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  • il y a 16 heures
Dans son dernier épisode des "Grands entretiens", Anne Rosencher reçoit Bénédicte Chéron. L’historienne spécialiste de la défense, rappelle qu’il "est très rare"que les sociétés se projettent dans un conflit de haute intensité quand elles ne sont pas "ébranlées dans leur espace de vie quotidien".

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Transcription
00:00Qu'est-ce que les Français, comme communauté politique, considèrent qu'ils doivent ou qu'ils ont à défendre ?
00:06Et là, on voit bien qu'on revient à des questions très compliquées et qu'il y a évidemment des
00:10questions qui sont liées à des modèles politiques,
00:13la démocratie contre d'autres types de régimes, mais on a beaucoup parlé de valeurs à une époque
00:18et on se rend compte que quand il s'agit de se mettre d'accord sur des valeurs à défendre,
00:22c'est beaucoup plus compliqué
00:23et d'autant plus qu'au sein même de la société française, ces valeurs, elles sont l'objet d'un
00:28débat et c'est normal en démocratie en fait.
00:30Et puis, il y a une question de territoire.
00:33Je crois qu'on a un peu oublié que les sociétés se meuvent dans des espaces et dans des territoires
00:38et quand il s'agit d'envisager ce que suppose une guerre de haute intensité, puisque c'est de ça
00:43que l'on parle aux Français depuis quelques années,
00:45cette question du territoire, elle revient de manière très concrète parce que la question est celle d'espace de vie
00:52et on voit que dans l'histoire, les sociétés, et en tout cas dans l'histoire des sociétés démocratiques,
00:57les ressorts de mobilisation, ils s'activent de manière massive à quelques très rares exceptions.
01:03Quand la ligne rouge est franchie.
01:06Il est très rare en fait que des sociétés se projettent dans ce qu'on appelle aujourd'hui un conflit
01:11de haute intensité
01:12quand elle n'est pas profondément ébranlée dans son espace de vie quotidien.
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