côté
00:54:09la TVA
00:54:10la TICPE
00:54:11c'est à peu près
00:54:1130% du prix
00:54:13et puis la TVA
00:54:14c'est à peu près 20%
00:54:15donc inutile de vous dire
00:54:16qu'en fait
00:54:17très concrètement
00:54:18le gouvernement
00:54:18a la possibilité
00:54:20vraiment très concrète
00:54:21de justement
00:54:22de faire baisser ce prix
00:54:23la seule contrepartie
00:54:25si on baisse évidemment
00:54:25les recettes de l'État
00:54:26puisque là on parle
00:54:27d'une recette
00:54:27d'à peu près
00:54:2845 milliards
00:54:29donc vous voyez
00:54:29c'est comme énorme
00:54:30c'est 4 fois le budget
00:54:31de la justice
00:54:31si vous permettez l'expression
00:54:32c'est une triste manne providentielle
00:54:34la France pourrait-elle
00:54:37je ne sais pas
00:54:38ne pas imposer
00:54:40ne pas imposer
00:54:41justement cette taxe
00:54:42aux Français
00:54:42selon vous
00:54:43et passer à côté
00:54:44de cette manne providentielle
00:54:45alors le sujet
00:54:46il est là-dessus
00:54:47c'est-à-dire qu'effectivement
00:54:48si vous baissez
00:54:48les recettes de l'État
00:54:49qu'est-ce qui se passe
00:54:50vous ne faites qu'accroître
00:54:51les déficits
00:54:52donc il faut absolument
00:54:53effectivement baisser
00:54:55c'était d'une manière générale
00:54:56et en l'occurrence
00:54:56sur les carburants
00:54:57mais parallèlement à ça
00:54:58et ça c'est essentiel
00:54:59il faut réussir
00:55:00à trouver des économies
00:55:01pour justement
00:55:02ne pas déstabiliser
00:55:03le budget
00:55:04qui est déjà
00:55:04dans une situation
00:55:05extrêmement précaire
00:55:07Très intéressant
00:55:08Benoît Perrin
00:55:09Mathieu Bocoté
00:55:10réaction peut-être
00:55:11aux questions
00:55:11à Benoît Perrin
00:55:12est-ce que selon vous
00:55:13vous qui avez aussi
00:55:14un regard un peu
00:55:15sur toutes les années passées
00:55:17est-ce que selon vous
00:55:18on va vers un choc pétrolier
00:55:19comme celui de 73
00:55:20par exemple
00:55:21tout le monde se pose
00:55:22la question ce soir
00:55:23Quelquefois
00:55:23on est hypnotisé
00:55:24par des formules
00:55:24venus du passé
00:55:25donc choc pétrolier
00:55:26ça nous rappelle une époque
00:55:27ça nous rappelle un tournant
00:55:28dans l'histoire
00:55:29de la prospérité occidentale
00:55:30et ça nous rappelle
00:55:31par ailleurs encore
00:55:31à quel point
00:55:32nos économies
00:55:32moins qu'auparavant
00:55:33mais quand même
00:55:34considérablement
00:55:34sont connectées
00:55:35c'est la question
00:55:36de l'énergie
00:55:37du pétrole
00:55:37et ainsi de suite
00:55:38on a diversifié
00:55:39les sources d'énergie
00:55:39mais le pétrole
00:55:40demeure absolument
00:55:41central aujourd'hui
00:55:42et ce qui est certain
00:55:43c'est que ce traumatisme
00:55:43nous hante
00:55:44et on sait très bien
00:55:45qu'il suffit
00:55:45d'un conflit
00:55:46à l'extérieur du monde
00:55:47pour jeter potentiellement
00:55:48nos économies
00:55:49mais dans une situation
00:55:50absolument catastrophique
00:55:52et c'est à ce moment
00:55:52que nos leviers
00:55:53sont assez peu nombreux
00:55:54mais le fait de baisser
00:55:55les impôts et les taxes
00:55:56en général
00:55:56c'est une bonne idée
00:55:57même sans guerre
00:55:58en y va avec l'Iran
00:55:59encore plus
00:56:00peut-être quand il y a la guerre
00:56:00Charlotte Dornelas
00:56:01est-ce que selon vous
00:56:02on va vers un choc pétrolier
00:56:04est-ce que
00:56:04parce que là
00:56:05les français se demandent
00:56:06effectivement
00:56:06pourquoi l'état
00:56:08ne se prive pas
00:56:10de cette manne
00:56:11providentielle
00:56:11qui est en train d'arriver
00:56:12dans les semaines qui viennent
00:56:13non mais je pense
00:56:14que la question
00:56:15déjà ce qui est stupéfiant
00:56:16c'est qu'en France
00:56:17on se pose cette question
00:56:18mais dans le monde entier
00:56:18et qu'on a l'impression
00:56:19que cette guerre
00:56:20a été anticipée
00:56:21sans penser au détroit d'Hormoz
00:56:22je trouve ça exceptionnel
00:56:24non mais franchement
00:56:24je trouve ça stupéfiant
00:56:26et très inquiétant
00:56:27par rapport
00:56:28à cette guerre en elle-même
00:56:29et à ses conséquences
00:56:30mais moi j'ai surtout
00:56:31une question
00:56:33justement sur
00:56:34cette idée du choc pétrolier
00:56:35en effet ça nous renvoie
00:56:37à notre passé
00:56:37mais qu'est-ce qu'il manque
00:56:39entre guillemets
00:56:40est-ce qu'on est sûr
00:56:41d'aller vers un choc pétrolier
00:56:42et qu'est-ce qu'il manque
00:56:43pour ça ?
00:56:44La difficulté
00:56:45vous l'avez dit
00:56:45c'est l'histoire du détroit d'Hormoz
00:56:47vous avez à peu près 20%
00:56:48du pétrole qui passe
00:56:49par ce détroit
00:56:50et pourquoi ?
00:56:51Parce qu'en fait
00:56:51vous avez beaucoup
00:56:52à proximité en fait
00:56:53de ce détroit
00:56:53des pays producteurs
00:56:54justement de pétrole
00:56:56et en fait
00:56:57il n'y a pas trop
00:56:57d'autres chemins
00:56:58il faudrait faire
00:56:58à peu près 7000 km de plus
00:57:00si vous voulez
00:57:00pour acheminer justement
00:57:03ce pétrole
00:57:03en fait cette énergie
00:57:04un peu dans les différents
00:57:05dans les différents pays
00:57:06alors c'est vrai
00:57:07qu'en France
00:57:07il faut vraiment le rappeler
00:57:08on est effectivement encore
00:57:10malgré ce qu'on nous dit
00:57:10extrêmement tributaires
00:57:12et Mathieu l'a dit
00:57:13il a tout à fait raison
00:57:13encore très très tributaires
00:57:15de justement
00:57:16des énergies fossiles
00:57:17qui en fait
00:57:18irriguent en quelque sorte
00:57:18en grande partie
00:57:19notre économie
00:57:20et là
00:57:21un vrai sujet en France
00:57:22je crois
00:57:22notamment de compétitivité
00:57:24des entreprises
00:57:24c'est que plus on a
00:57:25de l'énergie chère
00:57:26par définition
00:57:26moins nos entreprises
00:57:28sont compétitives
00:57:28donc il faut vraiment
00:57:29faire en sorte
00:57:30notamment de développer
00:57:31un certain nombre
00:57:32notamment de le nucléaire
00:57:34qui permet effectivement
00:57:35de faire de produire
00:57:36de l'énergie
00:57:36pas chère
00:57:37abondante
00:57:38et décarbonée
00:57:38l'actualité
00:57:40à ce soir
00:57:40c'est le président
00:57:42de la République
00:57:42qui est sur le port
00:57:43d'Avion Chara de Gaulle
00:57:44notamment pour maîtriser
00:57:46cette conséquence
00:57:47des prix à la pompe
00:57:50Marc Menon
00:57:50déjà quand même
00:57:51il faut remarquer
00:57:52que le pétrole
00:57:54qui vient du détroit
00:57:56d'Hormuz
00:57:57pour nous
00:57:58il est relativement faible
00:58:00alors on a l'impression
00:58:01que soudain
00:58:02on coupe tout
00:58:03non
00:58:03ce n'est qu'une toute
00:58:04petite partie
00:58:05ce sont surtout
00:58:06les chinois
00:58:07et les autres pays
00:58:08d'Asie
00:58:09qui sont aujourd'hui
00:58:10touchés
00:58:11mais on paye déjà
00:58:12oui
00:58:13non mais c'est ça
00:58:13c'est qu'on paye déjà
00:58:14non mais c'est ça
00:58:15c'est ça qu'il faut
00:58:15bon
00:58:15alors ça c'est le premier point
00:58:17le deuxième point
00:58:18l'énergie nucléaire
00:58:19c'est une chose
00:58:19ça ne veut pas faire
00:58:20marge à les voitures
00:58:21et on a besoin aussi
00:58:23de terres rares
00:58:24pour fabriquer des batteries
00:58:25enfin tout n'est pas réglé
00:58:26en revanche
00:58:27on a un grand fléau
00:58:29au niveau mondial
00:58:30c'est l'utilisation
00:58:31du plastique
00:58:32une surutilisation
00:58:33du plastique
00:58:34et comment fabrique-t-on
00:58:36du plastique
00:58:36avec du pétrole
00:58:38est-ce que ce serait peut-être
00:58:39le moment
00:58:40de s'interroger
00:58:41sur cette manière
00:58:44de vivre
00:58:45très bon remarque
00:58:46cette multiplication
00:58:46de quelque chose
00:58:48qui est extrêmement toxique
00:58:49pour l'environnement
00:58:50bien sûr
00:58:50Gabriel Cluzet
00:58:51oui il y a deux sujets
00:58:52le premier c'est que je ne comprends pas
00:58:53très bien pourquoi
00:58:54ce serait une baisse de revenu
00:58:55pour l'État
00:58:56dans la mesure où
00:58:56actuellement il profite
00:58:57puisque c'est proportionnel
00:58:58la TVA
00:58:59de ce prix supplémentaire
00:59:01donc je ne vois pas
00:59:02pourquoi il ne pourrait pas baisser
00:59:04il reviendrait simplement
00:59:04à le niveau de revenu
00:59:06habituel
00:59:06je ne sais pas si vous voyez
00:59:07c'est très clair
00:59:07mais donc je ne comprends pas
00:59:09pourquoi on ne peut pas le faire
00:59:10de façon extrêmement simple
00:59:11puis par ailleurs
00:59:12certains pourraient se dire
00:59:13c'est dommage
00:59:13j'aurais dû acheter
00:59:14une voiture électrique
00:59:15mais comme il y a le gaz liquide
00:59:17aussi qui est concerné
00:59:20et que le prix de l'électricité
00:59:22dans notre monde un peu fou
00:59:23via l'Union Européenne
00:59:24est indexé sur le prix du gaz
00:59:27et bien nous ne sommes pas
00:59:28sortis de l'auberge
00:59:29non plus pour l'électricité
00:59:30Benoît Perrin
00:59:31je vous donnerai le mot
00:59:31de la fin de l'émission
00:59:32est-ce que les Français
00:59:33sont pris en otage
00:59:34avec cette guerre en Iran
00:59:35une petite phrase de fin
00:59:36dans un instant
00:59:37après les informations
00:59:39d'Isabelle Piboulot
00:59:41et le coup de point final
00:59:43de Mathieu Bocoté
00:59:44parce qu'on ne terminera pas
00:59:45cette émission
00:59:46sans parler
00:59:47non mais c'est vrai
00:59:47d'un sujet capital
00:59:49pour nous en France
00:59:49les municipales
00:59:51et quelle place de la gauche
00:59:52dans les grandes villes
00:59:53d'abord les infos
00:59:54Isabelle Piboulot
00:59:55Le nouveau guide suprême iranien
00:59:57est un tyran
00:59:58déclaration du ministère israélien
01:00:00des affaires étrangères
01:00:02au lendemain de la nomination
01:00:03du fils d'Ali Ramenei
01:00:05je cite
01:00:05les mains de Mojtaba Ramenei
01:00:07sont déjà tachées du sang
01:00:08qui a marqué le règne de son père
01:00:11un autre tyran
01:00:12prêt à perpétuer la brutalité
01:00:13du régime iranien
01:00:15fin de citation
01:00:16la Russie
01:00:17prête à fournir
01:00:18les pays européens
01:00:19en pétrole
01:00:20et en gaz
01:00:20à condition
01:00:21qu'il se déclare
01:00:22en faveur
01:00:23d'une collaboration durable
01:00:25et stable
01:00:25avec Moscou
01:00:26Vladimir Poutine
01:00:27s'est exprimé
01:00:28lors d'une réunion
01:00:29consacrée à la situation
01:00:30sur le marché
01:00:31des hydrocarbures
01:00:32secteur visé
01:00:33par des sanctions occidentales
01:00:35pour rappel
01:00:36les pays de l'UE
01:00:37se sont détournés
01:00:38des russes
01:00:38après le déclenchement
01:00:39de la guerre
01:00:40en Ukraine
01:00:41et puis le Hezbollah
01:00:42affirme avoir lancé
01:00:43des missiles sophistiqués
01:00:45sur une base
01:00:45du commandement
01:00:46du front intérieur
01:00:47de l'armée israélienne
01:00:49située à Ramla
01:00:50près de Tel Aviv
01:00:51ce tir intervient
01:00:52en réponse
01:00:53je cite
01:00:53à l'agression israélienne
01:00:55criminelle
01:00:55qui a frappé
01:00:56des dizaines de villes
01:00:57et villages libanais
01:00:58ainsi que la banlieue
01:00:59sud de Beyrouth
01:01:00indique le mouvement
01:01:01pro-iranien
01:01:03Merci beaucoup
01:01:04ma chère Isabelle
01:01:04dans une semaine
01:01:05on aura passé
01:01:06le premier tour
01:01:07des municipales
01:01:08Mathieu Bocoté
01:01:08la gauche
01:01:09a fait des grandes villes
01:01:10tout autant de fiefs
01:01:12ces dernières années
01:01:13pourrait-elle perdre
01:01:14dimanche prochain
01:01:15question
01:01:15est-ce que Paris
01:01:17Lyon
01:01:17et Marseille
01:01:19peuvent échapper
01:01:20cette fois
01:01:20peut-être à la gauche
01:01:21peut-être
01:01:22certains l'espèrent
01:01:24alors le point de départ
01:01:24c'est de voir effectivement
01:01:25que la gauche
01:01:26a réussi à transformer
01:01:28plusieurs villes importantes
01:01:29en laboratoire
01:01:30donc elle ne se contente pas
01:01:31de les gouverner
01:01:31elle les transforme
01:01:33de telle manière
01:01:34que ce soit des villes
01:01:35définitivement acquises
01:01:36par une politique du logement
01:01:37par une fiscalité
01:01:39pour en faire des fiefs
01:01:40d'où elles seraient
01:01:41indélogeables
01:01:42mais le problème
01:01:42du résultat du gouvernement
01:01:44appelons la gouverne
01:01:45des villes à gauche
01:01:45c'est que ça crée
01:01:46des enjeux de base
01:01:47finalement ça ne fonctionne pas
01:01:49selon plusieurs
01:01:49donc des enjeux de base
01:01:50en matière de sécurité
01:01:51de propreté
01:01:53de possibilité
01:01:54de se déplacer tranquillement
01:01:55d'esthétique même
01:01:56quelquefois
01:01:56quand la gauche décide
01:01:57d'investir dans des projets
01:01:58esthétiques municipaux
01:01:59c'est l'art de défigurer
01:02:00une ville en prétendant
01:02:01la moderniser
01:02:02devant ce contexte
01:02:03qu'est-ce qu'on voit
01:02:04on voit la possibilité
01:02:05pour la droite
01:02:05de remporter trois villes
01:02:06qu'elle considérait perdues
01:02:08donc Lyon
01:02:10Marseille
01:02:10et Paris
01:02:11Lyon c'est presque assuré
01:02:13pourrait-je dire
01:02:14Marseille c'est plus improbable
01:02:16mais le véritable
01:02:17cas intéressant
01:02:17c'est Paris
01:02:18parce que si on regarde
01:02:19Paris
01:02:19il y a potentiellement
01:02:21une majorité à droite
01:02:22aujourd'hui
01:02:22si vous additionnez
01:02:23les électeurs
01:02:24méthode classique
01:02:24en démocratie
01:02:25vous réussissez
01:02:26potentiellement
01:02:27avoir une majorité
01:02:28à droite à Paris
01:02:28et engager une politique
01:02:30de reconstruction
01:02:31de renouvellement
01:02:31de renaissance
01:02:32choisissez l'image
01:02:33que vous voulez
01:02:33de reconquête
01:02:34peut-être de Paris
01:02:35mais dans les faits
01:02:36ça ne se passera
01:02:37peut-être pas
01:02:38pourquoi
01:02:38parce que les trois
01:02:39candidats peinent
01:02:40à s'entendre
01:02:41on a d'une côté
01:02:42Mme Dati
01:02:42qui est la candidate
01:02:43naturelle
01:02:44mais qui refuse
01:02:44l'idée d'une alliance
01:02:45avec Mme Tnafo
01:02:46qui est la candidate
01:02:47d'une droite nationale
01:02:48sur un plan libéral
01:02:49avec un programme libéral
01:02:50et on a M. Bournazel
01:02:51l'extrême centre
01:02:52ectoplasmique
01:02:53qui cherche désespérément
01:02:54à exister à travers cela
01:02:55mais qui pourrait faire perdre
01:02:56la droite
01:02:57comme quoi il serait
01:02:57conforme à sa vocation
01:02:59Merci Mathieu Bocoté
01:03:0010 secondes
01:03:01la France
01:03:02est-elle
01:03:03ou bien l'Iran
01:03:04prend-elle le monde
01:03:04en otage ?
01:03:05En tout cas
01:03:06ce qui est certain
01:03:06c'est que les Français
01:03:07qui habitent pas
01:03:08les centres-villes
01:03:08sont fortement pénalisés
01:03:10et sont pris en otage
01:03:10dans cette guerre
01:03:11c'est certain
01:03:11ceux qui doivent
01:03:12accompagner leurs enfants
01:03:13à l'école le matin
01:03:13ceux qui doivent aller
01:03:14travailler en voiture
01:03:15bref ceux qui n'ont pas
01:03:16le choix
01:03:16et bien effectivement
01:03:17ils sont fortement pénalisés
01:03:19et on espère tous
01:03:20que le gouvernement
01:03:21va prendre une mesure adéquate
01:03:22pour justement
01:03:22essayer d'adoucir
01:03:24une vie qui n'est pas facile
01:03:25pour eux
01:03:25Et on n'en est qu'au début
01:03:26Merci Benoît Perrin
01:03:27Merci à tous
01:03:28Excellent anniversaire
01:03:29ma jolie chérie
01:03:31Gabriel
01:03:31Je les anniversaire encore
01:03:32Pascal Proleur
01:03:33des Pro2
01:03:34Merci à tous
Commentaires