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  • il y a 23 heures

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00:00Il est 7h46, bon réveil, notre invité ce matin sur ICI Pays Basque, Jean-Baptiste Bernaud,
00:05cardiologue au centre hospitalier de la Côte-Basque, à l'origine de l'unité cardio-gynécologique à l'hôpital,
00:09lancée il y a un an, éparrain cette année du bus du Coeur des Femmes,
00:13qui fait étape à partir de demain, mardi, donc jusqu'à jeudi, place de la mairie, Anglatif-Tussaud.
00:19Bonjour Jean-Baptiste Bernaud.
00:21Bonjour, bonjour à tous.
00:22Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:24Le bus du Coeur des Femmes, il n'y a donc pas que les hommes qui font des crises cardiaques
00:28?
00:28Eh bien non, c'est une idée reçue justement, c'est dans les pensées collectives,
00:33on pense que ce sont les hommes qui font des maladies cardiovasculaires, des infarctus,
00:36et en fait les femmes aussi, malheureusement, et au même niveau que les hommes,
00:40et on constate depuis une quinzaine d'années que tous les ans,
00:43il y a 5% de femmes qui sont hospitalisées pour un infarctus, ça augmente tous les ans de 5%,
00:46donc c'est un vrai problème et un vrai fléau.
00:48Mais est-ce que cette idée reçue ne participe pas au fait que peut-être la question du dépistage cardiovasculaire
00:54chez les femmes est moins suivie ?
00:57Alors c'est une réalité, c'est pour ça aussi qu'on a monté cette unité à l'hôpital de
01:01Bayonne
01:01avec le docteur Luc Bull, pour dépister justement les femmes.
01:05Nous c'est axé aussi autour de l'âge de la ménopause,
01:08et malheureusement les femmes sont moins dépistées que les hommes pour des idées reçues,
01:11d'abord parce qu'elles-mêmes ne consultent pas, parce qu'elles pensent qu'elles ne sont pas touchées,
01:15elles se sentent en bonne santé, puis elles s'occupent des autres.
01:17Donc c'est bien, mais elles ne s'occupent pas d'elles, c'est une des parties du problème.
01:20Le bus du Coeur s'installe pour 3 jours, c'est à partir de demain,
01:23ces places de la mairie à Anglettes, c'est un parcours de 10 étapes, 2 heures au cœur de ce
01:28bus ?
01:29Oui, pendant ces 2 heures, les femmes qui se sont inscrites,
01:32donc il y a encore quelques places d'ailleurs, donc n'hésitez pas si vous le voulez,
01:34soit sur Doctolib, soit par téléphone.
01:37Donc les femmes vont avoir un parcours où il y aura un dépistage,
01:40parce que c'est axé sur le dépistage des maladies cardiovasculaires et gynécologiques,
01:44où elles vont pouvoir rencontrer un cardiologue ou un médecin,
01:46il y a un dépistage métabolique pour voir si elles ont du diabète ou du cholestérol,
01:49on est sensibilisés sur les facteurs de risque, sur l'hypertension,
01:53et puis il y a des consultations ou du moins des interrogations au niveau de la gynécologie
01:58avec des spécialistes, et il y a possibilité d'avoir des examens complémentaires
02:02pour celles qui le souhaitent bien évidemment,
02:04de faire un frottis pour celles qui n'ont pas été dépistées depuis longtemps,
02:06ou de faire des Doppler aussi pour certaines personnes.
02:09Les facteurs de risque sont multiples pour les maladies cardiovasculaires,
02:13sont les mêmes que chez les hommes ?
02:14Alors en effet, ce sont les mêmes que chez les hommes qui sont bien connus,
02:17le diabète, le cholestérol, l'hypertension,
02:19et le tabac bien évidemment,
02:21avec des impacts qui sont plus importants aussi chez les femmes,
02:23et il y a des facteurs de risque qui sont propres aux femmes,
02:25et c'est là qu'il y a une vraie problématique,
02:28on pourra revenir dessus peut-être.
02:307h49 sur ICPI Basque, notre invité ce matin,
02:32Jean-Baptiste Berneau, cardiologue au centre hospitalier de la Côte-Basse,
02:35qui est parrain cette année du bus du cœur des femmes
02:37qui passe à Anglettes de mardi à jeudi.
02:39Ce bus était déjà à Anglettes en 2025, l'année passée,
02:43je crois qu'il y a eu près de 300 femmes qui ont été entre guillemets dépistées,
02:47qui sont venues consulter avec des suites derrière.
02:51Oui, alors il y a en effet quasiment 300 femmes qui ont été dépistées,
02:53l'objectif c'est de voir celles qui sont à risque de faire des problèmes,
02:56et il y en a 10 à 15% qui ont eu des consultations rapprochées derrière
03:00parce que le dépistage a montré qu'il y avait des problèmes
03:02et qu'il fallait qu'elles soient revues secondairement,
03:03ce qui a été le cas.
03:04Celles qui n'avaient pas été vues au niveau gynécologique,
03:06pour par exemple des mammographies,
03:07on leur a programmé très rapidement des mammographies
03:09pour qu'elles puissent être dans un parcours de soins,
03:11parce que cette proposition est faite pour toutes les femmes,
03:14en particulier les femmes qui sont en précarité,
03:16parce que la précarité c'est un facteur de risque cardiovasculaire.
03:18La précarité agit, on le sait, mais agit sur la santé
03:22et peut être un facteur de risque supplémentaire.
03:24Ça a été démontré, les femmes qui sont isolées,
03:27qui sont précaires, qui ont des problèmes financiers,
03:28des femmes qui sont aussi, malheureusement,
03:31qui subissent de harcèlement ou de la violence conjugale,
03:34c'est un facteur de risque cardiovasculaire.
03:36Derrière, il y a donc une prise en charge qui est possible ?
03:38Oui.
03:40Directement auprès de cardiologues, auprès du centre hospitalier ?
03:43Nous, on a bloqué déjà cette année, comme l'année dernière,
03:46des créneaux de consultation pour les patientes
03:48qui vont avoir besoin de consultation après le dépistage qui va avoir lieu.
03:51Il y a un an, au centre hospitalier de la Côte-Basque,
03:53vous le disiez avec le docteur Luc Bull,
03:55vous avez créé une unité cardiologie-gynécologie
03:58en lien direct avec la ménopause.
04:00Il y a un réel besoin ?
04:02Oui, il y a un réel besoin,
04:03parce que c'est un âge tarnien où les femmes, en effet,
04:07peuvent développer des problèmes cardiovasculaires.
04:09C'est une façon, finalement, pour les femmes de rentrer dans une prise en charge médicale.
04:13Et puis aussi, c'est pour améliorer leur qualité de vie,
04:15parce qu'il y a beaucoup de femmes qui, malheureusement,
04:17ont beaucoup de symptômes liés à la ménopause,
04:20que ce soit les bouffées de chaleur, etc.
04:21Et ne sont pas prises en charge,
04:22alors qu'il y a des traitements spécifiques,
04:24parce que ce sont des idées reçues,
04:25en particulier aussi les médecins,
04:26qui n'osent pas mettre les traitements hormonaux qui sont adaptés
04:29pour éviter toute cette symptomatologie
04:31qui pourrisse la vie des femmes,
04:32qui a un impact aussi social,
04:35un impact au niveau conjugal,
04:36même au niveau financier,
04:37parce qu'il y a des arrêts maladies à cause de toute cette symptomatologie.
04:40Et il y a un traitement pour ça.
04:41Donc c'était vraiment important de le mettre en place.
04:43Mais pourquoi les médecins traitants
04:44ne sont pas précurseurs sur cette thématique-là ?
04:46Justement parce qu'il y a, depuis des années,
04:50une appréhension,
04:51parce qu'on nous a expliqué qu'il y avait un sur-risque cardiaque
04:54chez les femmes ménopausées,
04:55à leur mettre des hormones oestrogènes en particulier.
04:58Et en fait, c'est pour ça qu'on faisait ce dépistage,
05:00pour lever cette interdiction.
05:02Au final, ce sont des vies sauvées,
05:04toutes ces opérations de dépistage ?
05:07Oui, ce sont des vies sauvées.
05:08Et on dépiste aussi des maladies
05:11qu'on a découvert l'année dernière
05:12et qu'on découvre dans l'unité de cardiogénécologie.
05:14Et dernière question, peut-être,
05:16le bus du cœur des femmes,
05:17c'est de mardi à jeudi,
05:19mais si on n'a pas eu de problème,
05:20on ne se sent jamais concerné
05:22par ce type de problème cardiaque, etc.
05:25Comment on convainc des femmes de venir vous voir
05:27alors que peut-être on ne se sent pas concerné ?
05:29Alors, comment les convaincre ?
05:30Je pense qu'il faut que les femmes viennent,
05:31elles consultent.
05:33Le message important, je pense,
05:34c'est que les femmes doivent prendre soin d'elles,
05:35doivent prendre soin de leur santé
05:36et écouter leur corps.
05:38Elles prennent soin des autres,
05:39mais il faut qu'elles prennent soin d'elles.
05:40Merci Jean-Baptiste Bernot d'avoir accepté l'invitation.
05:43Merci pour votre invitation.
05:44Place de la mairie à Anglet,
05:45donc, de mardi à jeudi.
05:47Demain soir, la soirée du cœur
05:48réunira aussi des artistes locaux
05:49sur la scène du théâtre Kintaou.
05:51Et les bénéfices seront reversés
05:53au fond de dotation
05:53Agir pour le cœur des femmes.
05:55Le spectacle, demain, 20h30.
05:56Merci messieurs.
05:57Merci.
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