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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 01/03/2026

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00:01Transcription by CastingWords
00:30L'opération fureur épique lancée hier par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran.
00:34Dans le pays en deuil, une période de transition s'ouvre.
00:37Elle est assurée par trois hauts responsables, dont le président Massoud Péjichkian.
00:43Une mort que les gardiens de la révolution promettent de venger.
00:47Le président américain les en dissuade avec des menaces de frappe sans précédent en cas de représailles.
00:53Des frappes qui devraient durer aussi longtemps que nécessaire selon le locataire de la Maison-Blanche.
01:00C'est toute une région qui s'embrade avec le lancement de l'opération fureur épique contre l'Iran.
01:06Et les conséquences géopolitiques, mais aussi économiques, vous allez le voir, sont énormes.
01:14Avant de développer ce titre, sachez que sa majesté le roi Mohamed VI est entretenu hier au téléphone avec plusieurs
01:21leaders de la région.
01:23Il s'agit de Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyan, président de l'État des Émirats Arabes Unis,
01:30du roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Al Khalifa, du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman.
01:36Le souverain s'est aussi entretenu avec l'émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani.
01:42Au cours de ses appels, sa majesté le roi Mohamed VI a réaffirmé la ferme condamnation par le Maroc des
01:50agressions abjectes
01:51ayant visé la souveraineté de ses États frères et la sécurité de leur territoire,
01:56ainsi que son plein appui à ces pays dans toutes les mesures légitimes qu'ils jugent appropriées
02:02pour la préservation de leur sécurité et de la quiétude de leurs citoyens.
02:10Et ce dimanche, après plusieurs heures de flou et de démenti,
02:14Tehéran a confirmé la mort du guide suprême iranien dans l'opération Führer Épique
02:20lancée hier par Israël et les États-Unis contre l'Iran.
02:23Les gardiens de la révolution promettent de venger la mort d'Ali Khamenei en Iran.
02:29Un deuil national de 40 jours a été décrété ainsi que 7 jours fériés.
02:33Dans le pays, certains applaudissent, d'autres sont en larmes.
02:37Après la mort d'Ali Khamenei, une période de transition s'ouvre.
02:41Elle est assurée par trois hauts responsables, dont le président Massoud Péjeshkian.
02:48La mort du guide suprême iranien a été d'abord annoncée par le président américain Donald Trump
02:54qui pour l'heure continue d'appuyer sur le bouton de l'escalade.
02:57Il a menacé l'Iran de frappes avec une force sans précédent en cas de représailles.
03:02Des frappes qui devraient durer aussi longtemps que nécessaire selon le locataire de la Maison-Blanche.
03:08Retour sur les derniers développements dans la région avec Shema Fekri.
03:14L'opération se poursuivra plusieurs jours.
03:17Le ton est donné par Donald Trump.
03:19Après la confirmation ce matin de la mort d'Ali Khamenei et de 7 hauts responsables iraniens,
03:25les gardiens de la révolution promettent un châtiment sévère.
03:28Trump menace d'une riposte militaire sans précédent en cas de représailles iraniennes.
03:33Il vaut mieux qu'ils ne le fassent pas car s'ils le font, nous les frapperons avec une force
03:38sans précédent.
03:39C'est ce qu'a déclaré le président américain.
03:41Malgré ces menaces, la riposte iranienne ne s'est pas faite attendre.
03:45Missiles et drones visent Israël et des bases américaines.
03:48Les sirènes retentissent aussi à Al-Quds.
03:51Des explosions frappent Riyad, Abu Dhabi, Doha, Dubaï et Manama.
03:55Les Émirats arabes unis annoncent 137 missiles et 209 drones interceptés.
04:00De l'autre côté, près de 200 avions israéliens ont visé 500 cibles.
04:05Israël parle du plus grand arrêt aérien de l'histoire de son armée de l'air.
04:09Le conflit embrasse toute la région et l'escalade semble loin d'être terminée.
04:15L'Iran a également confirmé ce matin la mort du chef d'état-major des forces armées iraniennes,
04:20Abdurahim Moussavi, avec d'autres généraux de haut rang lors de frappes américaines et israéliennes.
04:27La télévision iranienne a cité le nom de Moussavi parmi les hauts responsables tués hier aux côtés du ministre de
04:34la Défense et le chef des gardiens de la Révolution, Mohamed Zepakpour.
04:38Ils ont été tués lors d'une réunion du Conseil de Défense, ajoutant que d'autres noms seront annoncés ultérieurement.
04:47D'après les frappes conjointes menées par Israël et les Etats-Unis, l'Iran a-t-il commis une erreur
04:54stratégique en ciblant les pays du Golfe, appris tant des bases militaires américaines ?
04:59La réponse est tout de suite avec Christophe Boutin, analyste politique.
05:03Les Iraniens ont senti une évolution d'une part des pays arabes.
05:08Il y a quelque temps encore, lorsque Israël avait engagé des frappes, Mohamed Ben Salman en Arabie Saoudite avait considéré
05:16que l'espace aérien de l'Arabie Saoudite ne pouvait pas être utilisé pour ces frappes.
05:21Ici, on a manifestement une potentialité qui a été laissée pour ces frappes.
05:27Par ailleurs, n'oublions pas qu'au Bahreïn, n'oublions pas qu'au Qatar, il y a des bases américaines.
05:33Donc, ce sont les pays qui abritent ces bases américaines qui sont aussi visés par cette riposte iranienne.
05:41C'est un élément d'explication, je crois, assez important en la matière.
05:45L'Iran n'a pas réussi à frapper les bases américaines, il les a visées au Bahreïn, c'est assez
05:52clair,
05:52mais il frappe effectivement des États dont il a conscience qu'ils ont soutenu, qu'ils pourraient soutenir les frappes
05:59en cours.
06:00Après l'offensive lancée par les États-Unis et Israël, l'Iran a mené des frappes en représailles.
06:08Plusieurs pays alliés des États-Unis au Moyen-Orient ont d'ailleurs été visés.
06:13Les détails, c'est avec Nasroudnaï.
06:16Les missiles fusent des deux côtés.
06:19Face aux frappes américaines et israéliennes, l'Iran a riposté.
06:22Téhéran a visé plusieurs pays au Moyen-Orient.
06:25Cela dit, beaucoup de missiles ont été interceptés.
06:28Au Qatar, plusieurs explosions ont été entendues au centre de Doha,
06:32mais aussi près de la base américaine d'Al-Udaïd, la plus grande base de la région.
06:36Le gouvernement qatarien annonce avoir repoussé la troisième vague d'attaques.
06:40Selon les autorités, la situation sécuritaire est stable,
06:43mais l'État déclare se réserver le plein droit de riposter à cette attaque.
06:46En attendant, les équipes d'intervention travaillent 24 heures sur 24
06:50pour assurer le suivi des opérations de défense.
06:54Au Koweït, les sirènes ont retenti.
06:57Le pays a également essuyé plusieurs attaques de missiles balistiques iraniens.
07:01Selon l'état-major général de l'armée,
07:03les systèmes de défense aériennes ont intercepté de nombreux missiles détectés dans son espace.
07:08Grâce aux procédures opérationnelles.
07:10Les tirs de missiles iraniens ont aussi ciblé les Émirats arabes unis.
07:14Les systèmes de défense aérienne nationale déclarent avoir intercepté
07:18une nouvelle vague de missiles lancés vers le pays.
07:21La menace reste présente.
07:23Le territoire est en état d'alerte maximale.
07:25Les systèmes tournent en continu.
07:27Des débris de missiles interceptés sont tombés dans plusieurs zones d'Abu Dhabi,
07:31notamment Khalifa-Siti, Mohamed bin Zayed-Siti et El-Falah.
07:35Si plusieurs missiles ont été interceptés, d'autres ont touché leur cible.
07:39Les attaques se poursuivent.
07:40Durant les pourparlers d'avant-guerre,
07:42l'Iran avait prévenu que toute forme d'attaque à son encontre
07:45entraînerait une guerre régionale.
07:47Et actuellement, c'est bel et bien cette tournure que prend la guerre.
07:51Et ce dimanche encore, on riposte à des frappes de l'armée israélienne.
07:55L'Iran a ciblé plusieurs pays du Golfe.
07:57C'était aussi le cas comme nous venons de le voir hier
08:00aux premières heures du déclenchement des hostilités.
08:32Sous-titrage ST' 501
09:00Sous-titrage ST' 501
09:32Sous-titrage ST' 501
09:35Face à cette escalade, l'Agence internationale de l'énergie atomique
09:38va tenir une réunion extraordinaire,
09:41selon dit, à la demande de la Russie.
09:43La veille, le conseil de sécurité de l'ONU s'était réuni.
09:46Sur place, le patron de l'ONU a appelé à la désescalade,
09:50Antonio Guterres, qui a aussi condamné les attaques iraniennes
09:53ayant visé des pays de la région abritant des bases américaines.
09:57Frappes qualifiées de lâches à l'ONU par les pays du Golfe.
10:03De son côté, l'Union africaine appelle aussi à une désescalade urgente
10:07pour éviter d'aggraver l'instabilité mondiale.
10:10Le président de la commission de l'UIA, Mahmoud Ali Youssouf,
10:15a aussi appelé à la retenue, à un dialogue soutenu,
10:17tout en exhortant toutes les parties à agir conformément aux droits internationaux.
10:29Et dès l'annonce du déclenchement des autorités entre l'Iran et les Etats-Unis,
10:35les réactions internationales se sont multipliées,
10:38traduisant une vive inquiétude face à ces répercussions mondiales.
10:43Rachid Farhan.
10:45Plusieurs Etats du Golfe ont condamné les frappes et tirs de missiles
10:48ayant visé ou survolé leur territoire.
10:52Le Royaume d'Arabie Saoudite a exprimé son rejet
10:55et sa ferme aux condamnations des attaques iraniennes,
10:58qualifiées d'abjectes et lâches,
11:00qui ont visé la région de Riyad et la région orientale
11:03et qui ont été repoussées.
11:05Les Émirats arabes unis ont condamné avec la plus grande fermeté
11:09les attaques de missiles iraniennes, flagrantes,
11:12ayant visé leur territoire.
11:14Le Bahreïn, le Kuwait et le Qatar ont fermement condamné l'attaque iranienne
11:19qui a visé leur territoire, considérée comme violation flagrante de leur souveraineté,
11:24de leur espace aérien, du droit international et de la Charte des Nations Unies.
11:30Le ministère jordanien des Affaires étrangères et des expatriés
11:34a fermement condamné l'attaque iranienne,
11:36au moyen de missiles balistiques ayant visé le territoire du royaume de Jordanie.
11:41Le sultanat d'Omane, qui jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran,
11:46a exprimé son regret face à l'effondrement des discussions.
11:49Le ministre des Affaires étrangères, Badal al-Boussaidi,
11:52a exhorté les États-Unis à limiter leur implication.
11:57Au Nord-Europe, la priorité affichée est celle de la retenue.
12:00La France et l'Allemagne ont déclaré ne pas participer aux opérations militaires
12:04et ont appelé toutes les parties à éviter une escalade supplémentaire.
12:09Le chef d'État français Emmanuel Macron a demandé une réunion urgente
12:13du Conseil de sécurité de l'ONU
12:15et a affirmé que la parole devait être rendue au peuple iranien.
12:19Le premier ministre britannique Erstarmer a appelé à empêcher toute nouvelle escalade au Moyen-Orient
12:26et à revenir à un processus diplomatique alors que les tensions s'intensifient
12:31après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.
12:36En Russie, le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitry Medvedev, a dénoncé l'attaque américaine,
12:43estimant que les négociations n'étaient qu'une couverture.
12:46Il a mis en garde contre les conséquences d'un conflit prolongé,
12:49laissant entendre que la crise pourrait s'inscrire dans la durée.
12:54La Chine, de son côté, appelle à un cessez-le-feu,
12:57exhorte à éviter toute nouvelle escalade des tensions
12:59et encourage la reprise du dialogue et des négociations.
13:04Le secrétaire général de l'ONU condamne l'escalade au Moyen-Orient
13:08et juge que les frappes américaines ou israéliennes sur l'Iran
13:11et les représailles iraniennes sapent la paix internationale.
13:16Face à la montée des tensions, la majorité des capitales appelle désormais à la retenue
13:21et un retour rapide à la diplomatie.
13:24Si les positions demeurent tranchées, une constante se dégage,
13:28la crainte d'un conflit élargi aux conséquences imprévisibles
13:32pour l'ensemble de la région et au-delà.
13:35C'est toute une région qui s'embrase avec le lancement de l'opération furorépique contre l'Iran
13:40et les conséquences géopolitiques, mais aussi économiques, sont énormes,
13:45nous dit Christophe Boutin, analyste politique.
13:49Les enjeux sur la stabilité, on le voit très clairement,
13:52puisque maintenant nous ne sommes plus dans une affaire à deux ou à trois,
13:56je veux dire entre l'Iran, les États-Unis et Israël,
13:59puisque grâce aux tirs iraniens, ce sont les autres États du Golfe
14:04et les États du Proche-Orient qui sont aussi concernés.
14:08Les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie, le Koweït
14:13ont été visés ou survolés par des missiles uraniens.
14:17Donc on a bien une extension ici possible du conflit.
14:21Par ailleurs, il y a la possibilité d'action de ce qu'on pourrait appeler
14:24les proxys iraniens, notamment les milices en Irak
14:29ou les houthis dans d'autres secteurs, pour mener des attaques
14:33qui pourraient être des attaques multiples.
14:35On pense bien évidemment à la mer Rouge et on pense au détroit d'Hormuz.
14:39Cette crainte de l'embrasement va aussi, dans l'hypothèse
14:43où le conflit continue et se développe,
14:45on pourrait envisager les craintes des États voisins de l'Iran.
14:50S'il y a une guerre civile, par exemple, en Iran,
14:53s'il y a des personnes déplacées, s'il y a des gens qui fuient le pays
14:57et qui vont se réfugier à l'étranger,
14:59ça va provoquer effectivement une crise humanitaire importante.
15:04Il y a la crise économique potentielle, puisqu'on parle du détroit d'Hormuz.
15:08N'oublions pas qu'une large part du pétrole mondial passe par le détroit d'Hormuz
15:13et que bloquer le détroit conduirait à un renchérissement des prix.
15:18Et le tout avec, vous le disiez dans les reportages qu'on a eus jusqu'à maintenant,
15:23avec pour l'instant des perspectives de stabilisation qui sont pour le moins limitées.
15:29Et dans ce contexte, l'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Hormuz au trafic.
15:34Un avertissement de sécurité a d'ailleurs été envoyé au navire naviguant dans ce détroit
15:38par lequel transite en cinquième du pétrole mondial.
15:41Nasrid Munaïd.
15:44Situé entre l'Iran et le sultanat d'Omane, reliant le Golfe à l'océan Indien,
15:49le détroit d'Hormuz est un point de passage clé pour le commerce mondial de gaz et de pétrole.
15:54Ce passage est de loin la principale voie de navigation
15:57qui connecte les pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde.
16:02Pourquoi ce passage est-il si important ?
16:08Il est vrai que le passage ne fait qu'environ 33 kilomètres.
16:11C'est ce passage qu'utilisent ces pays producteurs de pétrole et de gaz
16:14pour envoyer les barils vers les marchés asiatiques.
16:17Un cinquième de la consommation mondiale de pétrole passe par ici.
16:24En 2024, environ 20 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement.
16:29Et pour le gaz, près de 20% du commerce mondial de gaz naturel liquéfié y transitaient également.
16:35Avec la guerre, le détroit est sous tension.
16:37Ce sont les autorités iraniennes qui contrôlent les opérations navales dans la région.
16:42Durant les pourparlers, Téhérans avaient menacé de bloquer le passage en cas d'attaque américaine.
16:47Des perturbations dans le détroit pourraient avoir des conséquences majeures sur l'économie mondiale.
16:52L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, mais aussi l'Iran, tous dépendent de ce passage pour exporter leur pétrole.
17:05Toute interruption, même temporaire, pourrait accroître les tensions géopolitiques,
17:08provoquer des secousses dans le secteur du transport maritime mondial et chambouler les prix.
17:18Insuffisance énergétique, explosion des prix du carburant et du gaz.
17:22Tous les secteurs pourraient être touchés, directement ou indirectement.
17:26Une des perturbations majeures du transport pétrolier remonte à 1984,
17:30en plein conflit entre l'Iran et l'Irak durant la guerre des pétroliers.
17:34Plus de 500 navires avaient été détruits ou endommagés.
17:37Téhérans avaient dès lors miné des zones de passage dans le détroit d'Hormuz.
17:42Dans ce contexte, la ligne rouge a-t-elle été franchie ?
17:45Ques des jours à venir au Moyen-Orient ?
17:47Réponse avec Ababa Karkonkar.
17:51En quelques heures, la région du Moyen-Orient s'est embrasée, se figeant dans les airs.
17:56Le signal est clair, la crainte d'une extension du conflit,
17:59car au-delà des frappes, c'est l'équilibre stratégique de toute la région qui est menacée.
18:03Et notamment en point névralgique, le détroit d'Hormuz,
18:06par où transite une part essentielle du pétrole mondial.
18:09Toute perturbation dans cette zone pourrait provoquer un choc énergétique mondial et une flambée des prix.
18:14Les mises en garde n'étaient pas nouvelles.
18:16Dès les négociations tendues entre Washington et Téhéran à Genève,
18:19des pays comme l'Egypte alertés.
18:24Le risque est de sombrer dans une confrontation catastrophique.
18:28Une guerre de ce type peut avoir des graves conséquences pour les alliés des Etats-Unis dans la région.
18:34L'Egypte, à l'instar de l'Arabie saoudite et de la Turquie, cherche à renforcer la coordination.
18:39Un soutien aveugle et inconditionnel à un gouvernement d'extrême droite en Israël
18:44n'apportera ni stabilité ni sécurité à la région.
18:48Même inquiétude du côté des Nations Unies.
18:50Je suis extrêmement préoccupé par les conséquences pour les civils.
18:57J'espère que la raison l'emportera.
19:01Pendant ce temps, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge,
19:05Mirjana Spoljaric, parle d'une réaction en chaîne dangereuse
19:09avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les civils.
19:13Escalade militaire, risque humanitaire, paralysie du trafic aérien,
19:17menace énergétique autour d'Hormuz.
19:19Le Moyen-Orient se trouve désormais à un carrefour critique
19:22entre accords limités aux confrontations élargies.
19:25Et dans cette région, où chaque étincelle peut embraser plusieurs fronts à la fois,
19:30l'équation reste plus fragile que jamais.
19:32Si les prochaines heures s'annoncent décisives,
19:35une chose est sûre, le Moyen-Orient est dans une zone de turbulence majeure.
19:40Une escalade militaire qui intervient dans un contexte où devaient se poursuivre
19:44les négociations sur le nucléaire iranien, sanctions, armement,
19:48les points de discorde étaient nombreux, nous dit Nasrdi Nounayin.
19:53C'est un échec pour le processus diplomatique qui s'est heurté à un mur.
19:57Entre les États-Unis et l'Iran, trois sessions de pourparlers s'étaient enchaînées
20:01ces dernières semaines.
20:02Problème, chaque pays campait sur ses positions.
20:05Entre menaces, refus de concessions et discours militaires,
20:08les négociations étaient laborieuses.
20:10Pas de compromis sur le dossier du nucléaire iranien.
20:13Les États-Unis exigeaient une dénucléarisation de l'Iran,
20:16craignant que le pays ne se dote de l'arme atomique.
20:20Le président est clair, nous préférons la diplomatie,
20:24mais l'Iran représente une menace pour les États-Unis.
20:27Nous leur avions demandé de ne plus essayer de relancer leur programme nucléaire
20:31et pourtant, ils essaient constamment de le développer.
20:33Ils n'enrichissent pas de nucléaire pour le moment,
20:36mais ils cherchent à pouvoir le faire.
20:39Des demandes jugées excessives et intolérables pour Téhéran.
20:42Le gouvernement iranien affirmait que son programme était à but civil.
20:46Face aux menaces américaines, Téhéran avait aussi durci le ton.
20:50Nous sommes prêts pour la diplomatie,
20:53mais ils doivent savoir que la diplomatie n'est pas compatible
20:55avec les menaces, l'intimidation et la pression.
20:59Deux visions irréconciliables.
21:01Dès lors, la divergence semblait inévitable.
21:04Alors que les pourparlers étaient déjà bien entamés,
21:06le porte-avions Abraham Lincoln était arrivé fin janvier au Moyen-Orient.
21:10Par la suite, mi-février, c'est le plus grand porte-avions au monde,
21:14le Gerald Ford, qui s'était à son tour déployé dans la région,
21:17sur ordre de Donald Trump.
21:19Sur place, nous avons déployé les navires de guerre les plus puissants au monde.
21:24Nous espérons conclure un accord,
21:26mais si nous n'y parvenons pas, ils verront bien qui a raison.
21:29Il est rare que deux porte-avions américains soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient.
21:34Mais cela avait déjà été le cas en juin dernier,
21:36quand Donald Trump avait décidé de frappes aériennes
21:39contre trois sites nucléaires iraniens
21:41pendant la guerre de 12 jours déclenchée par Israël.
21:44La présence place à l'essentiel de l'actualité économique avec Younes Benzineb.
21:55Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de votre journal de l'économie.
22:00On commence avec cette échéance à ne pas manquer pour les contribuables concernés.
22:05La Direction Générale des Impôts fixe au 2 mars la date limite de dépôt des déclarations
22:10via le portail Simple IR dans la continuité de la digitalisation des procédures.
22:16Sans notamment concerner les titulaires de pensions étrangères,
22:19les salariés à revenus multiples,
22:21les exploitants agricoles exonérés sous condition,
22:24les employeurs et les contribuables disposant de revenus fonciers.
22:28Les établissements de crédit versant des gains issus de jeux en ligne étrangers
22:33sont également concernés.
22:34La Direction Générale des Impôts rappelle les avantages fiscaux accordés aux retraités étrangers,
22:39les modalités déclaratives selon le régime d'imposition choisi
22:43et l'application de la retenue à la source sur certains revenus.
22:48On poursuit notre journal au Maroc avec les premiers chiffres de l'année
22:52qui confirment une pression sur les équilibres budgétaires.
22:55Le déficit se creuse porté essentiellement par un recul des recettes.
22:59A fin janvier, il atteint 9,6 milliards de dirhams contre 6,9 milliards d'années plus tôt.
23:06Les recettes reculent de 2,7 milliards de dirhams
23:10avec un taux de réalisation de seulement 7% des prévisions de la loi de finances.
23:14Les recettes fiscales suivent la même tendance,
23:17en baisse de 9,4% sur un an,
23:19tandis que les remboursements fiscaux progressent fortement
23:22pour atteindre 2,9 milliards de dirhams.
23:25Du côté des dépenses, les charges ordinaires ressortent en baisse
23:29grâce au recul des dépenses de biens et services et de la compensation.
23:33En revanche, les intérêts de la dette augmentent nettement en hausse de plus de 42%,
23:38ce qui alourdit la pression sur le budget de l'État.
23:42Dans l'actualité économique nationale,
23:44également l'innovation et la création d'entreprises poursuivent leur progression.
23:48L'Office marocain de la propriété industrielle et commercial fait état d'une hausse des dépôts de marques,
23:54de brevets et de dessins et modèles majoritairement portés par des acteurs nationaux.
23:59Au total, plus de 109 000 entreprises ont été créées en 2025 en hausse de 14,6%.
24:06Le commerce domine toujours et la région Casablanca-Stats confirme son rôle de moteur économique.
24:11À l'international, le Maroc gagne 9 places dans l'indice mondial de l'innovation
24:16de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle pour atteindre le 57e rang.
24:22Cap à présent sur l'industrie avec un nouveau projet qui renforce le Made in Morocco
24:26dans un secteur stratégique, celui de la fibre optique.
24:30FBAR Cable a lancé une nouvelle unité à Barshid pour un investissement de 200 millions de dirhams
24:37et la création de 165 emplois directs.
24:40Le site regroupe l'ensemble des activités de l'entreprise
24:43porte la capacité de production à 70 000 km de câbles à fibre optique par an.
24:49Cette usine permettra de couvrir près de 60% des besoins du marché national
24:54et de positionner le Maroc comme hub d'exportation vers l'Afrique de l'Ouest.
24:58L'entreprise est déjà présente sur plusieurs marchés,
25:01notamment en Guinée, au Burkina Faso, au Mali et au Gabon.
25:05Direction le marché automobile européen qui marque une pause après plusieurs mois de reprise.
25:10Les immatriculations reculent en ce début d'année.
25:13Les ventes de voitures neuves baissent de 3,9% en janvier.
25:17Les voitures hybrides dominent toujours le marché avec 39% des immatriculations
25:23devant l'essence et l'électrique,
25:25alors que les voitures 100% électriques poursuivent leur progression sur un nom.
25:30Les motorisations thermiques continuent de reculer fortement
25:33et ne représentent plus que 30% des ventes.
25:36Le marché reste dominé par le constructeur allemand Volkswagen,
25:40tandis que les constructeurs chinois gagnent du terrain
25:42et dépassent désormais Tesla en part de marché.
25:46A l'international, toujours, le groupe espagnol AENA signe une année historique
25:51soutenue par la forte reprise du trafic aérien et la performance du tourisme.
25:55Le bénéfice net atteint 2,14 milliards d'euros
25:59pour un chiffre d'affaires de 6,38 milliards d'euros.
26:02En Espagne, plus de 321 millions de passagers ont transité par les aéroports du groupe.
26:08Cette dynamique renforce les revenus commerciaux et les redevances aéroportuaires.
26:13Le groupe prévoit désormais près de 13 milliards d'euros d'investissement
26:17pour moderniser ses infrastructures et poursuivre son expansion internationale.
26:21On arrive à la fin de notre édition hebdomadaire.
26:23Merci de l'avoir suivi.
26:24Bonne suite de programmes sur notre antenne.
26:29On est toujours ensemble sur Median TV.
26:32Merci de nous rester fidèles.
26:34On rappelle de l'actualité dominée ce dimanche par l'escalade.
26:39L'escalade qui se poursuit au Moyen-Orient, où Téhéran a confirmé aujourd'hui la mort
26:43du guide suprême iranien Ali Khamenei après l'opération fureur épique
26:47lancée hier par Israël et les États-Unis contre l'Iran.
26:50Dans le pays en deuil, une période de transition s'ouvre.
26:54Elle est assurée par trois hauts responsables, dont le président Massoud Pérychkian.
27:00Une mort que les gardiens de la révolution promettent de venger.
27:04Le président américain les en dissuade avec des menaces de frappe sans précédent.
27:09En cas de représailles, des frappes qui devraient durer aussi longtemps que nécessaire,
27:13selon le locataire de la Maison-Blanche.
27:17Et c'est toute une région qui s'embrase avec le lancement de l'opération fureur épique contre l'Iran.
27:23Et les conséquences géopolitiques, mais aussi économiques, sont énormes.
27:28Nous allons le voir dans cette édition.
27:37Avant de développer ce titre, sachez que sa majesté loi Mohamed Sissi est entretenu hier au téléphone
27:43avec plusieurs leaders de la région.
27:47Il s'agit de Cheikh Mohamed Ben Zayed Al-Nahyan, président de l'État des Émirats Arabes Unis,
27:53du roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman.
28:00Le souverain s'est aussi entretenu avec l'émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani.
28:05Au cours de ses appels, sa majesté loi Mohamed VI a réaffirmé la ferme condamnation par le Maroc
28:11des agressions abjectes ayant visé la souveraineté de ses États frères
28:16et la sécurité de leur territoire, ainsi que son plein appui à ces pays
28:20dans toutes les mesures légitimes qu'ils jugent appropriées
28:24pour la préservation de leur sécurité et de la quiétude de leurs citoyens.
28:31Et ce dimanche, après plusieurs heures de flou et de démenti,
28:35Téhéran a confirmé la mort du guide suprême iranien dans l'opération Führer Epic
28:41lancée hier par Israël et les États-Unis contre l'Iran.
28:44Les gardiens de la Révolution promettent de venger la mort d'Ali Khamenei.
28:48En Iran, un deuil national de 40 jours a été décrété, ainsi que 7 jours fériés.
28:56Dans le pays, certains applaudissent, d'autres sont en larmes.
28:59Après la mort d'Ali Khamenei, une période de transition s'ouvre.
29:02Elle est assurée par trois hauts responsables, dont le président Massoud Pejeshkan.
29:10La mort du guide suprême iranien a été d'abord annoncée par le président américain Donald Trump,
29:16qui pour l'heure continue d'appuyer sur le bouton de l'escalade.
29:19Il a menacé l'Iran de frappes avec une force sans précédent en cas de représailles.
29:24Des frappes qui devraient durer aussi longtemps que nécessaire,
29:27selon le locataire de la Maison Blanche.
29:28Retour sur les derniers développements dans la région avec Shema Fikri.
29:34L'opération se poursuivra plusieurs jours.
29:37Le ton est donné par Donald Trump.
29:39Après la confirmation ce matin de la mort d'Ali Khamenei et de 7 hauts responsables iraniens,
29:45les gardiens de la révolution promettent un châtiment sévère.
29:49Trump menace d'une riposte militaire sans précédent en cas de représailles iraniennes.
29:54Il vaut mieux qu'ils ne le fassent pas, car s'ils le font, nous les frapperons avec une force
29:58sans précédent.
29:59C'est ce qu'a déclaré le président américain.
30:01Malgré ces menaces, la riposte iranienne ne s'est pas faite attendre.
30:05Missiles et drones visent Israël et des bases américaines.
30:09Les sirènes retentissent aussi à l'Houts.
30:11Des explosions frappent Riyad, Abu Dhabi, Doha, Dubaï et Manama.
30:15Les Émirats arabes unis annoncent 137 missiles et 209 drones interceptés.
30:21De l'autre côté, près de 200 avions israéliens ont visé 500 cibles.
30:25Israël parle du plus grand arrêt aérien de l'histoire de son armée de l'air.
30:29Le conflit embrasse toute la région et l'escalade semble loin d'être terminée.
30:35L'Iran a également confirmé ce matin la mort du chef d'état-major des forces armées iraniennes,
30:41Abdel Rahim Mousavi, avec d'autres généraux de haut rang lors de frappes américaines et israéliennes.
30:47La télévision iranienne a cité le nom de Mousavi parmi les hauts responsables tués hier,
30:52aux côtés du ministre de la Défense et le chef des gardiens de la révolution, Mohamed Pakpour.
30:58Ils ont été tués lors d'une réunion du Conseil de Défense, ajoutant que d'autres noms seront annoncés ultérieurement.
31:07Et après les frappes conjointes menées par Israël et les États-Unis, l'Iran a-t-il commis une erreur
31:13stratégique
31:13en ciblant les pays du Golfe, abritant des bases militaires américaines ?
31:18La réponse est avec Christophe Boutin, analyste politique.
31:22Les Iraniens ont senti une évolution d'une part des pays arabes.
31:27Il y a quelque temps encore, lorsque Israël avait engagé des frappes,
31:31Mohamed Ben Salman, en Arabie Saoudite, avait considéré que l'espace aérien de l'Arabie Saoudite
31:36ne pouvait pas être utilisé pour ces frappes.
31:39Ici, on a manifestement une potentialité qui a été laissée pour ces frappes.
31:46Par ailleurs, n'oublions pas qu'au Bahreïn, n'oublions pas qu'au Qatar,
31:49il y a des bases américaines.
31:51Donc, ce sont les pays qui abritent ces bases américaines
31:55qui sont aussi visés par cette riposte iranienne.
31:59C'est un élément d'explication, je crois, assez important en la matière.
32:03L'Iran n'a pas réussi à frapper les bases américaines.
32:08Il les a visées au Bahreïn, c'est assez clair.
32:11Mais il frappe effectivement des États dont il a conscience qu'ils ont soutenu,
32:16qu'ils pourraient soutenir les frappes en cours.
32:18Après l'offensive lancée par les États-Unis et Israël,
32:22l'Iran a mené des frappes en représailles.
32:25Plusieurs pays alliés des États-Unis au Moyen-Orient ont, je vous le rappelle,
32:30été visés.
32:31Nasser Dunaïd.
32:34Les missiles fusent des deux côtés.
32:36Face aux frappes américaines et israéliennes, l'Iran a riposté.
32:40Téhéran a visé plusieurs pays au Moyen-Orient.
32:42Cela dit, beaucoup de missiles ont été interceptés.
32:45Au Qatar, plusieurs explosions ont été entendues au centre de Doha,
32:49mais aussi près de la base américaine d'Al-Udaïd,
32:52la plus grande base de la région.
32:53Le gouvernement qatari annonce avoir repoussé la troisième vague d'attaques.
32:57Selon les autorités, la situation sécuritaire est stable.
33:00Mais l'État déclare se réserver le plein droit de riposter à cette attaque.
33:04En attendant, les équipes d'intervention travaillent 24 heures sur 24
33:07pour assurer le suivi des opérations de défense.
33:12Au Koweït, les sirènes ont retenti.
33:14Le pays a également essuyé plusieurs attaques de missiles balistiques iraniens.
33:18Selon l'état-major général de l'armée,
33:21les systèmes de défense aérienne ont intercepté de nombreux missiles
33:24détectés dans son espace grâce aux procédures opérationnelles.
33:27Les tirs de missiles iraniens ont aussi ciblé les Émirats arabes unis.
33:32Les systèmes de défense aérienne nationales déclarent avoir intercepté
33:36une nouvelle vague de missiles lancés vers le pays.
33:38La menace reste présente, le territoire est en état d'alerte maximale.
33:42Les systèmes tournent en continu.
33:44Des débris de missiles interceptés sont tombés dans plusieurs zones d'Abu Dhabi,
33:48notamment Khalifa-Siti, Mohamed bin Zayed-Siti et El-Falah.
33:52Si plusieurs missiles ont été interceptés, d'autres ont touché leur cible.
33:56Les attaques se poursuivent.
33:58Durant les pourparlers d'avant-guerre, l'Iran avait prévenu
34:01que toute forme d'attaque à son encontre entraînerait une guerre régionale.
34:04Et actuellement, c'est bel et bien cette tournure que prend la guerre.
34:08Ce dimanche encore, en riposte à des frappes de l'armée israélienne,
34:11l'Iran a ciblé plusieurs pays du Golfe.
34:14C'était le cas aussi, comme nous venons de le voir hier,
34:17aux premières heures du déclenchement des hostilités.
35:05Sous-titrage ST' 501.
35:37Sous-titrage ST' 501.
35:38Sous-titrage ST' 501.
36:11De son côté, l'Union africaine appelle aussi à une désescalade urgente pour éviter
36:16d'aggraver l'instabilité mondiale.
36:18Le président de la commission de l'IA, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à la retenue et à un dialogue
36:24soutenu tout en exhortant toutes les parties à agir conformément aux droits internationaux.
36:40Sous-titrage ST' 501.
36:47Plusieurs États du Golfe ont condamné les frappes et tirs de missiles ayant visé ou survolé leur territoire.
36:53Le Royaume d'Arabie saoudite a exprimé son rejet et sa ferme aux condamnations des attaques iraniennes qualifiées d'abjectes
37:01et lâches qui ont visé la région de Riyad et la région orientale et qui ont été repoussées.
37:06Les Émirats arabes unis ont condamné avec la plus grande fermeté les attaques de missiles iraniennes flagrantes ayant visé leur
37:14territoire.
37:15Le Bahreïn, le Kuwait et le Qatar ont fermement condamné l'attaque iranienne qui a visé leur territoire, considérée comme
37:23violation flagrante de leur souveraineté, de leur espace aérien, du droit international et de la charte des Nations Unies.
37:31Le ministère jordanien des Affaires étrangères et des expatriés a fermement condamné l'attaque iranienne au moyen de missiles balistiques
37:39ayant visé le territoire du Royaume de Jordanie.
37:42Le sultanate d'Omane, qui jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran, a exprimé son regret face à
37:49l'effondrement des discussions.
37:51Le ministre des Affaires étrangères Badal Al-Boussaïdi a exhorté les États-Unis à limiter leur implication.
37:58Au Nord-Europe, la priorité affichée est celle de la retenue.
38:02La France et l'Allemagne ont déclaré ne pas participer aux opérations militaires et ont appelé toutes les parties à
38:08éviter une escalade supplémentaire.
38:11Le chef d'État français Emmanuel Macron a demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU et
38:17a affirmé que la parole devait être rendue au peuple iranien.
38:21Le premier ministre britannique Erstarmer a appelé à empêcher toute nouvelle escalade au Moyen-Orient
38:27et à revenir à un processus diplomatique alors que les tensions s'intensifient après les frappes américaines et israéliennes contre
38:35l'Iran.
38:37En Russie, le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitry Medvedev, a dénoncé l'attaque américaine,
38:44estimant que les négociations n'étaient qu'une couverture.
38:47Il a mis en garde contre les conséquences d'un conflit prolongé, laissant entendre que la crise pourrait s'inscrire
38:53dans la durée.
38:55La Chine, de son côté, appelle à un cessez-le-feu, exhorte à éviter toute nouvelle escalade des tensions
39:01et encourage la reprise du dialogue et des négociations.
39:05Le secrétaire général de l'ONU condamne l'escalade au Moyen-Orient
39:09et juge que les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran et les représailles iraniennes sapent la paix internationale.
39:18Face à la montée des tensions, la majorité des capitales appelle désormais à la retenue et un retour rapide à
39:24la diplomatie.
39:25Si les positions demeurent tranchées, une constante se dégage.
39:29La crainte d'un conflit élargi aux conséquences imprévisibles pour l'ensemble de la région et au-delà.
39:36C'est une région qui s'embrase avec le lancement de l'opération Fureur Épique contre l'Iran
39:41et les conséquences géopolitiques mais aussi économiques sont énormes, nous dit Christophe Boutin, analyste politique.
39:49Écoutez, les enjeux sur la stabilité, on le voit très clairement,
39:52puisque maintenant nous ne sommes plus dans une affaire à deux ou à trois,
39:56je veux dire entre l'Iran, les États-Unis et Israël,
40:00puisque grâce aux tirs iraniens, ce sont les autres États du Golfe et les États du Proche-Orient qui sont
40:06aussi concernés.
40:08Les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie, le Koweït
40:13ont été visés ou survolés par des missiles uraniens.
40:17Donc on a bien une extension ici possible du conflit.
40:21Par ailleurs, il y a la possibilité d'action de ce qu'on pourrait appeler les proxys iraniens,
40:26notamment les milices en Irak ou les houthis dans d'autres secteurs,
40:32pour mener des attaques qui pourraient être des attaques multiples.
40:35On pense bien évidemment à la mer Rouge et on pense au détroit d'Hormuz.
40:39Cette crainte de l'embrasement va aussi, dans l'hypothèse où le conflit continue et se développe,
40:45on pourrait envisager les craintes des États voisins de l'Iran.
40:50S'il y a une guerre civile, par exemple, en Iran, s'il y a des personnes déplacées,
40:55s'il y a des gens qui fuient le pays et qui vont se réfugier à l'étranger,
41:00ça va provoquer effectivement une crise humanitaire importante.
41:04Il y a la crise économique potentielle, puisqu'on parle du détroit d'Hormuz.
41:09N'oublions pas qu'une large part du pétrole mondial passe par le détroit d'Hormuz
41:13et que bloquer le détroit conduirait à un renchérissement des prix.
41:19Et le tout avec, vous le disiez dans les reportages qu'on a eus jusqu'à maintenant,
41:23avec pour l'instant des perspectives de stabilisation qui sont pour le moins limitées.
41:29Et dans ce contexte, l'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Hormuz au trafic.
41:34Un avertissement de sécurité a d'ailleurs été envoyé au navire naviguant dans ce détroit
41:39par lequel transite en cinquième du pétrole mondial.
41:42Nasrid Munaïd.
41:45Situé entre l'Iran et le sultanat d'Oman, reliant le golfe à l'océan Indien,
41:50le détroit d'Hormuz est un point de passage clé pour le commerce mondial de gaz et de pétrole.
41:55Ce passage est de loin la principale voie de navigation
41:58qui connecte les pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde.
42:03Pourquoi ce passage est-il si important ?
42:09Il est vrai que le passage ne fait qu'environ 33 kilomètres.
42:12C'est ce passage qu'utilisent ces pays producteurs de pétrole et de gaz
42:15pour envoyer les barils vers les marchés asiatiques.
42:18Un cinquième de la consommation mondiale de pétrole passe par ici.
42:24En 2024, environ 20 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement.
42:30Et pour le gaz, près de 20% du commerce mondial de gaz naturel liquéfié y transitaient également.
42:36Avec la guerre, le détroit est sous tension.
42:38Ce sont les autorités iraniennes qui contrôlent les opérations navales dans la région.
42:42Durant les pourparlers, Téhérans avaient menacé de bloquer le passage en cas d'attaque américaine.
42:47Des perturbations dans le détroit pourraient avoir des conséquences majeures sur l'économie mondiale.
42:59L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, mais aussi l'Iran,
43:03tous dépendent de ce passage pour exporter leur pétrole.
43:05Toute interruption, même temporaire, pourrait accroître les tensions géopolitiques,
43:09provoquer des secousses dans le secteur du transport maritime mondial et chambouler les prix.
43:19Insuffisance énergétique, explosion des prix du carburant et du gaz.
43:22Tous les secteurs pourraient être touchés, directement ou indirectement.
43:26Une des perturbations majeures du transport pétrolier remonte à 1984,
43:31en plein conflit entre l'Iran et l'Irak durant la guerre des pétroliers.
43:35Plus de 500 navires avaient été détruits ou endommagés.
43:38Téhéran avait dès lors miné des zones de passage dans le détroit d'Hormuz.
43:43Dans ce contexte, la ligne rouge a-t-elle été franchie ?
43:46Tu dis jours à venir au Moyen-Orient ?
43:48Réponse avec Ababakar Tonkar.
43:52En quelques heures, la région du Moyen-Orient s'est embrasée, se figeant dans les airs.
43:56Le signal est clair, la crainte d'une extension du conflit,
43:59car au-delà des frappes, c'est l'équilibre stratégique de toute la région qui est menacée.
44:03Et notamment en point névralgique, le détroit d'Hormuz,
44:06par où transite une part essentielle du pétrole mondial.
44:09Toute perturbation dans cette zone pourrait provoquer un choc énergétique mondial et une flambée des prix.
44:14Les mises en garde n'étaient pas nouvelles.
44:16Dès les négociations tendues entre Washington et Téhéran à Genève,
44:20des pays comme l'Egypte alertés.
44:24Le risque est de sombrer dans une confrontation catastrophique.
44:28Une guerre de ce type peut avoir des graves conséquences pour les alliés des Etats-Unis dans la région.
44:34L'Egypte, à l'instar de l'Arabie saoudite et de la Turquie, cherche à renforcer la coordination.
44:39Un soutien aveugle et inconditionnel à un gouvernement d'extrême droite en Israël
44:44n'apportera ni stabilité ni sécurité à la région.
44:48Même inquiétude du côté des Nations Unies.
44:50Je suis extrêmement préoccupé par les conséquences pour les civils.
44:57J'espère que la raison l'emportera.
45:01Pendant ce temps, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge,
45:05Mirjana Spoljaric, parle d'une réaction en chaîne dangereuse
45:09avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les civils.
45:13Escalade militaire, risque humanitaire, paralysie du trafic aérien,
45:17menace énergétique autour d'Hormuz.
45:19Le Moyen-Orient se trouve désormais à un carrefour critique
45:22entre accords limités aux confrontations élargies.
45:25Et dans cette région, où chaque étincelle peut embraser plusieurs fronts à la fois,
45:30l'équation reste plus fragile que jamais.
45:32Si les prochaines heures s'annoncent décisives,
45:35une chose est sûre, le Moyen-Orient est dans une zone de turbulence majeure.
45:41Une escalade militaire qui intervient dans un contexte
45:44où devaient se poursuivre les négociations sur le nucléaire iranien,
45:48les sanctions, l'armement, les points de discours, les ténombres,
45:51nous dit Nasrdi Nunaïen.
45:54C'est un échec pour le processus diplomatique qui s'est heurté à un mur.
45:58Entre les États-Unis et l'Iran, trois sessions de pourparlers
46:01s'étaient enchaînées ces dernières semaines.
46:03Problème, chaque pays campait sur ses positions.
46:06Entre menaces, refus de concessions et discours militaires,
46:09les négociations étaient laborieuses.
46:11Pas de compromis sur le dossier du nucléaire iranien.
46:14Les États-Unis exigeaient une dénucléarisation de l'Iran,
46:17craignant que le pays ne se dote de l'arme atomique.
46:21Le président est clair, nous préférons la diplomatie,
46:25mais l'Iran représente une menace pour les États-Unis.
46:28Nous leur avions demandé de ne plus essayer de relancer leur programme nucléaire
46:32et pourtant, ils essaient constamment de le développer.
46:35Ils n'enrichissent pas de nucléaire pour le moment,
46:37mais ils cherchent à pouvoir le faire.
46:40Des demandes jugées excessives et intolérables pour Téhéran.
46:44Le gouvernement iranien affirmait que son programme était à but civil.
46:47Face aux menaces américaines, Téhéran avait aussi durci le ton.
46:52Nous sommes prêts pour la diplomatie,
46:54mais ils doivent savoir que la diplomatie n'est pas compatible
46:57avec les menaces, l'intimidation et la pression.
47:00Deux visions irréconciliables.
47:02Dès lors, la divergence semblait inévitable.
47:05Alors que les pourparlers étaient déjà bien entamés,
47:07le porte-avions Abraham Lincoln était arrivé fin janvier au Moyen-Orient.
47:12Par la suite, mi-février, c'est le plus grand porte-avions au monde,
47:15le Gerald Ford, qui s'était à son tour déployé dans la région,
47:18sur ordre de Donald Trump.
47:20Sur place, nous avons déployé les navires de guerre les plus puissants au monde.
47:25Nous espérons conclure un accord,
47:27mais si nous n'y parvenons pas, ils verront bien qui a raison.
47:31Il est rare que deux porte-avions américains soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient.
47:35Mais cela avait déjà été le cas en juin dernier,
47:37quand Donald Trump avait décidé de frappes aériennes
47:40contre trois sites nucléaires iraniens,
47:42pendant la guerre de 12 jours déclenchée par Israël.
47:46On est toujours ensemble sur Média TV.
47:48Oui, merci de nous rester fidèles à présent.
47:50Place à l'essentiel de l'actualité économique avec Younes Belzineb.
47:59Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition
48:02de votre journal de l'économie.
48:04On commence avec cette échéance à ne pas manquer pour les contribuables concernés.
48:09La Direction générale des impôts fixe au 2 mars la date limite de dépôt des déclarations
48:15via le portail Simple IR dans la continuité de la digitalisation des procédures.
48:20Sans notamment concerner les titulaires de pensions étrangères,
48:23les salariés à revenus multiples,
48:25les exploitants agricoles exonérés sous condition,
48:28les employeurs et les contribuables disposant de revenus fonciers.
48:32Les établissements de crédit versant des gains issus de jeux en ligne étrangers
48:37sont également concernés.
48:39La Direction générale des impôts rappelle les avantages fiscaux accordés aux retraités étrangers,
48:44les modalités déclaratives selon le régime d'imposition choisi
48:48et l'application de la retenue à la source sur certains revenus.
48:53On poursuit notre journal au Maroc avec les premiers chiffres de l'année
48:56qui confirment une pression sur les équilibres budgétaires.
49:00Le déficit se creuse porté essentiellement par un recul des recettes.
49:04A fin janvier, il atteint 9,6 milliards de dirhams contre 6,9 milliards d'années plus tôt.
49:11Les recettes reculent de 2,7 milliards de dirhams
49:14avec un taux de réalisation de seulement 7% des prévisions de la loi de finances.
49:18Les recettes fiscales suivent la même tendance en baisse de 9,4% sur un an
49:24tandis que les remboursements fiscaux progressent fortement
49:26pour atteindre 2,9 milliards de dirhams.
49:29Du côté des dépenses, les charges ordinaires ressortent en baisse
49:33grâce au recul des dépenses de biens et services et de la compensation.
49:37En revanche, les intérêts de la dette augmentent nettement en hausse de plus de 42%,
49:42ce qui alourdit la pression sur le budget de l'État.
49:46Dans l'actualité économique nationale également,
49:49l'innovation et la création d'entreprises poursuivent leur progression.
49:52L'Office marocain de la propriété industrielle et commercial
49:56fait état d'une hausse des dépôts de marques, de brevets et de dessins
50:00et modèles majoritairement portés par des acteurs nationaux.
50:03Au total, plus de 109 000 entreprises ont été créées en 2025
50:08en hausse de 14,6%.
50:10Le commerce domine toujours et la région Casablanca-Stats
50:13confirme son rôle de moteur économique.
50:16A l'international, le Maroc gagne 9 places
50:19dans l'indice mondial de l'innovation de l'Organisation mondiale
50:22de la propriété intellectuelle pour atteindre le 57e rang.
50:27Cap à présent sur l'industrie avec un nouveau projet
50:29qui renforce le Made in Morocco dans un secteur stratégique,
50:33celui de la fibre optique.
50:35FBAR Cable a lancé une nouvelle unité à Barshid
50:38pour un investissement de 200 millions de dirhams
50:41et la création de 165 emplois directs.
50:44Le site regroupe l'ensemble des activités de l'entreprise
50:48porte la capacité de production à 70 000 km de câbles à fibre optique par an.
50:53Cette usine permettra de couvrir près de 60% des besoins du marché national
50:58et de positionner le Maroc comme hub d'exportation vers l'Afrique de l'Ouest.
51:03L'entreprise est déjà présente sur plusieurs marchés,
51:06notamment en Guinée, au Burkina Faso, au Mali et au Gabon.
51:10Direction le marché automobile européen
51:12qui marque une pause après plusieurs mois de reprise.
51:15Les immatriculations reculent en ce début d'année.
51:18Les ventes de voitures neuves baissent de 3,9% en janvier.
51:22Les voitures hybrides dominent toujours le marché
51:24avec 39% des immatriculations devant l'essence et l'électrique,
51:29alors que les voitures 100% électriques
51:32poursuivent leur progression sur un nom.
51:34Les motorisations thermiques continuent de reculer fortement
51:38et ne représentent plus que 30% des ventes.
51:40Le marché reste dominé par le constructeur allemand Volkswagen,
51:44tandis que les constructeurs chinois gagnent du terrain
51:47et dépassent désormais Tesla en part de marché.
51:50A l'international, toujours, le groupe espagnol AENA signe une année historique
51:55soutenue par la forte reprise du trafic aérien et la performance du tourisme.
52:00Le bénéfice net atteint 2,14 milliards d'euros
52:03pour un chiffre d'affaires de 6,38 milliards d'euros.
52:07En Espagne, plus de 321 millions de passagers ont transité par les aéroports du groupe.
52:13Cette dynamique renforce les revenus commerciaux et les redevances aéroportuaires.
52:17Le groupe prévoit désormais près de 13 milliards d'euros d'investissement
52:21pour moderniser ses infrastructures et poursuivre son expansion internationale.
52:25On arrive à la fin de notre édition hebdomadaire.
52:28Merci de l'avoir suivi.
52:29Bonne suite de programmes sur notre antenne.
52:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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